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Caught red-handed • | Ft. Hyejin

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Takenaka Yano» Admin ♥
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That's my job :

Il est professeur d'histoire géographie. Il enseigne principalement au collège/lycée mais ça lui arrive de faire des interventions en faculté ou de donner quelques cours particuliers.


What about love ? :

Il est célibataire mais il est papa d'un petit garçon de 6 ans.
Il ne recherche pas particulièrement l'amour, préférant se consacrer à l'éducation et au bonheur de son fils.


More about me :
Il a passé son enfance et son adolescence à jongler entre familles d'accueil et orphelinat • De ce fait, il n’a jamais eu de « vrais » parents et a quitté le foyer à sa majorité. Cependant, même avant son départ, il travaillait déjà à côté afin d’économiser de l’argent. • Avant, lorsque quelque chose le traumatisait assez fortement, il se pouvait qu’il s’arrête de parler pendant plusieurs jours, voir plusieurs semaines. Cela lui est déjà arrivé quand il était plus jeune où après avoir réalisé l’abandon de ses parents, il n’a plus prononcé le moindre mot pendant plusieurs mois. Il se réfugiait également dans les endroits clos et petits, ça le rassurait.



Pourtant, Yano est une personne sociable, souriante et qui ne se gêne pas de faire l’idiot quand il en a l’occasion. Il se soucie de son entourage et aime se sentir utile. L’une des raisons pour laquelle, aujourd’hui encore il soutient l’orphelinat qui s’est occupé de lui pendant de nombreuses années et leur envoie de l’argent tous les mois. S’il a un peu de temps, il n’hésite pas non plus à leur donner un coup de main puis passer quelques heures avec les enfants.



Il a un fils de 6 ans qui malheureusement semble avoir hérité d'un trait fort de son caractère puisque sans qu'il n'en connaisse la véritable cause, celui-ci s’est arrêté de parler à l’âge de 4 ans et depuis lors, Yano n’a plus jamais entendu le son de sa voix • De ce fait, il maîtrise parfaitement le langage des signes japonais afin de comprendre plus aisément son fils qui est en train de l'apprendre • Le seul jeu qu'il refuse de jouer avec son fils est le "cache-cache" • Il ne croit pas en la justice, il ne croit pas en l'homme tout court et il a du mal à faire confiance. Encore plus maintenant que le Japon est devenu ce qu'il est à l'heure actuelle.


Dim 11 Mar - 22:03
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"Caught red-handed "
ft. Hyejin


C’était étrange. D’un naturel méfiant, Yano avait aussitôt imaginé le pire lorsque, entrant à l’intérieur de sa maison, il avait entendu ce bruit qui provenait de sa chambre. Il n’avait pas d’animal de compagnie, il n’avait pas d’amis à qui il se permettait de laisser un double de ses clés et son fils était à l’école. Ses sourcils s’étaient froncés tandis que s’aventurant discrètement à l’intérieur, il s’était assuré de verrouiller à double tour la porte de son logement. Il n’aimait pas ça. Vraiment pas. Et il était idiot d’agir de la sorte sans savoir à quoi il avait affaire. Peut-être qu’il s’agissait d’un voleur armé, peut-être même étaient-ils plusieurs et autant dire que même face à un seul, l’enseignant ne ferait certainement pas le poids. Il n’avait jamais appris à se battre donc ses compétences à ce niveau-là devaient être lamentables. Pourtant, son premier réflex, plutôt que contacter les autorités, il avait jugé mieux de s’enfermer à l’intérieur. Intelligent ce professeur. Vraiment. Comme quoi, dans la panique et l’empressement, on ne réfléchissait jamais réellement.

Lentement, très lentement, il farfouilla dans le placard de l’entrée, se saisissant alors d’une batte de baseball qu’il utilisait parfois lorsqu’il s’entraînait avec son fils. Ce n’était qu’ensuite qu’il avança doucement, marchant à tâtons, tout en faisant attention où il mettait les pieds afin d’alerter personne. Peut-être s’était-il pris pour un superhéros ou l’un de ses personnages principaux qu’on avait l’habitude de voir dans les films d’action. En tout cas, bizarrement, il se débrouillait plutôt bien. Et il remerciait le ciel pour avoir fait une telle chose arriver pendant que Shota n’était pas à la maison… Yano n’aurait plus été en mesure de réfléchir du tout, il se serait précipiter dans le tas sans même penser aux conséquences. Lorsque son fils était concerné, il perdait si rapidement ses moyens mais qui pouvait-il ? Celui-ci était tout ce qu’il avait… Rien que l’idée d’imaginer qu’un drame pouvait lui arriver à tout moment, ça le rendait malade, ça lui brisait le cœur et il n’osait pas le concevoir tout court.

Arrivant finalement au niveau de sa chambre, toujours avec ses yeux plissés et cet air sévère collé à son visage, le jeune homme poussa délicatement la porte. C’était là qu’il la vît. Ce n’était ni un homme baraque, ni un groupe de bandits, mais une demoiselle qui vraisemblablement était en train de le cambrioler. La pièce était sans dessus-dessous alors que quelques heures auparavant, elle était encore si bien rangée. « Je peux savoir ce que vous faîtes » L’interrogea-t-il d’une voix sévère, refermant brusquement la porte derrière lui avant de s’y coller dessus pour lui barrer le passage si jamais elle avait la bonne idée de s’enfuir. « Je vous conseille de reposer tout ce que vous venez de prendre si vous ne souhaitez pas que j’appelle la police. » Et il avait bien dit tout, y compris chaque chose qu’elle avait pu glisser dans ses poches. Yano était compréhensif, avant de se précipiter auprès des autorités en qui il n’avait pas forcément confiance d’ailleurs, il aimait toujours se faire d’abord sa propre opinion. Cette fille lui semblait bien jeune pour être une voleuse, elle lui faisait penser à certains de ses élèves que personne n’avait voulu écouter, les cataloguant directement de délinquant sans jamais chercher à les écouter. Il n’avait pas envie de gâcher sa vie en remplissant son casier judiciaire alors que, peut-être, il s’agissait d’une simple erreur de jeunesse. Peut-être n’avait-elle simplement pas d’argent pour vivre. Tant de peut-être auxquels, il n’était pas en mesure de répondre en réalité… Mais, d’une certaine façon, c’était triste.


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Be strong forever
Because I couldn’t tell you, because I couldn’t say it. This cruel love makes my heart want to explode.  I miss you so much that I can’t stand it.
Ishida HyeJin»
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That's my job : Strip Teaseuse


What about love ? : Plus seule que la solitude elle même


More about me : Elle est tatouée un peu partout ▬ Elle a beaucoup de cicatrices sur son corps ▬ Elle a un grand mal à gérer ses émotions qui sont souvent extrêmes ▬ Elle a tendance à voler très souvent ▬ Elle a déjà couché contre des billets ▬ Sa mère est morte un peu après ses dix-sept ans ▬ Elle n'a plus jamais revu son père depuis qu'elle est partie ▬ Petite, elle a cessé de parler quelques mois ▬ Elle est tombée enceinte plusieurs fois sans jamais avoir l'enfant ▬ Elle a fait beaucoup de gym et de patinage ▬ Elle rêvait de devenir chanteuse ▬ Sa mère la frappait ▬ Elle a des périodes d'hypersomnies, comme des périodes d'insomnies ▬ Elle déteste son métier ▬ Elle ne vit que parce qu'elle ne peut pas mourir ▬ Elle prend des médicaments pour tenir le coup, souvent ▬ Elle est alcoolique sur les bords



Mar 13 Mar - 21:08
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Caught red-handed
Yano & HyeJin

   
   
Tu t'es levée sans trop de raisons. Sans trop d'envie non plus, comme tous les jours. Aujourd'hui, tu as encore réfléchis au sens de ta vie. Et aujourd'hui encore, tu n'en as trouvé aucun. T'étant perdu dans le fond de ton verre, tu y as cherché une réponse, encore et encore. Puis tu t'es lassée. Comme toujours, tu as délaissé ton verre, qui ne t'as toujours servi qu'à te donner bonne conscience. Au fond, tu t'es toujours enfilée presque une bouteille en une soirée. Le verre, il a toujours été là pour te rassurer. Comme pour te dire, c'est pas trop tard. T'es pas encore trop dedans. Tu peux t'en sortir. Alors que tout le monde pourra te le dire, tu t'enterres chaque jour un peu plus. Constamment à la recherche d'ivresse quoi qu'il en coûte, tu ne te rends même pas compte que tu as déjà creusé trop profond pour pouvoir remonter.

Tes pupilles fixées aux aiguilles de l'horloge murale, tu n'as fais que soupirer. Elles ont prit un temps fou à se déplacer. Si bien, que tu as décidé de te bouger. Sortir pour te gâcher un peu plus. Parce que t'as trop souvent entendu que, un peu plus ou un peu moins, ça changera pas le monde. Sauf qu'à présent, il ne s'agit pas du monde, mais de ta vie.

Tu as déjà oublié comment tu t'es retrouvée ici. Ta mémoire a déjà tout évacué. Tu ne sais même plus comment tu as fais pour rentrer, seulement que tu l'as fais. Tu obéis à l'alcool que tu as dans le sang. Pourtant, contrairement aux autres, il ne t'a jamais fait faire des chose que tu n'aurais pas fais sobre. Il te rend courageuse, un peu plus heureuse. Il t'aide à tenir le coup, mais il n'aide pas tes ailes à se déployer. Tu les as brûlées il y a bien longtemps. Et même avec toutes les excuses du monde, tu ne pourrais accuser quelqu'un d'autre de l'avoir fait. On te l'as dis des milliers de fois, le problème c'est toi. Tu l'as assimilé. Et tu continues de te gâcher.

Tu te retrouves dans cette chambre, dont tu n'as jamais vu la couleur. Tu crois même n'être jamais passée dans ce quartier. La raison de ce cambriolage ? Aucune. Tout comme la raison pour laquelle tu vis. Y avait juste personne, pas de voiture, pas de voisins le nez dehors. Alors sur un coup de folie, celui qui vient de nul part, que tout le monde connaît, tu es entrée. Tu t'es dis qu'avec un peu de chance, tu trouverais des trucs à revendre. Avec un peu de chance, un jour avec tout cet argent, tu pourrais t'acheter une vie plus confortable. Peut-être qu'un jour, tu t'achèteras une parcelle de bonheur dans le monde.

Tout est sans dessus dessous. Les tiroirs sont ouverts, le lit défait, le matelas bougé. Les vêtements jonchent le sol. A priori, aucune femme dans cette maison. Les perles ne seront pas pour aujourd'hui, elles ne sont pas ici. Il semble n'y avoir qu'un homme. Visiblement, peut-être un père, au vu de l'agencement des autres pièces, et de quelques jouets traînant au salon. Tu as trouvé quelques trucs, que tu as rentré dans tes poches. Tu te dis que t'aurais bien embarqué la télé, mais c'est trop compliqué. T'es seule, comment la transporter ? Songer à faire à plusieurs, hors de question. T'as déjà essayé. Et Dieu ce que ça a mal terminé. Ca a toujours été toi. Pourquoi ? Parce que t'as la tête de l'emploi. Tu as toujours su que ce serait toujours toi. Alors autant que ce soit pour quelque chose.

Le temps passe, et tu ne fais pas attention au bruit venant de l'étage inférieur. Pourtant, tu devrais. Tu es loin de te douter qu'en bas, le propriétaire de cette maison est déjà rentré. Loin de te douter que chaque seconde, il se rapproche un peu plus de toi. Dans ce jeu, tu es étrangement loin d'être la plus dangereuse. C'est à toi de le craindre. Qui sait s'il n'est pas armé ? Peut-être fait-il justice lui-même. Et ce n'est que lorsqu'il ouvre la porte, que tu te rends compte qu'il est là, depuis déjà trop longtemps. Un cri t'échappes, au son de sa voix. Il t'a surprise, il t'a fait peur. Ton visage n'est pas couvert. Tu es habillée comme si tu sortais, comme tous les jours.

Au fond de tes yeux, il y a cette lueur. Celle-ci, qui te trahit. Cette peur qui se disperse, qui te crie de prendre tes jambes à ton coup. Il va les appeler, tu le sais. Il l'a peut-être déjà fais. Et tu ne veux pas encore te faire piéger. Mais tu n'as le temps de t'avancer, qu'il t'a déjà coincée. Tes yeux s'ouvrent un peu plus qu'ils ne l'étaient déjà, et tes dents emprisonnent ta lèvre inférieur. Tout fuse. Tu n'as aucune possibilité de t'en sortir. Mais en te concentrant un peu plus, tu peux l'entendre dire qu'il n'appellera pas la police, à condition que tu reposes tout. Reculant de deux pas, comme s'il t'effrayait, remarquant par la même occasion que lui, il était armé et pas toi, tu réfléchis deux minutes. Tu poses sur le côté ce que tu tiens dans tes mains, espérant qu'il ne viendra pas fouiller dans tes poches. Tu ne peux pas ressortir bredouille, en plus de t'être fait prendre. Impossible. Tu l'observes, un long moment. Aucun mot ne sors de ta bouche. Tu bloques. La sensation est la même. Tu as l'impression que ça ne reviendra jamais, que tu n'as jamais assez profité du son de ta voix.

Tu as peur qu'il te frappe, c'est vrai. Mais tu ne l'admettras jamais. Ton regard glisse lentement sur ce qu'il tient dans sa main. Un nœud se forme, dans ton abdomen. Ta gorge se serre, comme si tu allais pleurer. Pourtant, tu sais que ce n'est pas ça. Faisant mine de chercher dans ta poche, comme si tu avais pensé à prendre une arme blanche, cherchant à avoir l'air un minimum menaçante, tu lui lances « Lâche ce que tu tiens, et je tenterai rien. » Tu lui dis tu, parce que c'est comme ça que tu fais toujours. La question d'âge, t'en as rien à faire. Encore moins maintenant. A l'heure où les gens tenteraient de s'expliquer, toi tu te charges seulement d’aggraver ton cas. Et puis, comme pour lui assurer que t'es forte, tu lui craches « Cherches pas à me faire peur, t'y arriveras pas. »
   
AVENGEDINCHAINS
Takenaka Yano» Admin ♥
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Il est professeur d'histoire géographie. Il enseigne principalement au collège/lycée mais ça lui arrive de faire des interventions en faculté ou de donner quelques cours particuliers.


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Il est célibataire mais il est papa d'un petit garçon de 6 ans.
Il ne recherche pas particulièrement l'amour, préférant se consacrer à l'éducation et au bonheur de son fils.


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Il a passé son enfance et son adolescence à jongler entre familles d'accueil et orphelinat • De ce fait, il n’a jamais eu de « vrais » parents et a quitté le foyer à sa majorité. Cependant, même avant son départ, il travaillait déjà à côté afin d’économiser de l’argent. • Avant, lorsque quelque chose le traumatisait assez fortement, il se pouvait qu’il s’arrête de parler pendant plusieurs jours, voir plusieurs semaines. Cela lui est déjà arrivé quand il était plus jeune où après avoir réalisé l’abandon de ses parents, il n’a plus prononcé le moindre mot pendant plusieurs mois. Il se réfugiait également dans les endroits clos et petits, ça le rassurait.



Pourtant, Yano est une personne sociable, souriante et qui ne se gêne pas de faire l’idiot quand il en a l’occasion. Il se soucie de son entourage et aime se sentir utile. L’une des raisons pour laquelle, aujourd’hui encore il soutient l’orphelinat qui s’est occupé de lui pendant de nombreuses années et leur envoie de l’argent tous les mois. S’il a un peu de temps, il n’hésite pas non plus à leur donner un coup de main puis passer quelques heures avec les enfants.



Il a un fils de 6 ans qui malheureusement semble avoir hérité d'un trait fort de son caractère puisque sans qu'il n'en connaisse la véritable cause, celui-ci s’est arrêté de parler à l’âge de 4 ans et depuis lors, Yano n’a plus jamais entendu le son de sa voix • De ce fait, il maîtrise parfaitement le langage des signes japonais afin de comprendre plus aisément son fils qui est en train de l'apprendre • Le seul jeu qu'il refuse de jouer avec son fils est le "cache-cache" • Il ne croit pas en la justice, il ne croit pas en l'homme tout court et il a du mal à faire confiance. Encore plus maintenant que le Japon est devenu ce qu'il est à l'heure actuelle.


Mer 14 Mar - 22:48
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"Caught red-handed "
ft. Hyejin


Il n’était pas idiot. Cette femme n’était pas une professionnelle. Elle était même sans défense et s’il avait gardé cette batte entre ses mains, c’était plus par inattention que parce qu’il avait la véritable intention de la frapper. Lui s’était imaginé avoir affaire à un homme certainement plus coriace que lui et plus combattif donc, il s’était contenté de prendre ses précautions. Comment aurait-il pu imaginer, ne serait-ce une seconde, que la personne qu’il trouverait dans sa chambre serait une jeune fille ? Ses traits étaient durs, sévères, cependant Yano n’avait pas de mauvaises intentions à son égard, et il ne comptait pas appeler la police non plus. Peut-être était-ce inconscient de sa part toutefois il avait déjà eu affaire à ce genre de cas avec son travail et s’il n’avait pas soutenu ses élèves, s’il ne les avait pas écouté, personne ne les aurait épaules. Ils n’auraient jamais réussi et auraient continué de se perdre dans la déchéance comme cette demoiselle à l’heure actuelle. Ô bien sûr, il ne disait pas que tous ses étudiants étaient devenus des perles après l’avoir rencontré, certains n’avaient probablement jamais arrêté leur délinquance mais au moins, on ne pourrait pas lui reprocher de ne pas avoir essayé. C’était pareil aujourd’hui. Quel être horrible serait-il s’il dénonçait cette jeune femme alors qu’elle ne semblait même pas s’y connaître ? Peut-être bien que lui serait encore plus doué qu’elle d’ailleurs. C’était étonnant de voir à quel point son attitude avait été naïve, elle ne s’était même pas caché le visage… Cela n’aurait certainement rien changé à la situation toutefois elle aurait pu dire qu’elle avait tenté un minimum de camoufler son identité.

Malgré la frayeur que le professeur était en mesure de discerner dans ses prunelles, il n’effectua pas de mouvements, restant bloqué devant la porte afin de l’empêcher de s’échapper. Ce serait trop facile. Il admettait ne pas appeler la police cependant il ne comptait pas la laisser filer non plus. Ce serait aussi stupide que cette voleuse qui ne portait aucun masque. « Et les poches ? » Qu’il insista en les désignant de sa main libre. Non, il n’irait pas fouiller toutefois il souhaitait qu’elle lui montre que ces dernières étaient bien vides. Ses sourcils se froncèrent en la voyant réagir, inclinant sa tête sur le côté tandis que sa vis-à-vis paraissait le menacer. Devait-il avoir peur ? Est-ce qu’il devait également lui dire qu’elle ne l’effrayait pas le moins du monde ? Un sourire amusé naquit sur ses lèvres avant qu’il ne range la batte dans son armoire puis s’excuse d’un « Pardon. » Les mains levées. Il avait tout simplement oublié qu’il l’avait avec lui. « Sache que je ne cherche pas à te faire peur. » Poursuivit l’enseignant en croisant ses bras à son torse, s’adossant ainsi contre le panneau de bois derrière lui. « Et que tu ne me fais pas peur non plus. Si tu étais armée et que tu comptais me tuer, tu l’aurais fait depuis longtemps. » Non ? Dans une autre vie, lui, il devait être un aventurier, ou alors bien un suicidaire. Qu’est-ce qu’il connaissait de cette fille rien qu’en se basant sur ce qu’il avait déjà pu voir ? Son âme charitable et curieuse aurait raison de lui un jour. « Je peux savoir ce que tu espères trouver ici ? » Il n’y avait pas grand-chose hormis une autre bibliothèque de livres, des cadres photos, et un immense globe qui représentait le monde. Ses vêtements étaient de marques certes, quelques chaînes et une montre qu’on lui avait offert, mais hormis ça, il n’avait pas énormément d’objets de valeurs.


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Jeu 19 Avr - 23:10
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Caught red-handed
Yano & HyeJin

   
   
Soudaine prise de conscience. Pourquoi t'es là, qu'est-ce que tu fais ? C'est vraiment ça, ta vie à toi ? C'est vraiment ce que tu veux en faire ? T'aurais pu y échapper. Prouver au monde entier que tu pouvais l'éviter. Au lieu de ça, t'as foncé tête baissée. Ils n'attendent que ça, pour pouvoir t'enfoncer. T'aurais pu emprunter un chemin différent. Prouver que non, vous êtes pas tous les mêmes. Que ton chemin n'était pas tracé. Au lieu de ça, tu fais qu'entretenir le cliché. Le cliché de cette jeunesse, la toute nouvelle. Celle qui fait pitié. Tu sais, cette jeunesse décadente, affolante. T'es en plein dedans. On pourrait même croire que c'est toi à sa tête. Et toi, tu sais même pas si tu regrettes. Après tout, est-ce que ça peut vraiment être pire ? Est-ce que t'as pas déjà touché le fond ? Ca fait tellement longtemps, que tu te souviens pas. Tu te souviens pas si un jour tu t'es réveillée en te disant ça y est, je le sens. J'suis au fond, et ça changera jamais.

Il est là, juste en face de toi. Il a l'air d'un grand homme, comme ça. Les hommes comme dans les films. Ceux qui n'ont peur de rien, ceux qui foncent eux aussi toujours tête baissée. Sauf qu'eux, ils font les bons choix. Et lui, il a bien commencé. Il a l'air d'un monsieur parfait, à pas vouloir appeler. Comme s'il pouvait réellement en avoir quelque chose à faire. Comme s'il pouvait s'en soucier. Un soupir s'échappe de tes lèvres, suivi d'un deuxième lorsqu'il te parles de vider aussi tes poches. Alors, tu plonges tes mains dedans, et vides le maigre butin que tu avais réussi à récolter. T'en as pas envie, tu l'aurais bien gardé. C'est pas comme si ta conscience t'aurais emmerdé après. T'es pas de ces gens là. T'en as fini d'avoir des remords. T'en as d'ailleurs déjà bien assez pour que la liste puisse continuer à s'allonger.

Tu le vois sourire, et tu ne comprends pas. La situation ne devrait pas produire cet effet. Habituellement, n'importe qui serait paniqué. Alors pourquoi pas lui ? Ah oui, c'est vrai. Tu as oublié. C'est pas de ces gars là, lui. Lui c'est un grand bonhomme. Et tu peux rien contre lui. Du moins, c'est ce que tu as interprété. Puis il te dis qu'il ne cherche pas à te faire peur. Tu arques un sourcil. Pourquoi est-ce qu'il a prit cette batte de base-ball alors ? Si t'avais été quelqu'un d'autre, c'est ce qu'il aurait cherché. C'est juste que toi tu fais un peu gamine, un peu inoffensive malgré toi. Si t'avais été un gars, il aurait peut-être pas hésité à frapper. C'est juste parce que t'es une fille, que t'es jeune. Que les gens font ce genre de différences que t'as jamais apprécié. Mais tu relèves pas, tu te tais. Parce que t'es déjà dans une situation délicate, t'as pas envie qu'elle le devienne encore plus.

Tu le sais que tu fais pas peur. Le truc, c'est que tu te sens insultée. T'aimerais bien avoir cette capacité. Tu l'as tant désirée, que tu t'es convaincu que tu la possèdes. Alors qu'à chaque occasion, on te fais remarquer que c'est loin d'être le cas. Ton visage s'assombrit, ton air devient boudeur. Comme une gamine, comme celle que tu es. Tu le regardes, tu l'observes. Comme un lion observes sa proie. Sauf que toi, tu ne vas pas le dévorer. Tu n'as pas grand appétit. Tu n'as pas non plus la force. Puis au final dans cette histoire, c'est toi la proie. Il peut te sauter dessus à n'importe quel moment. Pour te dévorer, t'assassiner. Mais il est intelligent. Dans ses remarques, il te le montre. Comme dans sa dernière. Il n'a pas tort, et ça te fais chier de l'avouer. Ca t'écorches, ton ego en prend un coup, sans que tu puisses en connaître la raison. Alors tu lui réponds, comme une adolescente en crise répond à ses parents : « Ouais, peut-être. Mais ça veut pas dire que tu dois pas te méfier. Ca pourrait me prendre après. » T'as envie d'être crédible, un minimum. Mais tu l'es pas. Et t'y peux rien. Tu n'y crois même pas, au fond. Et ça fait bien longtemps d'ailleurs, que t'y crois plus. Puis tu l'entends vaguement, te demander quelque chose d'évident. Tu lui ris au nez. Pour toi, ça semble évident. Mais ça l'est peut-être pas pour tout le monde. « Rien, je venais juste faire un tour. » Tu marques une pause. T'as pas cherché à être crédible cette fois. Tu te fous de lui, clairement. Même si c'est pas la meilleure chose à faire dans l'instant. Ca t'amuse, quand bien même si ça devrait pas. « A ton avis, on rentre chez les gens pour quoi ? On fait son beurre comme on peut. » Non, c'est pas vrai. Tu viens pas pour faire ton beurre. T'as bien des moyens de le faire. Mais tu réfléchis pas, tu réfléchis plus. Parce que t'en as marre. Tu veux pas faire ton beurre en te déshabillant. Alors tu cherches à le faire autrement, mais pas d'une meilleure manière. Tu le regardes, et tu soupires, de nouveau. Comment tu vas pouvoir t'en sortir ? Désespérée, tu tentes :  « Je peux y aller ? »
   
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Pourtant, Yano est une personne sociable, souriante et qui ne se gêne pas de faire l’idiot quand il en a l’occasion. Il se soucie de son entourage et aime se sentir utile. L’une des raisons pour laquelle, aujourd’hui encore il soutient l’orphelinat qui s’est occupé de lui pendant de nombreuses années et leur envoie de l’argent tous les mois. S’il a un peu de temps, il n’hésite pas non plus à leur donner un coup de main puis passer quelques heures avec les enfants.



Il a un fils de 6 ans qui malheureusement semble avoir hérité d'un trait fort de son caractère puisque sans qu'il n'en connaisse la véritable cause, celui-ci s’est arrêté de parler à l’âge de 4 ans et depuis lors, Yano n’a plus jamais entendu le son de sa voix • De ce fait, il maîtrise parfaitement le langage des signes japonais afin de comprendre plus aisément son fils qui est en train de l'apprendre • Le seul jeu qu'il refuse de jouer avec son fils est le "cache-cache" • Il ne croit pas en la justice, il ne croit pas en l'homme tout court et il a du mal à faire confiance. Encore plus maintenant que le Japon est devenu ce qu'il est à l'heure actuelle.


Jeu 26 Avr - 10:36
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"Caught red-handed "
ft. Hyejin


Yano a toujours été une personne droite et honnête. Peu importait les difficultés qui s’étaient immiscés dans sa vie, il n’avait jamais dépassé les limites. Ce n’était pas quelque chose qu’on lui avait inculqué mais qu’il avait appris de lui-même… Un trait que personne ne pourrait dire de qui il avait hérité au vue de son caractère bien à lui qui n’était rien de ses parents biologiques en réalité. S’il était rancunier, le professeur était quelqu’un d’attentionné, qui appréciait écouter, conseiller et qui ne jugeait pas uniquement à ce qu’il avait sous les yeux. Cette demoiselle s’était infiltrée dans sa maison, elle pourrait être dangereuse comme pas du tout et d’un naturel observateur, il avait rapidement remarqué qu’elle semblait bien plus inoffensive que les menaces qu’elle lui faisait… Tout être humain normal aurait déjà contacté la police, porté plainte puis fait en sorte que cette jeune fille paie pour les dégâts qu’elle avait causés. Vraisemblablement Yano n’était pas un homme normal puisqu’il n’avait pas eu de telles réactions. Il n’avait pas envie de créer des problèmes pour un simple cambriolage, fait par une amatrice. Elle ne lui avait pas mis de couteau sous la gorge, elle n’avait même pas cherché à camoufler son visage pour qu’on ne puisse pas deviner qui elle était… Avant de prendre une décision, l’enseignant souhaitait tout d’abord comprendre le pourquoi et le comment de la situation. Ce n’était pas grave si on le considérait comme une personne naïve et stupide, lui se connaissait assez pour savoir ce qu’il valait et s’il avait raison de se comporter de cette manière ou non.

Très calme, il haussa les épaules à la remarque de sa vis-à-vis, plus amusé qu’autre chose d’une telle réaction en vérité. « Tu peux essayer si tu veux, je sais que tu ne le feras pas. » Non pas parce qu’elle était une femme et faible mais parce que cela se voyait qu’elle n’était pas une professionnelle, qu’elle n’avait pas de mauvaises intentions comme ça aurait pu être le cas avec quelqu’un d’autre. Toutefois, le garçon ne put retenir son soupir face à sa réflexion ironique… Il n’était pas idiot. Il se doutait bien qu’elle n’était pas venue ici rien que pour admirer les murs de sa maison seulement ce n’était pas comme s’il y avait de nombreuses choses à voler. Yano ne dépensait pas inutilement et il n’était pas non plus quelqu’un qui cherchait à s’afficher malgré son salaire qui était largement suffisant pour lui survivre avec son fils. « J’ai demandé ça parce qu’il n’y a rien de valeur chez moi, idiote. » Sa rétorque n’était pas méchante, elle était même douce et quelque peu taquine, une façon comme une autre de montrer qu’il ne comptait pas lui faire de mal ni la réduire plus bas que terre. « Non. » Son ton s’était avéré plus sérieux cette fois-ci sans qu’il ne se décale de la porte, lui bloquant ainsi toujours le passage. « D’abord, tu ranges tout ce que tu as mis en désordre et remets tout à sa place. » Et comme si ce n’était pas clair, il ajouta « Sans rien prendre, sinon cette fois-ci j’appellerais la police. » Ce n’était pas un mensonge. Il lui avait accordé une chance une fois, il n’en donnerait pas deux. « Franchement je ne comprends pas. » Souffla le professeur après quelques minutes de silence, ses bras se croisant automatiquement à sa poitrine. « Il est où l’intérêt et le plaisir à voler ? C’est gâcher sa vie inutilement. » Certainement qu’on pouvait penser de lui qu’il songeait ainsi parce qu’il n’avait pas eu à galérer toutefois cela serait mal le connaître… Il s’était durement battu pour en arriver à ce qu’il était à présent.


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Be strong forever
Because I couldn’t tell you, because I couldn’t say it. This cruel love makes my heart want to explode.  I miss you so much that I can’t stand it.
Ishida HyeJin»
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That's my job : Strip Teaseuse


What about love ? : Plus seule que la solitude elle même


More about me : Elle est tatouée un peu partout ▬ Elle a beaucoup de cicatrices sur son corps ▬ Elle a un grand mal à gérer ses émotions qui sont souvent extrêmes ▬ Elle a tendance à voler très souvent ▬ Elle a déjà couché contre des billets ▬ Sa mère est morte un peu après ses dix-sept ans ▬ Elle n'a plus jamais revu son père depuis qu'elle est partie ▬ Petite, elle a cessé de parler quelques mois ▬ Elle est tombée enceinte plusieurs fois sans jamais avoir l'enfant ▬ Elle a fait beaucoup de gym et de patinage ▬ Elle rêvait de devenir chanteuse ▬ Sa mère la frappait ▬ Elle a des périodes d'hypersomnies, comme des périodes d'insomnies ▬ Elle déteste son métier ▬ Elle ne vit que parce qu'elle ne peut pas mourir ▬ Elle prend des médicaments pour tenir le coup, souvent ▬ Elle est alcoolique sur les bords



Jeu 26 Avr - 23:26
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Caught red-handed
Yano & HyeJin

   
   
   De toute ta vie, t'as jamais tenté un truc comme ça. Du moins, aujourd'hui tu t'en souviens pas. Alors cette expérience foireuse pourrait te faire dévier de cette trajectoire, changer de chemin, d'avis, te faire prendre peur. Pourtant, t'as cette sensation au fond de toi. Celle qui te hurles que pour de vrai, ce sera jamais fini. Tu pourrais faire tous les efforts du monde, tu deviendras jamais quelqu'un de bien. Parce que t'as jamais essayé, mais surtout, parce que t'as pas un fond si mauvais. T'es juste cette fille paumée, même après toutes ces années. T'as jamais cherché à retrouver les chemin. Tu t'es perdue, et tu t'es arrêtée. Tu t'es posée là, dans un coin, et t'as attendu. Attendu que les choses s'empirent. Et à ce jour, c'est la seule chose que t'aies jamais réussi. Pas comme ce cambriolage foireux. Tu sais pas pourquoi t'es là, tu sais pas ce qu'il t'as pris. T'es ce genre de fille, qui a pas besoin de boire pour avoir les effets de l'alcool. Tu fais, et t'oublies tout. Toutes les raisons qui t'y ont poussée. Pourtant, tu te souviens vaguement de ce que t'as fais. Ou totalement. Ca dépend des fois, de tes envies. Mais avoir envie, c'est dur.

  Tu le fixes. Il est là, pas loin. Tout près même. Tu peux presque le toucher. Tu te contentes de l'écouter, comme une enfant sermonnée. C'est un peu ça, quand t'y penses. Ca ressemble vachement à un père qui engueule sa gamine. Parce qu'il est pas très sérieux, il s'amuse un peu. Parce qu'il est pas méchant, et qu'au fond, il cherche toutes les excuses du monde. Sauf que toi, t'as toujours eu du mal avec les figures paternelles. Elles t'ont toujours dérangée, effrayée. Mais ça, tu voudras jamais l'avouer. Alors c'est pour ça, qu'au fond de tes yeux, y a cette lueur. Cette petite flamme, prête à devenir grand feu. Pour le moment, elle reste minuscule. Mais sa présence n'en est pas moins effacée. Les hommes ne te font pas tous peur. Lui, il a l'air gentil. Sauf que tu l'as déjà dis, il a trop cet air de héros. Trop, alors y a forcément quelque chose de faux. Tu le regardes, t'essaies de le cerner, l'analyser. Mais ça semble pas marcher. Il parle, il parle. Il pique ton ego, entache ta fierté déjà pas immense. Alors tu lui réponds : « Tu me connais pas, c'est pour ça. » Ta voix est pas méchante. Elle est plutôt plate. Tu cherches pas à lui prouver quelque chose, parce que toi aussi tu sais qu'il a raison. Tuer, c'est pas pour toi. C'est pas pour les délinquants de bas étages comme toi. C'est pas pour les fragiles, les traumatisés pour un rien. Alors oui, ça t'arrivera peut-être un jour, mais ce sera un simple accident. S'en suit un échange de regard, un soupir. Tu crois l'avoir agacé. T'en es presque honteuse. Comme si c'était grave. Mais tu laisses rien paraître. « J'ai remarqué, ouais. Mais c'est trop bizarre. Vous avez tous de belles choses, normalement. Vous cachez tous des trucs. » Tu le vouvoie pas. C'est juste que tu parles d'un groupe de gens. De la population, du monde, dans lequel tu ne t'inclues pas. Lui, il y est. C'est certain. Sinon, tu serais pas venue ici. C'est bizarre. Toi aussi, tu lâches un soupir. T'es pas agacée, t'es pas triste. Juste blasée que le seul des deux à avoir trouvé un truc, ce soit lui.

  Tu t'étais avancée, prête à partir. Prête à voir tout ça se finir. Mais il se met devant la porte, il te bloques le passage. Alors, tu comprends que malgré tout, ce sera pas si facile. Il n'est pas bête, bien loin d'être débile. Et tu le remarques un peu plus chaque seconde. Tu souffles, toujours comme l'adolescente que t'as l'air d'être. Tu le fixes. Pendant quelques secondes, t'essaies de l'amadouer, avant de vite arrêter. C'est pas ton truc, ça. Tu sais que tu pourrais, si tu le voulais. Mais c'est pas comme ça que tu veux obtenir les choses. Tu préfères les prendre sans demander. Mais il a l'air de vouloir négocier ta sortie. Ca te fait chier, mais si ça peut t'empêcher un tour chez les poulets. Tu fais mine de râler. Ranger, c'est pas ton truc non plus. Y a qu'à observer l'état de ton dix mètres carré. Mais tu le fais. Enfin, tu fais un peu semblant, au début. T'aimes bien, simuler. Et tu t'assures de ne rien prendre. T'es pas malade, tu peux t'en empêcher. T'es pas de ces gens qui volent sans se rendre compte. Toi tu sais ce que tu fais, et pourquoi tu le fais.

  A sa remarque, tu te tournes brusquement, comme outrée. Le plaisir ? Il est nul part. Tu l'as jamais ressenti. Enfin, le seul plaisir qu'il y a là dedans, c'est ressortir et se rendre compte qu'on s'est pas fait choppé. Le reste de l'espace, c'est la culpabilité. Tu mords ta lèvre. T'as pas l'air énervée, juste piquée. « C'est pas un plaisir. On gagne pas tous des mille et des cents. On vit pas tous dans une belle maison. Ou dans une maison tout court, qu'elle soit belle ou non. » Tu fais une pause, avant de murmurer : « Pourtant j'te jure, on aimerait bien. » Tu tournes alors le dos. Tu sais qu'il va probablement te faire la morale. Te dire qu'il y a d'autres moyens. Et t'as du mal à l'entendre. Parce que c'est un discours de riche. De ceux qui ont pas connu la galère. Du moins, c'est ton avis. Et ça le restera jusqu'à ce qu'on te prouve le contraire. Soupirant, tu ajoutes :  « Tu vas rester là, à me regarder ranger ? T'es conscient que je connais pas ta maison et que je me souviens même plus d'où j'ai pris les trucs ? »
   
AVENGEDINCHAINS
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