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There is nothing better than a friend, unless it is a friend with chocolate | ft Miya

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Kitamura Kou» Admin ♥
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Age : 24
That's my job : Infirmier


What about love ? :


...



More about me :

ϟ Son vrai nom est Takenaka Jun ϟ Il n'a aucun sens de l'orientation et serait capable de se perdre dans sa propre poche ϟ Il n'aime pas être le centre d'attention ϟ Il fait en sorte d'être discret. Il sait que certains membres du clan ont réussi à s'échapper ou sont sortis de prison depuis le temps. Il ne veut pas prendre le risque d'être découvert ϟ Il a tout le temps froid ϟ Il lui arrive de faire des cauchemars impliquant son père. De ce fait, il n'aime pas dormir ϟ Il s'occupe généralement l'esprit en regardant des documentaires divers sur son ordinateur ϟ Il adore les boissons chaudes, et les bains



Il parle anglais, coréen et chinois. Il fut contraint d'apprendre ces deux dernières langues par son père ϟ Il se pense fautif du départ de sa mère ϟ Il sursaute ou prend peur si l'on fait un geste trop brusque près de lui. Et si l'on se met à lui crier dessus, il devient immobile et silencieux ϟ Il n'est pas très sportif ϟ Il a une cicatrice dans le dos, faite par la ceinture de son père. Il a aussi d'autres petites marques ici et là, toutes faites par son paternel mais dont il réinvente l'origine ϟ Il a un tatouage à la cuisse, et dont les oiseaux s'élèvent jusqu'à sa hanche gauche. Les deux bandes représentent ces "deux" vies. Les oiseaux qui s'échappent, se croisent et se superposent sont tous les détails qui les rassemblent, et qui signifient qu'en réalité, il ne s'agit que d'une seule existence ϟ Il a les oreilles percées

Rps : Haru | HyeJin | Kana | Miya | Yano

Dim 15 Avr - 23:04
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There is nothing better than a friend, unless it is a friend with chocolate
Miya & Kou
Ouvrant lentement la porte de son appartement, il laissa un soupir s'écraser dans le silence de l'habitacle avant d'y entrer d'un pas délicat, comme s'il avait peur de réveiller quelqu'un. Comme s'il avait peur de faire trop de bruit. L'habitude d'une éducation un peu spéciale ? Ou bien une façon d'être et de vivre trop marquée par sa nature et son caractère ? On ne savait pas. Lui-même ne savait pas réellement. Juste qu'il était ainsi. Toujours dans les gestes lents, souples voir un peu mous. Toujours dans la délicatesse, la douceur afin de faire le moins de boucan possible. Pas ne pas perturber les autres mais surtout pour ne pas attirer leur attention. En grandissant, il avait remarqué que s'il restait dans sa chambre en faisant le moins de bruits possible, son père semblait l'oublier pendant quelques heures. Alors il avait appris à bouger avec prudence et lenteur. Il avait appris à déplacer les choses sans agiter tout ce qui l'entourait. Il avait appris à avancer le plus silencieusement possible pour que son père ne lève pas le visage vers lui. Il fermait toujours la porte avec douceur. Son père ne supportait pas l'entendre claquer et s'il pouvait éviter de l'agacer à peine rentré, il le faisait. Il avait appris à tout faire avec délicatesse, animé par la crainte. Animé par la peur de l'avoir trop près de lui. Animé par l'envie de le laisser le plus loin possible, le plus longtemps possible. Kou n'avait pas pu grandir comme les autres, et malheureusement il n'était pas le seul. Il aurait aimé pouvoir écouter de la musique dans sa chambre à un volume conséquent, juste pour montrer qu'il vivait. Il aurait aimé, tout petit, pouvoir s'élancer dans les couloirs le plus rapidement possible, dans une course contre son ombre. Pour le plaisir de se dépenser, de s'amuser. Il aurait voulu être capable de se déplacer naturellement dans sa maison, dans son foyer, sans avoir peur d'attirer l’œil d'un père un peu trop haineux. Il aurait souhaité pouvoir inviter des tas d'ami(e)s chez lui. Pour échanger autour d'un bon soda et accompagné d'une bonne musique. Ou tout simplement pour papoter paisiblement des cours ou du dernier film sorti au cinéma. Il aurait aimé grandir dans un foyer beaucoup plus chaleureux, histoire de pouvoir effacer ce froid qui recouvrait continuellement sa peau. Il aurait voulu vivre tranquillement, sans que l'angoisse ne soit toujours enchaînée à lui. Il aurait voulu connaître un peu de douceur, de tendresse, d'amour, pour s'épanouir progressivement. Il aurait voulu qu'on lui explique le monde et les difficultés de la vie autrement qu'avec des insultes et des coups. Il aurait souhaité le comprendre différemment, et plus tard. Il aurait apprécié garder son insouciance, sa naïveté sur la dureté des gens. Mais comment aurait-il pu quand son père était l'homme le plus autoritaire qu'il connaisse ? Comment aurait-il pu quand le seul geste d'affection que son paternel lui avait montré n'existait pas ? Comment aurait-il pu sans personne vers qui se tourner, sans personne qui pourrait le protéger ? Sa mère était partie, et une fois qu'il refermait la porte de la maison derrière lui, plus personne ne pouvait rien faire. Plus personne ne pouvait l'aider. Une fois que l'épais morceau de bois grinçait et que la serrure se bloquait, l'obscurité régnait et la panique lui tiraillait les entrailles. Un pas, et il se demandait si quelqu'un l'avait entendu. Parce qu'il y avait généralement toujours du monde à la maison. Un sous-fifre de son père traînait toujours dans les parages. Pour surveiller la maison, et pour le surveiller lui quand son père n'était pas là. Un second pas, et c'était comme si le temps s'arrêtait. La pression montait, son cœur s'accélérait, sa respiration se coupait. Un troisième pas, et du bruit se faisait entendre. Ses mains commençaient à trembler et il avait comme une grosse envie de faire demi-tour. De partir. De sortir. De ne plus venir ici. Mais il avait trop peur alors il continuait d'entrer, il continuait d'avancer dans ce qu'il supposait à l'époque devenir sa tombe. Il ne faisait pas demi-tour. Il ne reculait pas non plus. Il voulait fuir, l'idée était là, l'envie bien trop présente. Hors la crainte l'emportait toujours. Parce qu'il était sûr que son père l'aurait retrouvé. A l'heure actuelle, la seule chose qui retenait son géniteur de lui mettre la main dessus, c'étaient des barreaux. Le fait qu'il soit enfermé était bien l'unique détail qui l'empêchait de le revoir. Si son père avait encore été en liberté, il l'aurait déjà retrouvé. Porter un autre nom n'aurait absolument rien changé. Son paternel avait été un homme influent, et il n'aurait pas eu besoin de remuer beaucoup d'arbres pour faire tomber la pomme. Il n'aurait pas eu besoin de sortir énormément de moyens pour retrouver un fils en fuite. Au Japon ou ailleurs, il n'aurait jamais été tranquille. Il ne l'était pas spécialement non plus en ce moment même. Mais c'était déjà une bonne chose de savoir que son père était enfermé et que nombreux de ses fidèles l'étaient aussi. Certains étaient dans la nature mais sans le patron, ils étaient perdus. Et Kou priait pour qu'ils le soient encore longtemps.
Il espérait pour qu'ils ne le retrouvent pas...

Ses pieds frôlèrent le sol et l'amenèrent directement dans la salle de bain, où il observa la pièce avec soulagement et l'envie irrémédiable de se détendre. Il laissa alors l'eau couler, et s'assit sur le rebord de la baignoire, les yeux hypnotisés par l'eau qui montait. Il avait dû s'occuper d'enfants ce matin. Cela ne le gênait pas particulièrement, Kou s'entendait bien avec eux et il arrivait à les gérer facilement. Ce n'était pas ça le souci, plus plutôt de voir toute la tendresse dans le regard de leurs mères, ou de leurs pères. C'était d'apercevoir cette lueur d'inquiétude qui brillait dans leurs pupilles, de voir sur leurs visages la peur qu'on leur enlève leur progéniture adorée. Il n'avait jamais connu ça, et ça lui faisait envie. Affreusement envie. Le bruit de l'eau remplissait peu à peu ses tympans, le plongeant dans un monde nouveau, le berçant dans un univers d'images inconnus et de douceur infinie.
Un bruit contre la porte le sortit de sa rêverie et il coupa l'eau brusquement, comme s'il venait de causer trop de nuisances. Le bruit résonna à nouveau et il quitta la salle de bain pour se rendre à l'entrée de son appartement. Il ouvrit délicatement la porte, révélant peu à peu son visage, ainsi que celui de son invitée. « Miya ? », demanda-t-il en penchant sa tête sur le côté dans un air confus. Un sourire vint néanmoins se poser sur sa bouche alors qu'il se décalait pour la laisser entrer. « Je savais pas que tu comptais passer », lui dit-il, « C'était pas prévu au moins ? », il se pinça les lèvres. Parce que si c'était le cas, il avait oublié. Il lui indiqua le salon de la main, « Qu'est-ce que je peux t'offrir à boire ? », une petite esquisse ornait à présent ses lèvres, « T'as de la chance cela dit. Je viens de rentrer du travail », prononça-t-il lentement dans un léger mouvement d'épaules, une moue faiblement gênée collée au visage.
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Ashes slipping out of your hand, you just stand and stare, your glassy gaze fixed on something no one else could see,  no one else could know...

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