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I knew you would come back someday - ft. Yano

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Hara Sumi»
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That's my job :

Étudiante en musicologie, violoniste en devenir.


What about love ? :

Toujours le néant. Elle voudrait bien pouvoir trouver quelqu'un elle aussi, mais ça presse pas tant que ça.
More about me :

Ven 20 Avr - 2:00
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I knew you would come back someday
Yano & Sumi

 
 
  Le Soleil s'est caché. La Lune s'est élevée haut dans le ciel voilé. Ce soir, c'est samedi soir. Alors dans les rues, la musique résonne, mêlée aux rires de ces jeunes gens profitant de la douceur du soir. Eux aussi, ils sortent. Ils partent s'amuser, oublier la vie. Ils partent, s'abandonner. Alors toi aussi, tu veux essayer. T'es plus toute jeune, plus aussi jeune que ces gamins qui arpentent les rues. Tu n'as pas autant d'assurance qu'ils en ont. Eux marchent au milieu des routes, pendant que toi tu rases les murs. Ils te font un peu peur, tu dois l'avouer. Parce que tu es devenue cette fille, terrorisée à chacune de ses sorties. Tu es devenue cette fille qui observe le monde de loin. Celle qui veut se tenir à distance.

 Ce soir, tu t'es fais belle. Un peu. Tu n'as personne à séduire, et ce n'est pas ton but. Les hommes, c'est pas tellement ton truc. Ils se sont fait rares dans ta vie, et ce n'est pas plus mal. Ce soir, tu portes cette jolie robe couleur lavande, cette robe à l'aspect aussi doux que ton visage. Tes cheveux sont bien coiffés, dans une queue de cheval bien maîtrisée. Ton visage n'est pas maquillé, il ne l'est jamais. Il n'est pas parfait, mais tu ne saurait le rendre meilleur. Tu n'es pas ce genre de filles jolies. Toi tu es jute naturelle, tu fais avec ce que tu as. Ce n'est pas comme si tu pouvais le changer, ton visage. Alors tu vis avec, tu fais comme s'il ne te dérangeait pas. Parce que tu as appris avec le temps, à ne plus y faire attention.

 Ce soir, tu as chaussé tes petits talons blanc, qui claquent contre les pavés. Tu fais attention, tu ne voudrais pas tomber. Tu te sentirais honteuse, tu n'as pas tant envie que l'attention soit portée sur toi. Tu n'aimes pas vraiment qu'on rigole de toi. C'est toujours peu agréable. Et puis, ce n'est pas comme si tu pouvais répondre. Aujourd'hui, tu n'es plus capable de te défendre. Tu te contentes de baisser la tête, et de t'excuser. Guidée par la musique, tu te rends dans un petit café, ayant l'air d'être animé. Tu ne sais la raison de ta venue. Tu n'en as aucune idée. Sortir n'est pas dans tes habitudes, encore moins pour ce genre de choses. De plus, tu n'as personne à aller retrouver. C'est triste, mais c'est ainsi. Depuis que tu as refais ta vie, ce qui remonte à un paquet de temps tout de même, tout est désert. Tu ne t'en plains pas tant. Dans le fond, c'est un peu de ta faute. Beaucoup, même. Tu as voulu tourné une page, changer de livre. Tout recommencer, tout abandonner. Alors tu l'as fais. C'est seulement que les premières pages ont du mal à s'écrire. Il n'y a plus d'encre dans le stylo, et tu n'as pas trouvé le temps de le recharger.

 Un maigre sourire trône sur ton visage. Tu espères passer un bon moment. Ca te rendrait heureuse, de pouvoir oublier quelques temps ce monde que tu hais tant. Ca te ferais du bien, de voir des gens. De parler, tout simplement. Mais tu ne sais plus vraiment comment faire. T'es la fille du fond de la caverne, celle qui n'est pas sortie depuis si longtemps, qu'elle ne se souvient plus de comment marchent les humains. Mais tu dois te lancer, tu n'as plus le choix si tu veux voir les choses avancer. Alors tu pousses la porte, et tu entres. Tu te fais discrète, comme à ton habitude. L'ambiance est bonne, il semble se dérouler une petite soirée. Plutôt tranquille, mais bruyante. A priori, personne de trop jeune. Ce qui signifie, aucun débordement. Du moins, c'est ce que tu crois. Alors, tu vas te poser, dans un coin. C'est ta première soirée, depuis ce temps là. Alors, tu dois essayer de faire bonne figure. Tu observes les gens. Tu les scrutes, les épies. Puis un homme attire tes yeux. Il semble éclairer, au milieu de cette pièce à la lumière tamisée. Tu songes à détourner les yeux après lui avoir accordé quelques secondes d'attention, mais tu ne peux. Son visage t'es familier. Et alors, en l'observant un peu plus, tu le reconnais. Ton cœur fait un bond, il s'emballe. Cela fait si longtemps que vous ne vous êtes pas vus. Depuis que vous vous êtes perdus, en fait. Tu te souviens que ça a été douloureux, mais judicieux. Il n'y avait d'autre choix, après tout. Pourtant à cette époque, tu n'aurais pas refusé, si ça avait pu continuer. Un sourire naît sur ton visage. Sans que tu ne puisses prendre le contrôle, tes jambes décident de te mener jusqu'à lui, ta main de se poser sur son épaule avec une douceur infinie, et tes lèvres bougent de leur propre chef, pour murmurer : « Yano ? » Tu n'en crois pas tes yeux. Il a grandi. Tellement grandi. Des années sont passées. Peut-être dix ans. Et il a toujours ce petit quelque chose, qui fait que tu le reconnais. Cette lueur bien à lui. Cette beauté venue d'ailleurs. C'est étrange, comme tu te sens fébrile face à lui. Le revoir te fais tout bizarre. Comme si les larmes te montaient. Tu ne l'avais pas oublié, mais tu avais enterré son souvenir au mieux. Tu l'avais enfoui dans un coin, en refaisant ta vie. Tu n'en reviens pas, bien trop occupée pour penser que tes réflexions sont les bonnes : tout finit par ressurgir. Tu ris doucement, comme nerveuse. « Qu'est-ce que tu fais ici ? Ça fait un bail ! » Tu n'as pas les mots. Le dictionnaire se fait la malle, face à cette situation. Tu es comme émue. Tu ne t'y attendais pas, loin de là. Il y a ce petit truc, qui fait battre ton cœur. Ce petit truc qui te rend bien, à l'instant. Tu as du mal à réaliser, tu ne sais pas quoi lui dire. Alors bêtement, tu lui demandes :  « Tu vas bien ? » Puis, tu ajoutes, dans un murmure, comme si tu n'assumais pas réellement : « Ca fait plaisir de te revoir ».
 
AVENGEDINCHAINS
Takenaka Yano» Admin ♥
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That's my job :

Il est professeur d'histoire géographie. Il enseigne principalement au collège/lycée mais ça lui arrive de faire des interventions en faculté ou de donner quelques cours particuliers.


What about love ? :

Il est célibataire mais il est papa d'un petit garçon de 6 ans.
Il ne recherche pas particulièrement l'amour, préférant se consacrer à l'éducation et au bonheur de son fils.


More about me :
Il a passé son enfance et son adolescence à jongler entre familles d'accueil et orphelinat • De ce fait, il n’a jamais eu de « vrais » parents et a quitté le foyer à sa majorité. Cependant, même avant son départ, il travaillait déjà à côté afin d’économiser de l’argent. • Avant, lorsque quelque chose le traumatisait assez fortement, il se pouvait qu’il s’arrête de parler pendant plusieurs jours, voir plusieurs semaines. Cela lui est déjà arrivé quand il était plus jeune où après avoir réalisé l’abandon de ses parents, il n’a plus prononcé le moindre mot pendant plusieurs mois. Il se réfugiait également dans les endroits clos et petits, ça le rassurait.



Pourtant, Yano est une personne sociable, souriante et qui ne se gêne pas de faire l’idiot quand il en a l’occasion. Il se soucie de son entourage et aime se sentir utile. L’une des raisons pour laquelle, aujourd’hui encore il soutient l’orphelinat qui s’est occupé de lui pendant de nombreuses années et leur envoie de l’argent tous les mois. S’il a un peu de temps, il n’hésite pas non plus à leur donner un coup de main puis passer quelques heures avec les enfants.



Il a un fils de 6 ans qui malheureusement semble avoir hérité d'un trait fort de son caractère puisque sans qu'il n'en connaisse la véritable cause, celui-ci s’est arrêté de parler à l’âge de 4 ans et depuis lors, Yano n’a plus jamais entendu le son de sa voix • De ce fait, il maîtrise parfaitement le langage des signes japonais afin de comprendre plus aisément son fils qui est en train de l'apprendre • Le seul jeu qu'il refuse de jouer avec son fils est le "cache-cache" • Il ne croit pas en la justice, il ne croit pas en l'homme tout court et il a du mal à faire confiance. Encore plus maintenant que le Japon est devenu ce qu'il est à l'heure actuelle.


Jeu 26 Avr - 10:40
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"I knew you would come back someday "
ft. Sumi ♥


Cela faisait combien de temps depuis qu’il n’était pas sorti ? Yano n’aurait pas pu le dire… Avec son enfant à la maison, il refusait de s’absenter trop longtemps et n’allait jamais aux sorties organisées par ses collègues. On ne le lui reprochait pas. On comprenait qu’élever son fils seul, ce n’était pas une tâche facile et qu’il fallait faire des sacrifices, que sortir boire après le travail n’était pas conseillé. On respectait ses décisions même si on lui disait parfois que ça lui ferait du bien de se détendre, de penser un peu à lui, lui qui passait constamment ses proches avant sa propre personne. Cependant ce n’était pas aussi simple, lui-même ne voulait pas abandonner Shota et dès qu’il devait le faire garder par quelqu’un, il s’inquiétait rapidement. Le contraire serait étonnant, son fils était toute sa vie, tout ce qu’il avait et probablement que sans lui, le professeur ne serait pas au niveau où il était à l’heure actuelle. Donc oui, ça lui était difficile de se placer en premier alors que son enfant méritait tant d’amour et d’attention… Pourtant, il avait accepté de sortir ce soir, après que plusieurs de ses collègues aient insisté. Il s’agissait du départ à la retraite de l’un d’entre eux, c’était son devoir d’être présent et il n’avait pas pu refuser. Taisuke était disponible pour garder son fils et parce que Shota l’adorait, cela rassurait un peu plus l’enseignant qui avait dû le laisser tout seul. Il se souvenait encore du sourire adorable que lui avait offert le bonhomme avant qu’il ne s’en aille, lui déclarant de s’amuser et que lui promettait d’être sage. Ce garçon était formidable, incroyable et si intelligent pour un si petit âge… A croire que oui, il ressemblait énormément à son père et ce dernier en était fier.

S’il était venu à la soirée, il avait promis de ne pas rentrer tard, expliquant qu’il ne voulait pas laisser son fils trop longtemps seul mais qu’il tenait à être présent en ce moment important. Tout d’abord, il était resté avec ses collègues, riant, s’amusant avec eux avant de s’échapper quand le bruit commençait à se faire trop fort… Lui qui était une personne beaucoup plus calme, ce genre d’évènement n’était pas vraiment pour lui. Le pourquoi il s’était esquivé discrètement, s’installant au comptoir où il se commanda un cocktail sans alcool, estimant avoir déjà assez bu pour la soirée. Ce qui avait suivi ensuite, en toute honnêteté, le professeur ne l’avait pas vu venir… Il n’avait pas remarqué la présence de cette jeune fille qui lui avait été si précieuse par le passé et qu’il n’avait jamais vraiment oubliée. Comme quoi le dicton ne mentait pas, on n’oublie pas son premier amour. Alors, lorsqu’elle posa sa main sur son épaule et qu’il se tourna afin de lui faire face, Yano fut incapable de prononcer le moindre mot. Peu importait les années qui s’étaient écoulées, peu importait ô combien elle avait grandi, il l’aurait aussitôt reconnu. Sumi avait changé, elle faisait bien plus femme maintenant néanmoins elle dégageait toujours cette douceur et cette innocence qui l’avait tant charmé à l’époque. C’était étrange de la recroiser ici… Et après tout ce temps. Chacun avait fait sa vie de son côté, rangeant cette relation dans un coin de son cœur sans pour autant l’effacer. Ils s’étaient séparés sur une mauvaise note mais assurément qu’ils étaient trop jeunes à ce moment-là pour parvenir à se supporter et comprendre ce qui ne collait pas. « Je suis venu avec des collègues. » Il sourit chaleureusement tandis qu’il désignait ses camarades d’un signe de main « L’un d’entre eux part à la retraite. » C’était vraiment bizarre. Lui qui n’était pas si facilement mal à l’aise l’était en cet instant et il ne cherchait pas spécialement à s’en cacher. Ses yeux ne parvenaient toutefois pas à se détacher de son ex-petite amie, la détaillant discrètement alors qu’il reprit d’une voix douce. « Je vais bien. Et toi ? » Cela se voyait à la personne qu’il était devenu que non, il n’était pas malheureux. Il aimait sa vie telle qu’elle était aujourd’hui néanmoins il ne rentra pas dans les détails pour autant. « Oui mais… Ça fait bizarre. » Un léger rire nerveux traversa la barrière de ses lèvres tandis que ses doigts secouaient fébrilement ses cheveux, signe apparent de sa gêne. « Je ne m’attendais pas à te croiser ici. » A dire vrai, il ne s’attendait pas à la croiser tout court. « Qu’est-ce que tu deviens ? »



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Be strong forever
Because I couldn’t tell you, because I couldn’t say it. This cruel love makes my heart want to explode.  I miss you so much that I can’t stand it.
Hara Sumi»
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Ven 27 Avr - 0:04
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I knew you would come back someday
Yano & Sumi

 
 
    Si on t'avais dit que tu le croiserais ici, tu n'y aurais évidemment pas cru. La soirée avait débutée lentement. Elle avait eu cet aire ennuyeux, poussant à rentrer plus tôt que prévu, si tenté qu'une heure ait été planifiée. Puis, ton regard s'est posé sur lui. Ton cœur a sursauté, et toi avec. Pourquoi tu t'es avancée ? Ca, tu n'en as aucune idée. C'est un peu étrange, maintenant. Ca fait de longues années. Pourtant, vous ne semblez pas vous être oubliés. Comment toi tu aurais pu, de toute façon ? De toute évidence, il a été le seul homme à entrer dans ta vie de cette manière là. Peut-être qu'à cette époque, il avait placé la barre tellement haute, qu'il a fait de toi une demoiselle exigeante. Yano est un type bien. Tu le sais, et tu l'as toujours su. Tu savais que lui, il n'aurait pas de mal à refaire sa vie, lorsque ça s'est arrêté. Il a toujours tout prit pour lui, et ça n'a pas changé. Il est resté beau garçon, et tu l'as remarqué. Son visage n'a pas tant changé. Il n'est même pas plus ridé. Mais, peut-être que l'image que tu as de lui reste bloquée dans le passé. Peut-être bien qu'elle est faussée. Tu lui souris, parce que indéniablement, tu ne sais pas quoi faire d'autre. Vous ne vous êtes jamais recroisés, en une dizaine d'années. Et c'est un tel hasard, que vous soyez tous les deux dans la même pièce, au bout de tout ce temps. Tu hoches la tête, lorsque sa réponse parvient à tes oreilles. Tu tournes légèrement la tête, pour suivre l'indication qu'il te donne, et observer ses collègues quelques secondes seulement. Ils ont l'air adorables, eux aussi. Ils sortent, déjà. Ils restent entre eux. Toi aussi tu aimerais bien avoir des collègues comme les siens. Le problème, c'est que même si un jour tu entres dans la vie active, tes collègues n'en seront jamais vraiment. Ils ne seront jamais comme les siens. Le but de leur soirée est apparemment de fêter le départ d'un d'entre eux. C'est un peu triste, mais tu ne peux t'empêcher de faire remarquer : « Ils ont l'air de s'amuser. J'espère que celui qui s'en va était heureux dans ce qu'il faisait. » Ca révèle de toi cette douceur nouvelle, celle que tu ne caches plus vraiment. Tu te préoccupes des autres, maintenant. Tu as changé, bien changé. Et justement, tu ne sais pas s'il te croirait, si tu lui disais. C'est difficile à s'imaginer, après tout. Mais bon, dix ans ont passé. A sa question, tu hoches la tête. Et de ta voix pleine de douceur, un peu tremblante par l'émotion, tu réponds :  « Ca va, merci. » Tu ne peux t'empêcher de rire, après ça. Et puis, sa remarque aussi. Dieu ce qu'il a raison. C'est bizarre, c'est gênant. Et tu le vois, tu le sens qu'il est tout aussi gêné que toi. Parce que vous n'avez pas grand chose à vous dire. Ce n'est pas comme si vous vous étiez quittés quelques semaines, un mois. Ce n'est pas comme si vous aviez des tas de choses à vous raconter. Justement, il s'est passé beaucoup trop de chose en tout ce temps, pour pouvoir les raconter. Puis, vous ne vous connaissez plus vraiment, au fond. « C'est bizarre, ouais. On s'est pas croisés une seule fois depuis tout ce temps, alors c'est... y a pas de mots, je crois. »

  Tu ne sais pas trop quoi lui dire, tu dois l'avouer. Tu ne sais pas si votre conversation va durer. Pourtant, tu aimerais bien. Mais la seule chose dont tu as envie, c'est de t'asseoir face à lui. De l'observer, pendant des heures, dans l'unique but de remarquer toutes ces petites choses qui ont changées chez lui. Tu aimerais que ça ne se termine pas  sur un simple « bon bah je vais te laisser », au bout de trois minutes. Pour après se recroiser dans dix ans, que ce soit aussi gênant. Tu ne sais pas ce que tu espères. C'est étrange. Il semble irréel face à toi. Mais tu ne veux pas poser ta main sur lui pour t'assurer qu'il est bien là. Tes lèvres laissent échapper un léger soupir. De soulagement, de fatigue, de calme, personne ne sait. Pas même toi. Tu réagis bizarrement. Ce genre de choses, tu as du mal à les gérer. Tu lui souris, simplement. C'est une de tes activités, ça. Sourire. Sans savoir pourquoi. Des fois, tu n'en as même pas envie. Tu as pris l'habitude, comme un automatisme, un réflexe. Ton sourire s'agrandit, et toute fière, tu lui dis : « Pas grand chose d'intéressant, tu sais. Je fais des études, maintenant. Enfin, j'en fais depuis longtemps. » Tu t'arrêtes un instant, tes yeux brillent. Ils brûlent de passion. « Je compte devenir violoniste. Je sais, c'est un peu bizarre et inattendu. C'est pas très répandu, et ça peu paraître un peu fou mais... ça a toujours été mon rêve. » Tu ne sais pas s'il se souvient. Tu étais déjà très passionnée, à l'époque. Mais tu ne l'as jamais été plus qu'aujourd'hui. Riant doucement, tu te contentes de révéler seulement cette partie là de ta vie. Le reste n'est pas intéressant. Tu en as honte un peu. Honte parce que tu ne fais rien. Que tu es seule, que malgré tes vingt-cinq ans et le fait que tu sois toujours étudiante, tu n'as pas d'amis. Personne pour animer ta vie. « Et toi alors ? Je suis sûre que tu fais de grandes choses aujourd'hui. »
 
AVENGEDINCHAINS
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