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Time won't heal this damage anymore | Ft Keisuke ~

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Matsudaira Kira»
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That's my job : Web-journaliste pour le «Inked Magazine» & Pierceuse



What about love ? : Elle répondra très certainement qu'elle n'a pas la tête à ça, mais malgré le temps passé, elle a du mal à tourner la page...



More about me : Adore la moto, bien qu'elle roule très souvent sans permis • Féminine, elle prend soin de son apparence • Compte à son actif un certain nombre de délits mineurs •  Aime beaucoup les tatouages, mais n'en possède pas elle-même • Bilingue en anglais • Sa personnalité est très occidentalisée • Possède plusieurs pierçings : Nez, oreilles, poitrine, nombril et implants microdermaux • Niveau avancé en boxe • Propriétaire de deux gros chiens : Gibson et Scorpio, ainsi que d'un chat nommé Pirate • Joue du piano depuis petite, a également fait partie de la chorale de son lycée • Souffre d'anxiété, ce qui l'a menée à l'anorexie • Fan de musique et de concerts • Fume de temps en temps • Adore Vivienne Westwood




Mar 6 Mar - 19:13
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Time won't heal this damage anymore
Don't turn your back on me, I won't be ignored
Ce fut un doux rayon de soleil qui s'engouffra à travers l'ouverture de la porte au moment de partir, ce matin-là. A vrai dire, ce n'était qu'un début de matinée comme il y en avait tous les jours. Mais Kira fut bien obligée d'admettre que malgré tout, Tokyo lui avait manqué. Elle n'aurait su expliquer pourquoi l'animation des rues, les bruits du trafic ou encore la musique des passages piétons lui donnaient ainsi le sourire, mais les faits étaient là. Elle aimait cette ville. La jeune femme se balada tranquillement dans les rues le nez en l'air, promenant son regard sur tous ces grattes-ciels et leurs publicités colorées qui envahissaient densément son champ de vision. Les laisses de ses deux molosses enroulées autour de son bras, la carrure imposante de ses compagnons lui permettait d'avancer sans avoir besoin de regarder devant elle ; la plupart des gens dans la rue s'écartaient en voyant de telles bêtes arriver. Ce serait mentir que d'affirmer que cette situation ne lui procurait pas un certain sentiment de satisfaction : Malgré le taux de criminalité en hausse ces derniers temps, elle ne se sentait pas menacée, car elle ne sortait jamais sans ses deux grosses boules de poils. Elle avait suivi des cours intensifs après les avoir adoptés aux States, et les deux compères lui obéissaient au doigt et à l'oeil. Elle avait bien plus confiance en eux qu'en la majorité des êtres humains qui croisaient sa route.

Ce petit élan de bien-être nostalgique lui en fit presque oublié la raison de sa sortie, et le panneau de l'hôpital qui se dressait droit devant elle lui ramena immédiatement les pieds sur Terre. Son enthousiasme s'évapora presque aussitôt, elle grimaça en cherchant son ordonnance et un paquet d'autres papiers dans son sac à main, avant de nouer la laisse de ses chiens dans un coin un peu reculé en les sommant de ne pas bouger. Oui, elle était parfaitement sereine à l'idée de les laisser ainsi tout seuls. Elle le faisait quotidiennement, ses animaux étaient très disciplinés et ignoraient complètement tout ce qui pouvait se passer autour d'eux. Quant aux potentiels trafiquants d'animaux qui pourraient s'intéresser à eux, qu'ils essaient donc de s'approcher : Ils finiraient dévorer en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. La journaliste passa la porte automatique de l'entrée et se présenta à l'infirmière de l'accueil. On lui prit ses papiers, lui demanda de patienter un petit moment dans la salle d'attente, puis elle fut appelée pour une prise de sang. Ce rituel faisait partie intégrante de son quotidien depuis de très longs mois à présent, ses carences étaient surveillées de très près et son traitement était ajusté presque tous les mois. Le médecin désinfecta son bras avant de lui appliquer un pansement, et lui expliqua qu'à cause d'un problème mineur de gestion des stocks, elle allait devoir patienter un peu plus longtemps que d'habitude pour récupérer ses médicaments. Blasée à l'idée de devoir perdre encore davantage de son temps en salle d'attente, elle haussa les épaules mais remercia tout de même poliment le spécialiste avant de rejoindre le couloir.

La tête lui tournait un peu, elle se massa énergiquement le front alors qu'elle se tenait debout devant la porte de la salle. On lui avait expressément demandé de ne rien avaler à partir d'hier après-midi jusqu'à la prise de sang pour ce matin afin de ne pas fausser les résultats, mais il fallait bien admettre que si elle reprenait petit à petit une hygiène de vie supposée correcte, ses repas se révélaient encore très légers, et elle se sentait faible. Lorsqu'elle ouvrit la porte pour se rendre dans la salle d'attente, ses yeux se posèrent machinalement sur la seule personne installée dans la pièce. Un jeune homme, visiblement du même âge qu'elle, dont le visage lui semblait familier... La demoiselle plissa les yeux et ses sourcils se froncèrent, son coup de fatigue l'empêchait de se concentrer. Quand son cerveau fit cependant la connexion avec ses souvenirs et que le visage de ce garçon fut clairement identifié, une expression neutre mais ponctuée d'une once d'incrédulité tira les traits de la jeune femme. Tachibana Keisuke. Elle l'avait rencontré il y a bien sept ou huit ans maintenant, lors d'un échange universitaire au début de ses écoles de journalisme. Rencontrer ainsi à l'autre bout de la planète une personne du même âge, originaire du même endroit et parlant la même langue maternelle, des liens s'étaient tissés très rapidement entre les deux jeunes adultes. Et même si elle déteste l'admettre, toute personne connaissant bien Kira connaît également sa fâcheuse tendance à s'attacher trop vite aux personnes qui lui accordent un minimum d'intérêt. Les souvenirs commencèrent à se bousculer dans sa tête, ce qui eut pour conséquence d'accentuer son mal de crâne. Elle n'avait vraiment pas envie de se rapeler de tout ça maintenant. Le visage toujours aussi neutre, sans un mot ni la moindre expression faciale, elle tourna les talons et s'engagea de nouveau dans le couloir.

«  Je peux savoir où vous allez ? »
Mince. Elle manquait tellement de sérieux dans la prise de son traitement que tout le personnel ici l'avait à l'oeil, ils avaient probablement du croire qu'elle avait essayé de s'échapper comme elle le faisant souvent. Elle ne pouvait plus s'enfuir. Elle accorda un sourire mitigé à l'infirmière qui l'avait interpellée, et lui demanda s'il était possible d'avoir un verre d'eau avec du sucre pour stabiliser son taux de glycémie. L'infirmière acquiesça d'un signe de tête mais croisa les bras sans bouger d'un millimètre pour s'assurer que sa patiente retourne bien à sa place. Kira soupira. Sa tentative ayant lamentablement échoué, elle balaya la salle vide du regard et vint malgré tout s'asseoir sur le siège pile à côté du jeune homme. Perdue pour perdue, elle se laissa tomber nonchalamment sur la chaise voisine et en lui accordant un bref regard, lança : « Hey... Ça faisait longtemps. »
50 points en moins pour Serpentard, pour le manque de répartie et d'originalité. Si elle détestait que les gens l'ignorent ou la méprisent, pour le coup, elle ne lui en aurait pas voulu de ne pas lui répondre. Peut-être qu'il ne la reconnaîtrait pas ? Qu'il se demanderait ce que cette fille bizarre lui voulait et qu'il prendrait la fuite en se disant qu'elle s'était échappé tout droit de l'aile psychiatrique ? Plus sérieusement, elle n'avait aucune idée de l'attitude qu'il risquait d'adopter en la revoyant. Elle préféra donc rester très neutre pour le moment, attendant de voir comment il allait réagir.

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Tachibana Keisuke» Admin ♥
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Age : 26
That's my job :
Il est photographe, et passionné de photographie depuis sa plus tendre enfance.


What about love ? :
Il est célibataire depuis quelques temps à présent. Il ne cherche pas spécialement à rencontrer l'amour, chacune de ses relations s'étant toutes mal terminées toutefois il ne le fuit pas non plus.




More about me :
Sa mère a quitté la maison alors qu'il n'était qu'un enfant. Ce sont son père et son frère, Kota, qui se sont occupés de lui. Aujourd'hui, il partage son appartement avec son aîné • Il ne peut pas faire d'activités trop intenses à cause de gros problèmes de santé • Il sait jouer du piano et de la guitare. Aussi un petit peu de violon, mais uniquement les bases • Il est passionné de photographie. Rares sont les fois où il ne porte pas sa caméra avec lui.



Il est très habile de ses mains, que cela soit pour construire des objets avec du papier, pour jouer d’un instrument de musique, pour concevoir, réparer... Peut-être parce que privé de nombreuses choses, il avait du trouver d’autres moyens pour s’occuper et à force, c’en était devenu un talent.



Il a vécu deux ans aux Etats Unis, il est parti pendant sa dernière année de lycée • Même si à cause de ses mensonges, beaucoup de gens lui ont tourné le dos, Keisuke ne s'est jamais arrêté de mentir. C'est son unique moyen de protection. • L'idée de mourir lui fait extrêmement peur. Ca lui arrive quelques fois d'en faire des cauchemars





Mar 6 Mar - 20:35
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" Time won't heal this damage anymore"
ft. Kira



Les séjours à l’hôpital, Keisuke y était habitué. Depuis sa plus tendre enfance, c’était à se demander s’il ne passait pas plus son temps en clinique que dans sa propre maison. Il n’était plus surpris lorsque, ouvrant de nouveau les paupières, il apercevait ses murs entièrement peints de blanc et la froideur de la pièce, l’obligeant toujours à remonter automatiquement le drap jusqu’à ses épaules. Son état ne s’était jamais arrangé et les médecins lui avaient déjà répété à plusieurs reprises que malheureusement, ça n’irait de toute façon pas en s’arrangeant. Ils faisaient de leur mieux pour calmer le problème hors ça ne le soignait pas… On lui avait proposé déjà, plusieurs fois d’ailleurs, de s’inscrire sur la liste d’attente pour recevoir une greffe cependant le photographe n’avait eu de cesse de refuser. Il connaissait les statistiques quant à cette opération, il savait qu’il s’agissait d’une intervention très compliquée et qu’il y avait de nombreux risques à ce qu’il ne se réveille pas puis que sa vie se termine au bloc opératoire. Si son aîné savait tout ça, probablement qu’il le réprimanderait et qu’il tenterait de le convaincre d’accepter cette chirurgie hors… Etait-ce égoïste de vouloir simplement vivre ? Bien sûr, si l’opération fonctionnait, il aurait la chance de pouvoir vivre plus longtemps encore mais si elle échouait, il ne pourrait plus profiter. Et lui, c’était tout ce qu’il désirait. Que cela soit un jour, un mois, un an de plus, il souhaitait juste profiter de la vie qu’on lui avait donné, de profiter de chaque instant passé au côté de ses proches et de toutes ces choses qu’il n’avait pas encore eu l’occasion de découvrir. Keisuke l’admettait, la mort le terrifiait… Et à chaque fois qu’une crise s’accaparait de tout son être, il se retrouvait tétanisé, ce qui ne l’aidait pas à se calmer. Il était bien trop jeune, il aimerait avoir une vie normale et tout simplement, il n’éprouvait aucunement l’envie de mourir. Peut-être que de nouveaux poumons lui permettraient d’effacer cette angoisse et de faire tout ce qu’il n’avait pas pu auparavant toutefois c’était encore trop tôt pour qu’il accepte cette idée et ce, peu importait à quel point ce noir était effrayant à chaque fois qu’il tombait dans l’inconscience.

Quand il ouvrit ses paupières ce jour-là, que ses prunelles s’égarèrent dans la pièce pour détailler les murs autour de lui, un soupir de soulagement finit par quitter ses lèvres en se rendant compte du lieu dans lequel il était. Il était vivant. Les souvenirs mettaient toujours un certain temps à revenir cependant à la faiblesse de son corps, le garçon était en mesure de comprendre que sa condition était au plus bas. Un masque à oxygène était placé devant sa bouche, une perfusion était piquée sur le dos de sa barre reliée à deux sachets liquides de médicaments. Son frère avait dû énormément s’inquiéter une nouvelle fois… Sa santé était tellement un aléatoire, un jour tout allait bien et celui d’après, c’était à peine s’il pouvait se tenir debout tant son corps était faible…

Le docteur passa le voir quelques temps plus tard, lui déclarant qu’il lui ferait des examens supplémentaires dans la journée mais que pour l’instant, il était primordial que le photographe se repose. Ce qu’il faisait. Constamment. Toute sa vie, il n’avait fait que ça, se reposer.
On vint alors le chercher environ deux heures plus tard, l’installant sur une chaise roulante avant de l’aider à s’asseoir dans la salle d’attente pour patienter. Fatigué, se frottant les yeux à plusieurs reprises, il n’avait de suite remarqué la jeune femme installée non loin de lui. Son attention fut détournée uniquement lorsqu’une voix féminine, sévère, pris la parole et que son regard se posa sur la patiente qui tentait vraisemblablement de s’échapper. Il lui fallut un certain temps pour remettre ses idées au clair, pour retirer ce flou niché dans son cœur et reconnaître son ex-petite amie. Comment aurait-il pu l’oublier ? Certes, ils étaient restés quelques mois ensemble, ils n’avaient pas eu l’occasion de partager des tas de choses ensemble cependant ses sentiments à son égard avaient été des plus sincères. Elle aussi avait été victime d’un nombre incalculable de ses mensonges et Keisuke s’était fait à l’idée qu’elle ne lui pardonnerait jamais au moment où il avait osé y mettre un terme en lui déclarant qu’il avait trouvé plus intéressante qu’elle ailleurs. La panique avait eu raison de lui… Dès qu’il se sentait défaillir, dès qu’il sentait sa santé se dégradait, il angoissait et déblatérer un flux de paroles qui n’avaient pas toujours lieu d’être. Hors, avec Kira, c’était compliqué… Et parce qu’il n’avait pas été en mesure de gérer leur relation, plutôt que s’enfuir encore et encore, il avait balancé des tas de choses qu’il ne pensait pas réellement. Ce n’était pas grave si elle le détestait, il s’y était préparé et n’attendait pas d’elle à ce qu’elle le prenne en pitié non plus. Le pourquoi une once de surpris se refléta dans ses yeux fatigués lorsqu’elle s’adressa à lui. « Hey. » La salua-t-il dans un doux sourire, avant d’acquiescer ses paroles. « Tu vas bien ? » Dans le fond, elle n’avait pas spécialement besoin de lui répondre… Il pouvait le constater de ses propres yeux. Cela faisait longtemps qu’il ne s’était pas vu néanmoins, des patients à l’hôpital, Keisuke avait eu largement le temps d’en croiser des tas puis, ça se voyait, la jeune femme était bien plus maigre que ce qu’elle était à l’époque. Il ne releva pas cependant… Il était le premier à refuser à parler de sa maladie donc il ne forcerait jamais quelqu’un à le faire. Toutefois, il se retrouva rapidement déstabiliser – bien qu’il n’en exprima rien extérieurement - quand sa vis-à-vis parut le détailler discrètement du regard. « J’ai fait une crise d’asthme. » Se justifia naturellement le photographe avant que son ancienne petite amie ne lui pose la question. « Je suis asthmatique. » Menteur. Déjà que l’asthme en soit était quelque chose de grave, son problème à lui l’était plus encore.

Matsudaira Kira»
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More about me : Adore la moto, bien qu'elle roule très souvent sans permis • Féminine, elle prend soin de son apparence • Compte à son actif un certain nombre de délits mineurs •  Aime beaucoup les tatouages, mais n'en possède pas elle-même • Bilingue en anglais • Sa personnalité est très occidentalisée • Possède plusieurs pierçings : Nez, oreilles, poitrine, nombril et implants microdermaux • Niveau avancé en boxe • Propriétaire de deux gros chiens : Gibson et Scorpio, ainsi que d'un chat nommé Pirate • Joue du piano depuis petite, a également fait partie de la chorale de son lycée • Souffre d'anxiété, ce qui l'a menée à l'anorexie • Fan de musique et de concerts • Fume de temps en temps • Adore Vivienne Westwood




Mer 7 Mar - 10:32
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Son interlocuteur sembla plus surpris par le fait qu'elle daigne lui adresser la parole que par le hasard qui les avaient fait se rencontrer en ces lieux. Bon point néanmoins, cela prouvait qu'il avait conscience d'avoir mal agi, s'il n'estimait pas mériter qu'elle n'engage la conversation. C'était il y a des années en arrière, il est vrai, évidemment que Kira ne prenait plus cela autant à cœur. Mais il y avait certaines choses qu'elle supportait assez mal : Le mensonge, la trahison, et qu'on lui manque de respect. Considérant que cette personne avec laquelle elle était assise avait à l'époque cumulé ces trois torts, difficile de contenir la rancoeur même si de l'eau avait effectivement coulé sous les ponts. A sa première question, un « Mh, mh... » automatique s'était échappé de ses lèvres. La véritable réponse aurait plutôt donné quelque chose comme : « Ça pourrait être pire mais bon on fait comme on peut, hein ! »

Il avait très certainement posé cette question par politesse, mais considérant le cadre dans lequel ils venaient de se retrouver, c'était assez maladroit. Personne ne se rendait à l'hôpital par plaisir. Et bien  qu'avec cette logique, elle ne lui retourna pas la question, elle ne put s'empêcher de le détailler du regard. Evidemment qu'il avait l'air fatigué, ils étaient à l'hôpital. Mais elle n'était pas médecin et il n'y avait aucune chance qu'elle ne puisse identifier ses symptômes avec un simple coup d'oeil. Elle était plutôt en train d'essayer de se souvenir... Si elle avait bien en tête la plupart des moments qu'ils avaient partagés ensemble, leurs fou-rires, et leur séparation pour le moins brutale, elle devait bien admettre que le souvenir de son visage avait commencé à s'estomper dans son esprit. Ils ne s'étaient plus revus ni parlés depuis, il était complètement sorti de sa vie et elle avait vécu tellement de nouvelles choses, que certaines autres étaient progressivement passées à la trappe. Bien sûr que non, elle n'avait pas oublié. Elle n'oubliait jamais les gens qui avaient eu une importance à un moment donné de sa vie, d'ailleurs. Son souvenir était juste flou, et il manquait de précision. Il n'était plus le jeune expatrié de 18/19 ans avec lequel s'était tissé ce lien, il avait pris quelques années et semblait physiquement un peu plus mature. Heureusement pour lui, d'ailleurs.

L'empressement avec lequel il lui indiqua qu'il avait fait une crise d'asthme lui fit froncer davantage les sourcils. Son teint manquait un peu de teintes rouges ou violacées pour quelqu'un qui venait de s'étouffer. Mais bon, une fois de plus, elle n'était pas médecin et ne chercha pas à creuser davantage. Il est vrai que de ce qu'elle se rappelait, il avait toujours fait en sorte d'éviter les activités un peu trop périlleuses, et il avait tendance à tousser de temps en temps. « Mince, c'est bizarre ça, t'as fais des analyses ? Ça vient pas tout seul les crises, d'ordinaire, non ? » Elle avait beau être une personne inquisitrice et un brin indiscrète, à cet instant précis, ce n'était rien de tout ça. Elle était simplement en train de s'intéresser à ce qu'il venait de lui affirmer sans qu'elle n'ait à poser de questions, et s'il ne voulait pas répondre, il pouvait tout simplement dire qu'il ne savait pas. Quand le silence retomba sur la pièce, elle jeta un regard à la pendule qui trônait sur le mur d'en face. Elle savait qu'elle était encore là pour un bon moment, mais étrangement, elle se sentait déjà un peu moins tendu que lorsqu'elle était arrivé.

« Ça fait longtemps que t'es rentré au Japon ? Tu deviens quoi ? » Avec huit années écoulées, il allait bien trouver quelque chose à lui raconter avec ça, tout de même. Il n'avait pas l'air hostile à sa présence et ils devaient très certainement avoir encore de longues minutes à tuer avant de revenir à ce pour quoi ils étaient venus dans cet établissement. Alors autant s'occuper.

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Tachibana Keisuke» Admin ♥
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Il est photographe, et passionné de photographie depuis sa plus tendre enfance.


What about love ? :
Il est célibataire depuis quelques temps à présent. Il ne cherche pas spécialement à rencontrer l'amour, chacune de ses relations s'étant toutes mal terminées toutefois il ne le fuit pas non plus.




More about me :
Sa mère a quitté la maison alors qu'il n'était qu'un enfant. Ce sont son père et son frère, Kota, qui se sont occupés de lui. Aujourd'hui, il partage son appartement avec son aîné • Il ne peut pas faire d'activités trop intenses à cause de gros problèmes de santé • Il sait jouer du piano et de la guitare. Aussi un petit peu de violon, mais uniquement les bases • Il est passionné de photographie. Rares sont les fois où il ne porte pas sa caméra avec lui.



Il est très habile de ses mains, que cela soit pour construire des objets avec du papier, pour jouer d’un instrument de musique, pour concevoir, réparer... Peut-être parce que privé de nombreuses choses, il avait du trouver d’autres moyens pour s’occuper et à force, c’en était devenu un talent.



Il a vécu deux ans aux Etats Unis, il est parti pendant sa dernière année de lycée • Même si à cause de ses mensonges, beaucoup de gens lui ont tourné le dos, Keisuke ne s'est jamais arrêté de mentir. C'est son unique moyen de protection. • L'idée de mourir lui fait extrêmement peur. Ca lui arrive quelques fois d'en faire des cauchemars





Mer 7 Mar - 16:32
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ft. Kira



Evidemment qu’il avait conscience du mal qu’il avait causé et mettre la faute sur sa maladie ou sur sa panique n’était pas une excuse. Il avait conscience que mentir n’était pas la solution, que cela blesserait certainement plus une personne qu’une vérité douloureuse néanmoins Keisuke n’avait jamais cessé. Parce que plus que protéger les autres, égoïstement, il se protégeait lui-même. Il aurait pu se consoler en se disant que c’était mieux ainsi, que si les gens savaient, il s’inquiéterait et il les forcerait à partager ce poids avec lui hors, bien qu’il n’ait jamais voulu leur imposer un tel calvaire, il savait également que ce n’était pas la véritable raison de ses agissements. Il avait juste peur qu’on le déteste pour ce qu’il était, qu’on le rejette comme sa mère avait pu le faire par le passé et il ne le voulait pas… N’importe qui lui dirait qu’il se prenait trop la tête, que si son frère se démenait autant pour lui, ce n’était pas par pitié ou parce qu’il se sentait obligé mais parce qu’il l’aimait de tout son cœur et qu’avant toute chose, il souhaitait que son cadet vive puis soit heureux. N’était-ce pas normal de vouloir à tout prix protéger ses proches ? Celle qui était différente était sa génitrice qui n’avait pas été capable de faire face à la maladie de son fils et qui avait préféré l’abandonner plutôt que le soutenir, plutôt que lui donner cet amour qu’il n’avait jamais eu de sa part… Il n’avait pas à s’en vouloir pour ce qu’il était, ni pour sa faiblesse, ni pour ses maux qui pesaient son cœur, encore moins pour sa maladie. Une chose plus facile à dire qu’à faire, certes. Le fait que sa santé soit en si mauvaise condition avait toujours été un énorme complexe pour lui et ça avait été naturel de la cacher depuis sa plus tendre enfance. Même à son frère et son père, lorsque ça n’allait pas à l’époque, Keisuke tentait toujours de ne pas les laisser savoir, leur souriant chaleureusement avant de s’enfermer dans sa chambre. Seulement, Kota n’était pas comme les autres, et parce qu’ils partageaient le même sang, parce qu’il le connaissait par cœur également, il savait déceler quand son petit frère n’était pas bien. Dans ces moments là, il ne le laissait jamais seul. Au contraire, il toquait doucement à la porte avant de s’asseoir près de lui puis de le rassurer à l’aide de mots doux, à l’aide de gestes tendres et de bisous sur le front. Il s’agissait certainement l’unique personne à qui le photographe ne parvenait pas à cacher quoi que ce soit. Kota le devinait toujours. Mais, c’était à ce point que leur lien était fort et si malgré tout, Keisuke avait souvent tenté de ne pas l’importuner avec ses différents problèmes, aujourd’hui il hésitait moins à s’appuyer sur lui. Dire qu’il ne se le reprochait pas serait mentir toutefois son grand-frère était ce qu’il avait de plus précieux et parce qu’il était là, tout ce qu’il désirait était de le rendre fier. Alors il faisait des tas d’efforts, il essayait de ne pas trop forcer, il l’écoutait lorsque le plus vieux lui demandait de se reposer – même si parfois, il admettait s’entêter – et si quelque chose le peinait, il lui en parlait. Le stress n’était pas bon pour sa santé et on lui avait souvent dit que se confier à quelqu’un permettait de retirer un poids de la poitrine… Cela n’aidait pas toujours cependant oui, du mieux qu’il le pouvait, Keisuke essayait.

Comment aurait-il pu se permettre d’agresser Kira alors qu’il avait été le plus gros fautif dans l’histoire ? Lui demander comment elle se portait n’était pas réellement une question posée par politesse… C’était plus une façon de détourner de lui demander pourquoi elle était là, qu’est-ce qui lui était arrivé et ce qu’elle devenait. Il ne s’était pas attendu à une longue réponse et il n’avait pas cherché à épiloguer plus longtemps. Sûrement même que le jeune homme se serait tu si sa camarade ne l’avait pas détaillé discrètement du regard, le pourquoi avant toute chose, il s’était empressé de lui répondre, n’éprouvant aucune envie d’épiloguer sur sa maladie. « On m’en a fait ce matin. » Qu’il déclara d’un doux mais faible sourire. On lui avait déjà fait une prise de sang quelques temps plus tôt puis des analyses, il en faisait quasiment tout le temps de toute façon. « Ca dépend. Il y a l’environnement, le stress, les allergies, l’effort. » Une crise d’asthme en vérité pouvait arriver n’importe quand, parfois c’était soignable avec deux petits coups de spray, parfois il était nécessaire de se rendre à l’hôpital afin d’être branché sous oxygène. Ce n’était pas tellement différent de ce qu’il avait sauf que le concernant, ce n’était pas ses bronches qui se contentaient d’être bouchés, c’était l’état de ses poumons qui se détérioraient un peu plus chaque jour. L’asthme se soignait avec le temps en général, son cas à lui, c’était un brin plus compliqué…De plus bel, ses phalanges grattèrent faiblement ses paupières à cause de l’épuisement dont il faisait preuve. Ne pouvait-on simplement pas le laisser dormir ? « Je suis rentré il y a 3 ans. » Un bon petit bout de temps du coup. « Et je suis photographe. » Cette passion là, Kira avait dû en entendre parler et probablement même que des images d’elle, Keisuke devait en avoir des tas rangées dans la chambre de sa maison, autant qu’il avait dû lui en donner également. Il aimait prendre des clichés, que cela soit des paysages, des moments instantanées, ou même des personnes, il prenait en photo tout ce qui l’inspirait. Ce n’était donc pas étonnant d’apprendre qu’il avait réussi à trouver un travail dans ce qui l’avait toujours passionné. « Et toi ? » Là non plus, il ne s’agissait pas d’une question de politesse, ni pour tuer le temps mais parce que ça l’intéressait réellement. Même si la jeune femme devait en douter, elle avait été importante pour lui et il n’avait rien oublié des moments qu’ils avaient passé tous les deux.

Matsudaira Kira»
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What about love ? : Elle répondra très certainement qu'elle n'a pas la tête à ça, mais malgré le temps passé, elle a du mal à tourner la page...



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Mer 7 Mar - 19:52
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Time won't heal this damage anymore
Don't turn your back on me, I won't be ignored
A peine eut-elle achevé sa dernière phrase que l'infirmière qu'elle avait croisé avant vint lui apporter un verre d'eau avec du sucre, comme elle l'avait suggéré. Elle la remercia gentiment avec un sourire, mais posa le verre sur la chaise d'à côté dès que la soignante eut refermé la porte derrière elle. Elle n'avait menti qu'à moitié en réclamant ce verre, c'était effectivement la seule excuse qu'elle avait trouvé pour justifier sa tentative de fuite, mais elle en avait besoin. Pourtant, elle n'en avala pas une goutte. Elle commençait à se sentir nauséeuse et craignait de se retrouver la tête plongée dans les cabinets d'ici quelques minutes si quoi que ce soit venait à franchir la barrière de ses lèvres dans l'immédiat. Kira acquiesça d'un signe de tête à ses explications, mais ne trouva rien à répondre. « J'espère que ça va s'arranger » furent les premiers mots qui lui vinrent à la bouche mais elle n'était pas idiote, si à vingt-six ans il se retrouvait encore à l'hôpital pour des crises d'asthmes... Au mieux, il pourrait apprendre à vivre avec. Alors, comme elle estimait ne rien avoir d'intelligent à dire, elle resta silencieuse. Elle n'en pensait pourtant pas moins, malgré ce qu'il avait pu se passer elle ne lui aurait pas souhaité malheur. Peut-être une petite IST bien douloureuse l'espace de quelques jours à la limite, ou des morpions. Mais pas ce genre de choses.

Il ne parla que très peu pour répondre à sa deuxième question, mais à chacun de ses mots, un nouveau souvenir apparaissait devant ses yeux. Et plus il parlait, plus la tension dont elle pensait s'être débarrassée commençait à lui revenir. C'était un peu comme lorsqu'on se retrouve avec une multitude d'onglets ouverts sur sa page internet, et qu'une de c publicités agaçantes vous promettant de vous faire gagner 5 000 $ sans bouger de chez vous commençait à se jouer alors que vous regardiez une autre vidéo. Vous cliquez sur tous les onglets pour essayer de déterminer la source de cette nuisance sonore, les pages s'affichent à une vitesse folle et vous vous rendez compte de la présence de tous ces sites que vous ne pensiez même pas avoir gardé ouverts, mais qui sont bien là. Et vous n'arrivez pas à mettre la main sur cette voix détestable qui vous insupporte. C'était exactement ce qui était en train de se passer dans son esprit. Des images lui revenait, des images dont elle ne pensait pas se souvenir parce qu'elle avait choisi de les oublier pour passer à autre chose, mais qui étaient encore bel et bien là. Et ce sentiment de malaise sur lequel elle avait du mal à mettre le doigt, qui l'envahissait de plus en plus.

Cela ne l'empêcha pas d'écouter attentivement ce qu'il lui avait dit, un petit sourire crispé se dessina néanmoins sur son visage lorsqu'il lui retourna la question. Oui, maintenant qu'il le soulignait, elle se souvenait de l'intérêt du jeune homme pour la photographie. Sujet sur lequel ils avaient énormément conversé car même si son approche était différente d'une approche artistique, Kira commençait à l'époque à avoir quelques notions grâce à ses cours. Ce n'est pas donné à tout le monde de faire de sa passion un métier, cela lui faisait plaisir de savoir que lui y était parvenu, sincèrement. Quand vint son tour de répondre, elle mélangea nerveusement ses doigts en cherchant un endroit où poser son regard. « Je travaille pour un magazine américain, j'ai été promue chef de rubrique il y a quelques mois... Et... » Un petit rire légèrement irrité s'empara d'elle. Elle se mordit les lèvres d'un geste compulsif, avant de soupirer et de secouer la tête en signe d'abdication. « Écoute... Je suis désolée. Je pensais être assez adulte pour pouvoir te parler normalement, comme deux personnes ordinaires qui ne s'étaient pas revues depuis longtemps... Mais là, je suis en train de me rendre compte que je vais pas y arriver. »

Elle se souvenait très bien des dernières fois où elle-même avait recroiser son ex. Cette dernière s'était montré agressive dans ses propos, et Kira tenait vraiment à ne pas reproduire son comportement. Elle ne voulait pas être l'ancienne petite-amie aigrie qui crachait son venin en public. Mais sur le coup, elle avait très bien compris les raisons de ce comportement. Pourquoi avait-elle agi de la sorte ? Parce qu'elle avait été blessée par son attitude de l'époque. Parce qu'elle ne s'était pas sentie appréciée à sa juste valeur, qu'elle lui en voulait pour l'échec de leur relation et qu'elle la tenait pour responsable. C'était exactement le même schéma ici. Sauf que cette fois, elle se retrouvait de l'autre côté du miroir. Oui, elle avait tourné la page et elle ne lui en voulait plus autant.  Mais toutes les choses qu'elle ne lui avait pas dit sur le moment étaient en train de remonter maintenant à la surface, et avec son instabilité émotionnelle flagrante, ses mots risquaient de dépasser sa pensée. Elle ne put s'empêcher de se dire, que s'ils s'étaient revus il y a deux ou trois ans de cela, les choses se seraient passées différemment. Elle se serait davantage souvenue des bons moments. Elle aurait peut-être même essayé de remettre le couvert, qui sait. Essayer de lui prouver qu'il avait fait une erreur, et qu'elle valait bien mieux que ça en tant que femme.
Définitivement, cette rencontre arrivait à un très mauvais moment.

Le jeune homme n'eut cependant pas le temps de rétorquer quoi que ce soit qu'un médecin ouvrit la porte de la salle, accompagné d'une autre infirmière avec un fauteuil roulant en main. « Monsieur Tachibana, nous y allons. » Alors que la femme qui l'accompagnait s'approchait avec le fauteuil, le photographe tenta tant bien que mal de se hisser sur ses deux jambes, mais n'alla pas très loin. Le médecin l'avait soutenu alors qu'il s'était rassis sur sa chaise en l'interpellant d'un : « Allons, ne forcez pas davantage, vous savez que ce n'est pas recommandé avec votre maladie. » Alors que le personnel médical était en train de l'installer, Kira se demandait à quel moment  un fauteuil roulant était requis pour une crise d'asthme qui était supposée avoir eu lieu il y a un petit moment maintenant. Une autre infirmière vint alors à sa rencontre à elle, lui indiquant qu'ils avaient enfin récupérés tous les cachets dont elle avait besoin et commença à lui expliquer pour la énième fois les consignes et recommandations qu'elle connaissait par cœur. Le temps qu'elle finisse son monologue, le garçon avait quitté la pièce. La journaliste fourra les boîtes de médicaments dans son sac à main avant de venir trouver la dame de l'accueil et lui demanda le numéro de chambre de Keisuke. Elle prit les escaliers puis toqua au numéro qui lui avait été indiqué avant d'entrer dans la pièce. Elle avait agi tellement impulsivement, qu'elle ne savait même pas ce qu'elle venait faire ici. Un lourd silence s'installa, probablement qu'il ne s'attendait pas à la voir débarquer après ce qu'elle venait de lui dire. Et toujours sans réfléchir – Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? –, les mots sortirent tout seuls de sa bouche : « Est-ce que quelqu'un sait que tu es là ? »

Comme elle n'avait aucune idée des circonstances de son hospitalisation, elle voulait s'assurer qu'il ne se retrouve pas tout seul dans cette immense chambre froide. Que quelqu'un de son entourage était au courant de ce qu'il s'était passé, et qu'une personne extérieure serait en mesure de prendre soin de lui si la nécessité se présentait. Elle n'aurait pas pu se contenter de tourner simplement les talons et rentrer chez elle après avoir récupérer ses médicaments. Elle aurait été rongé par l'inquiétude et la culpabilité ; et ne désirait pas prendre le risque de finir sa toute nouvelle boîte d'anxiolytiques dès cet après-midi.

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That's my job :
Il est photographe, et passionné de photographie depuis sa plus tendre enfance.


What about love ? :
Il est célibataire depuis quelques temps à présent. Il ne cherche pas spécialement à rencontrer l'amour, chacune de ses relations s'étant toutes mal terminées toutefois il ne le fuit pas non plus.




More about me :
Sa mère a quitté la maison alors qu'il n'était qu'un enfant. Ce sont son père et son frère, Kota, qui se sont occupés de lui. Aujourd'hui, il partage son appartement avec son aîné • Il ne peut pas faire d'activités trop intenses à cause de gros problèmes de santé • Il sait jouer du piano et de la guitare. Aussi un petit peu de violon, mais uniquement les bases • Il est passionné de photographie. Rares sont les fois où il ne porte pas sa caméra avec lui.



Il est très habile de ses mains, que cela soit pour construire des objets avec du papier, pour jouer d’un instrument de musique, pour concevoir, réparer... Peut-être parce que privé de nombreuses choses, il avait du trouver d’autres moyens pour s’occuper et à force, c’en était devenu un talent.



Il a vécu deux ans aux Etats Unis, il est parti pendant sa dernière année de lycée • Même si à cause de ses mensonges, beaucoup de gens lui ont tourné le dos, Keisuke ne s'est jamais arrêté de mentir. C'est son unique moyen de protection. • L'idée de mourir lui fait extrêmement peur. Ca lui arrive quelques fois d'en faire des cauchemars





Mer 7 Mar - 23:02
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"  Time won't heal this damage anymore"
ft. Kira



En réalité, Keisuke n’avait jamais souhaité lui faire du mal intentionnellement. Il n’avait jamais voulu que Kira finisse par croire qu’il l’avait trompé avec quelqu’un d’autre alors qu’il ne faisait rien avec elle… Il n’avait jamais voulu la blesser ni lui donner un violent coup dans son estime cependant les circonstances avaient fait que, oui, comme à tous ceux à qui il avait pu tenir, le photographe lui avait menti. A choisir, malgré tout, peu importait si la fin était mauvaise, il aurait aimé qu’elle soit différente, moins dramatique… Pendant qu’il en avait encore le temps, il aurait dû la quitter convenablement, lui dire que cette relation ne lui convenait pas du tout finalement, que ses sentiments à son égard ne se résumaient qu’à de l’amitié et que ça lui était impossible de continuer ainsi. Il aurait préféré ne pas s’emporter ni lui faire croire quelque chose d’horrible et complètement faux… C’était une des choses parmi tant d’autres qu’il regrettait bien qu’il n’irait pas s’excuser pour autant. Pourquoi, se demanderait-on ? Tout simplement parce que s’excuser signifierait devoir s’expliquer, devoir révéler tout ce qu’il avait bâti pour tenter de le cacher et il ne le désirait pas. Ce n’était pas grave que Kira le déteste, il n’en oubliait pas les bons moments qu’ils avaient passé ensemble et ne les oublierait certainement jamais. Sa mémoire heureusement elle, était excellente. Evidemment, se rappeler de tous les détails lui étaient impossibles néanmoins il parvenait à se souvenir de chaque instant partagés, qu’il s’agisse des différentes des disputes ou ces éclats de rire, il n’en avait rien oublié. Et de son côté, il essayait de n’en garder que le meilleur. Certes, son passé lui avait une nouvelle fois sauté aux yeux aujourd’hui, hors ce n’était pas comme s’il croiserait son ex-petite amie tout le temps à partir de maintenant. Tokyo était grand et, il était encore capable de faire abstraction de tout ce qui avait pu arriver. Du moins, il essayait. Dans d’autres circonstances, sûrement que Keisuke aurait adopté un comportement plus neutre, plus distant mais c’était plus difficile lorsque les retrouvailles après toutes ces années se faisaient à l’hôpital et que sa condition n’était pas des meilleures. Il n’avait pas de force pour réfléchir, il n’avait pas de force pour riposter ni pour chercher à faire semblant. Il se contentait simplement de lui répondre à ce qu’elle désirait et parce que malgré tout, ça l’intéressait, il n’avait fait que lui retourner la question.

Sa réaction, c’était pour dire, ne l’avait réellement étonné… Ce qui l’avait surpris était justement qu’elle essaie de lui faire la conversation après l’échec de leur relation et le mal qu’il avait pu lui faire. A sa place, il ne l’aurait pas fui toutefois il ne lui aurait pas parlé non plus, il se serait contenté de l’ignorer puis de faire sa vie paisiblement. Cela ne l’aurait pas choqué. Et ce, peu importait les années qui avaient pu s’écouler, on n’oubliait jamais vraiment une blessure qui avait été laissée. La preuve étant qu’il n’avait jamais été en mesure d’effacer de sa mémoire les paroles de sa génitrice et à l’heure actuelle, il n’était toujours pas capable de lui pardonner. Au contraire, sa haine s’agrandissait de jour en jour. Un léger rire, quelque peu nerveux, s’était échappé de ses lèvres avant qu’il ne secoue faiblement la tête pour lui faire comprendre qu’il ne lui en voulait pas. S’il avait souhaité ajouter autre chose, lui déclarer qu’elle n’avait pas à se sentir obligé de discuter avec lui, le photographe n’en eut pas le temps. Son médecin était là. Un soupir quitta sa bouche, alors qu’inclinant sa tête en guise de salutation, il tenta de se redresser, non pas sans difficulté. Ses jambes refusaient de l’écouter, son corps entier ne semblait pas vouloir obtempérer et il manqua littéralement de s’écrouler lorsque le docteur arriva à sa hauteur, retombant aussitôt sur sa chaise. « Je sais. » Répondit le malade, tel un enfant qui venait de faire une bêtise. « Pardon. ». Avec l’aide de l’infirmière et de son médecin, il s’installa alors sur le fauteuil roulant puis sans jeter un coup d’œil derrière lui, il les laissa l’emmener. Sur le moment, trop exténué, il n’avait pas réalisé ce qu’il s’était passé, il n’avait pas réalisé que son ex-petite amie avait assisté à la scène et qu’à l’heure actuelle, elle devait très certainement se poser des questions. Parce que non, on ne circulait pas dans un fauteuil après une crise d’asthme qui avait potentiellement été soigné et dont on était censé avoir un tant soit peu récupérer.

Sans broncher, il les laissa faire les examens souhaités, ayant le droit à une nouvelle prise de sang également avant qu’on ne le ramène dans sa chambre, lui conseillant pour la énième fois de se reposer. Les paupières closes, il comptait essayer de dormir mais les rouvrit aussitôt qu’il entendit le son de la porte de la pièce s’ouvrir. Curieux, son regard s’égara vers la source du bruit et là non plus, il ne put guère cacher sa surprise en remarquant la personne qui apparaissait devant lui. « Hein ? » Fut le premier mot qui s’enfuît de ses lèvres, complètement penaud quant à la situation. Il ne saisissait pas pourquoi elle était là, encore moins pourquoi elle lui demandait cela. « Mon frère certainement. Mais il travaille. » Et Keisuke lui avait répété à plusieurs reprises de ne pas tout interrompre sous prétexte qu’il faisait une crise. Ce n’était pas grave s’il était seul à l’hôpital au réveil, il avait l’habitude et il ne souhaitait pas que son aîné gaspille toujours son temps pour sa personne. Probablement que ça ne dérangeait pas Kota et qu’en vérité, il était bien trop inquiet pour se concentrer cependant ce n’était pas comme s’il pouvait renvoyer tout à coup ses clients sous prétexte que le plus jeune avait été hospitalisé. « Qu’est-ce que tu fais ici ? » Ses doigts se placèrent automatiquement devant sa bouche alors qu’il se mit à tousser légèrement à l’intérieur. Afin de ne pas trop suffoquer, et de ne surtout pas s’étouffer, il remonta le dossier du lit à l’aide de la télécommande. Ce serait sûrement plus confortable pour dialoguer aussi. « Ce n’était pas la peine de t’inquiéter. Ne t’en fais pas, je ne suis pas tout seul. » Il lui sourit tendrement à ses dires, une esquisse qui ne correspondait pas vraiment à la lueur affaiblie et fatiguée qui se reflétait dans ses prunelles. Lentement, il commençait à se souvenir de la scène qui s’était déroulée plus tôt mais parce qu’il ignorait ce que Kira en avait compris, il choisit volontairement d’éviter ce sujet là pour l’instant.

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What about love ? : Elle répondra très certainement qu'elle n'a pas la tête à ça, mais malgré le temps passé, elle a du mal à tourner la page...



More about me : Adore la moto, bien qu'elle roule très souvent sans permis • Féminine, elle prend soin de son apparence • Compte à son actif un certain nombre de délits mineurs •  Aime beaucoup les tatouages, mais n'en possède pas elle-même • Bilingue en anglais • Sa personnalité est très occidentalisée • Possède plusieurs pierçings : Nez, oreilles, poitrine, nombril et implants microdermaux • Niveau avancé en boxe • Propriétaire de deux gros chiens : Gibson et Scorpio, ainsi que d'un chat nommé Pirate • Joue du piano depuis petite, a également fait partie de la chorale de son lycée • Souffre d'anxiété, ce qui l'a menée à l'anorexie • Fan de musique et de concerts • Fume de temps en temps • Adore Vivienne Westwood




Lun 19 Mar - 22:48
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Time won't heal this damage anymore
Don't turn your back on me, I won't be ignored
La journaliste était sûrement tout aussi surprise que son interlocuteur de se retrouver ici. Il y a encore quelques minutes, elle était en train de lui avouer qu'elle ne se sentait pas capable de s'adresser à lui normalement et la voilà maintenant dans sa chambre d'hôpital. On avait vu mieux niveau cohérence. Kira avait beau avoir ses défauts et son petit caractère, elle avait toujours eu un bon fond. Les divers événements que la vie l'avait contrainte à affronter dissimulait parfois cette part d'elle-même. Elle n'avait tout simplement pas su y répondre correctement, mais malgré tout, elle n'était pas une mauvaise personne. Et malgré toute la rancoeur qu'elle pouvait avoir à l'égard de ce garçon, elle estimait qu'il ne lui avait pas fait « assez de mal » pour l'abandonner ainsi dans sa chambre d'hôpital. Ils étaient jeunes, il avait dérapé. Pas qu'elle lui pardonnait son comportement, une telle trahison demeurerait solidement ancré au plus profond de n'importe qui. Et si elle n'avait vraiment pas envie de l'admettre, il était évident que cet épisode de sa vie avait joué sur son manque  manifeste de self-estime et son constant besoin d'attention. Loin d'en être la cause principale, mais difficile cependant de nier sa grande contribution. Voilà pourquoi elle n'émettait pas spécialement le désir de se rappeler de tout dans les moindres détails. Un souvenir évasif était amplement suffisant, aux vues de la situation. De sa situation.

La demoiselle resta dubitative quand le jeune homme lui rétorqua que la seule personne au courant de son hospitalisation était occupée. Certes, il n'avait pas l'air mal au point d'exiger d'urgence la présence d'un proche... Mais qu'allait-il se passer ? Allait-il rester ici longtemps ? Allaient-ils le laisser rentrer tout seul ? Elle n'en avait aucune idée. Et pas besoin d'un doctorat pour comprendre qu'un fauteuil roulant pour une ''crise d'asthme'' n'était absolument pas approprié. Dès le début, il ne lui avait pas donné la véritable raison de sa présence ici. Alors qu'il lui avait balancé cette information de but en blanc, sans qu'elle n'ait posé aucune question. Kira fronça les sourcils en repensant à tout cela. Quelque chose clochait.

Sa spontanéité exacerbée reprit cependant le dessus quand, dans un sourire qui se voulait rassurant, Keisuke lui affira qu'elle n'avait pas à s'inquiéter. D'un geste bref et autoritaire, elle secoua énergiquement son index devant elle en signe de négation et rétorqua sèchement, mais sans agressivité : « If there was one thing that you had to remember : No one tells me what the f*ck I need to do. » Ce n'était pas à lui de décider si elle devait s'inquiéter ou pas. Pourtant, ses mots n'avaient rien d'une attaque. C'était sa manière à elle de lui rafraîchir la mémoire sur le genre de personne qu'elle était, et de lui montrer que certaines choses n'avaient pas changé. Elle avait cependant volontairement exagéré ses propos en signe d'auto-dérision, en supposant qu'il comprendrait qu'elle avait dit cela pour détendre un peu l'atmosphère. Cela ne l'empêchait pas pour autant de penser réellement le fond du message. Elle lui accorda un sourire chaleureux avant de refermer la porte derrière elle. Elle s'installa sur l'une des chaises de la chambre prévue pour les visites, avant de reposer une nouvelle fois son regard sur le photographe avec un léger soupir.
« Il y a tellement de choses que j'ai envie de te dire, là, maintenant, que j'ai aucune idée de par où commencer. Alors... Toi, tu n'aurais pas quelque chose à me dire... ? » Elle marqua une pause, planta son regard droit dans le sien et ajouta à mi-voix « … N'importe quoi... Je t'écoute... »
Que cela soit la raison de sa présence ici, ses impressions sur ce qu'elle lui avait dit tout à l'heure, ce qu'il s'était passé entre eux, elle était prête à tout entendre. Mais comme elle ne savait pas vraiment comment l'aborder, elle s'était dit que peut-être, lui laisser la liberté de s'exprimer sur ce qu'il avait envie de partager avec elle serait une bonne initiative. Il ne semblait pas hostile à sa présence, alors peut-être, serait-il disposé à échanger avec elle. Elle n'avait rien à perdre, au pire, il refuserait de lui répondre.

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Tachibana Keisuke» Admin ♥
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Il est photographe, et passionné de photographie depuis sa plus tendre enfance.


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Il est célibataire depuis quelques temps à présent. Il ne cherche pas spécialement à rencontrer l'amour, chacune de ses relations s'étant toutes mal terminées toutefois il ne le fuit pas non plus.




More about me :
Sa mère a quitté la maison alors qu'il n'était qu'un enfant. Ce sont son père et son frère, Kota, qui se sont occupés de lui. Aujourd'hui, il partage son appartement avec son aîné • Il ne peut pas faire d'activités trop intenses à cause de gros problèmes de santé • Il sait jouer du piano et de la guitare. Aussi un petit peu de violon, mais uniquement les bases • Il est passionné de photographie. Rares sont les fois où il ne porte pas sa caméra avec lui.



Il est très habile de ses mains, que cela soit pour construire des objets avec du papier, pour jouer d’un instrument de musique, pour concevoir, réparer... Peut-être parce que privé de nombreuses choses, il avait du trouver d’autres moyens pour s’occuper et à force, c’en était devenu un talent.



Il a vécu deux ans aux Etats Unis, il est parti pendant sa dernière année de lycée • Même si à cause de ses mensonges, beaucoup de gens lui ont tourné le dos, Keisuke ne s'est jamais arrêté de mentir. C'est son unique moyen de protection. • L'idée de mourir lui fait extrêmement peur. Ca lui arrive quelques fois d'en faire des cauchemars





Sam 24 Mar - 12:53
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ft. Kira



Si Kira apprenait la vérité, comment réagirait-elle ? Keisuke préférait ne pas le savoir... Pourtant elle était de loin d'imaginer quelle maladie le touchait et surtout, depuis combien de temps. Si elle savait, cela changerait certainement la donne sur de nombreuses choses et principalement sur la fin de leur histoire qui n'avait été qu'un vulgaire mensonge. Il ne l'avait pas trompé, il ne l'avait jamais détesté ni considéré comme une moins que rien... il avait tenu à elle sincèrement, chaque moment passé à ses côtés était comme une douce brise d'air frais et c'était agréable. Elle était l'un de ses souvenirs que le jeune homme chérissait encore aujourd'hui parce que malgré la fin désastreuse, il refusait d'oublier chaque bon moment passé. Cette femme était extraordinaire et le seul regret qu'il pouvait éprouver était de l'avoir blessé, de lui avoir fait croire qu'elle ne valait rien alors que c'était complètement faux. Et pourtant, il se connaissait assez pour savoir que si c'était à refaire, il réagirait automatiquement de la même manière... Il avait été habitué à être détesté pour ses mensonges, être détesté pour une personne qu'il n'était pas et il s'était longtemps persuadé que cela valait mieux ainsi. Aussi stupide que cela puisse être, Keisuke ne voulait pas qu'on sache, il n'aimait pas qu'on sache non plus, ni qu'on le rejette pour être malade, ni qu'on le prenne en pitié ou le voit différemment sous prétexte que sa vie n'était pas la même que celles des autres. Lui était simplement heureux qu'on puisse le considérer comme une personne à part entière, qu'on puisse le voir comme un être humain normal et qu'on lui donne l'opportunité de vivre une vie qu'il n'était pas censé avoir. Il n'avait pas envie qu'on le corrige, comme le faisait souvent son médecin, sur ses actes et sur ce qu'il faisait alors que ce n'était pas toujours raisonnable. Mais... Et alors ? S'il devait mourir un jour, certainement bien plus tôt que les autres, autant en profiter jusqu'au bout non ? C'était une autre raison pour laquelle le photographe ne mentionnait jamais ses problèmes de santé, appréciant l'idée qu'on l'aime ainsi, qu'on l'encourage et qu'on l'accepte. S'il se justifiait, probablement que peu seraient ceux qui comprendraient... Son frère peinait à saisir cette attitude lorsqu'il lui expliquait cependant, il respectait ses choix sans broncher.

Toutefois, jouer la comédie aujourd'hui était compliqué... Il avait déclaré à la jeune femme qu'il s'agissait d'une simple crise d'asthme hors en le voyant hospitalisé à présent, en le voyant aussi faible, elle n'était sûrement pas idiote pour comprendre que le garçon lui avait menti sur la véritable raison de sa présence ici. Et ça le terrifiait parce qu'il avait beau y réfléchir, Keisuke ne savait pas ce qu'il pourrait inventer comme histoire pour contourner le sujet. Sa faiblesse était flagrante, sa fatigue encore plus... Le pourquoi du mieux qu'il le put, il resta silencieux sur le sujet, laissant simplement la surprise accompagnée son teint pâle. Parce que c'était vrai, il n'avait pas saisi pourquoi son ex-petite amie venait lui rendre visite alors que quelques temps plus tôt, elle lui avait ouvertement déclaré ne pas être en mesure de supporter une discussion normale en sa compagnie. Pourtant, malgré ça, elle était là et paraissait même inquiète. Ne devrait-elle pas lui souhaiter la mort après le mal qu'il lui avait fait ? Les femmes étaient étranges. Vraiment. « Sorry » fut le seul mot que le malade déclara, détournant ses prunelles ailleurs dans la pièce tel un enfant qui venait de se faire réprimander. Il savait que ce n'était pas contre lui, que Kira ne disait pas ça pour le gronder mais pour qu'il comprenne... Sauf que c'était plus facile à dire qu'à faire. Depuis petit, il faisait en sorte de ne tracasser personne parce qu'il détestait l'idée de déranger alors que tous avaient d'autres choses à faire que se faire du souci pour lui. Hors, il savait également qu'il ne s'agissait pas spécialement d'un reproche et que la jeune femme n'était pas en colère. Le pourquoi, après quelques minutes, il reporta son attention sur elle, l'écoutant sans savoir quoi répondre. A choisir, il aurait préféré qu'elle s'exprime plutôt que lui n'ait besoin de parler. « Je n'ai rien de particulier à dire » Déclara-t-il d'une faible voix, riant doucement tandis qu'il évitait, évidemment, volontairement le sujet de sa maladie. « Je suis toujours le même. » Il n'avait pas vraiment changé depuis cette époque, toujours passionné de photographie, toujours menteur et toujours à mener un combat de fou pour ne pas s'écrouler. « Mais, je t'écoute. Qu'est-ce qui t'amène ici ? » Non pas à l'hôpital mais dans sa chambre... Ça le perturbait plus qu'il ne l'admettait. « Je croyais que tu n'étais pas prête à discuter... » De sa main cachant ses lèvres, le jeune homme se remit à toussoter légèrement avant de détourner ses iris en direction de la journaliste. Ce n'était pas un reproche, il n'avait rien contre le fait de l'avoir à ses côtés, il souhaitait juste comprendre.

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