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just let the kids be kids | ft Yano

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Saitou Hiroki» Admin ♥
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That's my job : Idole


What about love ? :
More about me :

ϟ Le métier d'idole ne lui convient plus depuis quelques années. Il est forcé de continuer car son manager le fait chanter ϟ Il prend des vitamines en comprimés, ainsi que des antidépresseurs - ce que personne ne sait, pas même son manager ϟ On lui a tellement inculqué que l'image était importante qu'il en prend grand soin ϟ Son manager l'a giflé une fois. Depuis il n'ose plus le contrarier et obéit à la moindre de ses demandes ϟ Il est attiré par les hommes, mais refuse de l'admettre. De plus, il est effrayé à l'idée que cela se sache ϟ Il lit beaucoup de mangas ou de romans policiers ϟ Il a développé une anxiété sociale à cause de la pression médiatique, et des fans ϟ Il a abandonné l'idée de pouvoir se sortir de ce cauchemar un jour ϟ Il est allergique au pollen
ϟ Il a peur des insectes ϟ Il est assez tactile avec les personnes en qui il a confiance ϟ Il est gaucher



Jeu 8 Mar - 17:47
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just let the kids be kids
EXORDIUM.
Au calme dans sa loge, Hiroki se prêta à quelques exercices de respiration pour essayer d'apaiser les battements de son cœur qui s'emballaient. Mais aussi pour laisser le temps à ses médicaments de faire effet, de les laisser se répandre dans son organisme et de tranquilliser ses nerfs à petite dose. Il resta ainsi de longues secondes, ou minutes il ne savait pas trop, avant de rouvrir les yeux et d'observer la pièce autour de lui. Il soupira discrètement et se leva, remettant ses cachets dans le fond de son sac, à l'abri des regards curieux et des mains baladeuses. Il s'étira longuement, sursautant quand la porte s'ouvrit pour laisser entrer son manager. Il écouta ses directives tout en le suivant, arpentant avec lui ces longs couloirs, se rapprochant peu à peu du bruit, de la foule, du stade. Il n'était pas spécialement intéressé par ce sport. Il lui arrivait de regarder quelques matchs à la télé, mais il ne suivait pas avec assiduité. Parfois c'était simplement pour se tenir informé, surtout avant une émission, histoire de comprendre de l'on parlait si le sujet venait à dévier vers le baseball. Histoire de pouvoir citer les noms de quelques joueurs, aussi. Il ne pouvait pas se permettre de ne pas savoir ça... non ? Dans tous les cas, cela n'était pas la raison pour laquelle il était ici. C'était une idée de son manager, évidemment, mais aussi de son agence.  Apparemment, venir ici, promouvoir sa chanson et se montrer dans ce stade plein l'aiderait à gagner en popularité. Peut-être que des gens qui ne le connaissaient s'intéresseraient à lui. Peut-être pas. Mais au moins, en venant ici, cela faisait parler de lui, et c'était tout ce que son manager voulait. De la bonne publicité, qu'il disait. Cela montrait que Hiroki ne se cantonnait pas aux émissions et promotions habituelles. Cela montrait qu'il élargissait son champ de vision, qu'il voulait toucher un public plus grand, qu'il souhaitait se faire voir, se faire entendre. Qu'il voulait que sa musique puisse frôler le cœur des gens qui le connaissaient pas. Et puis, peut-être qu'en étant là aujourd'hui il pouvait faire s'intéresser ses fans au sport national ? C'était un peu donnant-donnant pour les deux parties, même si Hiroki supposait que l'équipe n'avait pas besoin de lui pour amasser de nouveaux spectateurs, voir des fans.
Son manager lui adressa encore quelques mots, lui répétant ce qu'il devait faire et ce qu'il devait éviter, lui désignant plusieurs places du doigt en lui indiquant de se placer impérativement ici ou là. Hiroki ne faisait que hocher la tête. Il avait assez répété pour savoir où il allait devoir se positionner. Cependant, le côté perfectionniste de son manager ne laisserait rien passer, et ce dernier ne se gênerait pas pour lui dire que sa prestation était mauvaise. Il écoutait tout ce que cet homme lui disait pendant qu'un autre accrochait lentement son micro.
Les premières notes de musique s'élevèrent, et il souffla lentement en fixant la porte par laquelle il allait devoir sortir. Son manager partit s'installer et Hiroki fit un premier pas vers la sortie, puis un autre et encore un autre...

Il se retrouva au milieu du terrain, tous les regards des spectateurs posés sur lui. C'était à lui en donner le tournis, il y avait du monde partout. Mais ils étaient loin. Il pouvait respirer, même si ses doigts semblaient crispés au micro. Certaines personnes n'étaient pas là pour lui, et il se rassurait en disant que ces personnes-là ne lui accorderaient aucun intérêt le temps de sa prestation. Cela faisait déjà des regards en moins. Il n'était qu'une sorte de spectacle avant le vrai show, et ça lui convenait. Il n'était qu'une petite distraction, un petit passe-temps avant que le match ne commence.
Il entama sa chanson, réalisant les pas qu'il avait répétés la veille et dans la matinée sous l’œil attentif de son manager. Manager qu'il rejoint quand la mélodie se termina. Il salua chaleureusement et poliment le public, s'inclinant à plusieurs reprises pour le remercier. Il s'assit aux côtés de son manager pour regarder le match. Il garda un léger sourire aux lèvres, et observa ce qu'il se passait sur le terrain avec intérêt, applaudissant parfois.

Le match terminé, il regagna sa loge. Il rangea son sac en silence, le déposant sur le fauteuil au milieu de la pièce. Il attrapa son téléphone et vérifia ses messages, jetant un rapide coup d’œil vers la porte avant de se concentrer sur l'objet. Un contact contre ses jambes le fit quelque peu sursauter et il sortit de ses pensées, ses prunelles cherchant la source de cette attaque. Ses pupilles tombèrent sur un petit garçon, et il l'observa dans une mine troublée. D'où venait-il ? « Euh... », souffla-t-il, les paupières clignant doucement, « Bonjour ? », qu'il tenta, les pupilles allant et venant pour comprendre d'où l'enfant venait. Il n'eut pas vraiment le temps de dire ou faire autre chose que le petit bonhomme s'évapora précipitamment derrière le fauteuil.
Le suivant du regard, il resta immobile et muet de longues secondes, totalement perturbé et perdu par la présence de l'enfant. Il fixa la porte d'un regard inquiet et se décala quelque peu pour mieux apercevoir le garçon. Il le regarda sans rien dire, les lèvres pincées. « Comment tu t'appelles ? », lui demanda-t-il, « Moi c'est Hiroki », la politesse avant tout, il fallait se présenter, « Tu t'es perdu ? », qu'il l'interrogea à nouveau. « Tu... », il hésita, « Tu as soif ? », et il lui montra la bouteille d'eau sur le meuble plus loin. « Hum... où sont tes parents ? » ... à l'aide.

_________________
One of the greatest tragedies in life is to lose your own sense of self and accept the version of you that is expected by everyone else.
Takenaka Yano» Admin ♥
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That's my job :

Il est professeur d'histoire géographie. Il enseigne principalement au collège/lycée mais ça lui arrive de faire des interventions en faculté ou de donner quelques cours particuliers.


What about love ? :

Il est célibataire mais il est papa d'un petit garçon de 6 ans.
Il ne recherche pas particulièrement l'amour, préférant se consacrer à l'éducation et au bonheur de son fils.


More about me :
Il a passé son enfance et son adolescence à jongler entre familles d'accueil et orphelinat • De ce fait, il n’a jamais eu de « vrais » parents et a quitté le foyer à sa majorité. Cependant, même avant son départ, il travaillait déjà à côté afin d’économiser de l’argent. • Avant, lorsque quelque chose le traumatisait assez fortement, il se pouvait qu’il s’arrête de parler pendant plusieurs jours, voir plusieurs semaines. Cela lui est déjà arrivé quand il était plus jeune où après avoir réalisé l’abandon de ses parents, il n’a plus prononcé le moindre mot pendant plusieurs mois. Il se réfugiait également dans les endroits clos et petits, ça le rassurait.



Pourtant, Yano est une personne sociable, souriante et qui ne se gêne pas de faire l’idiot quand il en a l’occasion. Il se soucie de son entourage et aime se sentir utile. L’une des raisons pour laquelle, aujourd’hui encore il soutient l’orphelinat qui s’est occupé de lui pendant de nombreuses années et leur envoie de l’argent tous les mois. S’il a un peu de temps, il n’hésite pas non plus à leur donner un coup de main puis passer quelques heures avec les enfants.



Il a un fils de 6 ans qui malheureusement semble avoir hérité d'un trait fort de son caractère puisque sans qu'il n'en connaisse la véritable cause, celui-ci s’est arrêté de parler à l’âge de 4 ans et depuis lors, Yano n’a plus jamais entendu le son de sa voix • De ce fait, il maîtrise parfaitement le langage des signes japonais afin de comprendre plus aisément son fils qui est en train de l'apprendre • Le seul jeu qu'il refuse de jouer avec son fils est le "cache-cache" • Il ne croit pas en la justice, il ne croit pas en l'homme tout court et il a du mal à faire confiance. Encore plus maintenant que le Japon est devenu ce qu'il est à l'heure actuelle.


Ven 9 Mar - 20:24
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"Just let the kids be kids"
ft. Hiroki



Avoir un enfant, pour certains c’était un calvaire, pour Yano, ça n’avait jamais été une contrainte. Peu importait les difficultés auxquelles il avait dû faire face, il avait toujours aimé son fils, plus que tout au monde. Il était le plus beau cadeau qu’on avait pu lui faire, il était sa seule famille et ce garçon qu’il protègerait au périple de sa propre vie. La simple idée de se dire qu’il pourrait le perdre un jour le rendait fou, le faisait paniquer et ça lui était inconcevable. De son mieux, il lui avait toujours donné l’attention nécessaire, une éducation irréprochable et un amour inconditionnel comme lui n’avait jamais eu. Shota était son bonheur, la source du moindre de ses sourires, il était son oxygène et sa principale raison de vivre. Depuis que ce petit homme était apparu dans son existence, Yano n’avait toujours juré que par lui et son bonheur était passé après le sien. Il faisait son possible pour l’aider à se sentir à l’aise, à réaliser qu’il était aimé et chéri… Il lui donnait tout. A petite dose, bien sûr. Il y avait certaine chose que le père n’autorisait pas, comme les portables, un trop de télévision et de nouvelles technologies. On pourrait le qualifier de vieux jeu toutefois son fils n’avait que six ans et il refusait de lui abîmer ses yeux ni d’en faire un idiot à toujours s’appuyer à la technologie pour s’en sortir. Parfois, il utilisait la tablette pour le laisser regarder des dessins animés sur internet, écouter de la musique et pour lui apprendre certaines choses utiles mais ça s’arrêtait là. Il n’avait pas envie que son enfant s’habitue trop à la facilité puis selon lui, abandonner ses enfants devant la télévision, c’était un moyen de se détacher de ses responsabilités puis de ne pas s’occuper d’eux. Lui voulait être un papa exemplaire… Il voulait que son fils connaisse tout, que cela soit la technologie évidemment ou le simple plaisir de tenir un bon vieux livre entre ses mains. Il préférait lui raconter des histoires à côté du lit plutôt que l’abandonner dans ses solitudes puis le laisser écouter celles qui existaient sur le web. Yano ne lui cachait jamais rien, il lui parlait de tout, de sujets plus adultes à des histoires pour enfant et même si le garçon ne répondait pas, il faisait constamment la conversation pour eux deux. Ils avaient leur propre moyen de communiquer, parfois Shota utilisait les signes, parfois il se contentait de se coller à lui, de lui sourire ou encore de le contempler avec ses grands yeux plein d’intérêt. Cela dépendait des moments et où ils se trouvaient…

Quand il avait du temps libre, l’enseignait essayait toujours de le faire sortir, de lui permettre de découvrir le monde puis il lui expliquait la signification de chaque chose, quelle était la représentation de ce temple, la déesse qui l’habitait et tant d’autres anecdotes. On pourrait dire qu’apprendre ça à un enfant de cet âge était stupide et inutile toutefois lui n’en avait que faire et en vérité, son fils adorait ça. Il aimait entendre son père parler, il était fasciné par la douceur de sa voix, la chaleur qui s’y reflétait à l’intérieur et il était autant avide de culture que l’était son géniteur. De ce fait, Shota était un garçon très intelligent et ce n’était pas étonnant de dire qu’il ressemblait énormément à son père. Autant physiquement que caractériellement d’ailleurs.

Pour aujourd’hui, ils s’étaient mis d’accord pour aller voir un match de baseball. L’enfant était un grand fan des Giants et aimait aller voir quelques matchs parfois donc lorsque ça tombait le week-end, Yano essayait toujours de l’emmener. La casquette à l’effigie de l’équipe ainsi que le Jersey de Sakamoto, il marchait tout fièrement dans l’enceinte du Tokyo dôme, sa main tenant celle de son père, des paillettes étincelant dans ses pupilles. Le match commença rapidement, et le score fut serré dès la première manche, Shota était enthousiaste, tapant à plusieurs reprises dans ses mains avant d’afficher une moue intriguée à l’annonce de la représentation d’une idole en vogue. Intéressé et curieux, il écouta sous le regard amusé et aimant de son géniteur qui n’était pas en mesure d’effacer l’esquisse qui décorait ses lèvres. Le jeu reprit ensuite puis petit à petit, les spectateurs quittèrent les gradins afin de s’en aller. Il y avait une foule monstre et gentiment, le professeur ordonna à son fils de bien lui tenir la main, de faire attention. Sauf que ça n’avait apparemment pas suffi… Il y avait trop de monde, des gens qui les bousculaient ici et là et sans qu’il n’ait eu le temps de faire quoi que ce soit, ses doigts lâchèrent ceux du garçon. La panique le gagna aussitôt, l’appelant alors qu’il tournait sur lui-même, poussant les gens qui refusaient de s’en aller du passage mais il ne le vit pas. Son cœur battait la chamade, ses pensées tournoyant dans son esprit alors qu’il songeait déjà au pire… Il ne l’avait jamais perdu. Pas une seule fois. Jamais. Son premier réflex fut de se rendre à l’entrée puis d’annoncer la disparition de son fils à l’un des gardes de la sécurité.

Ce dernier n’avait pas été loin en réalité… Lui aussi avait vu l’angoisse s’emparer de tout son être tandis qu’il n’était plus en mesure de voir la silhouette de son père. Les mouvements de la foule l’avait quelque peu éloigné et si ses lèvres s’étaient entrouvertes pour appeler son géniteur, aucun son n’en sortit… Ses yeux se mirent à briller avant qu’il ne commence à marcher. Il essayait de se souvenir des paroles de son paternel, ce que ce dernier lui avait conseillé de faire si jamais une telle situation arrivait… « Se mettre à l’abris. » C’était ce que Yano lui avait dit. Trouver la première pièce et attendre. Shota ne parlait pas, et il était encore trop petit pour écrire. Se faire comprendre était compliqué et c’était prendre le risque de passer des heures à tourner en rond sans jamais se retrouver, voilà pourquoi, oui, il lui avait conseillé de se réfugier quelque part puis de patienter et de se méfier de toute personne qu’il pourrait potentiellement rencontrer. Le pourquoi certainement, l’enfant avait eu peur en s’apercevant que non, il n’était pas seul dans cette pièce et que s’enfuir à présent semblait difficile. L’unique solution qu’il avait trouvée, par protection, avait été de partir se cacher derrière le canapé. C’était mignon mais malheureusement, ce n’était pas ainsi que Hiroki ne le verrait plus… Ah les enfants et leur douce innocence.

Ses yeux n’avaient fait que le fixer sans jamais qu’il ne daigne répondre ou même essayer. Papa avait dit « on ne communique avec les inconnus » donc, parce qu’il écoutait papa, Shota avait choisi de ne pas lui répondre. Il se contentait de le dévisager en silence tandis que, petit à petit, il commençait à mettre une identité sur ce visage. C’était l’homme qu’il avait vu sur le grand écran quelques temps plus tôt. Ses sourcils se froncèrent puis se reculant le plus loin qu’il le pouvait, il commença lui-même à jeter des regards vers la porte. Est-ce que son père arriverait bientôt ? Il avait peur ici… Cet homme n’avait pas l’air méchant toutefois il n’était pas rassuré pour autant.


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Because I couldn’t tell you, because I couldn’t say it. This cruel love makes my heart want to explode.  I miss you so much that I can’t stand it.
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ϟ Le métier d'idole ne lui convient plus depuis quelques années. Il est forcé de continuer car son manager le fait chanter ϟ Il prend des vitamines en comprimés, ainsi que des antidépresseurs - ce que personne ne sait, pas même son manager ϟ On lui a tellement inculqué que l'image était importante qu'il en prend grand soin ϟ Son manager l'a giflé une fois. Depuis il n'ose plus le contrarier et obéit à la moindre de ses demandes ϟ Il est attiré par les hommes, mais refuse de l'admettre. De plus, il est effrayé à l'idée que cela se sache ϟ Il lit beaucoup de mangas ou de romans policiers ϟ Il a développé une anxiété sociale à cause de la pression médiatique, et des fans ϟ Il a abandonné l'idée de pouvoir se sortir de ce cauchemar un jour ϟ Il est allergique au pollen
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Jeu 15 Mar - 17:49
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just let the kids be kids
EXORDIUM.
Il se demandait, parfois, si l'on se rendait compte de la difficulté qu'était ce métier. Il se demandait, parfois, si les gens pouvaient se détacher de ce cliché que les stars avaient « la vie facile ». Il s'interrogeait sur la façon dont les gens le voyaient mais aussi sur la manière dont ils imaginaient sa vie. Imaginaient-ils que tout se passait toujours bien pour lui ? Que rien n'était compliqué. Évidemment, question d'argent, il n'avait aucun souci. Il pouvait s'acheter ce qu'il voulait et quand il le voulait, même s'il n'était pas d'une nature dépensière. Il s'achetait de choses utiles, parfois moins selon le point de vue, mais il ne jetait pas son argent par les fenêtres comme certains. De ce côté-là, il ne pouvait pas nier, c'était sans doute plus facile pour lui que pour d'autres. De ce côté-là, et il ne l'avait jamais fait, il ne se plaignait pas, il avait tout ce qu'il fallait. Il se demandait alors si on imaginait sa vie ainsi. Simple, lisse, sans aucun problème... Non, on devait lui accorder un problème ou deux. Mais lesquels ? Sans doute le manque de vie privée. Certains n'appréciaient pas, pour d'autres c'était tout à fait normal que chaque instant de sa vie soit exposé. Il savait que la plupart des fans voulaient être au courant de tout. D'autres, un peu moins. Cela devait dépendre du caractère, et de combien elles appréciaient l'idole sûrement. Sans doute parlerait-on de la pression. Vite fait. Puis on ajouterait qu'il l'avait choisi. Que c'était un aléas du métier et que s'il ne voulait pas de ça, il n'avait qu'à arrêter. Peut-être parlerait-on ensuite de la fatigue. Mais encore une fois, on commenterait en disant qu'il savait les risques de ce métier, et que si ça ne lui plaisait pas, il n'avait qu'à stopper pour pouvoir se reposer. Quoi que l'on pouvait dire, l'on trouverait forcément quelque chose à ajouter, non ? Quoi que l'on pouvait raconter, l'on trouverait évidemment une chose sur laquelle rebondir. C'était la faute de Hiroki, après tout, d'avoir choisi ce métier. Il savait que des choses comme le stress ou l'épuisement venaient avec ce métier. Il savait qu'il n'aurait pas beaucoup de vie privée. Il savait qu'il ne pourrait pas bouger le petit doigt sans que cela ne se sache. Il savait avant de commencer qu'on lui demanderait beaucoup et qu'il serait constamment demandé. Pas parce qu'il était plein de talents, mais parce qu'il portait le bon nom, à la bonne époque. Il savait tout ça parce que ses parents étaient passés par là, et qu'ils avaient dû leur parler. Hors non, ils n'avaient jamais rien dit. Enfin, bien sûr qu'ils avaient parlé de leurs métiers, des tournages qu'ils faisaient, de ceux qu'ils avaient prévu, mais ils ne parlaient pas des mauvais côtés. Peut-être qu'il n'y en avait pas pour eux, ou qu'ils vivaient dans un déni tellement grand qu'ils ne le comprenaient pas. Mais quoi qu'on dise, non, on ne l'avait pas prévenu. On ne lui avait jamais dit de faire attention. Attention à son image, oui. Attention à ce qu'il disait, mangeait, à comment il marchait, comment il se tenait, comment il parlait, oui. Mais on ne lui avait jamais dit de faire attention, que sa santé pourrait en prendre un coup. On ne l'avait mis en garde sur les personnes qui tireraient profit de son nom à sa place. On ne l'avait pas prévenu sur l'anxiété qu'il avait développé. On ne lui avait pas expliqué que non, ce n'était pas tous les jours quelque chose de facile. Que le critiques étaient souvent plus vives et plus blessantes lorsque l'on était attendus au tournant. On n'avait jamais avancé ce genre de choses devant lui. Ou alors, on pensait peut-être l'avoir fait, mais Hiroki en était sûr, ce n'était pas le cas.

On ne lui avait jamais dit, non plus, qu'il risquait de se retrouver avec un enfant dans sa loge. En soit, rien d'anormal. Ce n'était pas la première fois qu'il rencontrait des enfants qui voulaient le rencontrer. Sauf que ce petit garçon là ne semblait pas vraiment ravi d'être là. Donc ce n'était pas lui qu'il cherchait. Il aurait été mis au courant si ça avait été le cas. Son manager était celui qui gérait son planning, c'était donc lui qui organisait ce genre de rencontres. Et jamais, ô grand jamais, il n'aurait oublié de lui en parler. Se raclant faiblement la gorge, il se pinça les lèvres, ses prunelles toujours posées sur le petit garçon. Une mine désolée naquit sur son visage quand l'enfant se recula. La dernière chose qu'il voulait était l'effrayer ou le faire paniquer mais apparemment c'était ce qu'il était en train de faire. Il se redressa avec lenteur pour ne pas lui faire totalement peur, et passa nerveusement une main dans ses cheveux. « Je ne te ferai pas de mal, c'est promis », et comme pour appuyer ses paroles, il se recula quelque peu, agrandissant la distance entre eux. « Est-ce que tu connais le numéro de téléphone de ton papa ou de ta maman ? », l'interrogea-t-il doucement, le visage penché sur le côté, « Comme ça je peux les appeler pour qu'ils viennent te chercher », il lui offrit un léger sourire comme pour essayer de le rassurer. Comment faire comprendre à un enfant qu'on ne voulait pas lui faire de mal ? « A qui est-ce que tu parles ? », la voix de son manager résonna derrière, grave, le ton ferme, les mots lourds. Il sursauta et se retourna, les lèvres se mouvant dans des syllabes silencieuses, comme un enfant que l'on venait de prendre en train de faire une bêtise. « Tu l'as laissé rentrer ? », demanda-t-il en désignant le garçon. Il soupira, son regard las posé sur Hiroki avant qu'il ne lève les yeux au ciel, comme si l'idole était le pire idiot sur terre. « Il s'appelle comment ? », Hiroki fut simplement en mesure de hausser les épaules. « Où sont ses parents ? », encore une fois Hiroki haussa les épaules. Le manager soupira à nouveau, quelque peu agacé. L'idole ne savait rien.. Inutile. « On a pas le temps pour ce genre de choses et tu le sais », lui dit-il dans un ton accusateur avant d'observer le petit garçon. « Comment tu t'appelles ? », demanda-t-il à l'enfant, « Tu sais où sont tes parents ? », qu'il ajouta. Hiroki se tourna quelque peu, laissant ses prunelles se poser une nouvelle fois sur le petit bonhomme. Il lui offrit un petit sourire pour tenter de le rassurer, sachant très bien que son manager pouvait paraître effrayant. Enfin, il l'était, mais détail.

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Il ne recherche pas particulièrement l'amour, préférant se consacrer à l'éducation et au bonheur de son fils.


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Il a passé son enfance et son adolescence à jongler entre familles d'accueil et orphelinat • De ce fait, il n’a jamais eu de « vrais » parents et a quitté le foyer à sa majorité. Cependant, même avant son départ, il travaillait déjà à côté afin d’économiser de l’argent. • Avant, lorsque quelque chose le traumatisait assez fortement, il se pouvait qu’il s’arrête de parler pendant plusieurs jours, voir plusieurs semaines. Cela lui est déjà arrivé quand il était plus jeune où après avoir réalisé l’abandon de ses parents, il n’a plus prononcé le moindre mot pendant plusieurs mois. Il se réfugiait également dans les endroits clos et petits, ça le rassurait.



Pourtant, Yano est une personne sociable, souriante et qui ne se gêne pas de faire l’idiot quand il en a l’occasion. Il se soucie de son entourage et aime se sentir utile. L’une des raisons pour laquelle, aujourd’hui encore il soutient l’orphelinat qui s’est occupé de lui pendant de nombreuses années et leur envoie de l’argent tous les mois. S’il a un peu de temps, il n’hésite pas non plus à leur donner un coup de main puis passer quelques heures avec les enfants.



Il a un fils de 6 ans qui malheureusement semble avoir hérité d'un trait fort de son caractère puisque sans qu'il n'en connaisse la véritable cause, celui-ci s’est arrêté de parler à l’âge de 4 ans et depuis lors, Yano n’a plus jamais entendu le son de sa voix • De ce fait, il maîtrise parfaitement le langage des signes japonais afin de comprendre plus aisément son fils qui est en train de l'apprendre • Le seul jeu qu'il refuse de jouer avec son fils est le "cache-cache" • Il ne croit pas en la justice, il ne croit pas en l'homme tout court et il a du mal à faire confiance. Encore plus maintenant que le Japon est devenu ce qu'il est à l'heure actuelle.


Dim 25 Mar - 14:21
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"Just let the kids be kids"
ft. Hiroki



Jusqu’à présent, Shota n’avait jamais été séparé de son père parce que premièrement, celui-ci faisait toujours en sorte de bien lui serrer la main puis deuxièmement, quand ce n’était pas le cas, c’était l’enfant qui s’agrippait à lui comme un koala s’accrochait fermement à sa branche. Pas une seule fois, comme tout enfant turbulent, il n’avait essayé de s’enfuir… Le monde lui semblait beaucoup trop terrifiant sans son géniteur à ses côtés. Et maintenant qu’il ne l’avait plus, des tas de questions tournoyaient dans son esprit. Yano l’avait toujours rassuré, il lui avait promis que s’il le perdait un jour, il remuerait ciel et terre pour le retrouver, que tout ce que Shota avait à faire était de l’attendre puis de croire en lui. Ce que le garçon faisait, du mieux qu’il le pouvait, il priait, il espérait de revoir son papa bientôt… Cet endroit était effrayant, le chanteur qui lui faisait face l’était également. Pourtant non, en effet, vu comme ça, il n’avait pas l’air méchant et paraissait même s’inquiéter pour lui hors ce n’était pas assez pour que Shota lui fasse soudainement confiance. Son père lui avait expliqué que certaines personnes donnaient l’impression d’avoir de très bonnes intentions mais n’en avaient pas vraiment, qu’elles tentaient d’appâter les enfants avec de belles paroles ou des bonbons et qu’il ne fallait pas les suivre. De toute façon, la seule vraie personne que le garçon écoutait était son géniteur… Même les amis de celui-ci, mêmes ceux en qui l’enseignant éprouvait une confiance aveugle, s’ils n’étaient pas son père alors lui ne les écoutait pas. Peut-être que ce genre d’attitude lui coûterait des problèmes plus tard cependant il était encore bien trop petit pour y réfléchir et s’attarder sur ce genre de détails. Et en soit, il ne se trompait pas totalement parce que comparé à tous ces individus qu’il rencontrerait dans le futur, aucun ne vaudrait le dévouement que son père avait pour lui. Il était le seul capable de se sacrifier pour son bonheur, de se plier en quatre rien que pour le sauver d’une situation difficile, pour lui donner un toit s’il en avait besoin, pour le nourrir, et ce peu importait les bêtises que son fils aurait commis… C’était aussi grand qu’était l’amour du professeur pour son enfant et probablement que celui-ci l’avait toujours senti.

Les yeux fixés sur son vis-à-vis, hésitant, méfiant, Shota se motiva malgré tout à secouer la tête quand on lui demanda s’il connaissait le numéro de son père. Parce que sa mère, il ne la connaissait malheureusement pas. Il aurait pu encore se buter à ne rien dire toutefois si son interlocuteur cherchait à joindre son géniteur, c’était pour l’aider non ? Même si non, ce n’était pas une raison suffisante pour que le garçon accepte de le suivre de partout si l’artiste le lui proposait.
Et à l’entente d’une nouvelle voix, les battements de son cœur s’accélèrent subitement, peu rassuré. Cet homme là, le nouveau qui venait d’entrer, Shota ne l’aimait pas. Il n’aurait pas pu expliquer pourquoi mais tout en lui le terrifiait… Le ton qu’il employait, sa carrure, la manière qu’il avait de s’adresser à l’idole et la manière dont il s’adressait à lui. Non, il ne lui inspirait pas confiance. Pas du tout. On racontait d’ailleurs souvent que les enfants ressentaient facilement ce genre de choses… Son regard s’égara vers la célébrité mais parce que l’homme était trop proche selon lui, parce qu’il ne l’aimait pas et qu’il lui faisait peur, il lui donna un puissant coup de pied au niveau de sa jambe avant de s’enfuir de plus bel derrière le canapé.

Plusieurs minutes s’évanouirent sans que le bonhomme ne sache ce qui était en train de se passer jusqu’à ce qu’on vienne frapper à la porte. Un garde de la sécurité se présenta avec l’enseignant, déclarant que ce dernier était à la recherche de son fils… Il n’avait pas eu le temps de terminer sa phrase ni de demander à ses interlocuteurs s’ils ne l’avaient pas vu que l’enfant sortit prestement de sa cachette pour se précipiter vers son père et encercler fortement ses jambes de ses bras. Yano ne résista pas à s’abaisser et à répondre aussitôt à son étreinte, lui choyant avec tendresse et vivacité ses cheveux bruns. Il avait eu tellement peur et la pâleur de sa figure reflétait clairement sa frayeur.
Une fois ses esprits repris, ses phalanges s’entremêlèrent à celles de son enfant avant qu’il ne s’incline poliment. « Je suis vraiment désolé pour la gêne occasionnée. J’espère qu’il ne vous pas trop causé de souci. » En règle général, mis à part se cacher, Shota était un garçon calme et sage. Il n’était pas violent non plus. Mais par simple politesse, c’était le minimum que Yano pouvait faire.


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