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be alright | ft HyeJin

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Kitamura Kou» Admin ♥
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Age : 24
That's my job : Infirmier


What about love ? :


...



More about me :

ϟ Son vrai nom est Takenaka Jun ϟ Il n'a aucun sens de l'orientation et serait capable de se perdre dans sa propre poche ϟ Il n'aime pas être le centre d'attention ϟ Il fait en sorte d'être discret. Il sait que certains membres du clan ont réussi à s'échapper ou sont sortis de prison depuis le temps. Il ne veut pas prendre le risque d'être découvert ϟ Il a tout le temps froid ϟ Il lui arrive de faire des cauchemars impliquant son père. De ce fait, il n'aime pas dormir ϟ Il s'occupe généralement l'esprit en regardant des documentaires divers sur son ordinateur ϟ Il adore les boissons chaudes, et les bains



Il parle anglais, coréen et chinois. Il fut contraint d'apprendre ces deux dernières langues par son père ϟ Il se pense fautif du départ de sa mère ϟ Il sursaute ou prend peur si l'on fait un geste trop brusque près de lui. Et si l'on se met à lui crier dessus, il devient immobile et silencieux ϟ Il n'est pas très sportif ϟ Il a une cicatrice dans le dos, faite par la ceinture de son père. Il a aussi d'autres petites marques ici et là, toutes faites par son paternel mais dont il réinvente l'origine ϟ Il a un tatouage à la cuisse, et dont les oiseaux s'élèvent jusqu'à sa hanche gauche. Les deux bandes représentent ces "deux" vies. Les oiseaux qui s'échappent, se croisent et se superposent sont tous les détails qui les rassemblent, et qui signifient qu'en réalité, il ne s'agit que d'une seule existence ϟ Il a les oreilles percées

Rps : Haru | HyeJin | Kana | Miya | Yano

Mar 13 Mar - 17:11
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be alright
HyeJin & Kou
Kou adorait son métier. Peut-être même un peu trop. Il se définissait comme quelqu'un de plutôt altruiste, mais ne saurait dire si c'était réellement le cas ou non. Peut-être était-ce simplement une impression. Mais il essayait de faire au mieux pour toujours être là pour les autres. Même s'il avait peur parfois, il se forçait à tendre la main. Il ne réfléchissait pas, il le faisait instinctivement. Parce qu'il voulait faire le bien. Parce qu'il avait toujours voulu être utile pour les autres. Parce qu'il avait peut-être un léger besoin de reconnaissance, aussi. Qu'on lui dise qu'il avait fait le bon choix en venant ici, en s'installant à Tokyo, en devenant infirmier. Qu'on lui confirme que non, il n'était pas un bon à rien, qu'il n'était pas inutile et qu'il était loin d'être une erreur de la nature. Il aurait tellement voulu rendre ses parents fiers. Petit, il avait cru qu'il y arriverait en travaillant pour le bien et la santé des autres. Il s'était trompé. Ce n'était pas ce que son père voulait. Peut-être bien que ce n'était pas ce que sa mère avait désiré non plus. Qu'avait-elle voulu d'ailleurs ? Il n'en savait rien. Il n'avait su. Il ne se souvenait pas si elle lui avait un jour dit qu'elle était fière ou qu'elle aimait. Il ne se souvenait pas de sa voix qui lui avait susurré des mots tendres avant qu'il ne s'endorme, tout comme il ne se souvenait pas de l'avoir déjà entendu qu'il était parfait comme il était et qu'elle lui souhaitait le meilleur. Sa mémoire était quelque peu déformée lorsque cela concernait sa génitrice. Il pouvait vaguement dessiner son visage, et sa voix. Il ne pouvait pas décrire son caractère par contre et encore moins ses petites habitudes qui ne tenaient qu'à elle. Il ne se souvenait pas de ce genre de détails. Il n'avait que l'image de tiroirs vides et sa mère absente. Il n'avait que l'écho des mots de son paternel qui lui disait qu'elle était partie, et qu'elle ne comptait plus revenir. Il ne savait même pas pourquoi, mais il supposait que c'était de sa faute. Tout comme c'était de sa faute si son père avait été ainsi avec lui. Il n'avait pas été le petit garçon idéal. Il n'avait pas été comme son père le souhaitait. Il n'avait pas réussi à apprendre ce qu'il avait difficilement tenté de lui inculquer. Et aujourd'hui encore, il n'avait rien retenu.
Se battre ? Il n'aimait pas utiliser la violence. Il ne voyait pas à quoi cela pouvait bien servir. Il ne comprenait pas pourquoi certains se tuaient à user de leurs poings pour prouver leur point de vue. L'on pouvait très bien blesser avec des mots, il en savait quelque chose. Être vulgaire et irrespectueux ? A quoi cela l'avancerait ? A se faire détester, sans doute, mais forcément à se faire craindre. Mentir ? Ha. Peut-être bien la seule chose qu'il arrivait à faire actuellement. Bien qu'il n'était pas encore sûr de maîtriser cet art comme son père le voudrait. Il ne voulait pas mentir pour son propre bien. S'il mentait, c'était par nécessité ou pour le bien des autres. C'était pour se protéger, mais aussi pour protéger ceux qui s'approchaient de lui. Il ne voulait pas qu'ils sachent car il voulait pas qu'ils soient liés de près ou de loin au clan. Il ne voulait pas qu'ils soient au courant car cela revenait à les exposer au danger permanent des membres qui couraient encore librement dans le pays.

Bien qu'en soit, il les mettait en danger en les côtoyant simplement... Rien qu'en se tenant à leurs côtés il pouvait les mettre dans une situation qui les dépasserait. Rien qu'en leur parlant, qu'en leur souriant, il leur collait une cible sur le dos. Ces hommes qui couraient toujours, ces hommes qui avalaient encore les ordres de son père sans chercher à comprendre, ces hommes qui avaient été accusé de « son » meurtre... Il ne savait pas s'ils avaient compris la supercherie. Il ne savait pas s'ils avançaient dans sa direction. Il ne savait pas s'ils étaient prêts de lui, s'ils se baladaient librement dans Tokyo avec lui. Il ne savait pas s'ils l'avaient déjà repéré ou si au contraire, ils n'avaient pas fait attention. Après tout ici, il n'était qu'un visage parmi tant d'autres. Un nom inconnu auquel on ne prêtait pas attention. Un regard sur lequel on s'arrêtait pas forcément. Il se mêlait aux autres, marchant dans leurs ombres pour ne pas être dans la lumière. Il n'aimait pas attirer l'attention de base, il aimait encore moins ça depuis tout ce qu'il s'était passé. Il espérait ne jamais être dans leur ligne de mire, mais il serait complètement idiot de croire que ce serait le cas. Ils n'étaient pas idiots, et son paternel non plus. Sans doute que ce dernier ne croyait pas à la mort de son propre fils. Sans doute que lui aussi y voyait quelque chose d'étrange. Heureusement pour Kou, il était derrière les barreaux et donc dans l'impossiblité même de faire bouger les choses par lui-même. Sans doute que les hommes de son père avaient déjà retourné Osaka et ses environs pour espérer le retrouver. Peut-être même qu'ils étaient en train de retourner d'autres villes. Peut-être même qu'ils avaient déjà avancé dans Tokyo. Ou peut-être qu'ils ne se doutaient de rien, et qu'ils étaient loin.

Avançant tranquillement dans les couloirs de l'hôpital aux côtés de sa supérieure, il écouta avec attention tout ce qu'il disait, hochant la tête à chaque fois qu'elle le regardait pour montrer qu'il avait bien compris. Elle connaissait ses capacités et savait qu'il ne disait pas cela juste pour faire plaisir. Il prenait son métier à cœur et ne se permettrait d'avouer tout connaître si ce n'était pas le cas. Il avait encore beaucoup à apprendre, il l'avouait lui-même. Aujourd'hui était une journée plutôt calme, et Kou fut collé aux consultations. Ce n'était pas vraiment un souci, en soit. Ici ou dans le reste de l'hôpital, il pouvait exercer son métier.
La femme d'âge mûre lui montra la petite pile de dossiers, et il en attrapa un avant de se diriger vers la salle d'attente. Ses prunelles se posèrent sur les feuilles devant lui, et il fit son maximum pour retenir le plus d'informations sur le patient. Patient qu'il alla chercher et avec qui il alla s'installer dans une salle de consultation. Il l'écouta, soigna la plaie qu'il s'était faite à la maison et l'accompagna jusqu'à la sortie tout en discutant avec lui.

Et le reste de la journée se passa ainsi, dans la tranquillité et la légèreté. Jetant un coup d’œil vers l'horloge centrale à l'accueil, il récupéra un autre dossier, qu'il ouvrit sur le chemin vers la salle d'attente. Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir ce nom qu'il connaissait plus que bien. Sans réfléchir, ses pas se firent plus rapides, et il entra, inquiet, dans la salle d'attente tout en appelant son amie. « HyeJin ? », qu'il fit en s'approchant d'elle, « Ca ne va pas ? », il la regarda un instant, soucieux, avant de lui faire signe de le suivre. Il l'emmena dans la salle de consultation qu'il occupait pour la journée. Il lui indiqua de s'installer sur le lit, et parcourut rapidement les informations dans le dossier. « Qu'est-ce qui t'amènes ? », demanda-t-il tout posant le dossier sur la table et en allant s'installer sur la chaise face au lit, ses iris directement posés sur elle, « Tu t'es faite mal quelque part ? »
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What about love ? : Plus seule que la solitude elle même


More about me : Elle est tatouée un peu partout ▬ Elle a beaucoup de cicatrices sur son corps ▬ Elle a un grand mal à gérer ses émotions qui sont souvent extrêmes ▬ Elle a tendance à voler très souvent ▬ Elle a déjà couché contre des billets ▬ Sa mère est morte un peu après ses dix-sept ans ▬ Elle n'a plus jamais revu son père depuis qu'elle est partie ▬ Petite, elle a cessé de parler quelques mois ▬ Elle est tombée enceinte plusieurs fois sans jamais avoir l'enfant ▬ Elle a fait beaucoup de gym et de patinage ▬ Elle rêvait de devenir chanteuse ▬ Sa mère la frappait ▬ Elle a des périodes d'hypersomnies, comme des périodes d'insomnies ▬ Elle déteste son métier ▬ Elle ne vit que parce qu'elle ne peut pas mourir ▬ Elle prend des médicaments pour tenir le coup, souvent ▬ Elle est alcoolique sur les bords



Mar 13 Mar - 22:27
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Be alright
Kou & HyeJin


Tu t'es levée du bon pied. Pourtant, cette nuit, tu n'as pas dormi. Tu n'as pas réussi. Tu es habituée, depuis le temps. Mais c'est toujours un peu compliqué. Ce matin, tu as vu le soleil se levait. Il te semble l'avoir vu danser, et flirter avec la lune. Il s'est élevé lentement, comme s'il voulait être sûr de pouvoir vous dominer. Toi, il y a bien longtemps que tu t'es rebellée. Tu n'attends plus qu'il te dicte quand vivre, tu lui fais des infidélités, dès qu'il a le dos tourné, tu t'empresses d'enlacer la nuit. Il y a bien longtemps que tu t'es offerte à elle. Tu continues de la voir en cachette, toi, la fille si secrète.

Le regard à la fenêtre, tu as observé le monde se ralentir, se décomposer. La nuit, tout est toujours calme. Lorsque cette heure passe, ils te délaissent. Tu deviens alors seule, avec tous ceux qui le sont eux aussi de là où ils sont. Ton esprit se vide avec ta bouteille. Tu t'éteins avec ta cigarette. Les yeux cernés, presque fermés, tu penses à ce que t'étais. Au fond, t'as pas changé. Ils t'avaient prévenue, ils t'avaient dit, on change pas, on change jamais. Et tu les a pas écouté. T'étais pleine d'espoir, tu pensais avoir du pouvoir. Puis un jour, tu as réalisé. Tu as réalisé ce que le monde a toujours été. Tes yeux se sont ouverts, le voile s'est levé. Et tu l'as jamais supporté. Quelques pilules pour oublier, quelques gouttes pour effacer. Puis le soir, tout recommence. Tu sors, tu travailles. Tes complexes grandissent, vieillissent avec toi. Tu recules, tu régresses. T'as toujours entendu dire que ça irait mieux avec le temps. Pourtant, aujourd'hui c'est pire qu'hier. Aujourd'hui, tu te rapproches un peu plus de la fin. Aujourd'hui, le verre est plus à moitié vide qu'à moitié plein. Ils diront que c'est toi, que c'est ta façon de voir. Et toi tu souffleras, tu souriras. Mais surtout, tu te diras que la raison, c'est toi qui l'a. Tu penseras, un jour, ils comprendront.

Puis la mélancolie te quitte. Le monde revit sous tes yeux, il s'anime. Tu entends tes voisins s'éveiller, partir travailler. Alors que toi, tu viens à peine de rentrer. Aujourd'hui comme chaque jour, tu les regardes s'en aller. Un sourire reste scotché à tes lèvres. Tu penses à leur destination. Tu leur inventes une vie. Tu imagines combien elle doit être difficile. Alors que eux, ils ne pensent même pas à la tienne. Que tu existes, ils ne s'en souviennent.

Et enfin, aujourd'hui se démarque d'hier. Tu te lèves enfin de ta chaise, et tu te dis que tu irais bien le voir. Il ne t'attend pas, lui aussi il travaille. Il a sa vie comme tout le monde, du moins, en apparence. Tu l'imagines comme les autres, parce que tu le vois vivre de la même façon. Pourtant, tu ne te doutes pas de ce qu'il se passe, le soir lorsqu'il s'enferme entre quatre murs. Tout s'est toujours arrêté avant. Cet avant, ce temps là. Le bon vieux temps, où c'était lui qui venait te voir, quand t'étais encore sur les bancs de la fac. Aujourd'hui, c'est à toi de venir à lui. Parce que ça ne peut pas être l'inverse. Lui, il peut pas débarquer dans le club où tu travailles. Tu peux pas l'y inviter, ce serait trop étrange. Puis, tu ne veux pas qu'il sache.

Alors tu l'attends, dans la salle destinée à cela. Le temps est long, tu râles. Tu dis que tu étais là avant eux, que c'est un scandale. Qu'ils devraient pas passer avant toi. Tu leur cries même dessus, tu leur demande si c'est ta tête qui va pas, si t'as l'air de bouffer. Tu te rends pas compte que t'es ridicule. Ca fait un moment que tu le vois plus. Les gens chuchotent entre eux. Ils parlent de toi, tu le sais. Et tu fais mine d'en avoir rien à branler. Tu finis par te calmer. Puis, tu le vois arriver. Enfin. Tu as cru crever, ici. Avec tous ces gens que tu ne supportera jamais. Tu croyais étouffer. Tu lui adresses un large sourire, et tu te lèves. Il vient vers toi, il a l'air d'être inquiet. Pourtant, ce n'est rien. Non, ça ne va pas. Mais c'est rien de grave. Rien qu'il ait besoin de savoir. Tu as juste besoin de lui. Qu'il te change les idées. Que vous parliez, que vous sortiez. Tu voudrais qu'il puisse enfin changer son quotidien. Tu voudrais pouvoir revenir à ces années, où rien n'importait. Où personne n'était engagé. Où personne ne risquait de perdre son job, sa femme, ses enfants. Tu lui réponds pas, tu attends simplement que vous soyez seuls dans cette salle. Tu t'installes, et avec un grand sourire, tu lui lances « Viens, on sors ! » . Tu tentes de l'amadouer, tu lui fais ton plus beau sourire. Tu sais qu'il ne dira pas oui comme ça. Pas si vite. « Et dis pas non, parce que je partirai pas tant que t'auras pas cédé. Tu me connais. Et si tu me mets dehors, je m'arrangerai pour vraiment me faire mal, histoire de revenir. Je sais que t'as pas envie de rester. » Au fond, tu sais qu'il acceptera jamais. Mais lui, il sait que toi, tu ne cédera jamais. Tu le laisseras pas comme ça. T'es un parasite, un tic. Tu t'accroches pour plus jamais lâcher, faut te brûler pour te tuer.
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Kitamura Kou» Admin ♥
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ϟ Son vrai nom est Takenaka Jun ϟ Il n'a aucun sens de l'orientation et serait capable de se perdre dans sa propre poche ϟ Il n'aime pas être le centre d'attention ϟ Il fait en sorte d'être discret. Il sait que certains membres du clan ont réussi à s'échapper ou sont sortis de prison depuis le temps. Il ne veut pas prendre le risque d'être découvert ϟ Il a tout le temps froid ϟ Il lui arrive de faire des cauchemars impliquant son père. De ce fait, il n'aime pas dormir ϟ Il s'occupe généralement l'esprit en regardant des documentaires divers sur son ordinateur ϟ Il adore les boissons chaudes, et les bains



Il parle anglais, coréen et chinois. Il fut contraint d'apprendre ces deux dernières langues par son père ϟ Il se pense fautif du départ de sa mère ϟ Il sursaute ou prend peur si l'on fait un geste trop brusque près de lui. Et si l'on se met à lui crier dessus, il devient immobile et silencieux ϟ Il n'est pas très sportif ϟ Il a une cicatrice dans le dos, faite par la ceinture de son père. Il a aussi d'autres petites marques ici et là, toutes faites par son paternel mais dont il réinvente l'origine ϟ Il a un tatouage à la cuisse, et dont les oiseaux s'élèvent jusqu'à sa hanche gauche. Les deux bandes représentent ces "deux" vies. Les oiseaux qui s'échappent, se croisent et se superposent sont tous les détails qui les rassemblent, et qui signifient qu'en réalité, il ne s'agit que d'une seule existence ϟ Il a les oreilles percées

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Dim 18 Mar - 13:06
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be alright
HyeJin & Kou
Faire passer les autres avant soi n'était définitivement pas quelque chose qu'il avait appris de son père. Il ne l'avait pas hérité de lui, non plus. Était-ce un trait qui venait de sa génitrice ? Il n'en savait rien. Son caractère, il ne le connaissait pas vraiment. Ou alors vaguement. Il ne savait pas si elle était d'un naturel calme ou au contraire, plutôt agité. Il ne savait pas si elle était sportive ou curieuse. Il ne savait pas si elle était franche ou si au contraire elle pesait ses mots à chaque fois qu'elle parlait. Il ne savait pas si elle était maladroite, désordonnée ou économe. Il ne savait quasiment rien d'elle. Les seules images qu'il avait de sa mère étaient floues. Des souvenirs présents mais endommagés par le temps, et les coups du sort. Endommagés par la vie, tout simplement. Au fur et à mesure, les visions qu'il avait d'elle se détruisaient. Elles implosaient et ne devenaient qu'un fragment. Un petit souvenir par ci, un petit souvenir par-là. Quand on lui demandait de qui il avait hérité du caractère, il ne saurait répondre. Pas son père, c'était clair. Mais il ne savait pas non plus s'il ressemblait à sa mère. Quand on lui disait qu'il pouvait remercier ses parents pour son sourire, il hésitait. Il ne savait pas s'il le tenait vraiment de l'un d'eux. Logiquement, oui, mais théoriquement... Quand on lui soutenait que ses parents pouvaient être fiers de lui, il hésitait. Il répondait qu'ils l'étaient, même si c'était tout le contraire. Son père était tout sauf fier. Il serait tout sauf fier en le voyant aider les gens comme il le faisait. Ce n'était pas ce qu'il avait voulu lui inculquer. Ce n'était pas l'avenir qu'il avait tracé pour son fils. Ce n'était pas ainsi qu'il voulait que sa progéniture finisse. Au service des autres. C'était pitoyable. Lui qui lui avait toujours enseigné l'égoïsme. Lui qui de nombreuses fois lui avait dit que les autres ne devaient pas compter, qu'ils n'étaient que des pions qu'il pouvait utiliser et s'il se tournait vers eux, on l'utiliserait à son tour. N'était-ce pas ce que son père avait fait ? Ne l'avait-il pas utilisé ? Pour libérer sa colère, sa frustration, son incompréhension.
Au début, si son père s'en prenait à lui, c'était parce qu'il voulait l'éduquer. Le formater. Le construire à sa façon. Il voulait le préparer. Le faire devenir un homme alors qu'il n'avait même pas encore dix ans. Il voulait le façonner à son image. Il avait usé de la violence pour lui apprendre les bonnes manières. Pour lui apprendre à vivre, à respirer, à fonctionner. A penser, aussi. Il avait usé de la violence verbale, des insultes, pour le préparer qu'il disait. Pour lui faire voir ce qu'il allait affronter. Pour l'endurcir. Pour modeler son corps et son esprit à recevoir les coups, à les encaisser. Et un jour quelque chose changea dans les gestes de son père. Ils lui tombaient dessus sans qu'il ne comprenne pourquoi. Un marché ne s'était pas conclu, une grosse affaire n'avait pas fonctionné, un contrat lui était passé sous le nez. Et c'était Kou qui en faisait les frais. En plus du reste, en plus de vouloir lui apprendre la vie, il relâchait toute la pression contre lui. Au lieu de le protéger et de le soigner, comme un père devrait le faire, il le blessait et le ridiculisait. A ce moment-là, c'était comme si Kou était la personne à abattre. Comme s'il était ce mal sur terre dont on se passerait bien. Comme s'il était cette maladie que l'on voulait éradiquer. Tout était de sa faute. Qu'on lui dise ou non, c'était ainsi qu'il le comprenait, sinon pourquoi son père le frapperait ?

La violence n'avait pas marché. Cela n'avait en rien aidé Kou. Cela ne l'avait pas aidé à être celui que son père voulait. Et ça avait toujours agacé son paternel. Un autre enfant aurait riposté, se serait défendu. Il aurait cherché à protéger sa vie, à rendre les coups. Mais Kou n'usa jamais de la violence. Il n'usa jamais de ses poings contre son père, pas même d'un objet. Il n'était pas comme lui. Absolument pas comme lui. Probablement que son père n'avait jamais saisi pourquoi cela n'avait pas marché. Pourquoi il n'avait réussi à faire de Kou une copie de lui-même. Et probablement que cela l'avait toujours agacé. Agacé de voir que son enfant était si différent, et agacé de voir qu'il n'arriverait à rien avec lui.

Sauf que Kou réussit à être ce qu'il voulait. Il travaillait pour les autres aujourd'hui, comme il l'avait toujours souhaité. Il aimait trop ça, et ne se voyait pas faire autre chose. Tendre la main pour aider des inconnus était naturel pour lui. Il avait rarement hésité jusqu'à présent. Un jour, il le regretterait. Un jour, il tomberait sur la mauvaise personne, au mauvais moment. Mais en attendant, il ne comptait pas changer cette façon de faire.

« Hein ? », fut le seul mot qui courut sur sa bouche alors qu'il observait HyeJin, les paupières clignant doucement, le visage modelé dans un air perdu. Sortir ? Comment ça, sortir ? Son visage se pencha sur le côté, et il fronça quelque peu les sourcils. Ses lèvres bougèrent à plusieurs reprises pendant que la jeune femme parlait, mais il ne l'interrompit pas, la laissant finir, articulant des mots silencieux. Et quand elle eut fini, il la regarda, les lèvres scellées, les yeux finement plissés. Elle était pas malade alors ? Il cligna une nouvelle fois des yeux, sa main frottant lentement sa nuque avant qu'il ne secoue son visage dans un léger rire. « C'est du chantage, tu le sais ? », dit-il dans une esquisse amusée. Il haussa quelque peu les sourcils, puis se mit à rire une nouvelle fois. « Tu sais très bien que je ne peux pas partir comme ça », déclara-t-il, le ton calme, bas, les mots simples, doux, « Et j'ose espérer que tu ne vas pas te faire mal exprès », il posa son regard sur elle, insistant silencieusement qu'elle n'aille pas se blesser inutilement, « Tu n'es pas juste venue me voir pour qu'on sorte... si ? », il la fixa quelques secondes, « Je te manquais ? », prononça-t-il dans un sourire amusé avant de rire discrètement, « Non sérieusement... tu vas bien ? », qu'il l'interrogea à nouveau dans un air inquiet.
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More about me : Elle est tatouée un peu partout ▬ Elle a beaucoup de cicatrices sur son corps ▬ Elle a un grand mal à gérer ses émotions qui sont souvent extrêmes ▬ Elle a tendance à voler très souvent ▬ Elle a déjà couché contre des billets ▬ Sa mère est morte un peu après ses dix-sept ans ▬ Elle n'a plus jamais revu son père depuis qu'elle est partie ▬ Petite, elle a cessé de parler quelques mois ▬ Elle est tombée enceinte plusieurs fois sans jamais avoir l'enfant ▬ Elle a fait beaucoup de gym et de patinage ▬ Elle rêvait de devenir chanteuse ▬ Sa mère la frappait ▬ Elle a des périodes d'hypersomnies, comme des périodes d'insomnies ▬ Elle déteste son métier ▬ Elle ne vit que parce qu'elle ne peut pas mourir ▬ Elle prend des médicaments pour tenir le coup, souvent ▬ Elle est alcoolique sur les bords



Ven 20 Avr - 0:42
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Be alright
Kou & HyeJin

   
   
 Il est l'un des rare. Le seul. Il n'y a jamais eu personne d'autre. Des amis, tu n'en as jamais eu des milliers. Des comme lui, tu n'en a jamais eu un seul. Il ne le sait sûrement pas, il ne l'a sûrement jamais compris, mais tu n'as que lui. Tu ne tiens qu'à lui. Il est le seul que tu aies réellement envie de voir. Tu ne pourras jamais dire qu'il est ton  Soleil, comme tous les autres le font. Parce que cela serait mentir. Il n'y a jamais de ciel bleu et de Soleil brillant, juste des rayons transperçant la grisaille habituelle. Lui, il est de ces personnes lumineuses. De ces adorables que tout le monde veut. De ces bons, que tu n'as jamais vus. Il est ce bout du tunnel, cette lumière au fond. Toi, tu es ce grand souffle qui éteint la flamme, ce nuage glissant pour voler la vedette aux étoiles la nuit, pour étouffer l'astre le jour. Rien ne vous réunit. Pourtant, tu n'as jamais été si proche de quelqu'un. Alors secrètement tu t'accroches à lui. Tu ne l'aimes pas, tu ne l'apprécies pas. C'est juste spécial. Un truc rien qu'à toi, que personne d'autre ne peut ressentir. Parce que c'est trop étrange. Il est le seul à te donner ta chance. Tu ne lui as jamais vraiment montré que ça valait le coup. Pourtant, il est toujours là. Peut-être parce qu'il n'a pas réellement le choix. T'es déjà tout au fond, déjà piétinée, scotchée, collée à ce fond, t'en ressortiras jamais. Mais il aide ta vie à être moins difficile. Pas plus belle, juste moins dure. Alors tu aimes bien le voir. Tu le connais pas trop, mais y a quelque chose que t'expliques pas. Et t'as pas envie de trouver les réponses à tes questions. Parce que ça enlèverait toute cette magie, celle que tu n'avais pas vue depuis des années. Celle à laquelle tu n'as jamais vraiment eu droit.

 Il ne te remonte pas le moral. Il t'aides juste à le maintenir le temps de votre entrevue. Parce qu'arranger les choses, c'est pas possible. Mais s'arranger pour qu'elle ne deviennent pas pire, c'est pas impossible. Alors souvent, tu vas le voir. Comme aujourd'hui. Sauf qu'aujourd'hui, tu as besoin de lui. Plus qu'hier, plus que n'importe quand. Ca va pas, ça ira jamais. Mais aujourd'hui plus qu'hier. Alors t'as besoin de lui. Tu lui dis silencieusement, tu le supplies sans mots, sans gestes. Tu lui fais des signes, derrière ton sourire. Parce qu'il faut dire que ce sourire, il n'est qu'esclave du peu de savoir vivre qu'il te reste. Celui que maman a fait semblant de t'enseigner. Quand t'y penses, qu'est-ce qu'elle te manque. Qu'est-ce que tu l'aimais, sans même savoir qu'elle aurait tout fait pour t'abandonner. Sans même que tu ne t'en rendes compte, c'est elle qui a commencé à te briser, t'enfoncer. Pourtant aujourd'hui encore, tu continues de l'admirer.

 Tu observes ton ami, il semble ne pas comprendre. Il te fait remarquer que tu le fais chanter, et ça t'amuses. Évidemment, avec les humains, il n'y a que ça. Tu sais très bien qu'en demandant simplement, tu n'aurais rien obtenu. Et tu comptes bien le lui dire. Les humains ne savent dire oui que s'ils se sentent menacés, ou s'il y a quelque chose à la clef. « Bah ouais, mais tu m'aurais pas dit oui si je t'avais juste demandé, n'est-ce pas ? » Tu te fais les réponses seules, insinuant qu'il a déjà accepté. En même temps, il n'a le choix de rien. Il te connaît un minimum pour savoir que s'il refuse, tu reviendras, cette fois ci pour une réelle raison. Et puis, tu as besoin de lui. Qu'est-ce que tu feras, s'il refuse ? Tu vas rentrer comme ça, chez toi ? T'enfermer entre quatre murs, avec pour seule compagnie tes réflexions effrayantes ? Aujourd'hui, tu as envie de fuir. De prendre tes jambes à ton cou, t'échapper. Et il est ton moyen d'échapper à la vie. Alors hors de question qu'il dise non. Tu lui offres ton plus beau sourire, qui n'est pas des plus rassurant. Il lui hurle que si, tu es capable de tout. Et que tu feras n'importe quoi pour revenir s'il te mets à la porte. « Quand on veut on peut. Avoues, tu veux juste pas de moi... » Tu prends ton air boudeur, triste. Cet air qui semble avoir été volé à une enfant. « Tu sais très bien que j'en suis capable. Et même, que je le ferais  sans hésiter. » Puis soudain, tu hausses les sourcils. Comment peut-il penser que tu sois venue pour autre chose que ça ? C'est évident, non ? Cela ne se lit-il pas sur ton visage ? « Bien sûr que si, pourquoi je serais venue sinon ? En plus je sais très bien que t'as pas envie de rester ici. T'as besoin de sortir, t’aérer ! Allez ! » Puis il te pose une question. Il te demande s'il te manquait. Alors tu relèves le menton, et tournes la tête. Il ne doit pas le savoir. Il n'a pas tort, mais il ne doit pas savoir qu'il te manque. Tu as peur qu'il utilises ce que tu lui dis même si ça ne semble pas être son genre. Alors tu ignores sa question, par fierté. Et tu réponds à son autre question, posant ta main sur ton cœur, mimant une vive douleur. « Non, tu me brises le cœur à refuser... » Tu fais mine de pleurer, histoire de lui faire un peu de peine. Histoire qu'il cède.
   
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ϟ Son vrai nom est Takenaka Jun ϟ Il n'a aucun sens de l'orientation et serait capable de se perdre dans sa propre poche ϟ Il n'aime pas être le centre d'attention ϟ Il fait en sorte d'être discret. Il sait que certains membres du clan ont réussi à s'échapper ou sont sortis de prison depuis le temps. Il ne veut pas prendre le risque d'être découvert ϟ Il a tout le temps froid ϟ Il lui arrive de faire des cauchemars impliquant son père. De ce fait, il n'aime pas dormir ϟ Il s'occupe généralement l'esprit en regardant des documentaires divers sur son ordinateur ϟ Il adore les boissons chaudes, et les bains



Il parle anglais, coréen et chinois. Il fut contraint d'apprendre ces deux dernières langues par son père ϟ Il se pense fautif du départ de sa mère ϟ Il sursaute ou prend peur si l'on fait un geste trop brusque près de lui. Et si l'on se met à lui crier dessus, il devient immobile et silencieux ϟ Il n'est pas très sportif ϟ Il a une cicatrice dans le dos, faite par la ceinture de son père. Il a aussi d'autres petites marques ici et là, toutes faites par son paternel mais dont il réinvente l'origine ϟ Il a un tatouage à la cuisse, et dont les oiseaux s'élèvent jusqu'à sa hanche gauche. Les deux bandes représentent ces "deux" vies. Les oiseaux qui s'échappent, se croisent et se superposent sont tous les détails qui les rassemblent, et qui signifient qu'en réalité, il ne s'agit que d'une seule existence ϟ Il a les oreilles percées

Rps : Haru | HyeJin | Kana | Miya | Yano

Mer 25 Avr - 15:41
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be alright
HyeJin & Kou
Kou se demandait parfois à quoi pouvait ressembler une vie d'enfant normale. Mais plus que cela, il se demandait tout bêtement ce que cela faisait d'être adoré par ses parents. Il ne savait pas. Il ne connaissait pas ça. Il n'avait pas le souvenir d'avoir un jour senti une douce caresse sur sa joue pour le rassurer, ou le féliciter. Il ne se souvenait pas d'avoir un jour senti les bras protecteurs de son père ou de sa mère autour de lui. Il ne se souvenait pas non plus avoir entendu des mots tendres. Il se demandait ce que cela faisait, d'être apprécié par ses parents. Naïvement, il se demandait ce que l'on éprouvait en se sentant aimé par ses géniteurs. Il ne pourra jamais ressentir cela, même s'il manquait cruellement d'amour paternel et maternel. Alors il était curieux de savoir, de sentir, de frôler. Curieux de comprendre ce que cela faisait. Curieux de laisser son cœur se consumer dans une douce chaleur. Curieux de ces émotions qu'il ne sera jamais en mesure de savourer. Quand des enfants arrivaient ici, et qu'il observait leurs parents, il se demandait stupidement si c'était à ça que les siens auraient dû ressembler. Il voyait cette mère totalement inquiète pour sa petite fille, les larmes aux yeux et les mains tremblantes, de peur d'entendre que son enfant soit grièvement blessée. Il pouvait voir ce père, obligé de s'asseoir à cause du trop fort stress qui avait secoué son corps, mais tellement soulagé que son fils n'ait rien qu'il se mettait à pleurer. Il pouvait voir ces parents, qui se tenaient la main, installés à côté du lit où dormait leur progéniture, à la fixer avec attention, amour mais aussi anxiété. Il entendait ce père qui posait des tas de questions : sa fille allait-elle pouvoir participer à son spectacle de fin d'année ? Allait-elle pouvoir faire du vélo cet été ? Allait-elle pouvoir nager ? Car elle adorait aller à la piscine et il ne voulait pas la priver de cela. Il entendait ce géniteur qui s'inquiétait et qui prévoyait déjà tous les plans pour mettre son enfant le plus à l'aise possible une fois à la maison. Ce n'était qu'un poignet foulé, un repos forcé, et pourtant il posait plus de questions que nécessaire. Et il voyait la mère à côté, à l'air paisible mais dont le regard ne quittait pas sa fille. Il pouvait voir ses doigts tenir ceux de son enfant avec tendresse et chaleur. Il pouvait la voir lui sourire pour la rassurer dans des promesses silencieuses alors que son mari continuait de se perdre dans un récit allongé. A chaque fois qu'il était témoin de ce genre de scènes, il voulait bêtement demander si c'était à ça que les parents ressemblaient. Si c'était ainsi qu'ils devaient normalement fonctionner. Il voulait interroger chaque personne qu'il croisait et demander pourquoi ses parents n'avaient pas agi ainsi. Il voulait demander s'il y avait une explication. Quelque chose de logique. Quelqu'un pour le réconforter et lui certifier que non, ce n'était pas de sa faute. Qu'il n'avait rien fait de mal. Qu'il était comme il était et qu'il n'était pas coupable du comportement de son père. Toutes les justifications que ce dernier avaient trouvé au fil des années n'étaient que du vent, et il ne devait pas en tenir compte. Il ne devait plus penser à ces mots. Et pourtant, il ne faisait que ça.
Il les entendait la nuit surtout. Il le voyait une fois qu'il avait les yeux fermés, penché sur son corps à attendre avant de lui porter le premier coup. Le premier d'une longue série. Le premier jusqu'à ce qu'il ne se réveille pour y mettre fin.
Et sa mère, dans tout ça ? Quel était son rôle ?

Lui lançant un regard quelque peu perplexe, il arqua un sourcil avant de hausser les épaules dans un geste doux. « J'aurais pu », dit-il lentement, « Demandé gentiment, j'aurais pu », il lui offrit un clin d’œil dans une petite mine amusée. Évidemment, Kou ne quitterait pas le travail facilement, mais il pouvait. Il n'en était pas à ce point-là. Sauf qu'il trouvait le chantage plutôt déloyal, et bas. Il préférait l’honnêteté. Il préférait l'entendre dire qu'elle avait simplement besoin de lui au lieu d'insinuer qu'elle reviendrait, blessée, s'il n'acceptait pas. Ses sourcils se froncèrent quelque peu, son visage se froissant dans un air mécontent. Il l'observa, silencieux, et laissa ses doigts lui pincer lentement la joue. « Dis pas de bêtises », commenta-t-il en lui frôlant la joue pour se faire pardonner, « Si je voulais pas de toi, je serai déjà parti tu sais ? », un léger rire roula dans sa gorge alors que son visage se penchait quelque peu sur le côté. « Je sais », dit-il simplement, le coin de ses lèvres haussé dans un sourire connaisseur. « Mais j'espère que tu n'iras pas jusque là », et son regard se planta dans le sien avant qu'il ne le détourne au bout de quelques secondes. Un autre rire ronronna dans le fond de sa gorge et il secoua doucement son visage. Pour seule réponse, il haussa les épaules. Pourquoi serait-elle venue à l'hôpital sinon hein ? Ce n'était pas comme s'il y avait tout un tas de raisons possible... « Je sors durant mes pauses », chuchota-t-il lentement dans un petit air boudeur. Petit air qui devint attendri et amusé face à sa réaction, tandis qu'un rire discret mourait derrière ses lèvres. « Tu me manquais aussi », lui avoua-t-il en souriant, laissant l'une de ses mains lui ébouriffer les cheveux. Son visage s'abaissa quelque peu, « Ah, les larmes crocodiles, un fléau... », commenta-t-il dans un petit rire, avant qu'il ne passe doucement ses doigts sur ses joues comme pour effacer ses larmes.

Il resta silencieux quelques secondes, s'installant plus confortablement sur sa chaise, ses prunelles rivées sur elle. « Tu vas devoir rester ici toute la journée », il pencha quelque peu la tête, « On doit réparer ton cœur brisé de toute urgence. Tu ne peux pas quitter l'hôpital », il lui offrit une fine esquisse, « Faut voir le bon côté des choses : on restera ensemble toute la journée comme ça », plaisanta-t-il, un air soucieux malgré tout présent sur son visage.
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Ashes slipping out of your hand, you just stand and stare, your glassy gaze fixed on something no one else could see,  no one else could know...

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That's my job : Strip Teaseuse


What about love ? : Plus seule que la solitude elle même


More about me : Elle est tatouée un peu partout ▬ Elle a beaucoup de cicatrices sur son corps ▬ Elle a un grand mal à gérer ses émotions qui sont souvent extrêmes ▬ Elle a tendance à voler très souvent ▬ Elle a déjà couché contre des billets ▬ Sa mère est morte un peu après ses dix-sept ans ▬ Elle n'a plus jamais revu son père depuis qu'elle est partie ▬ Petite, elle a cessé de parler quelques mois ▬ Elle est tombée enceinte plusieurs fois sans jamais avoir l'enfant ▬ Elle a fait beaucoup de gym et de patinage ▬ Elle rêvait de devenir chanteuse ▬ Sa mère la frappait ▬ Elle a des périodes d'hypersomnies, comme des périodes d'insomnies ▬ Elle déteste son métier ▬ Elle ne vit que parce qu'elle ne peut pas mourir ▬ Elle prend des médicaments pour tenir le coup, souvent ▬ Elle est alcoolique sur les bords



Jeu 2 Aoû - 18:27
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Be alright
Kou & HyeJin

   
   
   Au fond de tes yeux, le néant. Il y a bien cette petite lueur, qui s'installe pour quelques secondes lorsqu'il t'adresse un mot. Mais dès que sa voix faibli, cette petite flamme s'éteint. Cela fait bien longtemps que tes yeux ne disent plus rien. S'ils sont bel et bien le reflet de l'âme, comme disent les uns, alors la tienne est bien triste. Ton corps n'est qu'un coffre dépourvu de trésor. Il faut dire que tu as toujours été un peu comme ça. Tu n'as jamais été très expressive. C'est pas ton truc, pourtant des fois t'aimerais bien. T'aimerais, parce que si tu l'étais, tu pourrais avoir quelqu'un aujourd'hui. Comme la plupart des gens que tu suis, sur les réseaux sociaux. Tu sais, ce genre de gens qui t'écrasent un peu plus sans même en être conscient. Ceux qui te donnent l'impression que ta vie à toi, elle est déchue de sens. Le soucis c'est qu'avec toi, ce n'est pas une simple impression. Ta vie n'a littéralement aucun sens. Tu vis pour une seule et unique raison : tu ne peux pas mourir. Il y a bien des jours où tu penses à te tirer une balle, avaler toutes sortes de pilules. Mais finalement, tu peux pas. Pas parce que t'es pas courageuse. Tu veux mourir, sans mentir. Mais ta croyance t'empêches de partir. Si aujourd'hui tu vis, c'est parce que tu ne dois pas mourir. T'as pas grand chose à accomplir, pourtant.
  T'as pas l'habitude de parler. Ton truc, c'est plutôt rien dire. Même Kou, il sait rien. Lui, il voit juste. Et vous avez jamais discuté de ces choses. Sûrement parce que dans le fond, il connaît les gens comme toi. Il sait que tu parleras pas. D'ailleurs, tu le remercies de ne jamais te poser plus de questions que « ça va? ».  Kou, c'est le genre d'amis dont t'as toujours eu besoin, t'as juste nié. Puis, il est entré dans ta vie. Tu lui as laissé la porte ouverte, et tu l'as fermée juste derrière lui. T'as besoin de lui. Alors tu veux pas le laisser partir. Même si tu sais qu'un jour, vos chemins vont se séparer. Mais tu préfères ne pas trop y penser. C'est douloureux, parce que ça fait partie de la vie. Tu le fixes, du coin de l'oeil. Sourire, c'est rarement dans tes cordes. Mais aujourd'hui, c'est différent. Cet aujourd'hui, tu vas le passer avec lui. Tu ne lui laisseras pas le choix, parce que tu as besoin de ça. Et tu cherches à le lui faire ressentir. Tu cherches à lui prouver que s'il te demande de partir, ça ne sera pas possible.

  Ton sourcil s'arque, à ses mots. Aurait-il pu, réellement ? Tentant ta chance, tu tournes ton visage vers le sien. Un adorable sourire enfantin relèves alors tes pommettes, faisant briller tes yeux d'une lumière artificielle. Tes doigts fins agrippent son vêtement, et tu secoues doucement son bras, en répétant sans cesse « S'il te plaît ! » jusqu'à t'en lasser. Ce qui ne tarde pas à arriver, puis qu'il te pince la joue. Il profite. T'aimes pas ça, qu'on te touche. Surtout quand tu sens qu'on te considère comme une enfant. C'est pas méchant, il se moque pas. Ou alors gentiment. Et tu peux pas lui en vouloir de toute façon, parce que si tu lui hurles dessus, c'est fini. Alors tu prends ton air boudeur, un peu contrariée. « Je dis pas de bêtises, d'abord. Et puis, de toute façon tu sais que t'es obligé de vouloir de moi. » Il est pas obligé, mais tu lui fais croire. Parce que tu veux pas qu'il s'en aille. Tu te mettrais pas à genoux, tu le supplierais pas. Tu le regarderais juste s'éloigner, sans rien dire. Parce que retenir les gens, c'est impossible. Tu lui lances un faible sourire, avant de continuer. « Tu sais que ça dépend de toi. Alors c'est à toi de voir. Moi j'y peux rien, c'est toi qui m'influence... » C'est faux, Kou ne t’influence pas. Si c'était réellement le cas, il y aurait quelque chose de bon en toi. Hors, ça n'a pas l'air d'être le cas. Toi t'es plus influencée par les mauvaises personnes. Comme une adolescente. C'est ça en fait, t'es bloquée à tes quinze ans. T'évolues jamais, c'est triste. Et tu réussis à avoir un ami de ton âge. Certaines fois, tu te dis qu'il doit se sentir comme un père. Tu joues à l'enfant avec lui. C'est drôle, des fois. Mais souvent, tu dois lui faire passer l'envie d'enfanter. Tu te rends pas vraiment compte combien t'es dure à vivre, sur le coup. Et vaut mieux pas que t'y penses, d'ailleurs. Parce que t'es ce genre de fille insupportable, qui, dès qu'elle se rend compte d'un truc comme ça, tire une gueule pas possible le reste de la journée. Puis, à sa nouvelle prise de parole, tu lui ris au nez. Vous n'avez pas la même définition de sortir. Lui, il sort le jour. Durant ses poses. Il sort comme un homme de son âge, bien qu'il soit relativement jeune. Il sort comme un homme posé. Il sort s'aérer, se vider l'esprit. Toi, tu sors la nuit. Tu sors comme une jeune fille, comme une adolescente, alors que tu es proche de devenir un femme. Proche tout en étant éloignée. Tu sors comme une gamine qui se cherche, une gamine qui a besoin de défier l'autorité de ses parents. Parents que tu n'as plus. Tu défies plus rien, comme ça. Alors à quoi ça sert ? Au fond tu le sais même pas. Mais c'est ta façon de sortir à toi, et tu sais bien que c'est pas la sienne. Alors c'est un peu drôle, comme situation. Des fois, tu songes au fait que tu devrais l'emmener dans une des soirées à laquelle tu vas.  « Non, sérieux, Kou ! T'appelles ça sortir ?! Tes sorties sont bien tristes alors ! Tu mets juste les pieds dans le couloir ! Je te parle de vraie sortie moi. Ce qui veut dire, pas ici. Pas là où tu travailles. Pour être honnête, même carrément loin d'où tu travailles. Et me dis pas que t'es heureux comme ça, c'est pas possible ! » T'es carrément culottée. Lui, il ne t'a jamais demandé si te bourrer la gueule tous les soirs pour oublier, ça te rend heureuse. Parce qu'une personne lambda n'a pas besoin de boire pour s'amuser, n'a pas besoin de se mettre minable pour faire une bonne sortie. Tu penses que personne le sait, mais les gens sont pas aveugles ni sourds. Tu comptes même plus le nombre de fois où tu t'es faite virée des bars, parce que t'avais trop bu. T'as probablement passé d’innombrables nuits dans la rue, incapable d'aligner deux pas. Il a sa vie, t'as la tienne. Elles sont indéniablement opposées, visiblement. Et pourtant, tu l'aimes. Et ce serait bête de tout gâcher juste parce que t'es trop bête.

Tu soupires un coup. Puis tu l'entends prononcer ces mots, ces tout petits mots. Et un minuscule sourire naît au coin de tes lèvres. T'aimes pas ça, qu'il sache ce que tu ressens. Mais au moins, il te remonte le moral. Et ça, il en est le seul capable. Tu ris doucement face aux gestes affectifs qu'il t'accorde, auxquels tu n'es pas habituée. Tu murmures alors :  « Fais gaffe, le crocodile il pourrait te manger, il est féroce. » C'est pas méchant, seulement une remarque de ton genre. Et comme pour assurer que le crocodile est féroce, tu mimes une morsure, chuchotant que, en plus tu as faim. Ce qui est absolument faux, d'ailleurs. Tu t'apprêtes à dire autre chose, mais il te coupe dans ton élan. Alors tu l'écoutes attentivement, jusqu'à la fin. Comme guérie, tu sautes pour rejoindre le sol, levant tes bras au ciel, l'air victorieux. Tu savais très bien, que tu allais gagner, au fond. Il n'y avait aucun autre choix. Riant, tu lui lances :  « Je savais que tu résisterais pas, t'es trop faible. C'est mon charme inconditionnel, qui te fais craquer avoues. » Tu dis ça pour rire, évidemment. Parce que du charme, tu n'en as pas. Et de la beauté non plus. Mais au fond, t'as besoin qu'on te rassure, qu'on te dises le contraire. Même si ça changera jamais rien à ce que tu pense. T'es exactement comme ces adolescentes, qui manquent de confiance. T'as besoin qu'on te complimentes constamment. Et Kou est la seule personne capable de le faire. Parce qu'il est le seul être qui t'es cher, le seul être dont tu es proche. Tu ne veux de personne d'autres. C'est un accident, si vous êtes devenus amis. Un bel accident, certes, mais un accident. Tu pinces alors son nez, souriant : « T'as de quoi faire un plâtre à mon petit cœur ? » Tu réfléchis une seconde, et ajoutes : « Oh non, j'ai une meilleure idée ! Emmènes moi dans les pièces interdites ! »
   
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