AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

good time | ft Hana

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Saitou Hiroki» Admin ♥
avatar
That's my job : Idole


What about love ? :
More about me :

ϟ Le métier d'idole ne lui convient plus depuis quelques années. Il est forcé de continuer car son manager le fait chanter ϟ Il prend des vitamines en comprimés, ainsi que des antidépresseurs - ce que personne ne sait, pas même son manager ϟ On lui a tellement inculqué que l'image était importante qu'il en prend grand soin ϟ Son manager l'a giflé une fois. Depuis il n'ose plus le contrarier et obéit à la moindre de ses demandes ϟ Il est attiré par les hommes, mais refuse de l'admettre. De plus, il est effrayé à l'idée que cela se sache ϟ Il lit beaucoup de mangas ou de romans policiers ϟ Il a développé une anxiété sociale à cause de la pression médiatique, et des fans ϟ Il a abandonné l'idée de pouvoir se sortir de ce cauchemar un jour ϟ Il est allergique au pollen
ϟ Il a peur des insectes ϟ Il est assez tactile avec les personnes en qui il a confiance ϟ Il est gaucher



Jeu 8 Mar - 17:36
Voir le profil de l'utilisateur
good time
EXORDIUM.
S'il y avait bien une chose qui était restée avec les années, c'était la capacité de Hiroki à se réveiller le matin. Il donnait sans doute l'impression d'être totalement alerte dès le réveil, d'avoir les idées claires et d'être totalement en phase avec le monde. Il donnait l'impression d'être debout avant même que le réveil ne sonne et d'être capable d'articuler tout et n'importe quoi à peine le pied posé au sol. Il donnait l'impression de pouvoir se lever dix minutes avant de partir de travailler sans que cela ne change quoi que ce soit. Mais c'était faux. Totalement faux. Hiroki faisait parti de ces gens qui avaient du mal à émerger le matin. Il faisait parti de la population qui avait du mal à comprendre ce qu'il se passait pendant les cinq premières minutes après le réveil et à se demander ce qu'ils faisaient là les cinq suivantes. Il était le genre de personnes à être totalement incapable de parler avant au moins une demie-heure. Et s'il le faisait, cela ne rassemblait à pas grand chose à part une suite illogique de mots qui n'avaient aucun sens. L'avantage de vivre seul était que personne ne voulait lui adresser la parole dès qu'il sortait de sa chambre. Personne n'était là pour le harceler de questions ou pour tenter de le réveiller plus vite. Il avait le temps du monde pour émerger et pour laisser à son corps les minutes nécessaires pour se séparer du sommeil. Il avait passé la veille à répéter pour sa nouvelle chanson, et si on lui demandait tout de suite à quoi ressemblait sa prochaine chorégraphie il ne serait même pas en mesure de répondre. Il ne serait même pas capable de découvrir la mélodie tellement ses pensées étaient encore dans le brouillard. Le réveil avait sonné depuis une dizaine de minutes et pourtant il était encore en étoile sur son lit, le regard pendu au plafond comme s'il allait lui donner la clé de la vie éternelle. Ce qu'il ne souhaitait pas. Si c'était pour vivre jusqu'à l'infini de cette façon, non merci, il n'en voulait pas. Il préférait alors une vie courte et un repos sans fin.
Un léger son plaintif roula dans sa gorge alors qu'il se frottait mollement le visage. Il s'étira de tout son long, ses mains s'appuyant sur le mur au-dessus de sa tête avant qu'il ne se tourne doucement. Son visage s'enfonça poétiquement dans l'oreiller, son corps reposant à présent sur son ventre, et il ferma les yeux. Il profitait de cet instant car dans les jours suivants, cela allait se faire rare. Il allait enchaîne promotions diverses, shooting photos et autres enregistrements. Il allait passer plus de temps assis dans la voiture aux côtés de son manager qu'ailleurs. Et cette simple idée le stressait déjà.
Un soupir vint mourir contre le tissu du coussin tandis que ses doigts attrapèrent les draps dans lesquels il s'enroula un peu plus. Il pouvait bien se reposer encore cinq petites minutes pas vrai ? Cela ne ferait de mal à personne, et surtout pas à lui. … Il était quelle heure au juste ? Les paupières closes il haussa simplement les sourcils, se disant qu'il devait sûrement être fin de matinée. Etant donné l'heure à laquelle il était rentré ce matin, et les jours qui l'attendaient, il pouvait bien se permettre ce petit écart.

Petit écart qui dura finalement une heure. Après quoi il se leva enfin et alla prendre une douche. Où il perdit tout de même une bonne demie-heure. Il resta debout dans la vapeur chaude durant quelques minutes, ses mains palpant son visage dans l'espoir de se réveiller. Il n'aurait pas dû se rendormir, c'était encore pire. Il le savait en plus. Hors il se devait d'être en forme et de faire bonne figure, car il allait recevoir de la visite dans quelques heures.
Ou pas. La sonnette retentit dans l'appartement, ses mains se posant sur ses joues dans une panique muette. Il était déjà l'heure !? Quittant la pièce dans un mouvement brusque, il manqua de tomber puis de perdre sa serviette, un bruit perturbé de pure crainte quittant sa bouche. « Deux minutes ! », s'écria-t-il tout en retournant dans sa chambre pour s'habiller. Il ferma rapidement son lit et rangea la salle de bain le plus vite possible – lui ? Être à peine réveillé depuis même pas une heure ? C'était faux voyons. Et il courut vers la porte d'entrée, l'ouvrant dans un geste large, un sourire aux lèvres. « Désolé j'étais... », il désigna l'autre bout de son appartement, « Sous la douche », ses yeux voyageant sur son propre corps alors qu'il mettait son t-shirt bien droit. Il se décala pour laisser Hana entrer. « Tu vas bien ? », il referma la porte une fois qu'elle fut à l'intérieur, et l'invita à le suivre au salon, « Je pensais qu'on devait se voir plus tard », avoua-t-il dans une légère moue désolée avant de rire doucement. « Je te sers à boire ? » Fatigué ou non, il était sûr d'une chose : il allait passer un bon moment avec elle.

_________________
One of the greatest tragedies in life is to lose your own sense of self and accept the version of you that is expected by everyone else.
Nakajima Hana»
avatar
Age : 24
That's my job :
Chercheuse de travail, et sûrement d'un but dans la vie.



Before all



What about love ? :

Mon unique et seul amour est la nourriture, je découvre peu à peu la joie des papilles, la douceur du palais.. et c'est l’extase.
More about me : • Une vision parfaite à chaque œil elle a commencé par le bas de l'échelle avant de devenir sniper.
• Trois fractures aux jambes, quatre aux poignets, et une à la côte, on peut dire que l'armée a été éprouvante mais jamais elle n'a baissé les bras.
• Elle ne peut boire qu'une bière, plus et elle devient incontrôlable.
• Une fois, un homme a voulu l'entraîner dans sa chambre sous peine qu'elle était une femme parmi des hommes et que c'est ce qu'elle cherchait, il a fini par ne plus pouvoir marcher pendant trois jours et s'est fait immédiatement renvoyer.
• Mais dernièrement suite à une mission, elle fut blessée au genou et une opération fut nécessaire détruisant une carrière de militaire par la même occasion.
• N'ayant plus de travail elle doit réapprendre à vivre et savoir ce qu'elle veut faire, mais les choix sont trop nombreux et elle n'a jamais pensé ainsi.
• Elle se casse la figure en talon et ne parlons pas de drague.. elle ne sait ni ne connaît rien à tout ça.
• Plusieurs cicatrices décorent son corps mais elle n'en porte pas attention et ne pense pas cela disgracieux, elle en est fière... pour le moment.
• A partir de huit ans elle n'a plus pleuré. Pour rien. Seule une fois, en partant pour l'armée. Le reste de sa vie, elle a enfermé la douleur et la transformé en rage de vaincre les obstacles.

Dim 11 Mar - 16:58
Voir le profil de l'utilisateur
good time
EXORDIUM.

Si les années t'avaient mise à l'épreuve, il se trouvait qu'elles t'avaient également appris à être quelqu'un d'organisée, ponctuelle, et disciplinée. Carrée rien ne devait dépasser du lit toujours fait le matin. La douche on n'y traînait pas. Et on ne sortait pas dix minutes avant l'heure du rendez vous , on était prêt en alerte et on partait tôt. Alors oui, certains traînaient au lit comme des petites larves dans un cocon mais ce n'était pas ton cas. Loin de là. Depuis ton enfance ton père te réveillait de bonne heure, on ne vous dira pas avec quelle musique vous risqueriez de penser qu'il est psycho rigide et qu'il a une déformation professionnelle accrue. Exactement, il te réveillait avec l'hymne national avant de te forcer à faire ton lit. La douche c'est venu plus tard. Lorsque tu devais être prête en quinze minutes et que les autres filles en prenais douze dans la douche. Tu avais rapidement compris qu'il fallait se dépêcher. Comme si l'eau était rationnée et rare. C'était le cas parfois. Enfin, tu ne restais pas longtemps et hors de question de mettre du maquillage ou de réfléchir à la coiffure la plus compliquée et la plus jolie pour sortir. Un chignon, le treillis et c'était parti, la journée commençait. Certains diront que tu étais bien trop portée sur ce côté militaire, que tu devais aimer ça, que c'était même un gros problème pour ton entourage. Mais tu restais stoïque ne disant pas ce que tu pensais tout bas. C'est naturel . C'est ta vie, c'est comment tu as grandi, comment tu as été élevé. D’autres se plaisent dans la paresse, l'envie et d'autres futilités qui ne te vont pas. Toi tu te lèves tôt tu vas courir et tu chronomètre tout. Mais fallait avouer que là tu commençais à tourner en rond. Comme un poisson dans un bocal. Comme ce genre de personne qui ne connaissait que le travail et une fois en journée de repos ne se reposaient absolument pas cherchant à trouver une activité. Et bien pareil, tu restais dans ton lit un matin, passant dix minutes à rêvasser avant de sentir un ennui mortel te prendre et de te lever décidant d'aller courir une bonne heure avant de revenir. Tu aurais pu te reposer, et d'ailleurs en t'installant dans le canapé devant la télé tu essayas avec la bonne volonté dont tu pouvais faire preuve. Seulement.. encore au bout de quinze minutes tu ne savais plus quoi faire. Le ménage devint alors une bonne solution. Mais il n'était pas éternel. Tu devais vraiment te trouver un job.
En attendant de trouver ce fameux job tu avais décidé de voir du monde. Oui toi, Hana, tu connaissais des gens. Et des gens qui semblaient t'apprécier en plus. Comme Hiroki, cette star à la peur des insectes avec qui tu avais su partager des bons moment. C'est d'ailleurs pour ça que tu lui laissas un message pour planifier une rencontre ,et peut être même une sortie, bref une activité avec lui. Une fois du jour de l'heure et de tout le reste convenu tu n'avais plus qu'à attendre ce fameux jour. En attendant il fallait t'occuper.
Ce fameux matin n'était pas si facile que ça. La vieille tu avais été te balader dans les rues goûtant à un tas de spécialités. Oui bon tu t'étais couchée un peu tard puisque tu avais acceptée le sake d'un marchand, ce qui t'avait donné assez d'énergie pour parcourir presque toute la ville. Mais oublions cet épisode fâcheux. Le réveil sonnant tu te redresses simplement non sans que tes yeux n'aient du mal à s'ouvrir. Ta tête n'était pas la plus parfaite au réveil tes cheveux rebiquant d'un peu partout alors que tu grattais ton crâne d'une élégance sans nom. Rapidement le bruit du réveil s'arrêta mais tu ne te rendormi pas pour autant. Debout prête à attaquer la journée après quelques claques tu fis ton lit avant d'aller courir comme à ton habitude. Une fois rentrée tu pus savourer une bonne douche chaude où tu te surpris à rester plus que nécessaire passant de cinq à dix minutes sous l'eau. Et bien tu comprenais pourquoi les gens faisaient cela. Tes muscles étaient détendus et tu te sentais bien. Souriante tu avais pris tes affaires sans regarder à leur concordance ou le style, non toi c'était , premier tee shirt, avec premier pantalon et premier gilet. Oui ton style était unique. A peu près aussi fade que le sourire de ton père. Tu ne l'avais jamais vu, c'était une légende dans le quartier. En tout cas une fois prête tu regardas l'heure. Décidément tu avais de réel problème. Maintenant il te fallait attendre plus de deux heures. Gonflant les joues tu te mis à réfléchir. Trouver un moyen de faire passer le temps. Utiliser des lutins ne serviraient à rien alors...

Alors tu avais décidé de sortir acheter des gâteaux pour vous cette après midi ou après le repas. Bref, de quoi se faire un peu plaisir. Tu étais descendue et avait parcouru les rues en cherchant une boulangerie qui t'appellerait aussi bien avec les yeux que le ventre. Ainsi tu découvris cette petite boutique merveilleuse non loin de chez toi. Remplie de toute sorte de pain et de pâtisserie dit «  à la française » tu fis serment de revenir aussi souvent que te le permettrait tes finances. Mais soyons clair, ce n'était pas dans le maquillage ou les vêtements que tu allais dépenser ton argent alors autant faire quelque chose d'utile de ces yens. Une fois le paquet en ta possession tu repris le chemin de chez toi et regardas l'heure. T'en voudrait il pour quelques grosses minutes d'avance ? Mais non bien sûr que non. Allant donc prendre ton sac que tu plaças sur tes épaules tu prenais également le paquet avant de sortir de nouveau de chez toi et de te diriger avec une certaine joie chez ton ami. Une fois arrivée tu appuyas sur la sonnette avec un sourire. Tu savais très bien que la journée allait être sympathique. Tu savais qu'avec lui tu pouvais être ce que tu voulais. Le seul truc dérangeant était que tu ne savais pas ce que tu voulais être. Tu ne savais juste pas. En tout cas, le temps qu'il ouvre tu avais le temps de t'endormir. Mais qu'est ce qu'il faisait ? En entendant sa voix paniquée te demander deux minutes. Ta bouille exprima une certaine surprise mais également la patience ton regard se posant sur le paquet. Lorsque la porte s'ouvrit d'un coup tu sursautas un peu avant de sourire en le voyant. " Salut ! Pas de ...soucis. Si tu étais sous la douche..  " Le si voulait tout dire. Tu avais vécu avec des hommes toute ta vie et la douche était la meilleure excuse qu'il trouvait quand leur activités étaient peu reluisante. Tu finis par entrée peu importe ce qu'il faisait. Lui montrant le paquet dans tes mains tu le posas sur la table avant de te tourner vers lui. " Oui oui et toi ? Enfin je m'ennuie énormément.. on fait quoi quand on s'ennuie ? Je crois que mon appartement n'a jamais été aussi propre.. " Soupirant un peu tu le regardes un moment avant de regarder ta montre et sourire désolée à ton tour. " Ah c'est moi pardon j'ai  pris de l'avance.. je me suis levée à sept heure trente et j'arrivais pas à faire autre chose.. Donc je suis partie " Lui souriant comme un peu crispée tu hochas la tête. "Tu as déjeuné ? Je veux bien à boire s'il te plait. Peu importe comme tu veux  " Tu répondais déjà pour la future demande : qu'est ce que tu veux ? Ouvrant alors la boîte tu lui montras les pâtisserie ainsi que les différentes brioches dans un sac plastique lui même dans ton sac. " J'ai craqué.. tout avait l'air bon.. Oh tu veux faire quoi aujourd'hui ? "



Saitou Hiroki» Admin ♥
avatar
That's my job : Idole


What about love ? :
More about me :

ϟ Le métier d'idole ne lui convient plus depuis quelques années. Il est forcé de continuer car son manager le fait chanter ϟ Il prend des vitamines en comprimés, ainsi que des antidépresseurs - ce que personne ne sait, pas même son manager ϟ On lui a tellement inculqué que l'image était importante qu'il en prend grand soin ϟ Son manager l'a giflé une fois. Depuis il n'ose plus le contrarier et obéit à la moindre de ses demandes ϟ Il est attiré par les hommes, mais refuse de l'admettre. De plus, il est effrayé à l'idée que cela se sache ϟ Il lit beaucoup de mangas ou de romans policiers ϟ Il a développé une anxiété sociale à cause de la pression médiatique, et des fans ϟ Il a abandonné l'idée de pouvoir se sortir de ce cauchemar un jour ϟ Il est allergique au pollen
ϟ Il a peur des insectes ϟ Il est assez tactile avec les personnes en qui il a confiance ϟ Il est gaucher



Dim 18 Mar - 23:05
Voir le profil de l'utilisateur
good time
EXORDIUM.
S'il pouvait, Hiroki resterait parfois des jours entiers dans son lit. Pas forcément pour dormir mais simplement pour rester allongé et ne rien faire. Pour se permettre de s'évader et de rêvasser. Pour libérer son imagination et s'entraîner dans un univers où tout se passait comme il le souhaitait. Y avait-il un univers comme cela ? Existait-il un monde où il était heureux ? Vraiment heureux. Pas heureux pour les autres mais heureux pour lui. Heureux de la vie qu'il menait. Heureux de qui il était et de ce qu'il faisait. Heureux dans chacun de ses gestes, de ses mots. Heureux dans chaque souffle qu'il expirait et heureux dans chaque bouffée d'air qu'il prenait. Etait-il heureux, d'une manière ou d'une autre, dans cet univers lointain ? Il espérait que oui. Il espérait que dans une autre vie, il goûtait à une vie plus paisible et plus posée. Il espérait que dans un autre monde, il ne connaissait pas le doute ou la pression. Et entre les deux, c'était certainement la pression qui remportait la palme de la pire chose.
Avec la pression s'accumulait la fatigue. Fatigue qui persistait. Qui insistait. Qui grandissait au fil du temps. Travailler avec ces poids n'étaient pas une chose aisée. Certains y arrivaient, d'autres non. Hiroki faisait parti de la deuxième catégorie. Il faisait comme si tout allait bien, comme si rien ne l'empêchait réellement d'avancer, mais au fond, il voulait tout arrêter. Il voulait quitter ce monde-là et en rejoindre un autre. Il voulait sortir de cet univers impitoyable et grotesque. De cet univers où l'on n'hésitait pas à appuyer sur les faiblesses des autres pour avancer. De cet univers où l'on n'hésitait pas à se servir de la moindre chose pour obtenir ce que l'on voulait et peu importait les dégâts que cela pouvait faire. Son manager ne pensait certainement pas autant à lui que Hiroki le faisait – ou alors ce n'était pas pour les mêmes raisons. L'homme devait réfléchir à des moyens de caser chaque tournage, shooting photo et autres devoirs de ce genre dans un planning serré. Il réfléchissait à comment organiser les choses au mieux possible. Pas pour Hiroki, mais pour les autres. Il ne pensait même pas à Hiroki. Il savait qu'il l'avait dans la poche. Que peu importait ce qu'il lui donnait, ce qu'il lui faisait et ce qu'il lui demandait, l'idole approuvait. Toujours. Cela faisait un moment qu'il n'avait plus refusé quelque chose. Il ouvrait la bouche, parfois, pour donner son avis, mais c'était rare. Très rare. Trop rare. En soit, son manager n'avait pas besoin de son avis. Il ne lui demandait pas et ne le voulait même pas. Il lui suffisait de le regarder pour que Hiroki se taise et obtempère. Il lui suffisait de soupirer ou lever les yeux au ciel pour montrer à l'idole qu'il avait mal agi et que maintenant, il était agacé. Il lui suffisait de tapoter son index contre sa montre pour signifier à Hiroki qu'il prenait de temps pour quelque chose qui aurait dû être fini. Il le manipulait à sa guise. Il le traînait à sa volonté. Il lui faisait faire ce qu'il voulait. Cela avait un côté grisant. C'était presque trop facile parfois mais ça lui plaisait ainsi. Il avait le pouvoir. La main mise, et pleine, sur une idole nationale.
Si Hiroki pensait à lui, c'était tout simplement parce que cet homme l'effrayait. Il l'effrayait pour ce qu'il était mais aussi pour ce qu'il représentait, et ce qu'il savait. Il avait cette photo. Il avait ce secret. Quelque chose que Hiroki lui-même n'acceptait pas. Quelque chose que la société désapprouverait en même temps que ses parents. Il ne pouvait se confier à personne, il avait trop peur. Peur qu'on le juge pour son secret ou peur qu'on l'accuse de se laisser faire ? Probablement les deux, mais c'était mieux ainsi. C'était mieux que tout le monde ignore. Cela évitait à d'autres personnes d'être mêlées là-dedans contre leur gré. C'était mieux si personne ne savait. Parce que s'il devait expliquer que son manager le faisait chanter, cela impliquerait qu'il avait quelque chose sous le coude pour le faire se soumettre. Hiroki ne serait pas en mesure d'expliquer quoi puisque ce « quoi » était quelque chose que lui-même ne pouvait approuver.
Ce « quoi » était quelque chose que lui-même n'osait s'avouer, alors comment pouvait-il être capable de l'avouer aux autres ?

C'était beaucoup plus simple de tout mettre de côté. C'était ce qu'il comptait faire aujourd'hui. Avec Hana, il allait pouvoir penser à autre chose. Il allait pouvoir se reposer, même si la jeune femme n'était pas de tout repos en soit. Elle était plutôt vive et énergique que lui. Lui, qui venait à peine d'émerger totalement en ouvrant la porte. Lui qui peinait à comprendre ce qu'elle sous-entendait – il était sous la douche... que voulait-elle dire par « Si tu étais sous la douche » ? Où aurait-il pu être autrement ? Lui, qui eut à peine le temps de la remercier pour ce qu'elle rapportait qu'il fut déjà contraint de devoir se concentrer sur les paroles. Lui, qui écarquilla les yeux quand elle commença à parler. Bon sang, il devait redescendre, et vite, sinon elle allait le perdre. « Je vais bien », répondit-il dans un sourire, « Quand on s'ennuie, on... », il leva les yeux dans un air songeur, un doigt posé maladroitement sur son menton. On faisait quoi quand on s'ennuyait ? « On dort », il cligna quelque peu des yeux, « On regarde la télé. On... lit ? », il haussa les épaules, ne sachant pas vraiment quoi dire. Que faisait-il lui quand il s'ennuyait ? Rares étaient les fois où il s'ennuyait à dire vrai. « Au moins il est propre », commenta-t-il dans un léger rire. Une nouvelle fois, il écarquilla des yeux, sa bouche s'ouvrant dans un petit « o ». Réveillée depuis si tôt !? Mais pourquoi ? Lui serait content de pouvoir resté au lit. Elle était incroyable. Il hocha simplement la tête comme pour lui signifier qu'il avait eu raison. Que pouvait-il dire ? Que lui serait resté au lit ? Elle devait s'en douter, vu sa tête. « Pas encore », il se frotta doucement le visage, forçant le sommeil à le quitter. « Qu'est-ce que tu veux b... », il la regarda, et se pinça les lèvres. « D'accord », si en plus elle répondait plus vite qu'il ne posait la question, il n'allait décidément pas y arriver. Il regarda la boîte qu'elle lui montrait, et il se mit à rire doucement. « Ca a l'air bon oui », il lui offrit un doux sourire, « Qu'est-ce que je veux faire aujourd'hui ? » Dormir. Non. Mauvaise réponse. Réussir à suivre, ce serait pas mal pour commencer. Se réveiller, aussi. Il cligna des yeux, son visage se penchant sur le côté, une mine confuse pendue à ses traits. « Eh bien... », commença-t-il dans un chuchotement, « On peut... », il désigna sa télé, « Regarder un film ? », bonne idée pour se rendormir ça, bravo Hiroki. « Ou discuter », bonne idée pour se perdre totalement dans les mots de la jeune femme ça, encore une fois, bravo Hiroki. « Tu voulais faire quelque chose de spécial ? », lui demanda-t-il en retour. Après tout, elle était l'invité. Et la coutume voulait que l'invité choisisse l'activité.

Il s'excusa un instant et alla dans la cuisine. Il leur prépara silencieusement un thé. Une fois les boissons prêtes, il empoigna les deux tasses et retourna au salon, non sans manquer de mourir en tournant trop rapidement et exprima sa peur légère dans un son effrayé. Plus de peur que de mal, il parvint au salon sans perdre un cheveu. Il déposa les tasses sur la table basse et prit place sur le canapé. « Alors, que faisons-nous ? », la questionna-t-il dans un sourire.

_________________
One of the greatest tragedies in life is to lose your own sense of self and accept the version of you that is expected by everyone else.
Nakajima Hana»
avatar
Age : 24
That's my job :
Chercheuse de travail, et sûrement d'un but dans la vie.



Before all



What about love ? :

Mon unique et seul amour est la nourriture, je découvre peu à peu la joie des papilles, la douceur du palais.. et c'est l’extase.
More about me : • Une vision parfaite à chaque œil elle a commencé par le bas de l'échelle avant de devenir sniper.
• Trois fractures aux jambes, quatre aux poignets, et une à la côte, on peut dire que l'armée a été éprouvante mais jamais elle n'a baissé les bras.
• Elle ne peut boire qu'une bière, plus et elle devient incontrôlable.
• Une fois, un homme a voulu l'entraîner dans sa chambre sous peine qu'elle était une femme parmi des hommes et que c'est ce qu'elle cherchait, il a fini par ne plus pouvoir marcher pendant trois jours et s'est fait immédiatement renvoyer.
• Mais dernièrement suite à une mission, elle fut blessée au genou et une opération fut nécessaire détruisant une carrière de militaire par la même occasion.
• N'ayant plus de travail elle doit réapprendre à vivre et savoir ce qu'elle veut faire, mais les choix sont trop nombreux et elle n'a jamais pensé ainsi.
• Elle se casse la figure en talon et ne parlons pas de drague.. elle ne sait ni ne connaît rien à tout ça.
• Plusieurs cicatrices décorent son corps mais elle n'en porte pas attention et ne pense pas cela disgracieux, elle en est fière... pour le moment.
• A partir de huit ans elle n'a plus pleuré. Pour rien. Seule une fois, en partant pour l'armée. Le reste de sa vie, elle a enfermé la douleur et la transformé en rage de vaincre les obstacles.

Mer 28 Mar - 22:29
Voir le profil de l'utilisateur
good time
EXORDIUM.

C'était étrange. Une sensation étrange qui avait prit tes veines et ton habitude depuis un moment déjà. Ce n'était pas que tu n'étais pas fatiguée. Ce n'était pas que ton corps aimait ce traitement tout particulièrement mais tu ne le sentais plus. Comme une position neutre tu t'étais habituée à te lever tôt, à courir un peu partout, à faire du sport, être en alerte ne pas flemmarder. Et peut être qu'au fond tu mourais d'envie de rester dans ce lit bien plus douillet que le précédent. Il fallait dire qu'à l'armée dormir sur une planche ou sur leur « lit » était absolument similaire. Alors il est vrai que la première nuit sur ce lit qui était à toi, dans un appartement à toi, du moins tant qu'on ne te jette pas dehors, avait été une expérience vraiment bienfaitrice. Tu avais dormi dans des lits semblables dans quelques hôtels que tu avais fait, puisque quand tu rentrais chez toi t'attendait toujours ton tatami que tu faisais et défaisais chaque soir et matin pour le ranger. Ton père était tel un homme venu du passé. Il restait dans les traditions rejetant les formes de modernité. Surtout depuis qu'il s'était retrouvé seul, aigri. La difficulté à vivre en dehors de ce qu'il connaissait, la difficulté d'être seul pour élevé une fille l'avait renfermé sur lui même.
Depuis petite le rythme était le même si bien qu'en arrivant à l'armée rien, ou presque, ne changeait. Les mots étaient durs et souvent tranchant comme à l'école, avant de voir la misogynie apparaître plus flagrante, plus dure encore. Dans un monde d'hommes tu avais du faire ta place. On ne te considérait pas comme le garçon manqué du village mais bien comme une fille vide de toute expérience, prête à se briser sous la lourdeur du sac.  Certes, le paquetage n'a pas été facile à porter. Certes tu es tombé plusieurs fois, tu te traînais, mais tu n'avais jamais demandé de l'aide. Tu n'avais montré à quel point tu souffrais d'être devenue cette personne que tu ne connaissais pas. Cette personne qui ne ressemblait ni à celle que tu devais devenir ni à celle que tu voulais. Car toute volonté était partie loin, faire une vie autre que celle que tu vivais.
Et en rentrant cela avait été ta première préoccupation. Sans ce complexe militaire qui étais tu ? Que voulais tu ? On demandait souvent aux enfants ce qu'ils voulaient être quand ils étaient grands. Alors tu te posais la même question espérant candidement qu'une réponse viendrait, même idiote. Mais tes lèvres même si elles se décollaient ne produisaient aucun son, ta voix restant bloquée manquant d'idées pour la porter. Alors tu te disais que tu n'étais pas prête. Que tu n'avais pas vu assez de choses pour te décider. Tu n'étais pas du genre à baisser les bras au contraire. Fonçant dans le tas tu voulais trouver ce qui te ferai réellement plaisir. Un métier dans lequel sourire n'était pas un signe de faiblesse. Tu voulais trouver un peu de paix dans un monde de brut et pourquoi pas une passion si tu avais de la chance. Si tu avais beaucoup de chance même. Et même après les jours passés à essayer de faire comme les jeunes, regarder des séries dans son lit et se lever tard tu avais ce vers aux fesses qui t'empêchait de rester en place et de profiter. Ton temps tu aurais du le donner à ce pauvre Hiroki. En parlant de lui il était apparu dans ta vie comme par magie et sans t'en rendre compte tes sourires étaient bien moins rare. Tu arrivais même à râler de temps à autre. Pour une fille si inexpressive que toi c'était un grand pas. Mais il était facile de se perdre avec le sourire de ce garçon aux expressions plus mignonnes qu'un chérubin en personne. Il était bien plus mignon qu'un chiot et avait plus de conversation. Que dire de plus ? Cute. Tu voyais rarement des gens comme lui, et en dehors de cet ami de lettres, et un infirmier tu avais une vision des hommes assez négative et carrée.  Pourtant aujourd'hui la bonne humeur était avec toi et ton sourire était présent dès el réveil bien que tu fus déstabilisée par l'heure à laquelle tu venais de te réveiller et celle à laquelle tu devais le retrouver. T'occuper devenait vraiment une corvée et tu étais sûre qu'avec un travail tout irait mieux. Tu sentirais sûrement la fatigue dans tes membres et tu tomberais comme une masse faisant peut être une grasse matinée. Mais tu étais là, dans ton lit à essayer de repousser ce moment où tu te lèverais afin de paraître un peu plus normale. Seulement voilà, tu ne l'étais pas. Et malgré toutes les occupations que tu tentais de trouver pour faire passer le temps qui, à ton humble avis s'amusait à avancer à pas de fourmis. Et tu y arrivas pas trop trop mal jusqu'à ce que tu n'en puisses plus. Tu pensais qu'à cette heure, cette avance n'était pas si grave que cela.

Et tu aurais peut être du continuer de tourner autour de ton pâté de maison en courant et en sautant à cloche pied pour ce pauvre Hiroki. Il aurait peut être eu quelques minutes en plus pour se réveiller tranquillement, prendre une douche qui devenait nécessaire non pas à cause de la crasse qui s'accumulait sur son corps, non vu son level de cuteness on avait l'impression qu'il n'était jamais sale, qu'il ne transpirait jamais, mais plutôt pour son pauvre petit esprit qui avait du mal à se réveiller et comprendre la situation dans laquelle il était. Il fallait qu'il oublie également les soucis qui le tracassaient et le rendait vulnérable sans que personne le sache. S'il t'en parlait, tu aurais pu botter les fesses de son manager. Les missions commando secrète c'était un peu ton domaine. Mais il fallait croire que le monsieur ne voulait pas en parler et que certainement jamais tu ne serais au courant. Pourtant c'est avec un enthousiasme que tu ne pris pas la peine de cacher, que tu arrivais chez lui, chamboulant tous ses plans et sûrement toute sa matinée. En fait, tu avais sûrement chamboulé sa vie entière. La preuve il n'arrivait même pas à suivre ton débit de parole alors que tu faisais clairement une allusion à quelques activités extra conjugale qu'il pourrait exercer. Mais voilà, avec son peu de réactivité, tu te doutas que tu avais faux. C'était donc un homme pur en plus. Mon dieu, que tu l'adorais. Tu venais donc t'installer en enlevant sa veste avant de le regarder et sourire à ton tour. Cet enfant était si mignon qu'il te déridait toujours te faisant sourire grandement alors qu'il se réveillait à peine. Tu lui demandais ensuite conseil sur des activités mais il n'avait pas l'air d'être très renseigner. C'est vrai qu'il était compliqué pour lui de s'ennuyer quand tu pensais à son métier. Tu allais d'ailleurs rapidement lui demander des nouvelles en le voyant si fatigué. " Pardon tu ne dois pas avoir le temps de t'ennuyer dis moi si tu veux te reposer.. ca se passe bien d'ailleurs ?  " Ce monde là tu n'y connaissais rien. C'était comme une masse de forme obscure et inconnue. Tu savais ce que faisais les artistes quand tu regardais des clips ou entendaient des chansons ou bien quand tu regardais des films.. mais tu ne savais rien de leur vie. Sa réflexion sur ton appartement te fit un peu rire alors que tu hochais la tête. Pire que la caserne militaire.
En regardant ton ami tu avais presque de la peine pour ce pauvre chat qui avait du mal à se réveiller. Mais tu étais confiante qu'avec tes gâteaux le réveilleraient avec autant de joie qu'ils avaient déclenché chez toi en les voyant. En tout cas tu répondais assez vite répondu aux questions qui n'étaient pas encore posées. Tu pensais l'aider, dans ta petite tête c'était ainsi, mais tu le perdais en fait un peu plus. Et le pire c'est que tu ne faisais pas vraiment attention souriant simplement contente d'être là. En voyant son sourire en voyant les gâteaux tu étais heureuse que ton idée fasse un petit effet restant alors assise pour décider duquel tu allais manger en premier attendant ton ami qui était aussi perdu que toi quant à une activité possible. Tu te mis alors à regarder la télé, puis el regarder pour enfin pencher un peu la tête. Il ne savait pas non plus mais vu sa fatigue tu n'allais pas le faire sortir partout. Tu tapas donc dans tes mains.   " Alors va pour un film je n'avais pas vraiment d'idée et je ne m'y conanis pas en film alors tu me feras ma culture.  "

Lui souriant doucement tu l'excusas d'aller en cuisine te levant par la suite pour l'aider. On aurait dit un petit poussin qui suivait sa maman poule. C'était à peu près n'importe quoi surtout quand il se tourna et failli mourir avec l'eau bouillante. Tu ouvris grand les yeux prête à intervenir mais fort heureusement rien en se passa et après lui avoir demander la permission tu pris deux assiette et les posas à la table basse. "  Un film ça me va si ça te va aussi.. Et on mange ! " Riant un peu tu prends alors une pâtisserie et lui demande laquelle lui fait envie pour lui servir ensuite. " Tu peux mettre un classique ou un que tu aimes beaucoup ! Je t'avoue que je n'y connais rien, mon père ne regardait que des vieux films d'auteur.. pas réellement mon style. Et à l'armée ils étaient portés sur …  " Tu regardes alors ta poitrine minime face à celles que tu voyais dans leurs vidéos qui n'étaient même pas porno mais qui dévalorisait bien trop la femme à ton avis. Et ces poitrines étaient bien trop grosses. Souriant alors comme pour faire oublier ce vieux souvenir tu croquas dans ta pâtisserie exprimant rapidement ta délicieuse découverte. " c'est trop bon goûtes goûtes !!! Quand tu seras fatigué je viendrai te ramener ça le matin tu vas avoir plein d'énergie !! " Loin d'être quelqu'un de méchant, tu paraissais un peu froide au début mais ce n'était qu'une protection, une habitude que tu avais prise.

"  "



Saitou Hiroki» Admin ♥
avatar
That's my job : Idole


What about love ? :
More about me :

ϟ Le métier d'idole ne lui convient plus depuis quelques années. Il est forcé de continuer car son manager le fait chanter ϟ Il prend des vitamines en comprimés, ainsi que des antidépresseurs - ce que personne ne sait, pas même son manager ϟ On lui a tellement inculqué que l'image était importante qu'il en prend grand soin ϟ Son manager l'a giflé une fois. Depuis il n'ose plus le contrarier et obéit à la moindre de ses demandes ϟ Il est attiré par les hommes, mais refuse de l'admettre. De plus, il est effrayé à l'idée que cela se sache ϟ Il lit beaucoup de mangas ou de romans policiers ϟ Il a développé une anxiété sociale à cause de la pression médiatique, et des fans ϟ Il a abandonné l'idée de pouvoir se sortir de ce cauchemar un jour ϟ Il est allergique au pollen
ϟ Il a peur des insectes ϟ Il est assez tactile avec les personnes en qui il a confiance ϟ Il est gaucher



Mer 11 Avr - 0:02
Voir le profil de l'utilisateur
good time
EXORDIUM.
Hiroki préférait fermer les yeux. Il préférait tout mettre de côté. Faire comme si rien n'était vrai. Faire comme si tout était faux, irréel, abstrait, lointain. Il préférait sourire et faire comme si aucun problème ne venait tâcher sa vie. C'était beaucoup plus facile. C'était plus logique. Après tout, n'était-il pas supposé avoir une vie parfaite ? N'était-il pas supposé avoir une vie de rêve, presque paradisiaque. Une vie qu'on lui enviait, une vie qu'on lui jalousait. Il était supposé vivre confortablement. Et il vivait confortablement, il ne niait pas. Économiquement parlant, il était loin d'être sur la paille, par exemple. Il avait assez de côté pour toute une existence. Puis s'il se retrouvait sans le sou, il aurait toujours la solution de ses parents. Il aurait toujours la solution de retourner vivre avec eux et d'être pris en charge par leur fortune. Ce n'était pas une solution adéquat, ce n'était pas une solution qu'il voulait. Il était plutôt heureux d'avoir son indépendance. Même si, dans le fond, il ne l'avait pas réellement. Il était assez satisfait d'avoir son propre appartement. Cela lui permettait de souffler, de s'isoler et de s'éloigner de ce monde de fous. Il était d'ailleurs loin de vivre dans la rue. Son appartement était spacieux, et éclairé. L'immeuble était silencieux. Il n'avait pas encore eu à se plaindre de ses voisins, ils étaient silencieux. Puis on ne pouvait pas dire qu'il occupait son appartement aussi souvent qu'eux. Il rentrait généralement très tard, et à ce moment-là, tout le monde dormait déjà. Et quand il partait, c'était ou très tôt quand personne n'était encore réveillé ou plus tard, quand tout le monde était déjà parti. En gros il les avait rarement croisés. Et si cela s'était fait, ce ne fut que pour quelques minutes à peine. Pour de brèves salutations ou quelques mots rapides. Ce n'était généralement pas bien long. Ils étaient tous habitués à le voir alors cela ne les étonnait plus de croiser l'idole dans les couloirs ou l'ascenseur. Il habitait ici oui, et alors ? Eux aussi.
Aoki n'avait pas de quoi se plaindre. Son argent était bien placé et sécurité, et son lieu de vie aussi. Il était tranquille. Paisible. Il n'avait pas de quoi se plaindre. Il n'avait pas le droit de se plaindre. Il avait choisi tout ça, à lui d'assumer. C'était l'image qu'il dégageait. L'image que l'on avait de lui et de sa vie. L'on se disait que tout devait y être rose et bien organisé. Qu'aucun imprévu ne pointait jamais le bout de son nez. Que rien ni personne ne venait le perturber. On lui laissait la fatigue, en se disant que cela devait être épuisant de courir à gauche et à droite. Il le plaignait de la pression, mais sans plus, parce qu'encore une fois, c'était son métier et c'en était un risque. Puis chaque métier avait son lot de stress et d'angoisse, le sien ne sortait pas du lot. On semblait voir tous les aspects positifs et oublier tous les points négatifs. On semblait voir que ce que l'on voulait. On semblait s'attacher à l'image que l'on avait du métier, et rien d'autre. On n'étudiait pas franchement la question, et dans le fond, on s'en fichait un peu. On ne voulait pas qu'il se plaigne, parce que cela serait dégradant pour les autres. Pour ceux qui trimaient tous les jours à gagner la moitié d'une journée de tournage pour lui. Ce serait irrespectueux pour ceux qui se forçaient à faire toujours plus d'heures tous les jours. On lui donnait l'image d'une vie parfaite, sans soucis, et il n'avait pas le droit de la briser. Il n'avait pas le droit de la faire brûler. Il n'avait même pas le droit d'y songer. On lui dessinait une existence droite et remplie de bonnes choses. Il devait faire comme si tout était vrai. Matériellement, cela l'était.
Sur le plan émotionnel... ? Pas vraiment. Voire pas du tout. De ce côté-là, tout était en vrac. Tout était retourné, et tout était confus. Il était perdu, et encore, c'était bien peu pour décrire ce qu'il en était vraiment. On pourrait presque dire que ce côté-là n'existait même pas. L'amour ? Il y pensait, bien sûr, mais il ne se voyait pas avoir le droit à une telle chose. Il pouvait encore s'accrocher à l'amitié. Car il avait tout de même des ami(e)s d'exception : Andreas, Hana, et plein d'autres. Il avait tout de même des ami(e)s formidables, et c'était sans doute l'un des seuls aspects de sa vie dont il pouvait être fier. C'était aussi le seul point de sa vie qu'il contrôlait réellement. Il pouvait choisir ses ami(e)s. Heureusement pour lui, on lui laissait le choix de s'entendre avec qui il voulait. On ne l'écartait pas de quelqu'un sous un prétexte idiot ou puéril. On le laissait faire. On le laissait être proche d'Andreas. Sur les plateaux, ou même ailleurs. On le laissait se lier à Hana, aussi. On pourrait lui interdire, lui dire ne pas avoir de camarades de sexe féminin. On pourrait le pousser à s'approcher de personnes influentes. Mais non. On le laissait respirer.

Et en parlant de respirer... Comment Hana faisait-elle pour parler aussi vite et ne pas mourir étouffée ? Cela devait être un de ses talents. Ou bien Hiroki était trop dans le cirage. Il tournait au ralenti et c'était peut-être pour cela que la jeune femme semblait aller à une vitesse folle. Il était cependant très heureux de la voir. Parce qu'il allait pouvoir s'occuper l'esprit avec d'autres pensées. Parce qu'il allait rire, découvrir des choses, en citer d'autres. Parce qu'il allait pouvoir se poser tranquillement, même si son amie semblait rouler à deux cent à l'heure tandis que lui grimpait à peine à dix. Ceci mis à part, il savait qu'il allait pouvoir se détendre, et rire franchement. Il savait qu'il parviendrait à passer une bonne journée. Il savait que la pression retomberait, que l'angoisse le laisserait un peu tranquille. Il était épuisé, il voulait dormir à n'en plus se réveiller, mais à choisir, il préférait être avec elle. C'était beaucoup plus agréable même si cela semblait compliqué à suivre. Il hocha maladroitement la tête, « Ca se passe bien », dit-il doucement. Et Hana avait raison en disant qu'il n'avait pas le temps de s'ennuyer. Son programme était généralement chargé. Même une journée de repos semblait être pleine. Il avait peu d'heures réellement à lui, et le peu qu'il avait, il se reposait. Il fallait bien, s'il espérait suivre le rythme acharné qu'on lui imposait. « Et toi ? », la questionna-t-il en retour. Il se frotta brièvement les bras comme si ce geste expulserait le sommeil de son corps. Sauf que cela semblait compromis pour le moment. Compromis et bien mal parti. Il n'avait pas le temps de poser les questions que Hana y répondait déjà. Il était désolé pour elle mais il n'avait pas réellement d'idées d'activités. La seule chose qui l'appelait c'était son lit, mais il n'allait pas lui proposer de dormir... Elle était une vraie pile électrique, cela semblait impossible pour elle de dormir. « Un film », répéta-t-il doucement dans un mouvement de tête, « C'est bien ça oui », il bailla discrètement, ses yeux piquant quelque peu suite à ce geste. « Je me charge de ta culture », termina-t-il en riant doucement avant de partir dans la cuisine.

Il préféra ne pas retenir qu'il avait été à deux doigts de devoir courir aux urgences. L'accident avait été évite, tout le monde allait bien. Il donna la permission à Hana de fouiller si elle le désirait et il trouvait cela mignon de sa part de demander. Elle aurait pu le faire sans demander, il n'aurait rien dit, surtout si c'était pour l'aider. Il la remercia doucement tout en posant le tout sur la table basse. « Ca me va aussi », qu'il murmura dans un nouveau bâillement. Il espérait ne pas s'endormir durant le dit film. Ce serait gênant, et impoli. Il désigna une pâtisserie du doigt, avant de se frotter les yeux et de l'observer. Se demandant quel film il allait pouvoir mettre, une mine songeuse se dessina sur son visage, bien vite remplacée par un air dérouté. Son sourcil s'arqua lentement, ses doigts lui malaxant les cheveux. « Ils étaient portés sur... ? », il suivit le regard de la jeune femme, « Les pulls ? », bien sûr imbécile et ils faisaient du tricot le dimanche ! Cet enfant était bien loin d'être réveillé... « Oh », lâcha-t-il simplement, les joues rougissant faiblement. « J'ai pas ça », et pourquoi tu te sentais obligé de lui dire !? « Je vais mettre un film », ajouta-t-il précipitamment pour changer de sujet. « Un dessin animé », bien loin des vidéos sur le tricot des militaires, hein... Un doux rire quitta sa bouche, « Je n'en doute pas », commenta-t-il quant au fait que c'était délicieux, « C'est gentil mais tu n'es pas obligée », il inclina quelque peu son visage pour la remercier et se dirigea vers son meuble télé. « Big Hero 6 », articula-t-il dans un sourire en lui montrant la pochette du dvd. Il inséra l'objet dans le lecteur et vint s'asseoir près d'elle. Il attrapa une pâtisserie et la mangea lentement, hochant vigoureusement la tête après la première bouchée. « C'est super bon », dit-il dans un sourire, « Je ne sais pas si c'est un petit-déjeuner recommandé mais... », il rit discrètement, « C'est très bon ». C'était une petite douceur agréable à laquelle il ne disait pas non. « Tu verras, le film est parfait », il pointa la télé du doigt, « Je commence ta culture par là. A moins que tu ne l'aies déjà vu ? Si oui, je peux changer », il lui offrit un sourire, sa tête se calant rapidement sur son épaule comme un chaton qui demandait de l'attention. Il se redressa rapidement néanmoins, ne souhaitant pas la mettre mal à l'aise – et aussi parce que s'il restait comme ça, il risquait de s'endormir. Ses jambes vinrent se caler contre son torse, son menton se posant sur ses genoux alors que son regard se concentrait sur les images qui défilaient sur la télé. « Désolé de ne pas pouvoir te proposer autre chose d'ailleurs », fit-il après quelques minutes de silence, ses prunelles tournées vers elle, « On fera mieux la prochaine fois, c'est promis »

_________________
One of the greatest tragedies in life is to lose your own sense of self and accept the version of you that is expected by everyone else.
good time | ft Hana
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The wrong side of heaven  :: Tokyo City :: Shibuya :: Résidences-