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The truth is rarely pure and never simple • | Ft. Kou ♥

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Takenaka Yano» Admin ♥
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That's my job :

Il est professeur d'histoire géographie. Il enseigne principalement au collège/lycée mais ça lui arrive de faire des interventions en faculté ou de donner quelques cours particuliers.


What about love ? :

Il est célibataire mais il est papa d'un petit garçon de 6 ans.
Il ne recherche pas particulièrement l'amour, préférant se consacrer à l'éducation et au bonheur de son fils.


More about me :
Il a passé son enfance et son adolescence à jongler entre familles d'accueil et orphelinat • De ce fait, il n’a jamais eu de « vrais » parents et a quitté le foyer à sa majorité. Cependant, même avant son départ, il travaillait déjà à côté afin d’économiser de l’argent. • Avant, lorsque quelque chose le traumatisait assez fortement, il se pouvait qu’il s’arrête de parler pendant plusieurs jours, voir plusieurs semaines. Cela lui est déjà arrivé quand il était plus jeune où après avoir réalisé l’abandon de ses parents, il n’a plus prononcé le moindre mot pendant plusieurs mois. Il se réfugiait également dans les endroits clos et petits, ça le rassurait.



Pourtant, Yano est une personne sociable, souriante et qui ne se gêne pas de faire l’idiot quand il en a l’occasion. Il se soucie de son entourage et aime se sentir utile. L’une des raisons pour laquelle, aujourd’hui encore il soutient l’orphelinat qui s’est occupé de lui pendant de nombreuses années et leur envoie de l’argent tous les mois. S’il a un peu de temps, il n’hésite pas non plus à leur donner un coup de main puis passer quelques heures avec les enfants.



Il a un fils de 6 ans qui malheureusement semble avoir hérité d'un trait fort de son caractère puisque sans qu'il n'en connaisse la véritable cause, celui-ci s’est arrêté de parler à l’âge de 4 ans et depuis lors, Yano n’a plus jamais entendu le son de sa voix • De ce fait, il maîtrise parfaitement le langage des signes japonais afin de comprendre plus aisément son fils qui est en train de l'apprendre • Le seul jeu qu'il refuse de jouer avec son fils est le "cache-cache" • Il ne croit pas en la justice, il ne croit pas en l'homme tout court et il a du mal à faire confiance. Encore plus maintenant que le Japon est devenu ce qu'il est à l'heure actuelle.


Mar 10 Avr - 16:07
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"The truth is rarely pure and never simple "
ft.Kou ♥


Se dire qu’il avait un frère, Yano avait eu du mal à y croire. C’était tellement invraisemblable que l’accepter dès la première venue du cadet lui avait été impossible. Il s’était montré sympathique, accueillant parce que c’était le minimum qu’il pouvait faire et que si cela s’avérait être la vérité, il aurait eu l’air malin à le mettre à la porte sans l’écouter. Toutefois, ça l’avait tracassé, ça l’avait tourmenté à ne pas réussir à dormir correctement la nuit et surtout, ça l’intriguait. Une partie de lui souhaitait croire à toutes les paroles de son soit disant frère, parce qu’il n’avait jamais eu de vraie famille et qu’il en avait toujours rêvé. Hors, une autre ne pouvait s’empêcher d’être méfiante, de s’interroger à cause de l’attitude du garçon ce jour-là mais aussi à cause des tas d’interrogations que lui-même n’avait pas osé poser à cet instant. Il y avait des incohérences dans son histoires autant que le professeur n’était pas en mesure de saisir pourquoi maintenant, pourquoi pas avant, qu’est-ce qui l’avait convaincu de le rencontrer ? Quelle était sa véritable relation avec « leurs » parents ? Qu’est-ce qui se cacher vraiment derrière cette révélation ? Ce n’était même pas spécialement de la faute de Kou, Yano a toujours été une personne relativement méfiante et qui est capable de s’attarder sur un détail pendant des heures alors qu’il n’y a pas réellement de quoi s’en inquiéter. Surtout que l’enseignant avait pu assister à une scène qu’il n’aurait jamais cru voir un jour et ça aussi, ça l’avait grandement perturbé. Son fils qui ne s’approchait pas de n’importe qui avec autant d’aisance n’avait pas hésité à aller près de cet inconnu, à lui sourire chaleureusement, tentant même de lui parler à l’aide de ses mains. Une chose que Shota ne faisait habituellement jamais. Deux choix s’opposaient à lui, soit Kou excellait dans l’art de la manipulation, soit il était une bonne personne mais qui cachait sûrement quelque chose. Une chose pour laquelle Yano ne devrait pas lui en vouloir, ils se connaissaient à peine et cela aurait été égoïste, complètement stupide, d’espérer tout savoir en une seule fois.

Cependant, ça avait été plus fort que lui et le professeur n’avait pu s’empêcher d’enquêter de son côté. Cette histoire l’angoissait énormément et ce qu’il appréhendait le plus était de mettre son enfant en danger à cause de son insouciance. Et ce qu’il avait découvert lui avait fait froid dans le dos… Grâce à l’aide du patron de l’orphelinat dans lequel il avait séjourné pendant si longtemps, il avait pu obtenir tout un tas d’informations. Ce dernier avait des connaissances plus hauts-placées et rapidement, on lui avait transmis une grande enveloppe dans laquelle se trouvait toutes les réponses à chacune de ses questions. Sa mère s’était volatilisée dans la nature pour une raison inconnue, son père était en prison pour avoir été chef d’un clan de Yakuza et si dans les papiers, on déclarait qu’effectivement, il avait un frère. Ce dernier avait perdu la vie. Qu’est-ce que c’était que tout ça ? Yano avait eu beaucoup de mal à assimiler tout ce surplus d’information qu’il découvrait subitement… Lui qui était habituellement si sûr de lui, si fort d’esprit, n’avait pu empêcher ses mains de trembler et ses jambes fléchir, le faisant directement tomber sur son canapé. Tout d’abord, il était le fils d’une famille de mafieux, est-ce que c’était une mauvaise blague ? Un peu plus, et il en aurait ri tant le choc était immense. Les interrogations quant à son abandon revenaient tout à coup, cherchant à comprendre pourquoi on l’avait laissé ce jour-là ? Etait-ce vraiment parce qu’il était inutile, parce qu’il était trop faible et qu’il n’apporterait rien de bon ou parce que, à cet instant-là, sa mère était certainement déjà enceinte de son cadet ? Et en parlant de son cadet… Qu’est-ce que tout cela signifiait ? Qui était cet homme qui lui avait rendu visite l’autre jour, se déclarant comme son frère alors que ce dernier était mort dans un incendie il y a quelques années ? Un nouveau regret qui s’ajoutait dans le cœur de l’enseignant, un autre sentiment de culpabilité pour ne pas avoir fait de recherches plus tôt bien que, en soit, il n’aurait jamais pu l’imaginer.

Et s’il aurait été sûrement plus judicieux de ne pas agir, d’ignorer puis de reprendre sa vie telle qu’elle était avant, Yano n’avait pas résisté à contacter ce mystérieux inconnu. Il ne parviendrait pas avancer sans avoir reçu de véritables explications et pour cela, il devait le voir. Le jeune homme lui ayant laissé ses coordonnées l’autre jour, ça lui avait été facile de le contacter puis de convenir à un rendez-vous, l’invitant simplement à passer un soir dans la semaine. Ce jour-là, l’enseignant avait demandé à une éducatrice de l’orphelinat de garder son fils afin d’être plus tranquille pour discuter… Puis, il ne souhaitait pas que Shota assiste à une telle conversation. Il y avait des choses que le père n’hésitait pas à lui dire mais il y en avait d’autres qu’il préférait préserver pour le moment, l’enfant étant encore beaucoup trop petit.  

Une fois  que le garçon fut arrivé, l’enseignant l’accueillit calmement et chaleureusement avant de l’inviter à s’installer sur le canapé. Néanmoins, il ne lui proposa rien, se contentant d’aller chercher l’enveloppe qu’il avait rangé dans un tiroir puis de lui faire face de plus bel, ses traits adoptant une expression plus neutre, plus sévère. « Je crois que tu as des choses à me dire. » Dit-il d’une voix impartiale, sans chercher à tourner autour du pot alors qu’il balançait le tas de papier sur la table de salon. « Tu es qui ? » Ses yeux se plongèrent dans le creux des siens, attendant une réponse plus plausible cette fois-ci… C’est-à-dire, qu’on arrête de le faire patienter et qu’on lui dise la vérité. Pourquoi un inconnu s’amusait-il à prendre l’identité de son frère disparu ? Qu’est-ce qu’il lui voulait ?



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Kitamura Kou» Admin ♥
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That's my job : Infirmier


What about love ? :


...



More about me :

ϟ Son vrai nom est Takenaka Jun ϟ Il n'a aucun sens de l'orientation et serait capable de se perdre dans sa propre poche ϟ Il n'aime pas être le centre d'attention ϟ Il fait en sorte d'être discret. Il sait que certains membres du clan ont réussi à s'échapper ou sont sortis de prison depuis le temps. Il ne veut pas prendre le risque d'être découvert ϟ Il a tout le temps froid ϟ Il lui arrive de faire des cauchemars impliquant son père. De ce fait, il n'aime pas dormir ϟ Il s'occupe généralement l'esprit en regardant des documentaires divers sur son ordinateur ϟ Il adore les boissons chaudes, et les bains



Il parle anglais, coréen et chinois. Il fut contraint d'apprendre ces deux dernières langues par son père ϟ Il se pense fautif du départ de sa mère ϟ Il sursaute ou prend peur si l'on fait un geste trop brusque près de lui. Et si l'on se met à lui crier dessus, il devient immobile et silencieux ϟ Il n'est pas très sportif ϟ Il a une cicatrice dans le dos, faite par la ceinture de son père. Il a aussi d'autres petites marques ici et là, toutes faites par son paternel mais dont il réinvente l'origine ϟ Il a un tatouage à la cuisse, et dont les oiseaux s'élèvent jusqu'à sa hanche gauche. Les deux bandes représentent ces "deux" vies. Les oiseaux qui s'échappent, se croisent et se superposent sont tous les détails qui les rassemblent, et qui signifient qu'en réalité, il ne s'agit que d'une seule existence ϟ Il a les oreilles percées

Rps : Haru | HyeJin | Kana | Miya | Yano

Mer 11 Avr - 18:51
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the truth is rarely pure and never simple
Yano & Kou
Les jours se suivaient et se ressemblaient, et dans un certain sens, c'était parfait ainsi. Sa routine n'était pas perturbée. Elle n'était pas en danger non plus. Il suivait le même rythme que d'habitude. Il effectuait les mêmes gestes, dans une crainte silencieuse que s'il venait à changer ne serait-ce qu'une action, toute sa journée serait chamboulée. C'était idiot, et lui-même en avait conscience, hors indirectement, il ne voulait pas changer cela. Les choses n'étaient pas parfaites telles qu'elles étaient. Elles en étaient infiniment loin même. Mais c'était ainsi qu'il avançait chaque jour. Après son réveil, il faisait la même chose. Avant de quitter son appartement, il faisait la même chose. En arrivant à l'hôpital, il faisait la même chose. Il prenait aussi toujours le même chemin. Il lui arrivait de prendre une autre rue pour se rendre à l'hôpital mais cela arrivait dans de rares cas. La routine était son quotidien. C'était son journal, son chemin de vie, sa façon de faire. Et il n'appréciait pas quand tout était chamboulé. Car cela pouvait amener des choses qu'il voulait éviter dans sa vie. Il pensait cela, hors il était premier à tout perturber. Il était le premier à vouloir savoir qui était son frère. Il était le premier à s'être rendu chez lui, « juste pour voir ». Il aurait mieux fait de ne pas y aller ce jour-là. Il devait avoir sacrément bien bouleversé les jours du professeur. Il devait lui avoir apporter son lot de questions, aussi. Il ne l'avait pas recontacté depuis. Quelque part, ça lui faisait un peu peur. Il était ravi d'avoir pu trouver un membre de sa famille qui semblait normal. Il était ravi de se dire qu'il avait un grand frère, et il espérait presque voir en lui un soutien, une épaule, une oreille, un ami. C'était presque comme un cadeau du ciel d'avoir fait que Yano accepte de l'écouter. Nombreux étaient ceux qui lui aurait simplement claqué la porte au nez ou qui aurait appelé la police en le voyant rester planté là. Mais lui non. Il l'avait invité chez lui et l'avait écouté.
Kou était torturé entre deux manières de penser. Dans la première, il s'imaginait déjà être accepté par son aîné. Il s'imaginait déjà bien s'entendre avec lui et avoir tout ce qu'il avait toujours espéré : une famille digne de ce nom. Il rêvait déjà de la relation qu'ils pourraient avoir, la même que dans les films ou les séries. Le même genre dont on lui avait longuement parlé. Ce lien puissant que les autres avaient décrit à l'époque, ce lien dont ils s'étaient vantés auprès de lui, parlant dans de grands mots de leurs aînés ou cadets. Il n'avait pas pu faire ça, et il se voyait déjà presque dire qu'il avait un frère, et qu'il était professeur. Qu'il avait un petit garçon adorable et qu'il était quelqu'un de bien. Il voulait presque se vanter à son tour, dire aux autres qu'il avait enfin quelqu'un de semblable dans sa vie. Mais il se taisait. Il ne disait rien. A personne. Il n'avait prononcé le moindre son à ce sujet, que ce soit avec ses ami(e)s ou avec ses collègues. Il était resté silencieux, muet, confus. Parce que tout cela paraissait un peu trop irréel pour l'instant. Parce que c'était un peu trop beau pour être vrai et quelque part, cela sonnait faux.
Dans la seconde, tout était plus sombre. Tout était plus noir et plus méchant. Dans la seconde, Yano ne voulait pas de lui. Il ne voudrait jamais de quelqu'un comme lui dans sa vie. Un petit frère ? Et puis quoi encore. Il n'avait jamais entendu parlé de lui et il débarquait soudainement sans prévenir. Qui pouvait accepter cela ? L'accepterait-il, lui ? Si les rôles avaient été inversé, que penserait-t-il ? Se connaissant, il songerait certainement que l'on voulait se moquer de lui. Que l'on voulait lui faire plus de mal encore. Que l'on cherchait à le descendre toujours un peu plus. Il penserait même que cela pourrait être un stratagème de son père. Mais il n'arriverait pas à lui dire non. Il n'arriverait pas à le repousser. Il se mettrait peut-être tout seul en danger, hors l'occasion serait trop alléchante.
Et même si les jours passaient sans que rien ne change, ses interrogations ne faisaient que croître. Plus les jours passaient, plus il songeait à quel point il avait été idiot de se présenter ainsi devant Yano. Il n'avait pas été capable de mentir cependant. Il n'avait pas été capable d'inventer une autre histoire. Sauf que d'une certaine façon, il savait qu'il n'aurait pas pu dire n'importe quoi. Il savait qu'il n'aurait pas pu mentir. Yano aurait su. Yano aurait compris qu'il ne disait pas la vérité. Il regrettait un peu. Il regrettait, et il avait peur. Peur que le professeur n'aille se renseigner sur lui. Qu'allait-il découvrir ? Pas grand chose. Kitamura Kou n'existait pas depuis bien longtemps. Sur le papier, oui, dans la vraie vie pas tellement. Alors que pouvait-il découvrir ? Il pouvait trouver son véritable nom. Oui, et ? S'il le faisait, il saurait que son frère était mort. Que penserait-il de lui alors ? Que dirait-il de « Kou » ? Qu'il était un menteur, un voleur, un imposteur ?
Sauf que plus les jours passaient, plus l'idée d'avoir un frère prenait peu à peu son sens dans son esprit et dans son cœur. Et il s'accrochait désespérément aux côtés positifs, à toutes ces choses que Yano pouvait lui apporter et qu'il pourrait lui donner en retour. A toutes ces images fictives qu'il avait en tête. A tous ces rêves d'enfant qui polluaient ses pensées. Et quand il eut un message de la part de son aîné, ses doutes s'envolèrent. Ses interrogations aussi. Il les laissa bêtement au placard, se concentrant essentiellement sur la petite douceur qu'il ressentait. Il angoissait un peu, car cela restait tout de même assez stressant mais il était ravi de le revoir.

Alors il se rendit chez lui le soir qu'ils avaient convenu. Les mains quelque peu tremblantes, car Kou n'arrivait pas à s'empêcher de stresser. Mais il essayait de se réconforter en se disant que peut-être, derrière cette porte, résidait la dernière personne directement liée à lui qui pourrait lui faire savoir ce qu'était une famille. Qui pourrait le faire enfin appartenir à une fratrie, une vraie.
Entrant chez son aîné, il le remercia poliment, et s'invita sur le canapé comme il lui indiquait. Il l'observa en silence, ne sachant pas vraiment quoi dire. Il se pinça les lèvres, compressant doucement ses doigts entre eux pour tenter de les réchauffer. Ses paupières clignèrent rapidement suite aux paroles du professeur, ses lèvres voulant exprimer sa question mais les papiers qui furent posés devant lui l'arrêtèrent dans sa démarche. Il se pencha un peu, ses doigts les séparant alors que ses yeux lisaient les informations annotées. Une mine quelque peu horrifiée se dessina sur son visage, ses lèvres tremblant dans une attentive ratée de s'exprimer. Il n'était qu'un idiot. Qui n'irait pas se renseigner, hm ? Il y avait pensé mais il s'était accroché naïvement à des idées farfelues. A des rêves de gosse, des espoirs de gamin perdu, des prières d'un adolescent pris au piège et malmené. C'était idiot, tellement idiot, d'y avoir cru. Il était tellement idiot. « Je... », ses yeux semblaient chercher des réponses sur les papiers devant lui, son esprit tournait un peu trop rapidement pour qu'il arrive à suivre. « J'ai... », reprit-il, inspirant longuement, tentant de trouver des mots, des explications, quelque chose. Mais rien ne venait. Tout restait bloqué. Il ne pouvait pas tout raconter. Il ne voulait pas tout raconter. Il tourna son visage vers Yano dans un air totalement déboussolé, et désolé. La lueur dans ses yeux reflétait parfaitement sa panique mais aussi sa peur. Il le regarda de longues secondes, comme si le professeur allait lui donner la bonne réponse, avant qu'il ne s'exprime enfin, « J'ai pas menti », dans une voix lente et basse, comme s'il craignait de parler trop fort. « J'ai... », il baissa le visage, jetant un regard sur les papiers, « J'ai pas menti... », répéta-t-il, encore plus doucement que la première fois. Il voulait qu'il le croit. Peut-être un peu trop. « Je suis Kitamura Kou », articula-t-il avec difficulté, avant de se mordre la lèvre inférieure. « J'étais... », reprit-il, « J'étais Takenaka Jun », qu'il avoua dans un chuchotement, pas vraiment que Yano ait entendu quelque chose.
code by bat'phanie

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Takenaka Yano» Admin ♥
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Il est professeur d'histoire géographie. Il enseigne principalement au collège/lycée mais ça lui arrive de faire des interventions en faculté ou de donner quelques cours particuliers.


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Il est célibataire mais il est papa d'un petit garçon de 6 ans.
Il ne recherche pas particulièrement l'amour, préférant se consacrer à l'éducation et au bonheur de son fils.


More about me :
Il a passé son enfance et son adolescence à jongler entre familles d'accueil et orphelinat • De ce fait, il n’a jamais eu de « vrais » parents et a quitté le foyer à sa majorité. Cependant, même avant son départ, il travaillait déjà à côté afin d’économiser de l’argent. • Avant, lorsque quelque chose le traumatisait assez fortement, il se pouvait qu’il s’arrête de parler pendant plusieurs jours, voir plusieurs semaines. Cela lui est déjà arrivé quand il était plus jeune où après avoir réalisé l’abandon de ses parents, il n’a plus prononcé le moindre mot pendant plusieurs mois. Il se réfugiait également dans les endroits clos et petits, ça le rassurait.



Pourtant, Yano est une personne sociable, souriante et qui ne se gêne pas de faire l’idiot quand il en a l’occasion. Il se soucie de son entourage et aime se sentir utile. L’une des raisons pour laquelle, aujourd’hui encore il soutient l’orphelinat qui s’est occupé de lui pendant de nombreuses années et leur envoie de l’argent tous les mois. S’il a un peu de temps, il n’hésite pas non plus à leur donner un coup de main puis passer quelques heures avec les enfants.



Il a un fils de 6 ans qui malheureusement semble avoir hérité d'un trait fort de son caractère puisque sans qu'il n'en connaisse la véritable cause, celui-ci s’est arrêté de parler à l’âge de 4 ans et depuis lors, Yano n’a plus jamais entendu le son de sa voix • De ce fait, il maîtrise parfaitement le langage des signes japonais afin de comprendre plus aisément son fils qui est en train de l'apprendre • Le seul jeu qu'il refuse de jouer avec son fils est le "cache-cache" • Il ne croit pas en la justice, il ne croit pas en l'homme tout court et il a du mal à faire confiance. Encore plus maintenant que le Japon est devenu ce qu'il est à l'heure actuelle.


Jeu 26 Avr - 10:34
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"The truth is rarely pure and never simple "
ft.Kou ♥


Malheureusement pour Kou, Yano a toujours été une personne extrêmement méfiance. Peut-être que si cela avait été quelqu’un d’autre, il aurait avalé ces nouvelles informations sans vouloir se renseigner néanmoins il y avait quelque chose de louche dans cette histoire et ce n’était pas en restant les bras croisés que le professeur aurait pu en deviner l’origine. Toutefois, il ne s’était pas attendu à trouver ce qu’il avait découvert, à apprendre qu’en effet il avait vraiment un frère mais que ce dernier était mort… Cela n’avait aucun sens. Pourquoi une personne qui ne le connaissait pas venait s’immiscer dans son existence en se faisant passer pour un cadet qui n’était plus ? Ce n’était pas une question d’argent, même s’il vivait convenablement, il n’était pas riche non plus. Alors, qu’est-ce que c’était ? Cela l’intriguait. Il aurait réellement dû passer outre cette histoire, l’effacer d’un revers de main puis reprendre sa vie où elle s’était arrêtée cependant il avait besoin de savoir, de comprendre. De plus, ce jeune homme ne lui avait pas semblé être une mauvaise personne, au contraire… Alors, il souhaitait lui accorder le bénéfice du doute, lui donner l’occasion de s’expliquer et si cette explication ne lui convenait pas, dans ce cas, il le rayerait de son existence puis vivrait comme il avait toujours vécu jusqu’à présent. Des tas d’hypothèses lui traversaient l’esprit hors il ignorait laquelle pouvait être la bonne… Tant de choses étaient arrivés dans la vie de ses parents biologiques et ça n’avait fait qu’ajouter de nouvelles interrogations dans la tête du jeune homme qui au fond, aurait préféré ignorer tout cela. Apprendre qu’il avait un frère était une bonne nouvelle, découvrir que sa famille était en vérité un clan de Yakuza était tout autre… Cela changeait tellement la donne… Cela l’obligeait à se questionner sur la véritable raison de son abandon, sur la naissance de ce frère qui était très certainement déjà dans le ventre de sa mère quand on l’avait laissé. Pourquoi le monde était-il aussi cruel et si mauvais ? Ca le dépassait… Ne pouvait-on pas être normal comme lui essayait durement de l’être ? Il ne comprenait pas pourquoi les gens se battaient, pourquoi ils s’entretuaient et pourquoi tous luttaient pour obtenir le pouvoir absolu. Puisque, finalement, c’était ce que ses géniteurs étaient n’est-ce pas ? Sans qu’il ne le sache, son père faisait couler le sang et il n’y avait pas de raisons à cela… Yano détestait ces personnes là, celles qui faisaient du mal et créer des problèmes autour d’eux sans se soucier des douleurs qu’elles infligeaient, juste parce qu’elles étaient purement égoïstes. Etait-ce une bonne chose qu’on l’ait abandonné dans ce placard ce matin-là ou bien, est-ce que sa vie aurait été mieux s’il avait continué de vivre à leurs côtés ? Il n’en savait rien, sûrement que dans les deux cas, il aurait dû affronter toute sorte de soucis mais au moins… Il n’aurait pas été seul. Il aurait été auprès de son frère, ils auraient pu se soutenir à deux et découvrir ce que signifiait vraiment d’être lié par le sang. Seulement, son cadet n’était plus de ce monde et l’idée que son invité ait pu simplement changer son identité ne lui avait pas effleuré l’esprit. Cela aurait dû être évident au vue de la vie que le jeune homme avait dû mener cependant ça l’avait tant choqué d’apprendre toute cette histoire que l’enseignant n’avait pas été en mesure de réfléchir correctement.

A présent, il avait besoin de savoir et non, Yano n’était pas ce type de personnes qui tournaient autour du pot. Il allait droit au but. Le pourquoi, il n’avait pas attendu longtemps avant de lui balancer le dossier qui détenait toutes les informations et de demander des explications. Sans l’interrompre, il l’observait discrètement en silence, notant le moindre de ses gestes jusqu’à ce que ses sourcils ne se froncent face à sa réaction. « Comment ça, tu étais ? » Qu’est-ce que c’était censé signifier ? Il était bien trop déboussolé et perdu pour pouvoir s’attarder sur les détails. « Si tu me donnais des explications, ce serait sûrement plus simple, tu sais ? » Malgré sa neutralité, son ton n’avait rien d’agressif. Ils ne se connaissaient pas, c’était normal que Kou ne lui révèle pas tout dès lors première rencontre toutefois, s’il y avait bien une chose que le professeur ne supportait pas, c’étaient les mensonges. « Je ne te demande pas de tout me dire, simplement la vérité. » Il n’était pas là pour le juger et s’il avait l’intention de le rejeter dès le départ, il ne l’aurait pas convié aujourd’hui.



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Kitamura Kou» Admin ♥
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ϟ Son vrai nom est Takenaka Jun ϟ Il n'a aucun sens de l'orientation et serait capable de se perdre dans sa propre poche ϟ Il n'aime pas être le centre d'attention ϟ Il fait en sorte d'être discret. Il sait que certains membres du clan ont réussi à s'échapper ou sont sortis de prison depuis le temps. Il ne veut pas prendre le risque d'être découvert ϟ Il a tout le temps froid ϟ Il lui arrive de faire des cauchemars impliquant son père. De ce fait, il n'aime pas dormir ϟ Il s'occupe généralement l'esprit en regardant des documentaires divers sur son ordinateur ϟ Il adore les boissons chaudes, et les bains



Il parle anglais, coréen et chinois. Il fut contraint d'apprendre ces deux dernières langues par son père ϟ Il se pense fautif du départ de sa mère ϟ Il sursaute ou prend peur si l'on fait un geste trop brusque près de lui. Et si l'on se met à lui crier dessus, il devient immobile et silencieux ϟ Il n'est pas très sportif ϟ Il a une cicatrice dans le dos, faite par la ceinture de son père. Il a aussi d'autres petites marques ici et là, toutes faites par son paternel mais dont il réinvente l'origine ϟ Il a un tatouage à la cuisse, et dont les oiseaux s'élèvent jusqu'à sa hanche gauche. Les deux bandes représentent ces "deux" vies. Les oiseaux qui s'échappent, se croisent et se superposent sont tous les détails qui les rassemblent, et qui signifient qu'en réalité, il ne s'agit que d'une seule existence ϟ Il a les oreilles percées

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Mer 2 Mai - 19:18
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the truth is rarely pure and never simple
Yano & Kou
En y réfléchissant, il ne savait pas à quoi il avait pensé. Il ne savait pas pourquoi il avait mis les choses essentielles de côté. Il ne savait pas pourquoi il ne s'était pas plus inquiété. Il était naïf. Ou totalement idiot. Comme son père l'avait toujours dit. Comme il lui avait toujours répété. Un imbécile. Il s'était un peu trop avancé vers les effets positifs qu'avoir un frère pouvaient lui apporter. Il s'était un peu trop apaisé à l'idée de se dire qu'il pouvait avoir une famille. Une vraie. Qu'il pouvait connaître ce lien, qu'il pouvait l'apprécier, le frôler, le toucher, l'enlacer. Il était tellement perdu dans cette possibilité-là qu'il en avait oublié toutes les autres. Qu'il avait oublié que Yano pouvait se renseigner. Chercher. Interroger. C'était peut-être un peu compliqué, mais pas insurmontable. Ce n'était pas non plus un secret parfaitement enfoui. Pas besoin de creuser pendant des années pour découvrir la vérité. Pour découvrir que Takenaka Jun était mort. Tout était noté. Noir sur blanc. Il avait vu les papiers de ses propres yeux. Il avait vu qu'il avait été identifié et déclaré mort. Et c'était une sensation étrange de se dire que l'on existait plus alors que l'on respirait encore. C'était une impression bizarre de se tenir debout, juste là, alors que le monde pensait que l'on reposait six pieds sous terre. Ca avait été perturbant, ça l'était encore un peu parfois aujourd'hui. Et quelque part c'était évident que Yano se renseignerait. Qui laisserait un inconnu entrer dans sa vie ? Qui laisserait ce même inconnu déclarer qu'il était son frère ? Qui le laisserait s'approcher de lui ou de sa petite famille ? Qui prendrait le risque de tout perdre pour une personne qu'il ne connaissait pas ? Personne. Du moins personne de raisonnable et réfléchi. Kou ne savait pas si à l'inverse, il aurait cherché à savoir. Parce que, bêtement, avoir un frère était quelque chose qu'il avait longtemps voulu. C'était tellement beau, c'était tellement apaisant, qu'il n'aurait peut-être pas tenté de savoir si c'était vrai ou faux. Il se serait contenté de ce qu'on lui disait. Il se serait contenté de la vérité qu'on lui annonçait ou du mensonge qu'on tentait de lui faire croire. Et tant pis s'il vivait dans le faux. Il avait longuement vécu là-dedans, il pouvait encore le faire. Il y vivait encore, d'ailleurs. Car vivre sous une autre identité n'était pas ce que l'on pouvait appeler « vivre dans le vrai ». La raison même de sa présence ici était fausse.
Et puis, son histoire était bancale. Elle était étrange. Elle était un peu décousue de sens. Il s'en rendait compte maintenant. C'était normal de vouloir connaître la vérité. Il ne pouvait pas en vouloir à Yano. Il ne lui en voudrait jamais pour ça. Au contraire, il s'en voulait plutôt de l'avoir obligé à le faire. Il s'en voulait de lui mentir, de lui cacher ce qu'il voulait et devrait savoir. Hors peu importait comment il voyait les choses, toutes les vérités n'étaient pas bonnes à entendre. Toutes les vérités n'étaient pas non plus agréables à raconter. La sienne n'était pas la plus cruelle. Elle n'était pas la plus triste ou la plus misérable. Mais elle lui écorchait la gorge s'il songeait à en parler. Elle lui brûlait l'âme s'il songeait à crier. Elle pinçait sa peau et ravivait de vieilles blessures s'il songeait à tout avouer. Comme pour le faire taire. Comme pour l'empêcher de dire quoi que ce soit. Comme pour le priver d'une liberté méritée.

Et Kou voulait juste partir. Disparaître. Ne plus affronter son regard. Ne plus le regarder. Il voulait juste s'enfuir, se cacher et ne pas être retrouvé. Il était démasqué. Il était un menteur. Un profiteur, peut-être. Mais il avait peur, surtout. Peur de tout dire. Peur de se faire rejeter. Peur de voir le seul espoir d'avoir une famille s'effondrer. C'était sa faute, il le savait. Il n'aurait pas dû venir. Jamais. Il n'aurait pas dû lui adresser la parole. Il aurait dû inventer autre chose. Mentir, et déguerpir. Il aurait dû laisser s'enflammer cet espoir qu'il avait eu. Il n'aurait jamais dû s'y accrocher aussi bêtement. Crédule, il l'était, pour avoir cru en quelque chose qui n'existait sans doute pas.
Déglutissant brièvement, ses lèvres se pincèrent ensuite avec force alors que ses doigts se confondaient entre eux, s'emmêlant à n'en plus finir. Il était pathétique, n'est-ce pas ? Il était stupide. Son regard restait bas, son visage n'osant plus se redresser. Des explications ? Il y en avait, bien sûr, il y en avait toujours, mais il n'était pas en mesure de les lui donner. Il n'était pas en mesure de les énoncer. Un souffle tremblant coula sur ses lèvres, ses pupilles se baissant toujours un peu plus, fixant avec désarroi ses propres doigts, comme un enfant que l'on punissait. Comme un enfant que l'on réprimandait. Comme un enfant qui demandait pardon dans des paroles muettes. La vérité... Simplement la vérité... Ses dents attaquèrent sa lèvre, ses mains se frottèrent à son pantalon, « Il voulait que je reprenne la suite », commença-t-il, lentement, « Père voulait que je le succède à la tête du clan », oui, plus de « Papa » mais « Père », la seule façon qu'il avait de l'appeler. La seule qu'on lui avait autorisé. « Mais... », ses sourcils se froncèrent, ses lèvres se froissèrent alors qu'il cherchait ses mots, « Je n'ai jamais voulu. Je n'ai jamais soutenu ce qu'il faisait et je me voyais mal faire de même », il redressa un peu visage mais ne le tourna pas vers Yano. Il resta silencieux. Plusieurs secondes. Plusieurs minutes. Il n'en savait rien. Ses mains se pressèrent entre elles sur ses cuisses et il osa enfin tourner la tête vers son aîné, déposant sur lui un regard coupable, perdu mais aussi blessé. « Alors je l'ai dénoncé », articula-t-il simplement, déballant un morceau de vérité, masquant le reste. « Il a su que c'était moi », il resta silencieux à nouveau, une esquisse triste se formant sur ses lèvres, se mêlant à cette culpabilité et cette solitude qui rongeaient son regard, « On ne peut pas s'en prendre à un mort », posa-t-il là, son visage s'abaissant dans un air peiné et abattu, ses épaules suivant le mouvement, s'affaissant quelque peu à la fin de sa respiration.
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Ashes slipping out of your hand, you just stand and stare, your glassy gaze fixed on something no one else could see,  no one else could know...

The truth is rarely pure and never simple • | Ft. Kou ♥
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