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i'm so sick | ft Keikei ♥

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Saitou Hiroki» Admin ♥
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That's my job : Idole


What about love ? :
More about me :

ϟ Le métier d'idole ne lui convient plus depuis quelques années. Il est forcé de continuer car son manager le fait chanter ϟ Il prend des vitamines en comprimés, ainsi que des antidépresseurs - ce que personne ne sait, pas même son manager ϟ On lui a tellement inculqué que l'image était importante qu'il en prend grand soin ϟ Son manager l'a giflé une fois. Depuis il n'ose plus le contrarier et obéit à la moindre de ses demandes ϟ Il est attiré par les hommes, mais refuse de l'admettre. De plus, il est effrayé à l'idée que cela se sache ϟ Il lit beaucoup de mangas ou de romans policiers ϟ Il a développé une anxiété sociale à cause de la pression médiatique, et des fans ϟ Il a abandonné l'idée de pouvoir se sortir de ce cauchemar un jour ϟ Il est allergique au pollen
ϟ Il a peur des insectes ϟ Il est assez tactile avec les personnes en qui il a confiance ϟ Il est gaucher



Ven 9 Mar - 20:59
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i'm so sick
Keisuke & Hiroki
Il avait l'impression que son corps était lourd, et léger à la fois. Il avait l'impression qu'il faisait chaud, et glacial en même temps. Il avait la sensation d'être fatigué alors qu'il était pourtant bien éveillé. Il avait l'impression d'avoir la gorge sèche alors qu'il venait à peine de boire. Il avait la sensation de ne pas avoir d'air alors qu'il sentait son torse se soulever. Sa vision était quelque peu perturbée, les bords se faisant flous alors que rien n'était vraiment net. Les mots se faisaient discrets, et rares, alors que des milliers d'idées tournaient dans sa tête. Tête qui semblait peser une tonne, et qui tournoyait au même rythme de ses pensées. Est-ce qu'il allait mourir ? Ce n'était pas ce que l'on ressentait avant de partir ? Non. Probablement que non. Son esprit s'amusait juste à le torturer un peu plus en lui projetant des idées moroses. Il n'allait pas mourir. Il était juste malade.
Et Keisuke était là. … Hum ?

Tout d'abord, Hiroki avait cru que cela passerait. Après tout, ce ne serait pas la première fois qu'il aurait un petit rhume. Il survivrait. Et en soit, il n'avait pas le choix, il devait faire avec. Son planning ne pouvait pas soudainement s'arrêter parce qu'il toussait quelque peu ou qu'il éternuait à tout bout de champ. Le bas du visage caché derrière un masque, il tentait de masquer le reste du mieux qu'il le pouvait. Son manager lui donna quelques médicaments, lui ordonnant de les prendre pour guérir rapidement. Ils ne pouvaient pas se permettre de retard dans le programme chargé de l'idole – c'était tout bonnement hors de question. Tout était planifié et rien ne pouvait être déplacé ou reporté. Les tournages ne l'attendraient pas, et les fans non plus. L'agence ne pouvait pas se permettre une telle chose. Ayant donc peur que les ventes ne baissent, Hiroki dû tout de même assister aux tournages prévus. Ceux en plein air était une véritable catastrophe, car dès que le vent soufflait un peu trop, Hiroki se mettait littéralement à grelotter. Fort heureusement pour lui, il n'en avait pas énormément. Vu le temps, c'était préférable. Les tournages où il devait énormément bouger était un calvaire. Son corps ne suivait pas le rythme comme il le voulait, et ça le stressait, car son manager veillait au grain et le surveillait, fronçant les sourcils quand il avait l'impression que l'idole n'en faisait pas assez. Alors il forçait. Un rhume, ce n'était rien. Et ce n'était pas parce qu'il s'appelait Saitou que cela lui donnait le droit de manquer le travail un jour ou deux pour se reposer. Il fit avec, priant que le petit virus passe rapidement et qu'il ne soit que de l'histoire ancienne.
Sauf qu'il semblait bien décidé à rester, démoralisant un peu plus Hiroki à chaque fois qu'il toussait ou éternuait. A chaque fois qu'il avait soudainement chaud ou soudainement froid. Son manager semblait avoir remarqué que la santé de son petit « protégé » n'allait pas mieux mais il ne fit pas grand chose pour lui donner du repos non plus – venant de lui, ce n'était pas étonnant. Dans un sens, Hiroki comprenait. Il n'avait pas le droit d'être absent. Il devait penser à ses fans, et non à lui. On remarquait aussi lors des tournages que l'idole n'était pas au mieux de sa forme, de ce fait, on ne lui en demandait pas trop. Dans le cas contraire, le staff s'assurait toujours que tout allait bien avant de continuer le tournage.
Quand il ouvrit ce matin, quand il posa le premier pied à terre, il comprit que la journée allait être horriblement longue. Il entendait les demandes excessives de son corps de rester allongé. Il n'écouta pas, et se leva, forçant toujours un peu plus sur ses muscles pour tenir debout. Ce n'était qu'un shooting photo. Il tiendrait. Il le devait. Il partit se préparer, faisant de son maximum pour être prêt avant que son manager n'arrive. Manager qui arriva bien trop vite à son goût.
Sur le trajet, il ne fit que tousser, s'excusant à chaque fois mais ne pouvant pas s'en empêcher. Le regard que lui envoyait son manager dès qu'il toussotait ne l'aidait pas et le stressait même un peu plus.

Son arrivée dans le studio fut quelque peu prononcé. Une quinte de toux le prit alors qu'il ouvrait à peine la porte. Il s'excusa platement, s'inclinant en silence, ajustant un peu mieux le masque sur son visage. On le fit passer au maquillage – chose peu aisée quand l'envie d'éternuer et de tousser était là toutes les deux minutes – et on lui expliqua brièvement le concept de la séance. Concept qui était un peu trop compliqué mais qu'il ne refusa pas. Il aperçut Keisuke au loin et lança un regard presque désespéré à une assistante qui passait par là. La pauvre n'avait pas dû comprendre puisqu'elle se contenta simplement de lui donner une bouteille d'eau – au moins il n'allait pas mourir de soif, point positif. Il n'était pas vraiment prêt à affronter son ancien camarade dans cet état. Il avait déjà mal à la tête, il n'avait pas envie de se froisser le peu de neurones encore actifs en se plongeant dans des souvenirs passés. Après avoir bu de longues gorgées d'eau, il se mit en place.
Si d'habitude tout se finissait assez rapidement, aujourd'hui cela prenait plus de temps. Quand Hiroki ne toussait pas, il éternuait. Ou alors il déclarait avoir la gorge sèche et un horrible besoin de boire. La séance tournait au ralenti. Ils devaient tous s'arrêter quand l'idole se mettait à tousser. On devait parfois refaire son maquillage ou sa coiffure. Le temps, c'était de l'argent, et Hiroki en faisait perdre à tout le monde. Il ne sut combien de fois il s'excusa ni combien de fois il interrompit la séance. Son manager ne semblait pas satisfait, et lui fit clairement comprendre dans un regard qu'il ferait mieux de se tenir.
Malheureusement, tout fut coupé quand l'idole ne fut plus en mesure de contrôler sa quinte de toux. Il en fut tellement retourné qu'il se retrouva obligé de s'asseoir, les yeux quelque peu brillants, le corps en feu, et la respiration presque éteinte. Il remarqua la présence de Keisuke à ses côtés, et bien qu'il ne le dit pas à voix haute, cela le rassura quelque peu mais ne calma pas sa toux pour autant. Il ne comprit pas immédiatement ce que voulait son ancien camarade à agiter un objet qu'il n'avait jamais vu entre ses mains, avant qu'il ne l'aide à s'en servir. Il ne saisit pas l'entièreté de la situation ensuite. Son souffle sifflait un peu trop fort à ses oreilles, et il avait la sensation de bouillir sur place. Le décor tournait et les voix étaient quelque peu déformés.

Quand il revint à lui, il était là, allongé dans un lit, l'air toujours aussi déboussolé. Il ne reconnaissait pas sa chambre mais il reconnaissait la personne à ses côtés – c'était déjà pas mal. Il fixa Keisuke durant de longues secondes, la bouche fermée dans une ligne droite, son corps s'agitant sous une nouvelle quinte de toux. Plus légère cette fois. « Désolé », murmura-t-il simplement avant qu'il ne retombe dans le silence. Ses pupilles ne quittaient pas le visage de son vis-à-vis, la chaleur fumant sur sa peau, sa respiration cognant toujours contre ses oreilles. Et plus il l'observait, plus il revoyait tous les moments qu'ils avaient passé ensemble. Plus il revivait ces instants, plus ses yeux se mirent à piquer. « Pourquoi t'es parti ? », l'interrogea-t-il soudainement, la question dansant dans ses pensées depuis qu'il l'avait revu et dévalant enfin la barrière de ses lèvres. Ses sourcils se froncèrent quelque peu, et il se racla la gorge, voulant effacer ce ton rauque dans ses syllabes. « Pourquoi t'as menti ? », continua-t-il, un peu plus attristé, un peu plus chamboulé.
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One of the greatest tragedies in life is to lose your own sense of self and accept the version of you that is expected by everyone else.
Tachibana Keisuke» Admin ♥
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Age : 26
That's my job :
Il est photographe, et passionné de photographie depuis sa plus tendre enfance.


What about love ? :
Il est célibataire depuis quelques temps à présent. Il ne cherche pas spécialement à rencontrer l'amour, chacune de ses relations s'étant toutes mal terminées toutefois il ne le fuit pas non plus.




More about me :
Sa mère a quitté la maison alors qu'il n'était qu'un enfant. Ce sont son père et son frère, Kota, qui se sont occupés de lui. Aujourd'hui, il partage son appartement avec son aîné • Il ne peut pas faire d'activités trop intenses à cause de gros problèmes de santé • Il sait jouer du piano et de la guitare. Aussi un petit peu de violon, mais uniquement les bases • Il est passionné de photographie. Rares sont les fois où il ne porte pas sa caméra avec lui.



Il est très habile de ses mains, que cela soit pour construire des objets avec du papier, pour jouer d’un instrument de musique, pour concevoir, réparer... Peut-être parce que privé de nombreuses choses, il avait du trouver d’autres moyens pour s’occuper et à force, c’en était devenu un talent.



Il a vécu deux ans aux Etats Unis, il est parti pendant sa dernière année de lycée • Même si à cause de ses mensonges, beaucoup de gens lui ont tourné le dos, Keisuke ne s'est jamais arrêté de mentir. C'est son unique moyen de protection. • L'idée de mourir lui fait extrêmement peur. Ca lui arrive quelques fois d'en faire des cauchemars





Ven 9 Mar - 22:07
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"I'm so sick"
ft. Hiroki ♥



La maladie, ça avait toujours été un sujet sensible pour le jeune Tachibana, déjà à l’époque d’ailleurs. Parce que lui-même connaissait ça, parce que lui-même savait qu’avec un simple rhume on pouvait développer des symptômes beaucoup plus gros si on ne faisait pas attention, il s’inquiétait rapidement. Il n’avait pas envie que ses proches aient à subir le même handicap que lui sous prétexte qu’ils ne s’étaient pas correctement soignés le moment venu. Il était toujours aux petits soins des autres et ça en avait longtemps amusé plus d’un de le voir se démenait autant pour un vulgaire rhume. Hors, pour lui, la moindre maladie, quelle qu’elle soit n’était pas à prendre à la légère et certains ne voyaient pas la gravité qui leur frôlait sous leur nez. On ne pouvait pas lui en vouloir alors qu’au long de toute son existences, il en avait croisé plein des personnes malades, certaines plus vieilles que d’autres et certaines qu’il n’avait plus jamais revu parce que la maladie avait fini par les emporter… Probablement que le photographe également ferait partie de ces gens-là un jour, de ceux qui étaient encore jeunes mais qui partaient trop tôt parce que son destin avait été décidé ainsi. C’était triste mais qu’est-ce qu’il pouvait y faire ? Lui n’avait pas demandé à naître avec un organisme faible. Il n’avait pas demandé à avoir une mauvaise santé, être malade et passer les trois quarts de son temps à l’hôpital. Pour rien au monde, il ne souhaitait voir quelqu’un à qui il tenait s’épuiser devant ses yeux et peu importait ô combien il était bon menteur, ce genre d’émotion, il n’avait jamais été capable de les cacher.

Lorsqu’il avait vu Hiroki aujourd’hui, et principalement sa condition, il n’avait pas pu le quitter du regard trop longtemps, inquiet. Dans d’autres circonstances, si leur amitié avait été encore celle qu’elle était autrefois, il se serait permis d’aller le voir et le réprimander, lui demander pourquoi est-ce qu’il venait travailler dans cet état, qu’il était complètement fou… Et en réalité, plus qu’à son camarade, il en voulait à la production de le forcer à exercer alors que c’était évident que le jeune homme avait besoin de se reposer. Il était littéralement en train de s’épuiser… Un soupir discret vibra dans sa gorge alors que l’artiste s’était installé. Pas une seule fois il n’avait rechigné, déclarant au garçon de prendre son temps, que ce n’était pas grave, allant même jusqu’à lui demander à plusieurs reprises s’il se sentait bien et s’il ne désirait pas prendre une pause. Hiroki n’avait pas écouté, il avait continué et comme attendu, il s’était écroulé.

Keisuke n’avait pas réfléchi, que donnant brusquement son appareil à son assistant, il s’était précipité au côté de son camarade, l’interrogeant de plus bel sur son état de santé. Il n’était pas idiot, il pouvait le voir et surtout l’entendre. Sa respiration était chaotique et sifflait énormément… Ce n’était pas bon signe du tout. Il força son ami à boire avant de se relever pour se précipiter vers son sac et en sortir son spray que lui-même utilisait dans les moments fatidiques. Hiroki n’avait pas l’air de savoir s’en servir et au vue de sa condition, ce serait compliqué de lui expliquer concrètement. Alors, le photographe l’avait naturellement aidé, le soutenant afin qu’il en prenne deux bouffées, restant toujours à ses côtés jusqu’à ce que, exténué, le chanteur finisse par chlore ses paupières. Personne n’avait eu le temps de dire quoi que ce soit que le jeune homme annonça que la séance était annulée pour aujourd’hui, que la célébrité avait besoin de repos et que ça serait reporté. Si le manager avait tenté de le convaincre de le laisser s’en occuper, Keisuke n’avait pas démordu, rétorquant qu’il avait l’habitude de ce genre de cas et qu’il s’en chargeait. Non, il n’avait pas menti… Il n’avait tout simplement pas pu parce que la santé de son ami était en jeu et qu’il n’avait pas eu confiance en cet homme qui se tenait devant lui. Peut-être que ce serait la plus grosse erreur qu’il ferait dans sa vie, qu’à cause de ceci, Hiroki découvrirait toute la vérité cependant sur l’instant, lui n’avait eu que faire de tout ça. Quand il voyait l’état de lequel on l’avait laissé travailler, il n’osait pas croire qu’on lui aurait donné l’opportunité de se reposer, ni même de se soigner.

Son assistant l’aida à transporter le garçon jusqu’à sa voiture et sans plus attendre, lui ordonnant gentiment de se charger du matériel, il avait ramené l’idole à sa maison. Cette fois-ci ce fut son aîné qui l’épaula, emmenant le jeune homme directement dans sa chambre pendant que le plus jeune préparait une bassine avec de l’eau froide, abandonnant un gant de toilette à l’intérieur. Remerciant son frère, Il s’accroupît près du lit, essorant le linge qu’il déposa machinalement sur le front du malade. Ensuite, s’asseyant à ses côtés, il ne fit que l’observer avec inquiétude, attendant patiemment à ce que ce dernier se réveille. A peine celui-ci ouvrit les yeux et qu’il l’entendit tousser, Keisuke réagit au quart de tour, lui indiquant de se redresser tandis que se levant à son tour, il plaça deux oreillers derrière son dos. Ce n’était pas une position agréable pour se reposer mais il y avait moins de risque de s’étouffer de cette façon. « Ne t’en fais pas. » Un sourire tendre et rassurant dessina chaleureusement son visage alors qu’il venait s’asseoir au bord du lit.

Ses paupières se mirent à papillonner subitement sous l’étonnement, ne s’attendant pas à de telles interrogations… Et surtout pas maintenant. Pris au dépourvu, il n’avait pas de suite répondu, son cœur se compressant aux mots de son vis-à-vis mais aussi au ton qu’il employait. « Parce que j’étais un idiot ? » Qu’il finit par répondre doucement, l’air coupable. « Je voulais qu’on m’apprécie alors je pensais qu’en disant ce qu’on voulait entendre, j’avais plus de chance. » Ce n’était pas tout à fait un mensonge… C’était même une vérité, il en manquait juste une partie. Le malaise de devoir reparler de cette époque grimpant dans son esprit, il ne put guère le dissimuler, ses phalanges secouant nerveusement ses cheveux tandis qu’une esquisse désolée et embarrassée étirait ses lèvres. « Je suis parti parce qu’on a déménagé… Et comme plus personne ne me parlait, je n’ai rien dit. Je pensais que c’était mieux ainsi. » C’était faux. Pas totalement, mais un peu malgré tout. Il n’était pas parti parce qu’il l’avait voulu, seulement parce qu’il n’en avait pas le choix. Cependant, il aurait pu les contacter, leur dire qu’il ne les oublierait jamais malgré tout et il ne l’avait jamais fait. Son visage s’affaissa quelque peu, les regrets naissant de plus en plus alors que ses pupilles brillaient… Il aurait tout donné pour que leur relation se termine d’une autre manière, pour ne pas le blesser. Pas lui. « Je suis désolé. » Des excuses qu’il ne pensait jamais rétorquer un jour, puisqu’il ne souhaitait pas avoir à se justifier cependant Hiroki, plus que n’importe qui d’autres, les méritait… Il y avait de nombreuses choses que Keisuke regrettait et celle de ne pas avoir été assez fort en faisait partie. « Je sais que ça ne change rien maintenant mais… Je suis désolé. » Du plus profond de son cœur.

Saitou Hiroki» Admin ♥
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ϟ Le métier d'idole ne lui convient plus depuis quelques années. Il est forcé de continuer car son manager le fait chanter ϟ Il prend des vitamines en comprimés, ainsi que des antidépresseurs - ce que personne ne sait, pas même son manager ϟ On lui a tellement inculqué que l'image était importante qu'il en prend grand soin ϟ Son manager l'a giflé une fois. Depuis il n'ose plus le contrarier et obéit à la moindre de ses demandes ϟ Il est attiré par les hommes, mais refuse de l'admettre. De plus, il est effrayé à l'idée que cela se sache ϟ Il lit beaucoup de mangas ou de romans policiers ϟ Il a développé une anxiété sociale à cause de la pression médiatique, et des fans ϟ Il a abandonné l'idée de pouvoir se sortir de ce cauchemar un jour ϟ Il est allergique au pollen
ϟ Il a peur des insectes ϟ Il est assez tactile avec les personnes en qui il a confiance ϟ Il est gaucher



Ven 9 Mar - 23:55
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i'm so sick
Keisuke & Hiroki
Hiroki comprenait très bien le rôle qu'avait une idole. Ou plutôt l'image que la célébrité se devait de garder. Les priorités qu'elle devait mettre en avant, aussi, et les choses qu'elle devait totalement oublier. Se mettre en couple, par exemple, était un exemple parmi tant d'autres. Peu d'idoles pouvait se permettre de voir leur couple accepté. Par l'agence, la presse mais surtout les fans. C'était ainsi. La vie privée était presque un sujet tabou. L'on aimait savoir ce que Hiroki faisait de ses soirées mais pas avec qui. Surtout s'il s'agissait d'une femme. On préférait savoir qu'il passait du temps avec Andreas, par exemple. Leur amitié était connue et il supposait que plus grand n'était étonné quand il avouait avoir passé du temps avec lui. On aimait savoir ce qui le passionnait. On aimait savoir ce qu'il regardait ou ce qu'il écoutait. On aimait être cette personne invisible auprès de lui, pour tout savoir de sa vie. Pour tout connaître de ses goûts. On aimait savoir qu'il s'amusait mais on adorait entendre qu'il travaillait dur. Pas pour lui, mais pour ses fans. Car c'était pour eux qu'il devait travailler aussi durement tous les jours. C'était pour eux, et personne d'autre. Dans l'absolu. En réalité il devait aussi travailler pour l'agence. A qui il appartenait presque. Sa propre vie ne lui appartenait pas réellement. Il ne pouvait pas agir comme il le voulait et aller passer du temps avec n'importe qui. Il ne devait surtout pas créer de scandale ou éveiller de fausses rumeurs. Cela donnerait du travail supplémentaire à l'agence, mais surtout à son manager. Très mauvaise idée. S'il voulait éviter d'enguirlander quelqu'un, c'était bien lui. Parce que cet homme l'effrayait. Il ne savait jamais comment réagir avec lui. Il lui souriait parfois mais ne savait pas si c'était la bonne chose à faire. La plupart du temps il restait simplement à ses côtés, écoutait et obéissait. Il répondait quand il lui en donnait l'occasion, ou le droit, mais il allait rarement dans le sens contraire. Il ne pouvait pas se le permettre. On pourrait croire qu'il n'osait pas parce que c'était cet homme qui gérait sa vie professionnelle et tous les aléas qui allaient avec. Hors la raison était plus obscure. Il avait trop peur qu'il n'utilise son impolitesse pour exposer un secret, des pensées qu'il voulait garder uniquement pour lui. Des pensées que son manager utilisaient contre lui.
Il savait qu'il n'avait pas le droit à l'erreur. Son comportement devait être un exemple. Il devait être une belle image. Un sourire tendre et des mots bien placés. Il devait être la grâce et la délicatesse, mais aussi la volonté quand la situation le lui demandait. Il devait être une source d'inspiration. Il devait toujours se montrer sous son meilleur jour. Il ne devait jamais laisser ses soucis personnels gâcher son image. Il ne devait jamais laisser ses tourments le dominer entièrement. Du moins, on ne devait pas s'en apercevoir. Il devait pas être vulgaire ou désordonné. Il devait être droit et posé. Il devait être cette personne à qui l'on voulait ressembler. Cette personne que l'on adorait ou que l'on adorait détester, au choix. Il devait faire rager ces derniers, les titiller en exposant ses qualités bien qu'en parvenant à montrer quelques uns de ses défauts. Défauts qu'il devait modérer et que l'on excusait donc quand ils pointaient le bout de leurs nez.
Il connaissait aussi cette pensée collective, celle qui disait que si une personne ne s'épuisait pas au travail, cela voulait dire qu'elle ne travaillait pas assez bien, assez fort. C'en était de même pour eux. Pour lui. S'il prenait son temps, qu'il se pavanait tranquillement, qu'il ne pressait pas le pas et qu'il ne semblait jamais proie de l'angoisse, on pouvait dire qu'il ne travaillait pas assez. Ou qu'il n'aimait pas son métier. S'il ne continuait pas à s'entraîner jusqu'à ce que la fatigue soit trop forte, on le pointait du doigt. S'il décidait de ne pas se présenter au travail sous prétexte qu'il était malade, on l'accusait de fainéantise. On racontait qu'il ne voulait pas travailler, ou qu'il avait tellement la grosse tête qu'il se permettait une telle chose.
Alors, même malade comme il l'était, il s'était levé ce matin. Il était venu. Et il travaillait. Cela pouvait paraître fou. C'était fou. Néanmoins, ce n'était pas comme s'il avait le choix. Ce n'était pas comme si son manager lui aurait dit de rester allongé aujourd'hui. Au contraire, il était de ceux qui le poussaient à toujours donner plus. Il ne lui permettrait pas de se reposer. Il pouvait tomber qu'il le forcerait à se relever pour continuer, car ce n'était pas poli d'avoir fait se déplacer des gens pour rien. Ce n'était pas respectueux de les avoir dérangés pour finalement ne pas être capable d'assumer. Cela ne se faisait pas. Eux aussi étaient peut-être malades, ou épuisés, et pourtant ils étaient là. Hiroki n'avait pas d'excuses.

Et si Keisuke n'avait pas été là, même manquer de souffle n'aurait pas été une justification suffisante à un repos mérité. Si son ancien camarade n'avait pas été là, son manager serait intervenu. Il valait mieux ne pas savoir ce qu'il aurait fait. Avec un peu de chance, il aurait emmené Hiroki à l'extérieur pour lui faire avaler de l'air frais en lui ordonnant de boire quelque chose pour s'en remettre au plus vite. Ou peut-être bien qu'il lui aurait indiqué d'arrêter de jouer la comédie et de se remettre au travail. Le second cas paraissait même plus plausible que le premier. Hors ça, il ne le saura pas aujourd'hui.

Il ne comprit pas immédiatement où il était. Juste que ce n'était pas sa chambre. Il reconnaissait Keisuke, juste là, mais il en venait lui-même à s'interroger. Etait-il réel ? Ou bien Hiroki était-il tellement chahuté qu'il l'imaginait se tenir près de lui ? Son cerveau ne sembla pas vraiment vouloir se pencher sur la question, car d'autres pensées venaient s'y bousculer. Des pensées amères, des pensées douloureuses. Des pensées d'avant, et de pensées d'un maintenant qui n'existait même pas. Ses sourcils se froncèrent finement, ses yeux se plissant un instant sous ce mal de tête qui roulait sous sa tignasse brune. Un léger son ronronna dans sa gorge, signe qu'il avait entendu. Pas forcément qu'il avait compris. Parce qu'il ne comprenait pas. Hiroki faisait-il parti de ce « on » dont Keisuke parlait ? Faisait-il parti de ces gens qui avaient été satisfait d'entendre ce qu'ils voulaient, sans savoir si c'était ce que le photographe pensait réellement ? Il n'en savait rien. Il ne comprenait pas. Mais il ne pouvait pas juger. Il faisait pareil aujourd'hui. Ironie. Il toussa à nouveau dans des sons épuisés, ses doigts remontant sur sa gorge pour la chatouiller faiblement. Il avait l'impression que son bras était lourd, alors qu'il semblait aussi mou que du coton. Il grimaça. « Pourquoi ? », demanda-t-il simplement. « Pourquoi pas à moi ? Au moins... », il soupira légèrement, ses paupières papillonnant violemment. Pourquoi ne pas lui avoir expliqué ? Ne méritait-il pas ça ? Valait-il si peu ? Cela aurait été un juste retour des choses d'être sincère, non ? Hiroki l'avait été. A chaque fois. Et il n'avait jamais su si ça avait été le cas pour Keisuke. Il n'avait jamais su qu'il avait réellement pensé chaque mot, ou si comme il venait de l'avouer, il l'avait simplement dit pour lui faire plaisir. C'était sordide. C'était douloureux. Sa tête allait exploser. Ses pupilles se focalisèrent sur le photographe bien qu'elles semblaient totalement déconcentrées. Son torse se soulevait plus bruyamment pour cesser ces bruits rauques dans la seconde suivante. Ses phalanges se crispèrent un instant. Ces mots, il avait voulu les entendre depuis le début. Il les avait attendus, ils n'étaient pas venus le retrouver. Ils étaient là, maintenant. Etait-ce suffisant ? Ou était-il trop tard ? Sa main frôla mollement la sienne dans un geste désordonné et une respiration enrouée quitta sa gorge. « J'aurais voulu que tu restes », avoua-t-il dans un ton cassé, un trait humide se traçant silencieusement sur sa joue, « Mais t'es parti. Pourquoi ? », ses questions tournaient comme sa tête. Qu'on l'excuse, il avait de la fièvre. Son esprit divaguait. Un peu. Il était là, il avait entendu mais c'était comme si son esprit refusait de le laisser s'exprimer réellement. L'essentiel était que son organe vital, lui, avait tout compris non ? Son cœur avait tout entendu. Il avait tout assimilé. Il avait tout enregistré. Il avait libéré une espèce de soulagement. Et une espèce de nouvelle douleur. Parce que cela restait douloureux d'avoir attendu aussi longtemps pour ces quelques mots. Pour des explications en demie-teinte. Pour des explications que, peut-être, Keisuke ne voulait même pas donner. « Tu sais... », commença-t-il, sa tête basculant quelque peu en arrière, son regard se posant sur le plafond dans un air perdu, « J'aime pas porter du vert ». La fièvre, la vilaine, trop présente, le laissait dire des choses sans aucun rapport. « Je préfère... », il toussa, « Le blanc », il émit un petit son comme pour dire qu'il approuvait ses propres paroles. « Oh », fit-il, comme s'il avait une idée lumineuse en tête, « J'ai des photos à faire », et dans sa tête, son corps essayait de se lever. Dans sa tête seulement, en réalité aucun de ses membres ne répondait à son appel. « J'ai sommeil »
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Il est photographe, et passionné de photographie depuis sa plus tendre enfance.


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Il est célibataire depuis quelques temps à présent. Il ne cherche pas spécialement à rencontrer l'amour, chacune de ses relations s'étant toutes mal terminées toutefois il ne le fuit pas non plus.




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Sa mère a quitté la maison alors qu'il n'était qu'un enfant. Ce sont son père et son frère, Kota, qui se sont occupés de lui. Aujourd'hui, il partage son appartement avec son aîné • Il ne peut pas faire d'activités trop intenses à cause de gros problèmes de santé • Il sait jouer du piano et de la guitare. Aussi un petit peu de violon, mais uniquement les bases • Il est passionné de photographie. Rares sont les fois où il ne porte pas sa caméra avec lui.



Il est très habile de ses mains, que cela soit pour construire des objets avec du papier, pour jouer d’un instrument de musique, pour concevoir, réparer... Peut-être parce que privé de nombreuses choses, il avait du trouver d’autres moyens pour s’occuper et à force, c’en était devenu un talent.



Il a vécu deux ans aux Etats Unis, il est parti pendant sa dernière année de lycée • Même si à cause de ses mensonges, beaucoup de gens lui ont tourné le dos, Keisuke ne s'est jamais arrêté de mentir. C'est son unique moyen de protection. • L'idée de mourir lui fait extrêmement peur. Ca lui arrive quelques fois d'en faire des cauchemars





Sam 10 Mar - 0:50
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"I'm so sick"
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Les mensonges avaient toujours été présent pour le protéger, pour le préserver et parce qu’il se dévalorisait énormément, pas une fois, il avait émis l’idée qu’un jour quelqu’un pourrait l’accepter pour la personne qu’il était réellement. Il avait tellement pris l’habitude de mentir que c’était devenu naturel pour lui de raconter n’importe quoi et de s’inventer une vie… Parce qu’il cherchait à ce qu’on l’apprécie, il cherchait à être entouré et ça avait fonctionné. Grâce à cela, il avait gagné en popularité, on l’appréciait, on l’adorait même alors que d’autres l’admiraient… Ils s’étaient fait son nom au sein de l’école et c’était agréable d’être aimé, c’était agréable de ne pas avoir à justifier ses faits et ses gestes, de n’avoir personne pour le reprendre lorsqu’il n’agissait pas correctement ou qu’il faisait quelque chose qui allait à l’encontre de ce que lui disait les médecins. Hiroki ignorait tout de cela… Il ignorait de la sincérité de son camarade, il ignorait les plus grosses raisons de ses mensonges ni ce complexe énorme qui avait toujours habité son cœur. Il ignorait qu’en vérité, aux yeux du photographe, il avait toujours été tellement plus qu’un simple camarade, qu’il avait été la seule personne avec qui Keisuke était le plus lui-même, le seul avec qui il osait se lâcher, le seul à qui il osait dire des parts de vérité parfois… Bien qu’il lui avait souvent menti à lui aussi, ça n’avait toujours été que des petits détails, des choses sans importances. A lui, il n’épiloguait pas autant sur sa vie privée, il se contentait de rester bref, de dire qu’il appréciait sa famille, que son frère était formidable et qu’il lui devait beaucoup… Certainement qu’Hiroki avait été ce seul ami que le jeune homme n’avait jamais eu, cette personne qui était au-dessus des autres et pour qui il aurait tout donné. Parce qu’il avait une grande place dans son cœur, parce qu’il était celui à qui Keisuke avait été prêt à se confier, à lui parler de cette maladie qui le terrifiait depuis sa plus tendre enfance. Il était le premier homme qu’il avait embrassé même s’il avait déclaré le contraire et ça aussi, il s’agissait d’un moment qu’il ne pourrait jamais oublié. A l’époque, et aujourd’hui encore, il n’aurait jamais pu expliquer les sentiments qu’il éprouvait pour l’artiste mais c’était plus qu’une amitié banale, c’était plus qu’une simple complicité… Hiroki avait été cette personne unique à ses yeux. Il avait été celui qu’il n’aurait jamais souhaité perdre mais à qui il n’avait pas eu d’autres choix que de lui tourner le dos. Peut-être aurait-il dû lui en parler, peut-être aurait-il dû lui envoyer un message et s’excuser. Si on en doutait, pendant un long moment, Keisuke avait hésité cependant à chaque fois il avait fini par se persuader que c’était mieux ainsi… C’était égoïste. Certainement que tous, et l’idole plus que les autres, méritaient des explications. Ils méritaient de savoir pourquoi il leur avait menti mais également pourquoi il était parti…

La vérité était que c’était trop douloureux pour lui d’envoyer ne serait-ce qu’un message et d’apprendre qu’il les avait déçu, d’apprendre qu’on ne lui pardonnerait jamais, quoi qu’il fasse. De plus, il estimait leur avoir fait assez de mal comme ça que selon lui, il n’y avait plus de plus pour lui dans leur vie. C’était mieux ainsi. Plus les jours passaient dans cette chambre d’hôpital, plus il s’en convainquait douloureusement. Il ne pensait avoir le droit de les contacter, pas après les avoir tous déçu. « Je pensais que tu me détestais... Et que je ne méritais pas d’espérer quoi que ce soit de ta part. » Quelque chose qu’il croyait encore aujourd’hui d’ailleurs.

L’inquiétude brillait dans ses prunelles quand il observait son camarade toussait et s’essoufflait mais il n’en dit rien, se contentant de serrer finalement ses doigts dans les siens, lui choyant le dos de sa main avec tendresse. « Pardon… » S’excusa-t-il de plus bel avant de baisser les yeux. « Parce que je n’avais pas le choix. » Il était malade. Gravement malade au point même où son père ne savait plus quoi faire pour s’assurer sa sécurité… Aller aux Etats-Unis n’avait pas spécialement apporté grand-chose, son état ne s’était pas stabilisé et sa condition était pire que ce qu’elle était autrefois. Au moins, ils avaient essayé. De sa main libre, il utilisa son pouce pour essuyer cette goutte qui avait déferlé le long de sa joue avant qu’il lui indique chaleureusement de se reposer.
Son regard s’égara de nouveau en sa direction lorsque le chanteur reprit faiblement la parole et une esquisse attendrie prit forme sur son visage. « Je sais. » Des petits détails qu’ils parlaient déjà à l’époque et que non, Keisuke n’avait pas oubliés. Il se souvenait encore de ses goûts, de son plat favoris, de celui qu’il détestait le plus, de ses goûts divers et variés, que cela soit pour les couleurs, pour les vêtements pour différentes choses de la vie de tous les jours. « Je sais aussi. » Il lui sourit de plus bel, lui répétant de se reposer ensuite. Son pouce sur sa main ne cessa pas un seul instant ses mouvements, la lui câlinant avec le plus de douceur possible avant qu’à son tour, le cœur lourd, emplis de nostalgie mais aussi de beaucoup de regrets, Il n’échappe un « Tu sais… » qui était assurément le début d’une nouvelle révélation. « Tu comptais beaucoup pour moi. » Certainement la raison pour laquelle, pour lui plus que les autres, Keisuke s’en était toujours atrocement voulu de ce qui s’était passé. « Le seul avec qui je pouvais être moi-même. » Cette personne qui peu importait les années, il ne serait jamais capable d’oublier. La preuve étant qu’aujourd’hui encore, il n’avait jamais été en mesure de rencontrer quelqu’un qui égalait ce jeune homme. « C’était agréable. » Toutefois, de nouveau, ça ne corrigeait pas le mal qu’il avait fait, et qu’il faisait toujours aujourd’hui en lui cachant volontairement la principale vérité.


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ϟ Le métier d'idole ne lui convient plus depuis quelques années. Il est forcé de continuer car son manager le fait chanter ϟ Il prend des vitamines en comprimés, ainsi que des antidépresseurs - ce que personne ne sait, pas même son manager ϟ On lui a tellement inculqué que l'image était importante qu'il en prend grand soin ϟ Son manager l'a giflé une fois. Depuis il n'ose plus le contrarier et obéit à la moindre de ses demandes ϟ Il est attiré par les hommes, mais refuse de l'admettre. De plus, il est effrayé à l'idée que cela se sache ϟ Il lit beaucoup de mangas ou de romans policiers ϟ Il a développé une anxiété sociale à cause de la pression médiatique, et des fans ϟ Il a abandonné l'idée de pouvoir se sortir de ce cauchemar un jour ϟ Il est allergique au pollen
ϟ Il a peur des insectes ϟ Il est assez tactile avec les personnes en qui il a confiance ϟ Il est gaucher



Sam 10 Mar - 17:33
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i'm so sick
Keisuke & Hiroki
Généralement, Hiroki faisait attention à lui. Il avait été aventurier, un jour, mais avait vite laissé tomber ce besoin d'adrénaline. Aujourd'hui, il était plus prudent. Parce qu'on avait voulu qu'il le soit, il l'était devenu. Il ne prenait pas de risques inutiles. Il ne mettait pas son corps dans des positions étranges et dangereuses. Il tentait de ne pas trop se mettre dans des situations qui pourraient le blesser, ou au pire encore. Il prenait soin de son corps. Pour lui, mais surtout pour les autres. C'était un peu étrange à dire mais c'était ainsi. Il devait prendre soin de lui pour le bien des autres. Il ne pouvait pas se permettre d'être blessé. Cela embêterait son agence et son manager. Et sa guérison décalerait tout son planning. Il inquiéterait ses fans aussi, et c'était inadmissible. Il ne pouvait pas se permettre de déclarer être malade au moindre coup de froid. Pour ses fans. Pour l'agence. Pour son manager. Il n'avait pas le droit. Eux aussi étaient malades et ils travaillaient. S'il baissait les bras aussi vite, s'il décidait de rester allongé à chaque fois que sa tête tournait un peu trop ou que son corps avait trop chaud, on le décrirait comme une mauvaise personne. On dirait qu'il ne faisait pas de son mieux. Il ne pouvait pas. Il ne voulait pas. Pas seulement parce qu'il n'avait pas envie que l'on salisse injustement son image, mais surtout parce qu'il avait peur de ce que pourrait lui dire son manager. Il avait peur de ce que ce dernier pourrait bien lui raconter. Il craignait qu'il ne divulgue son secret, qu'il en parle simplement pour le faire bouger. Il craignait qu'il n'appuie là-dessus pour lui faire plus mal encore, et le mettre toujours plus à terre. Il préférait alors l'écouter. Il préférait obéir. Il préférait hocher la tête et faire sans riposter. C'était moins risqué ainsi.
Il faisait alors son possible pour ne pas avoir de reproches de la part de son manager. Il faisait son possible pour que l'agence n'ait pas une situation délicate à gérer. Il veillait le plus souvent à ce que l'on ne remarque rien. S'il tombait durant les répétitions, il s'excusait et se relevait. Une simple perte d'équilibre, et rien d'autre. Il ne disait pas être fatigué. Tout le monde l'était. Il faisait de son mieux. Il faisait attention. Il ne se découvrait pas au premier rayon de soleil, au contraire, il gardait un peu plus longtemps son gilet épais. Il ne sortait pas non plus directement après la douche. Même en retard, il se séchait au moins les cheveux avant de déguerpir. Et si par malheur il n'avait pas le temps, il enfilait un bonnet ou une casquette. Il connaissait les risques et les causes et évitait au mieux les conséquences.
Cependant, il n'était jamais tombé malade comme aujourd'hui. C'était bien l'une des premières fois qu'il en arrivait au point de suffoquer, et de ne plus avoir d'air. Le manque d'air lui arrivait parfois, oui, mais les circonstances n'étaient pas les mêmes.

Comme tout le monde, il avait déjà été malade. Son statut d'idole ne l'empêchait pas d'attraper un petit virus. Il avait déjà manqué des journées de cours à cause d'une grippe bien installée, ou d'un rhume envahissant. Il avait déjà été malade au point de devoir rester au lit, simplement trop affaibli. Mais ce n'était pas de la même force. Ce n'était pas de la même intensité qu'aujourd'hui. Il n'avait pas souvenir s'être senti comme cela un jour. Il ne savait pas où il avait trouvé la force de se lever ce matin, étant donné qu'à présent il avait presque du mal à agiter la main sans avoir une sensation étrange le long de son bras et l'horrible impression de soulever des tonnes et des tonnes. Même le fait de respirer devenait un acte trop épuisant. Même garder les yeux ouverts restait une aventure. Comment avait-il réussi à aller au travail ce matin ? Sans doute que son état n'en était pas à ce point. Son manager était-il satisfait maintenant ? Avait-il remarqué tous les efforts que Hiroki avaient fait, ou au contraire, n'était-ce pas assez ? Etait-il satisfait de voir qu'il avait tiré sur la corde comme il lui avait sous-entendu de le faire ? Etait-il heureux de voir que l'idole avait suivi ses directives sans réfléchir aux conséquences ? Parce que c'était bien vu d'être épuisé par le travail. Parce que c'était plus gratifiant de dire qu'il avait supporté son mal être pour aller sur un lieu de shooting alors que sa santé ne lui permettait pas. Parce que c'était glorifiant d'annoncer que Hiroki avait poussé, avait forcé, pour ses fans et pour les autres, au point de mettre sa propre santé sur le tapis. Il espérait juste que son manager ne lui fasse pas payer le temps perdu. Qu'il ne lui reproche pas cette séance avortée et ces minutes écoulées dans le néant. Enfin... pas la peine d'espérer inutilement. Son manager lui ferait payer d'une manière ou d'une autre. Il trouverait un moyen, et si ce n'était pas aujourd'hui, ce serait demain.

Ce ne serait pas étrange d'apprendre, dans quelques semaines ou dans quelques mois, que Hiroki s'était écroulé en pleine répétitions. On annoncerait qu'il avait voulu rattraper le temps perdu, qu'il avait voulu redoubler d'efforts pour ses fans, mais que son corps avait trop donné. Et que, maintenant, il demandait du repos. Ce ne serait pas étonnant de lire que l'idole travaillait dur. On raconterait sans doute que c'était Hiroki lui-même qui insistait pour continuer à travailler. Même malade. Même épuisé. On énoncerait que c'était lui qui voulait toujours donner plus, faire plus. Alors qu'en soit, ce n'était pas vraiment lui qui le demandait. Ce n'était pas vraiment qui insistait autant. Mais il fallait toujours dorer son image. Il fallait le mettre en avant qu'une manière ou d'une autre. Il fallait qu'il colle à la perfection qu'étaient ses parents.

Les pensées virevoltaient dans son esprit, se croisant et se déliant dans au danse au rythme absolument infernal. Des tas de questions venaient s'y mêler, apportant avec elles leur lot de doute et de confusion. Apportant aussi leur lot de tristesse et de douleur. Les souvenirs d'antan polluaient chaque idée qui naissait. Comme pour la faire naître ou la faire mourir. Comme pour lui dire que tout était fini. Que rien ne serait jamais plus comme avant. Comme pour lui dire que, peut-être, il n'avait jamais compté. Pour personne. Que si on lui avait menti, c'était tout simplement parce qu'il ne méritait pas la vérité. Ou parce que la vérité ne voulait pas s'annoncer à lui. Une fine grimace étira son visage, et comme il le put, il le secoua lentement. Non, il ne le détestait pas. Il ne pouvait pas le détester. Évidemment, il lui en voulait d'être parti, d'avoir menti. Évidemment, chaque image de ce temps-là faisait mal, et le regarder lui rappelait tout ce qu'il n'avait plus. Tout ce qu'il avait cru avoir mais qu'il avait en réalité jamais possédé. Il ne le détestait pas. Il était juste tiraillé, déchiré, entre l'envie de tout reprendre à zéro et l'envie de tout effacer. Parce qu'il lui manquait.
Avec le peu de force qu'il put réunir, ses doigts s'agrippèrent aux siens. Il ne répondit rien. Il ne savait pas quoi répondre. Son esprit commençait de plus en plus à s'assombrir, le coulant dans des idées qu'il ne contrôlait plus vraiment. L'enlisant dans un tourbillon atroce de maux, et de chaleur brûlante. Bien sûr que Keisuke savait tout ça. Lui avait-il déjà dit ? Peut-être bien. Il ne s'en rappelait pas sur l'instant. Il se rappelait avoir dit beaucoup de choses, mais il n'était plus en mesure de savoir le moindre mot qu'il avait énoncé à l'époque. Mais c'était évident que Keisuke savait. Ses phalanges bougèrent quelque peu contre les siennes, appréciant le contact. Ses paupières se fermèrent doucement. Il était fatigué. Elles s'ouvrirent soudainement en entendant la voix de Keisuke s'élever à nouveau et ses iris le cherchèrent dans une petite mine bouleversée. Une fois qu'il trouva son visage, il l'observa en silence, laissant les mots frôler ses oreilles. Laissant les mots se faire comprendre par son esprit, et son cœur. Le coin de ses lèvres se leva quelque peu dans une esquisse fatiguée, mais rassurée. Presque consolée. Sa main remua à peine contre la sienne, ses paupières se fermant à nouveau alors que ses lèvres bougèrent dans des paroles silencieuses. Lui-même n'était pas en mesure de répéter ce qu'il venait de dire puisqu'il s'endormit après quelques minutes.

Le réveil fut peu laborieux. Son corps paraissait encore horriblement lourd. Il n'avait plus chaud, mais froid. Il avait la sensation qu'une cascade d'épines déferlaient dans sa gorge et il se racla la gorge dans une tentative discrète de les faire disparaître. Sa tête paraissait plus légère, mais les pensées semblaient toujours s'y infiltrer. Ses oreilles bourdonnaient un peu, et sa respiration résonnait difficilement jusqu'à ses tympans. Il fut contraint d'essayer à plusieurs reprises avant de pouvoir enfin ouvrir les yeux. Yeux qu'il plissa, ses iris piquant doucement. Un faible bruit plaintif résonna dans le fond de sa gorge, éveillant ce nid d'épines, le faisant grimacer, agitant quelque peu son mal de tête éteint. Il bougea mollement ses doigts, ramenant avec lenteur sa main sur se front, le massant maladroitement tandis que ses prunelles s'activaient dans la pièce autour de lui. Il était où bon sang ? Que s'était-il passé ? Il relâcha un souffle sifflant et tenta de se redresser, toussant pour finalement rester couché. Tant pis si on l'avait kidnappé. Il aperçut du mouvement, et son visage se tourna instinctivement vers la personne qui venait d'entrer dans la pièce, ses yeux s'écarquillant légèrement. Keisuke était son ravisseur !? Ses sourcils se froncèrent à peine alors qu'il semblait réfléchir.
Tout se remit petit à petit en place, les souvenirs remontant dans sa mémoire dans un petit « Oh » enroué. Il le fixa sans rien dire pendant quelques secondes. « Merci », finit-il par articuler dans une fine esquisse et une mine gênée. « Et pardon », ajouta-t-il en baissant le regard, son visage transformé dans un air beaucoup plus embêté.
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One of the greatest tragedies in life is to lose your own sense of self and accept the version of you that is expected by everyone else.
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Il est photographe, et passionné de photographie depuis sa plus tendre enfance.


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Il est célibataire depuis quelques temps à présent. Il ne cherche pas spécialement à rencontrer l'amour, chacune de ses relations s'étant toutes mal terminées toutefois il ne le fuit pas non plus.




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Sa mère a quitté la maison alors qu'il n'était qu'un enfant. Ce sont son père et son frère, Kota, qui se sont occupés de lui. Aujourd'hui, il partage son appartement avec son aîné • Il ne peut pas faire d'activités trop intenses à cause de gros problèmes de santé • Il sait jouer du piano et de la guitare. Aussi un petit peu de violon, mais uniquement les bases • Il est passionné de photographie. Rares sont les fois où il ne porte pas sa caméra avec lui.



Il est très habile de ses mains, que cela soit pour construire des objets avec du papier, pour jouer d’un instrument de musique, pour concevoir, réparer... Peut-être parce que privé de nombreuses choses, il avait du trouver d’autres moyens pour s’occuper et à force, c’en était devenu un talent.



Il a vécu deux ans aux Etats Unis, il est parti pendant sa dernière année de lycée • Même si à cause de ses mensonges, beaucoup de gens lui ont tourné le dos, Keisuke ne s'est jamais arrêté de mentir. C'est son unique moyen de protection. • L'idée de mourir lui fait extrêmement peur. Ca lui arrive quelques fois d'en faire des cauchemars





Dim 11 Mar - 11:13
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"I'm so sick"
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D’une certaine façon, c’était la vérité. Keisuke avait toujours pensé qu’après avoir découvert sa supercherie, tout le monde le détestait. Il était persuadé que plus personne n’accepterait de l’écouter et ne voudrait le revoir un jour. Il s’en était convaincu et ça avait été naturel pour lui de penser que de toute manière, il n’avait pas le droit d’attendre quoi que ce soit de la part de ses camarades, et surtout pas de celle d’Hiroki. Il les avait déçu, tous, donc qu’espérait-il ? Vivre dans le mensonge n’était pas une chose facile mais il y vivait depuis sa plus tendre enfance donc il s’y habituait. Pourtant… L’artiste avait été le seul à qui il n’aurait jamais souhaité mentir, à qui il avait hésité un nombre incalculable de fois à lui révéler la vérité et avec qui, il pouvait être lui-même. Il n’avait pas besoin de s’inventer une vie entière et s’il ne souhaitait pas se rendre quelque part à cause de la maladie, il ne racontait pas des mensonges pour fuir le rendez-vous, il rétorquait simplement qu’il ne voulait pas, qu’à choisir il préférait faire autre chose. Hiroki le comprenait, il le respectait et ne l’avait jamais jugé. Il avait tout le temps accepté ce que le photographe lui disait… Il était différent, il n’était pas comme les autres, il était cette personne unique à ses yeux. Il l’était encore à l’heure actuelle, ça n’avait jamais changé parce que le plus vieux n’était pas en mesure d’effacer tous ses bons souvenirs qu’ils avaient partagé à l’époque. Le pourquoi, aujourd’hui encore, Keisuke n’avait pas su lui mentir… Comparé à autrefois, lorsqu’il mentait, ce n’était plus pour se faire apprécier, c’était entièrement pour se protéger s’il souhaitait cacher l’existence de sa maladie. Et parce que c’était lui, il n’avait pas voulu s’enfoncer plus qu’il ne l’avait déjà fait à cette période. Il avait envie que son ami sache à quel point il avait toujours compté à ses yeux, qu’en se tenant à ses côtés, le photographe était sincère, que tout ce qu’il avait pu faire pour lui n’avait jamais été des faux semblants. Il l’appréciait tel qu’il était. Ce n’était pas de la comédie… Lorsque l’incident était arrivé, lorsque tous avaient découvert la vérité, Keisuke avait cru voir son monde s’effondrait puisqu’il aurait souhaité leur dire à tous ô combien il était désolé, ô combien malgré tout, il les avait toujours apprécié, qu’il adorait les voir sourire et pétillant de joie. Cependant, il en avait été incapable. Puisque de plus bel, il avait eu peur de devoir se justifier, il avait eu peur qu’on le rejette plus que ce qu’on ne l’avait déjà fait et qu’on ne le croit finalement pas. Sa maladie s’était alors aggravé, le stress n’arrangeant probablement pas sa condition et il avait dû s’en aller loin de tous sans jamais leur donner d’explications. C’était égoïste, c’était lâche néanmoins il s’était dû que ce n’était pas plus mal ainsi… Qu’on le déteste pour l’homme qu’il n’était pas lui convenait. C’était toujours mieux que d’être méprisé pour ce qu’on est, n’est-ce pas ?

Toutefois, s’il y avait bien eu une personne à qui il aurait souhaité donner des nouvelles, c’était bien ce garçon qui se retrouvait allongé dans son lit en ce moment même. Peut-être avait-il plus de confiance en lui qu’en les autres. Peut-être qu’Hiroki dégageait ce quelque chose que lui n’aurait pu décrire. Peut-être aussi parce que parmi tous, il était celui que Keisuke n’aurait jamais voulu perdre. Alors, malgré toutes ses erreurs, malgré toutes ses craintes, il n’avait pas résisté à lui avouer ce qu’il avait toujours eu sur le cœur. Certes, il ne lui révélait pas les principales raisons de ses mensonges ni de sa disparition mais au moins la star savait qu’il regrettait et qu’il lui avait toujours accordé une place importante dans son cœur.

Sans bouger, le photographe resta sagement installé à ses côtés, sa main dans la sienne tandis qu’il l’observait s’assoupir de plus en plus. Une mine inquiète naquit sur son visage accompagné d’un sourire triste avant qu’il ne se redresse pour retirer le gant de son front et le mouiller de plus bel à l’eau froide. S’assurant qu’Hiroki n’avait besoin de rien, que ce dernier était bien endormi, il sortit de la chambre afin de se rendre dans la cuisine où il prépara tranquillement un bouillon de riz. C’était idéal quand on était malade. En même temps, il sortit deux petits comprimés qu’il plaça sur un plateau, du sirop pour la toux puis partit s’asseoir en attendant que le temps passe. Il ne lui fallait pas beaucoup pour s’occuper, un livre à lire et c’était suffisant.
A plusieurs reprises, il s’était levé cependant, souhaitant vérifier que son camarade dormait convenablement et qu’il n’était pas en train de souffrir en silence. Lorsqu’il se rendit dans la pièce cette fois-ci, il fut quelque peu surpris de le retrouver réveillé mais n’en dit rien, se contentant de lui sourire tendrement. « Ne t’en fais pas. » Le rassura-t-il. « Je reviens. » Sur ses dires, Keisuke fit demi-tour, prenant un peu de temps dans la cuisine afin de réchauffer le bouillon. Il fit fondre les médicaments dans un verre d’eau puis ce n’était qu’ensuite, qu’il retourna dans la chambre, le plateau entre ses mains. « Comment tu te sens ? » Avec délicatesse, il déposa l’objet sur la table de nuit avant de récupérer sa place précédente, s’asseyant doucement au bord du lit. « Tu devrais manger un petit peu. » Il désigna l’assiette. « Et prendre les cachets ensuite. » Ce n’était pas bon de les avaler sans rien dans le ventre donc même si Hiroki n’avait pas l’appétit, il devait se forcer à en manger ne serait-ce que quelques poignées. « Je vais t’aider, d’accord ? » Le sourire aux lèvres, le photographe se pencha légèrement en avant pour remettre les oreillers correctement derrière le dos du malade, s’assurant à ce qu’il soit dans une bonne position. Cette histoire le tracassait plus que ce qu’il n’exprimait… Il détestait le voir dans un tel état et il espérait sincèrement que son ami récupèrerait vite.



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ϟ Le métier d'idole ne lui convient plus depuis quelques années. Il est forcé de continuer car son manager le fait chanter ϟ Il prend des vitamines en comprimés, ainsi que des antidépresseurs - ce que personne ne sait, pas même son manager ϟ On lui a tellement inculqué que l'image était importante qu'il en prend grand soin ϟ Son manager l'a giflé une fois. Depuis il n'ose plus le contrarier et obéit à la moindre de ses demandes ϟ Il est attiré par les hommes, mais refuse de l'admettre. De plus, il est effrayé à l'idée que cela se sache ϟ Il lit beaucoup de mangas ou de romans policiers ϟ Il a développé une anxiété sociale à cause de la pression médiatique, et des fans ϟ Il a abandonné l'idée de pouvoir se sortir de ce cauchemar un jour ϟ Il est allergique au pollen
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Dim 11 Mar - 18:02
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i'm so sick
Keisuke & Hiroki
Si Hiroki se mettait à penser à son manager un peu trop fort, il en aurait la nausée. Cet homme le dégoûtait. Parce qu'il s'appuyait sur sa faiblesse pour le faire chanter. Parce qu'il s'appuyait d'un secret pour le manipuler à sa guide. Il le dégoûtait, mais il l'effrayait encore plus. Il avait peur de lui. Il avait peur de tout ce qu'il était, de tout ce qu'il représentait. Il n'hésitait pas à le forcer à faire quelque chose par pur égoïsme. Parce que Hiroki rapportait de l'argent à l'agence, parce que cette dernière ne pouvait pas se permettre de le perdre. Y avait-il une autre raison ? Le manager avait-il peur de perdre son travail si Hiroki s'en allait ? Peut-être. Peut-être pas. Peut-être était-ce une raison plus obscure. Peut-être l'avait-on forcé à son tour ? Bien que cela paraissait moyennement possible. Son manager semblait prendre trop de plaisir à l'agiter comme une poupée. Il semblait bien trop satisfait quand il voyait Hiroki obéir sans même réfléchir, sans même chercher à riposter, sans même signaler qu'il était fatigué, qu'il avait mal ou qu'il n'était pas bien. Il semblait bien trop satisfait en voyant le désespoir dans ses prunelles ou quand il voyait l'épuisement sur son visage. Quand il arrivait à décrire la soumission dans ses gestes bien que son esprit semblait lui dire d'arrêter, de se reposer, de ne plus bouger. Son corps continuait. Il lui souriait malicieusement quand l'idole semblait prendre du temps à faire quelque chose, comme une mise en garde. Comme une manière d'appuyer toujours plus, de le forcer toujours plus, de l'emprisonner toujours plus. Il était toujours là, quelque part, et le surveillait. Il était rarement seul lorsqu'il était sur un plateau de tournage, son manager était toujours autour de lui. Durant les shooting photos, c'était la même chose. Il était là. Il veillait à ce que tout se passe bien, il discutait avec le personnel tout en regardant un œil sur l'idole. Il faisait comme s'il ne s'y intéressait pas, et pourtant, il pouvait dire avec certitude tout ce que Hiroki était en train de faire. Les seuls moments où l'idole pouvait effectivement souffler, c'était quand il était chez lui. Et même là encore, il ne se permettait pas de faire grand chose. Il se reposait, il se détendait sous la douche ou dans un bain, il regardait la télévision – et ne regardait jamais les programmes dans lesquels il passait – il prenait le temps de répondre à ses fans aussi. Sur Twitter la plus grande partie du temps. Il mettait parfois un peu de musique en fond sonore et passait toute la soirée sur son ordinateur à répondre à toutes leurs questions. Il avait pris l'habitude de le faire, pour entretenir ce lien unique avec eux. On lui avait conseillé un jour, alors il le faisait. Il lisait aussi quelques fois les commentaires que l'on faisait sur lui ou sa prestation, pour savoir ce qu'il allait devoir améliorer à l'avenir. Il prenait en compte l'avis des fans, et si l'avis général était qu'une tenue particulière ne lui allait pas, il ne la mettait plus. Il faisait toujours son maximum pour coller à l'image que l'on voulait de lui. Pour coller à la personne que l'on attendait qu'il soit. Il ne voulait essayer. Il devait faire cet effort-là, car c'était à lui de se coller aux attentes des autres et non l'inverse.
Et si, à l'inverse, il se permettait du temps à l'extérieur, il le passait à faire les magasins ou à simplement se promener. Il le passait avec des proches, aussi, pour se changer les idées, pour ne pas être enfermé dans cette bulle qui lui bouffait tout son oxygène à longueur de journée. Pour voir d'autres visages. Des visages familiers, des visages qui le détendaient. Et cela faisait du bien de temps en temps, de pouvoir discuter d'autres choses que de son planning, de sa nouvelle chanson ou de la chorégraphie. Cela faisait du bien, parfois, de pouvoir s'étaler sur d'autres sujets. Même s'ils ne le passionnaient pas, même si dans le fond cela ne l'intéressait pas beaucoup, cela lui permettait de s'évader un peu de son monde. S'ils étaient en public, il se gardait de faire n'importe quoi, veillant toujours à son image. Cela dit, Hiroki se gardait toujours de faire n'importe quoi. Il n'avait pas connu les fêtes comme tous les adolescents. Ou plutôt, il n'en avait pas profité de la même manière. Il devait faire attention à ne pas commettre de fautes durant ces moments-là. Mais le plus difficile était le monde. Il y en avait toujours eu trop. Il avait toujours été du genre à s'éclipser dans un coin à l'abri des regards et d'attendre que le temps passe. Il avait toujours eu cette manie de se décaler, de se mettre en retrait, pour qu'on ne le reconnaisse pas ou pour qu'on ne lui pose tout simplement pas trop de questions. Et puis sa peur de la foule ne le laissait pas se promener librement parmi tous ces gens.

Quand il sera plus en mesure de réfléchir et de penser normalement, il s'élancera sur sa journée. Il repensera à chaque seconde, à chaque parole, à chaque geste. Il songera à tout ce qu'il aurait dû faire et qu'il n'avait pas fait. Il s'en voudra de ne pas avoir su tenir, et on lui reprochera l'inquiétude du personnel et des fans, s'ils sont au courant. Son manager lui indiquera le nombre d'heures qu'ils avaient perdues, et ne se gênera pas pour lui expliquer que son planning était décalé. Il lui dira aussi qu'il avait dû faire des arrangements à cause de son incapacité. Et Hiroki s'excusera. Il courbera l'échine et s'inclinera. Comme toujours. Et à nouveau, il se forcera.

En attendant que cela arrive, il devait d'abord se rappeler tout ce qu'il s'était passé. Les souvenirs revenaient petit à petit, le faisant comprendre pourquoi il se trouvait là et surtout avec qui. Peut-être que quand il sera plus en mesure de songer, il repensera à tout ce que Keisuke avait fait aujourd'hui. A tout ce qu'il avait dit. Mais pas maintenant. Maintenant, il regardait le plus âgé avec confusion et épuisement, clignant des yeux quand il quitta la pièce. Il ne bougea pas, se contentant de garder le regard posé sur la porte de la chambre, un air quelque peu décontenancé quand il revint avec un plateau. Une fine grimace fut sa seule réponse, accompagné d'un souffle régulier mais éraillé. Il toussa faiblement et hocha quelque peu la tête. Il n'avait pas spécialement faim, son estomac était trop noué, mais si on lui disait de manger, il devait écouter et obéir. Se redressant mollement, il s'installa le plus confortablement possible, l'une de ses mains se perdant sur son visage dans un léger son plaintif. Il glissa maladroitement ses doigts dans ses cheveux, se massant vaguement le cuir chevelu pour finalement déposer sa main sur le lit dans un mouvement lent et paresseux. « J'ai dormi longtemps ? », l'interrogea-t-il avant de se racler la gorge, « Désolé », s'excusa-t-il encore, une moue coupable au visage, « La séance a dû être arrêtée par ma faute », le travail, encore, toujours. Il toussota quelque peu et fit un rapide mouvement de la tête pour s'en excuser. Mouvement qui lui causa une nouvelle grimace. « Et en plus tu dois t'occuper de moi... », chuchota-t-il dans un ton faiblement accablé. « Merci », répéta-t-il avec sincérité, dans un souffle expiré. Il dévia ses prunelles vers le plateau et l'observa en silence, les lèvres finement pincées. Il agita vaguement ses doigts, réveillant petit à petit les muscles de ses mains et de ses bras. Il ne se sentait pas la force d'arriver à se nourrir, mais il allait essayer.
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One of the greatest tragedies in life is to lose your own sense of self and accept the version of you that is expected by everyone else.
Tachibana Keisuke» Admin ♥
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Age : 26
That's my job :
Il est photographe, et passionné de photographie depuis sa plus tendre enfance.


What about love ? :
Il est célibataire depuis quelques temps à présent. Il ne cherche pas spécialement à rencontrer l'amour, chacune de ses relations s'étant toutes mal terminées toutefois il ne le fuit pas non plus.




More about me :
Sa mère a quitté la maison alors qu'il n'était qu'un enfant. Ce sont son père et son frère, Kota, qui se sont occupés de lui. Aujourd'hui, il partage son appartement avec son aîné • Il ne peut pas faire d'activités trop intenses à cause de gros problèmes de santé • Il sait jouer du piano et de la guitare. Aussi un petit peu de violon, mais uniquement les bases • Il est passionné de photographie. Rares sont les fois où il ne porte pas sa caméra avec lui.



Il est très habile de ses mains, que cela soit pour construire des objets avec du papier, pour jouer d’un instrument de musique, pour concevoir, réparer... Peut-être parce que privé de nombreuses choses, il avait du trouver d’autres moyens pour s’occuper et à force, c’en était devenu un talent.



Il a vécu deux ans aux Etats Unis, il est parti pendant sa dernière année de lycée • Même si à cause de ses mensonges, beaucoup de gens lui ont tourné le dos, Keisuke ne s'est jamais arrêté de mentir. C'est son unique moyen de protection. • L'idée de mourir lui fait extrêmement peur. Ca lui arrive quelques fois d'en faire des cauchemars





Lun 12 Mar - 22:27
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"I'm so sick"
ft. Hiroki ♥



Keisuke ne comprenait pas. S’il n’avait rien dit jusqu’à présent, il n’avait jamais saisi pourquoi son ami était encore une idole à l’heure actuelle. Il le connaissait depuis longtemps à présent et peu importait son comportement d’autrefois, il l’avait toujours soutenu, il l’avait toujours écouté. Hiroki lui avait répété à plusieurs reprises que ce monde n’était pas fait pour lui, qu’il ressentait beaucoup trop de pression et qu’il souhaiterait arrêter mais que son contrat ne lui permettait pas. Ce domaine-là était particulier, le photographe l’avait toujours su et si on ne respectait pas le règlement, on pouvait recevoir de très grosses pénalités ou une forte somme à verser. Certainement la raison pour laquelle, son camarade n’avait pas pu non plus toutefois son contrat n’était-il pas censé cesser à sa majorité ? Pourquoi était-il encore sur les devants de la scène à faire un métier qui ne lui plaisait pas ? Parce que non, ça ne lui plaisait pas. Keisuke le voyait dans son attitude, il le voyait dans ses yeux et dans sa façon de se comporter. Il le voyait encore plus aujourd’hui en constatant l’état dans lequel le jeune homme s’était mis. Hiroki ne l’avait pas fait volontairement, il l’avait fait à cause de la pression qu’il recevait derrière et ça le mettait hors de lui. Son ami n’était pas un objet qu’on pouvait agiter comme bon lui semblait et en faire une marionnette. Il était un être humain qui méritait de se reposer lorsqu’il était fatigué, qui méritait de prendre plusieurs jours de détente s’il souhaitait se changer les idées, s’aérer l’esprit… Probablement que s’il avait été plus libre, il apprécierait son rôle aujourd’hui. Le photographe n’avait pas eu l’opportunité de l’interroger sur le sujet et il ignorait s’il pouvait se permettre de le faire après le mauvais tourment qu’avait pris leur relation… C’était juste frustrant de le voir allongé dans ce lit, exténué, sans rien pouvoir faire d’autres que lui donner des médicaments, un peu de nourriture ainsi que de la compagnie que le chanteur ne désirait peut-être même pas.

Il l’appréciait. Il l’avait toujours apprécié et malgré les années qui s’étaient écoulées, ses sentiments n’avaient pas changé. Hiroki occupait une place importance dans son cœur et assurément qu’il était cette personne que Keisuke ne pourrait pas oublier. Le pourquoi d’ailleurs, il y avait tous ces clichés accrochés sur les murs de sa chambre… Parce que chacun des souvenirs qu’il avait pu partager était précieux et inoubliable. Jamais il ne lui avait souhaité du mal, toujours que du bonheur et ça lui faisait de la peine de constater encore aujourd’hui que son camarade n’était pas sorti de ce cercle vicieux dans laquelle il était enfermé. Est-ce que lui pouvait l’aider ? Il n’en était pas certain mais s’il le pouvait, si l’artiste le lui accordait, alors il essaierait.

Doucement, tentant de ne pas le brusquer alors qu’il était malade et encore à moitié réveillé, le photographe refit son apparition dans la pièce, plateau en main. « Un petit peu. » Il lui adressa un tendre sourire, rassurant avant de déposer l’objet sur la table de nuit puis lui rétorquer qu’il n’avait pas besoin de s’excuser. « Ça arrive à tout le monde d’être malade. » Ce n’était pas de sa faute. Ses sourcils se froncèrent à sa réplique suivante, peu content d’entendre de telles paroles. « Tais-toi. » Le gronda le plus âgé d’une voix douce mais ferme à la fois. « Je préfère reporter la séance que tu meurs étouffer. Ce n’est pas grave. » Vraiment pas. Jamais, il ne se permettrait de lui reprocher une telle chose et si quelqu’un osait le faire devant lui, nul doute que Keisuke ne resterait pas silencieux cette fois-ci. Ses doigts s’élancèrent gentiment dans une fine pichenette contre son front tandis qu’il ne résista pas à le traiter d’idiot. Cela ne le dérangeait pas… Si c’était le cas, il ne l’aurait jamais amené chez lui en premier lieu. « Aller donne-moi ça, je vais t’aider. » Ajouta le jeune homme, ses phalanges se saisissant de la cuillère que tenait son ami. Au vue de comment celui-ci peinait à s’y accrocher, c’était préférable qu’il lui donne un coup de main. « Soit pas gêné, avale. » Une esquisse plus amusée cette fois-ci égaya son visage alors qu’il s’occupait de lui comme on s’occupait d’un enfant. Et il avait l’habitude. Sauf que d’habitude, il était la personne allongée sur ce lit. « Tiens, maintenant prend ça. » Reposant le couvert dans l’assiette, il approcha le verre de ses lèvres afin de l’aider à boire. « C’est de la cortisone. Ça va te faire du bien. » L’idéale pour ce genre de maladie. Certainement plus que quelques cuillères de sirop d’ailleurs. « Comment tu te sens ? Tu veux dormir encore un peu ? » Plus tard, après qu’il se soit un peu plus reposé, Keisuke l’aiderait à se faire une infusion à l’eucalyptus… Lui en faisait souvent parce que ça permettait au bronche de respirer, c’était agréable bien que le concernant, ce n’était malheureusement pas toujours efficace.


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ϟ Le métier d'idole ne lui convient plus depuis quelques années. Il est forcé de continuer car son manager le fait chanter ϟ Il prend des vitamines en comprimés, ainsi que des antidépresseurs - ce que personne ne sait, pas même son manager ϟ On lui a tellement inculqué que l'image était importante qu'il en prend grand soin ϟ Son manager l'a giflé une fois. Depuis il n'ose plus le contrarier et obéit à la moindre de ses demandes ϟ Il est attiré par les hommes, mais refuse de l'admettre. De plus, il est effrayé à l'idée que cela se sache ϟ Il lit beaucoup de mangas ou de romans policiers ϟ Il a développé une anxiété sociale à cause de la pression médiatique, et des fans ϟ Il a abandonné l'idée de pouvoir se sortir de ce cauchemar un jour ϟ Il est allergique au pollen
ϟ Il a peur des insectes ϟ Il est assez tactile avec les personnes en qui il a confiance ϟ Il est gaucher



Dim 18 Mar - 0:24
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i'm so sick
Keisuke & Hiroki
Pour certains, il était évident que Hiroki suive la voie de ses parents. Après tout, elle était toute tracée, elle était totalement ouverte et libre. Il n'avait plus qu'à emprunter ce chemin et de marcher droit devant. Il pouvait lever le regard, détailler le décor, les plantes, le ciel. Il pouvait s'arrêter sur les plus petites choses, il n'avait pas besoin de faire attention à où il mettait le pieds. Tout était sécurisé. Aucun obstacle ne venait se mettre sur sa route, et si un mur s'élevait parfois, on se débrouillait pour l'abattre avant que cela ne l'atteigne. On lui ouvrait d'autres voies, lui permettant de les prendre ou non. On lui indiquait la direction sans qu'il n'ait besoin de la demander. On lui mettait des panneaux à suivre sans se détourner, on le tirait vers le but, vers la fin de ce chemin dégarni. Se rendait-on compte que Hiroki était perdu ici ? Etait-il le seul à remarquer ces chaînes accrochées à ses pieds, à ses bras, à son esprit ? Etait-il le seul à les sentir de plus en plus lourdes, de plus en plus nombreuses ? Ou préférait-on fermer les yeux et dire qu'on ne les voyait pas ? Pire, dire qu'elles n'existaient pas. Tout était dans sa tête, rien n'était vrai. Ce n'était qu'une idée, une pensée, qu'il devait se retirer de la tête. Qui voudrait le retenir ? Qui voudrait le ralentir ? Qui voudrait le forcer ? Après tout, tout le monde agissait pour son bien. Tout le monde s'inclinait parce qu'il portait le nom qu'il fallait. Mais ne distinguait-on pas la confusion dans son regard ? N'arrivait-on pas à déceler le doute dans ses pupilles et la fatigue sur son visage ?
En soit, ce n'était pas totalement faux. Personne le ralentissait. Ces chaînes attachées à son âme ne le ramenaient pas en arrière, mais elles le forçaient à aller en avant. Elles le manipulaient, jouaient avec lui, ses souvenirs, ses envies, ses questions, pour lui faire faire un pas. Puis un autre. Et encore un autre. Ces chaînes le forçaient à continuer d'emprunter ce chemin qu'il avait voulu quitter il y a longtemps. Elles le forçaient à s'aventurer sur cette route épineuse. Il ne résistait plus, il avait oublié cette idée depuis un moment déjà, mais parfois il s'arrêtait. Pour se reposer, pour regarder tout ce qu'il y avait derrière lui, pour observer tout ce qui l'attendait devant. Il se prenait le temps de contempler l'endroit où il se trouvait. Il s'arrêtait, pour respirer, fermer les yeux, et s'évader. Mais les chaînes le ramenaient bien trop vite. Elles le tiraient bien trop tôt. Elles le brusquaient dans une réalité qu'il n'avait pas voulu. Dans un univers qui ne lui ressemblait pas. Ou au contraire qui lui ressemblait trop. A force, il ne savait plus. Il était juste perdu. Ce n'était pas ce qu'il voulait, pourtant sa place semblait bien définie. Ce n'était pas ce qu'il voulait mais au fond, que voulait-il ? Ce n'était pas ce qu'il voulait, cependant ce chemin avait été fait pour lui. Il ne pouvait pas se permettre de ruiner les efforts des autres. Ce n'était pas ce qu'il voulait, ni la personne qu'il souhaitait être... mais au final, qui était-il ?

Il était un Saitou. Il devait porter ce nom le plus loin possible, tout comme ses parents l'avaient fait. Tout comme ils le faisaient encore. Il ne pouvait pas ruiner leurs efforts à eux non plus, pas vrai ? Sans doute que non. Ce n'était pas ce que l'on attendait de sa personne. Ce n'était pas l'image qu'il donnait, et ce n'était pas non plus l'image que l'on avait de lui. Et en parlant de ses parents, ces derniers allaient-ils être au courant de ce qu'il s'était passé aujourd'hui ? Allaient-ils savoir que la séance avait été avorté ? Allaient-ils être mis au courant que leur fils avait manqué à ses devoirs du jour ? Il espérait que non, dans le fond, parce qu'il n'avait pas envie d'affronter leurs regards. Il n'avait pas envie de répondre à leurs questions non plus. Était-ce ternir son image d'avoir agi ainsi ? Était-ce la délabrer de s'être effondré ?
Ou au contraire était-ce un moyen comme un autre d'exposer un fait simple : il n'était qu'un humain, comme tout le monde.

Émettant un léger son, il ne commenta pas. Il s'était un petit peu reposé, et il n'était pas totalement sûr que cela soit suffisant. Il ne pouvait pas dire qu'il n'en avait pas eu besoin néanmoins cela aurait probablement été mieux qu'il puisse continuer la séance jusqu'au bout. Il bougea rapidement son visage aux paroles de Keisuke, se contentant de lui lancer un bref regard dans un minime mouvement d'épaules. Évidemment, cela arrivait à tout le monde, mais il n'était pas tout le monde et ne pouvait pas se permettre de manquer un jour de travail. Personne ne le pouvait, dans l'absolu. Ses iris se tournèrent vers le photographe, ses lèvres se pinçant finement et une mine quelque peu enfantine se dessinant sur son parole. Ce n'était pas la première fois qu'on lui disait de se taire et certainement pas la dernière. Et même s'il savait que Keisuke ne le disait pas méchamment, il baissa un instant le regard comme pour s'excuse silencieusement. Il se mordit rapidement la lèvre, et pencha son visage sur le côté, l'air songeur pour finalement bouger son visage dans un petit « oui » muet. Une moue trahie accompagnée d'une grimace, son nez se plissa visiblement au geste contre son front. Il émit un léger bruit plaintif, n'approuvant absolument pas ce mouvement. Il le regardait, toujours en silence, comme un enfant que l'on venait de punir injuste. Parce que non, vraiment, il n'avait pas mérité ça. Dramaqueen ? Non. Juste malade.

Et il envisagea de manger. L'intention était là, les actions moins. Il galéra clairement pour tenir le couvert, ses sourcils à peine froncés dans une moue entre la concentration et le désespoir. Moue qui devint quelque peu surprise alors qu'il détaillait l'expression de Keisuke. Sérieusement ? Non. Il plaisantait, pas vrai ? Il cligna rapidement des paupières, se rendant compte que non, le photographe ne plaisantait pas. Il déglutit quelque peu, ses lèvres se pinçant un peu plus alors qu'il le regardait. Il finit par ouvrir doucement la bouche, non sans détourner le regard, les joues rougissantes. C'était embarrassant... Répondant à la demande du plus âgé, il avala quelques bouchées, la chaleur sur ses joues grandissantes. Il avait perdu l'habitude à ce que l'on s'occupe de lui de cette manière. Il reporta son attention sur Keisuke, ses prunelles louchant brièvement sur le verre avant qu'il n'en avale son contenu. Il écouta les explications du photographe et hocha la tête. « Ca peut aller », articula-t-il mollement, « Je crois », parce qu'en plus il n'était pas sûr non... Il éternua, se surprenant lui-même, offrant un regard surpris au photographe avant de souffler discrètement. « Je risque de dormir le reste de la journée », rétorqua-t-il dans ce qui devait ressembler à un rire mais qui s'apparentait plus à des respirations rauques. Il haussa rapidement ses épaules, et laissa son regard voyager dans la pièce tandis qu'il s'installait plus confortablement, les paupières clignant à nouveau. « Je peux encore un peu dormir ? », l'interrogea-t-il, « Je crois que je vais encore un peu dormir », qu'il enchaîna lentement, retenant un bâillement. « Juste un petit peu », et c'était à se demander qui il voulait convaincre. Il glissa un peu plus, soupirant légèrement, luttant malgré tout contre l'épuisement. Ses yeux se fermaient mais il les rouvrait dans la seconde, une petite mine perturbée au visage à chaque fois. « Tu restes là ? », finit-il par lui demander dans une voix presque silencieuse. Il resta muet quelques secondes, et s'il avait les yeux totalement clos, on pourrait croire qu'il s'était endormi. « Tu pensais tout ce que tu as dit ? », le questionna-t-il dans un chuchotement, dans des mots tremblant prononcés avec une mine couche d'espoir, dans des sons fragiles mêlés à une respiration stable.
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Il est photographe, et passionné de photographie depuis sa plus tendre enfance.


What about love ? :
Il est célibataire depuis quelques temps à présent. Il ne cherche pas spécialement à rencontrer l'amour, chacune de ses relations s'étant toutes mal terminées toutefois il ne le fuit pas non plus.




More about me :
Sa mère a quitté la maison alors qu'il n'était qu'un enfant. Ce sont son père et son frère, Kota, qui se sont occupés de lui. Aujourd'hui, il partage son appartement avec son aîné • Il ne peut pas faire d'activités trop intenses à cause de gros problèmes de santé • Il sait jouer du piano et de la guitare. Aussi un petit peu de violon, mais uniquement les bases • Il est passionné de photographie. Rares sont les fois où il ne porte pas sa caméra avec lui.



Il est très habile de ses mains, que cela soit pour construire des objets avec du papier, pour jouer d’un instrument de musique, pour concevoir, réparer... Peut-être parce que privé de nombreuses choses, il avait du trouver d’autres moyens pour s’occuper et à force, c’en était devenu un talent.



Il a vécu deux ans aux Etats Unis, il est parti pendant sa dernière année de lycée • Même si à cause de ses mensonges, beaucoup de gens lui ont tourné le dos, Keisuke ne s'est jamais arrêté de mentir. C'est son unique moyen de protection. • L'idée de mourir lui fait extrêmement peur. Ca lui arrive quelques fois d'en faire des cauchemars





Dim 18 Mar - 14:21
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"I'm so sick"
ft. Hiroki ♥



Quoi qu’on lui dise, à ses yeux, la santé d’Hiroki valait autant que celle de n’importe quel être humain. Non, ce n’était pas parce qu’il était une star qu’il n’avait pas le droit de tomber malade ni de se reposer. Dans tout travail, il y avait des responsabilités à respecter et on finissait par toujours culpabiliser d’avoir manqué une journée cependant cela arrivait à tout le monde d’être affaibli. Et Keisuke était certain que les fans du jeune homme préférait le savoir en train de se soigner plutôt que se forcer à travailler afin de ne pas décevoir qui que ce soit. A quoi bon si c’était pour finir hospitaliser par surmenage ? Cela n’avait aucun sens. C’était quelque chose que le photographe ne comprenait pas. Peut-être car de son côté, il avait toujours été contraint de faire attention à sa santé, que personne ne lui avait jamais rien dit et quand c’était lui qui souhaitait forcer, on l’obligeait à rentrer chez lui se reposer. Il détestait le monde dans lequel vivait son camarade, il le maudissait même… Parce que c’était injuste, qu’on le considérait comme une vulgaire chose qui était là uniquement pour remplir les caisses de la compagnie. Et Hiroki n’était pas que ça… Peu importait le nombre de fois qu’il y réfléchissait, Keisuke ne parvenait pas à savoir pourquoi l’artiste avait continué alors que cette situation l’oppressait. Ce n’était pas utile de lui répondre que son ami avait changé d’avis, il n’y croirait pas. Comment dire, n’était-ce pas évident ? Cela se reflétait sur son état, sur son visage mais également dans ses pupilles, dans sa façon de se comporter que non, ce n’était pas quelque chose qui lui plaisait… Avait-il eu des problèmes dans sa vie qui l’avaient contraint à rester celui qu’il ne souhaitait pas être ? Un manque d’argent, une pression trop forte de la part de ses parents, un désir fou de ne pas vouloir décevoir quiconque ? Le photographe ne saisissait pas… Encore moins, lorsqu’il l’observait allongé dans son lit et dans une condition aussi pitoyable. Dans ces moments là, il souhaiterait l’arracher à ses supérieurs, à ses fans, et l’emmener loin où personne ne pourrait l’atteindre, comme à cette époque. Evidemment que ce n’était pas possible, autant pour lui que pour Hiroki, mais rien que pour lui éviter toutes ses péripéties, il souhaiterait le protéger de cette pression médiatique que devait supporter l’idole sans arrêt. Un jour, certainement, que Keisuke finirait par s’en mêler… Toutes les célébrités n’avaient pas la vie d’Hiroki, certaines étaient beaucoup plus chouchoutées que d’autres et il n’avait pas l’impression que c’était le cas de son ami. Ca le blasait, ça le frustrait et en plus de l’inquiétait, ça l’attristait. Mais il n’avait rien dit de plus, se contentant de lui sourire tendrement puis de se montrer présent, de lui faire comprendre que non, il n’avait pas à s’en faire et que de toute façon, s’il y avait un quelconque problème, il irait s’arranger avec son manager, quitte à inventer une excuse de son côté pour le préserver.

Même s’il n’était probablement la meilleure personne placée pour le réprimander, pour lui faire gentiment la morale, le photographe ne s’était pas gêné de le faire… Parce qu’il tenait à ce garçon, parce que malgré tout, il ne lui avait toujours souhaité que du bonheur et que cette vision lui était insupportable. Hiroki devait comprendre que tout ce qu’il faisait, tout ce qu’il disait, c’était pour son bien. Puis, l’expression sévère dessinée sur sa figure se transforma peu à peu en une lueur plus douce et plus amusée. Il n’y avait pas à avoir honte de se faire nourrir par quelqu’un, surtout pas quand on était malade. Son camarade n’avait pas à se sentir embarrassé et il le lui montrait bien en insistant sur la cuillère qu’il tenait entre ses mains, s’occupant de lui du mieux qu’il le pouvait. « A tes souhaits. » Lui sourit légèrement Keisuke, constatant par la même occasion que non, ce n’était pas encore ça. « Oui, tu peux encore dormir… Tu le dois même. » Parce que si l’artiste était malade, la fatigue qu’il avait accumulé ne l’aiderait pas à récupérer. Il devait reprendre des forces à tout prix. Sans éteindre l’esquisse attendri qui étirait ses lèvres, le photographe se pencha en avant afin de lui retirer délicatement les oreillers nichés derrière le mal, l’aidant à s’installer plus confortablement. « Je reste là. Promis. » Comme pour approuver cette promesse, ses phalanges partirent naturellement se mêler aux siennes, son pouce lui câlinant suavement le dos de sa main. Ses prunelles s’arrondirent toutefois à sa dernière question, surpris d’une demande si soudainement. Il marqua un silence alors que son éclat se transforma en quelque chose de plus nostalgique, mais tellement sincère. « Je pensais tout ce que j’ai dit. » N’aurait-ce pas été étrange d’avoir toutes ces images accrochées au mur s’il n’avait pas un minimum apprécié tous ces instants passés au lycée ? Son doigt continuait ses douces caresses alors que ses yeux ne cessaient de le contempler, les regrets et la culpabilité refusant de quitter son cœur. « Tu m’as manqué, tu sais ? » Tellement… Aussi étonnant que cela puisse paraître, Keisuke aurait tout donné pour l’avoir à ses côtés, pour ne l’avoir jamais perdu parce que Hiroki n’était pas n’importe qui, il était cette personne qu’il chérissait énormément et auprès de qui, il s’était toujours senti lui-même. « Il y a tant de choses que j’aurais aimé te dire à l’époque… » Mais qu’il n’avait pas pu parce que tout s’était si vite enchaîné et que lui, à ce moment là, n’avait plus su comment il était censé réagir. Pourtant oui, il aurait aimé que son ami sache que son amitié avait toujours été sincère, qu’il l’appréciait plus que quiconque et qu’il était cette personne qu’il ne pourrait jamais oubliée. Lui dire également que, sans le savoir, il lui avait été un soutien hors norme, une complicité que Keisuke ne trouverait jamais nulle part ailleurs. Mais surtout… Parmi toutes ces choses qu’il aurait voulu lui avouer, il aurait voulu lui parler de ce baiser qu’ils avaient partagé. Juste pour que Hiroki ne pense pas que rien de ceci n’avait de valeur, que si le photographe l’avait embrassé, ce n’était pas pour se moquer de lui mais parce qu’en réalité, lui aussi en avait éprouvé l’envie. Leur relation était étrange mais elle était unique… A ses côtés, il se sentait bien, plus léger, comme si rien ne pourrait lui arriver. « Repose-toi. » Sur ses dires, il se redressa quelque peu, lui déposant un tendre mais long baiser contre son front avant de venir s’assoir sur le sol, ses bras croisés sur le lit sans que ses doigts ne se séparent des siens. Jamais.

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ϟ Le métier d'idole ne lui convient plus depuis quelques années. Il est forcé de continuer car son manager le fait chanter ϟ Il prend des vitamines en comprimés, ainsi que des antidépresseurs - ce que personne ne sait, pas même son manager ϟ On lui a tellement inculqué que l'image était importante qu'il en prend grand soin ϟ Son manager l'a giflé une fois. Depuis il n'ose plus le contrarier et obéit à la moindre de ses demandes ϟ Il est attiré par les hommes, mais refuse de l'admettre. De plus, il est effrayé à l'idée que cela se sache ϟ Il lit beaucoup de mangas ou de romans policiers ϟ Il a développé une anxiété sociale à cause de la pression médiatique, et des fans ϟ Il a abandonné l'idée de pouvoir se sortir de ce cauchemar un jour ϟ Il est allergique au pollen
ϟ Il a peur des insectes ϟ Il est assez tactile avec les personnes en qui il a confiance ϟ Il est gaucher



Ven 30 Mar - 21:28
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i'm so sick
Keisuke & Hiroki
Personne ne savait. Personne n'avait su. Ce désir que l'idole avait d'arrêter de se pavaner ainsi. Ce désir que l'idole avait d'arrêter de n'être qu'une poupée, une image pour les autres, un modèle, un rôle. Personne ne savait. Personne n'avait su. A part Keisuke. Il était l'un des seuls à qui il avait fait part de cette envie-là – non, il était le seul à qui il en avait parlé. Parce qu'il s'était senti en confiance. Parce qu'il avait compris qu'il pouvait tout lui dire, qu'il pouvait parler de ce qui le pesait, le chagrinait, le noyait. Parce qu'il avait eu besoin d'énoncer ce fait à quelqu'un et qu'il avait choisi Keisuke. Personne d'autre n'aurait pu entendre ces mots-là. Personne d'autre n'aurait pu les accepter, non plus. Mais Keisuke, oui. Il l'avait fait. Il l'avait soutenu. Il l'avait toujours soutenu à cette époque-là. C'était sans doute pour cela qu'il s'était retrouvé à lui dire qu'il pensait arrêter. Qu'il songeait stopper sa carrière car cela commençait à devenir trop. Trop lourd, trop dur, trop épuisant, trop stressant. La pression se faisait de plus en plus pesante sur ses épaules. Il commençait petit à petit à se noyer dans un univers qui ne lui convenait pas. Ce n'était pas le métier qu'il voulait faire. Se rendre sur un tournage n'était pas la raison pour laquelle il voulait se lever tous les matins. Même si, au fond, il ne savait pas ce qu'il voulait faire. Il ne savait pas ce qu'il aurait pu faire. Il ne connaissait pas l'étendu de ses capacités. Il ne savait plus l'étendu de son savoir. De toute façon, ce n'était pas comme s'il pouvait y réfléchir. Ce n'était pas comme s'il pouvait l'envisager. Aujourd'hui il le savait. A l'époque il ne pensait pas qu'on l'empêcherait d'arrêter. Et cela lui avait fait du bien de pouvoir exprimer ce souhait. De pouvoir en parler à quelqu'un sans qu'on ne le juge ou que l'on cherche à réellement comprendre pourquoi. Sans qu'on ne le dévisage en montrant clairement qu'on ne comprenait pas. C'était une vie rêvée, une vie facile, pourquoi la jeter ? Pourquoi vouloir l'arrêter ? Pourquoi vouloir s'en éloigner ? Il savait que ce n'était pas un sujet qu'il pouvait aborder avec n'importe qui. Il avait des ami(e)s, au lycée. Certains plus par intérêts qu'autre chose, et c'était justement pour ça qu'il n'avait pu parler de son problème au premier venu. C'était pour cela qu'il ne pouvait pas s'exprimer là-dessus devant n'importe qui, n'importe quand. Parce que certains s'amuseraient à s'en servir contre lui. Certains le questionneraient jusqu'à ne plus finir. Et d'autres l'abandonneraient puisqu'à quoi bon rester avec lui. S'il arrêtait sa carrière, il perdait sa notoriété. Il n'avait plus aucune valeur.
Mais Keisuke était différent. Il n'était pas qu'un simple ami. Il n'était pas qu'un simple élève. Il n'était pas qu'un aîné. Il était plus. Beaucoup plus. Il n'était pas un meilleur ami, il était plus encore. Il était unique. Un soutien. Une personne de confiance. Une personne qui le mettait à l'aise. Une personne qui le laissait respirer. Une personne qui lui permettait d'oublier. D'oublier son nom, ses parents, sa carrière. Une personne qui lui amenait un air plus frais, plus agréable, moins lourd, moins chaud. Il était une épaule sur laquelle se reposer, une oreille à qui se confier et un sourire à détailler. Il était toujours là. Et Hiroki estimait son amitié. Il estimait les moments passés avec lui. Il les chérissait, plus qu'avec n'importe qui. Parce que c'était spécial, et précieux. Tout s'envola, se brisa, le brisa. Mais ce n'était pas pour autant qu'il regrettait ces instants. Il les estimait encore aujourd'hui. Un peu trop, peut-être, parce qu'il savait qu'il ne pouvait retrouver ça avec personne d'autre. Il pouvait avoir des amitiés différentes, aucune ne pourrait remplacer celle qu'ils avaient partagé autrefois. L'idole avait eu du mal à se dire que c'était fini. Il avait du mal à se dire qu'il avait peut-être mal jugé, qu'il s'était trompé. Il avait du mal à se dire que cette impression n'allait sans doute que dans un sens. Il avait trop estimé Keisuke. Il avait trop estimé leur amitié. Et il avait pensé que Keisuke l'estimait tout autant.
Alors il avait eu du mal à se dire que c'était faux. Que c'était terminé. Que ça n'existait pas. Ça l'avait cloué. Ça l'avait pétrifié, et ça l'avait déchiré. Ça lui avait fait mal. Ça lui faisait mal.
Il avait du mal en le revoyant, parce que c'était douloureux. De se souvenir de tout et de faire comme si rien ne s'était passé. De faire comme s'il ne s'agissait que d'un simple photographe, que d'un homme simple avec qui il ne partageait rien. C'était dur, même encore aujourd'hui, de le voir s'occuper de lui de cette façon. Il voulait que tout s'arrête mais que rien ne commence. Il voulait que rien ne s'arrête mais que tout recommence. Contradiction amère qui tournait dans son cerveau embrouillé.
Et les mots du photographe, ces mots-là, il les avait attendus plus fort qu'il ne l'aurait cru. Il savait que l'entendre s'excuser l'aurait apaisé, mais pas à ce point.

Se faire nourrir n'était pas quelque chose auquel Hiroki était habitué. Ou plutôt, c'était presque un concept inconnu que celui de s'occuper de lui ainsi. Il ne disait pas que personne ne l'avait jamais fait, mais cela remontait juste à trop loin pour qu'il n'en soit pas embarrassé. Il n'avait jamais été malade à ce point, et probablement que tout était relié. S'il l'avait été, sa mère aurait été présente à ses côtés comme Keisuke aujourd'hui non ? Mais si Keisuke n'avait pas été là aujourd'hui, qui lui aurait tenu compagnie ? Qui serait venu chez lui pour voir s'il allait bien ? Qui l'aurait accompagné ? Son manager ? Rien que l'idée lui donnait la nausée. Parce que son manager aurait été tout sauf doux et patient. Il aurait été tout sauf aux petits soins pour lui. Il se serait contenté de déposer des médicaments sur sa table de chevet en lui ordonnant de les prendre avant de partir. Peut-être qu'il serait resté, le temps de rouspéter qu'ils étaient en retard et qu'il devait bousculer tout le planning puis il serait rentré chez lui ou retourné à l'agence pour arranger les choses. Il ne se serait pas vraiment inquiété sur son état, et dans le pire des cas, il aurait fait appel à un médecin. Mais personne ne se serait occupé de lui de cette façon. Alors oui, c'était gênant de recevoir ce genre d'attention, et il ne pouvait pas empêcher ses joues de le faire savoir.

« Hum », souffla-t-il simplement, totalement épuisé alors qu'il n'avait pas fait grand chose. Hors c'était comme si le moindre effort lui avalait le peu d'énergie qu'il pouvait avoir. Tousser l'exténuait plus qu'il ne le croyait. Sans doute que la fièvre n'aidait pas et faisait son petit effet, lui donnant cette sensation de brûlure au niveau des yeux avec cette envie insurmontable de clore ses paupières. Il voulait dormir mais en même temps il ne voulait pas. Il hésitait. Il luttait. Et bien que Keisuke lui affirmait qu'il le devait, il n'avait pas envie de fermer les yeux pour rejoindre Morphée. Et si à son réveil, le photographe n'était plus là ? Était-ce la fièvre qui lui faisait voir ce qu'il avait envie de voir ou était-ce réel ? Non. C'était réel. Il n'était pas dans son assiette mais il en était sûr, Keisuke était bel et bien là. Qui serait en train de bouger les oreillers sinon hm ? Un léger soupir de soulagement le quitta quand le photographe confirma qu'il restait. Le coin de ses lèvres se leva à peine, ses doigts serrant comme il le pouvait ceux du plus âgé. Mais il devait s'assurer qu'il ne rêvait pas non ? Que ces paroles, Keisuke les avait bien dites et surtout, qu'il les avait bien pensées. Qu'il ne disait pas cela juste pour lui faire plaisir, juste pour l'apaiser un peu, juste pour lui permettre de se reposer.
Ses prunelles le détaillèrent vaguement, sa main s'appuyant contre la sienne, un air rassuré et reconnaissait qui étirait peu à peu les traits de son visage. Ses yeux ne quittaient pas son visage, se forçant à les garder là. Sa vue se brouilla soudainement, ses phalanges se pressant un peu plus contre les siennes alors que ses lèvres laissaient échapper un faible son plaintif. Des larmes silencieuses se mirent à couler sur ses joues, des larmes qu'il ne pouvait retenir et il se pinça les lèvres pour éviter de faire trop de bruit. Il détourna le regard, reniflant doucement, sa main refusant de lâcher celle du photographe. Les larmes coulaient parce que les mots faisaient du bien tout en faisant mal. C'était difficile à expliquer, mais ils apaisaient plus qu'ils ne l'écorchaient. Et la fatigue n'aidait pas l'idole à réussir à les contenir. « Toi aussi », avoua-t-il, la voix encore plus enrouée qu'avant, le ton tremblant à cause des émotions. Il toussa, et tenta de calmer ses pleurs, frottant sa joue contre son épaule pour effacer les traces humides du mieux qu'il le pouvait. Son regard humide se posa à nouveau sur lui, ses yeux brûlant encore plus qu'avant, « Comme quoi ? », demanda-t-il, curieux de savoir. Il l'observa longuement, les joues et le regard mouillés. Ses iris se redressèrent en même temps que lui, et il fut soudainement soucieux qu'il ne s'en aille. Une petite mine surprise éclaira son visage, ses joues s'empourprant à nouveau alors qu'il fermait les yeux pour mieux apprécier le contact. Il se permit de ne pas trop y réfléchir. Il était fatigué, et ce genre d'actions était toujours bonne à prendre. Cela faisait du bien, c'était apaisant. Ses paupières s'ouvrirent à nouveau, avec plus de difficulté cette fois, et il le regarda à nouveau, sa main toujours dans la sienne, ses doigts toujours contre les siens. Il ne prononça plus un mot, toussa encore un peu ici ou là avant de finalement sombrer, une nouvelle fois, dans le sommeil.

Il se réveilla plusieurs heures plus tard. Le second réveil fut tout aussi difficile que le premier. De toute façon, Hiroki avait toujours du mal avec les réveils, et ce n'était pas étant malade que cela changerait. Il toussa faiblement, grimaça, soupira. Il parvint à se frotter le visage et laissa sa main glisser dans ses cheveux, se décoiffant maladroitement. Il se frotta les yeux dans des sons perturbés, et inspectant les environs. Ses prunelles tombèrent sur Keisuke, et il l'observa longuement, tentant de comprendre, de saisir, de se souvenir – les réveils n'étaient décidément pas son fort. Avec lenteur, il se redressa, grimaçant et soufflant bruyamment alors que son corps lui semblait encore lourd. Mais moins qu'avant, c'était déjà une avancée. Sa main serra doucement celle du photographe alors que ses doigts libres hésitèrent, survolant ses cheveux sans oser s'y poser. Il opta finalement pour l'épaule, déposant délicatement sa main. « Keisuke ? », et il fronça les sourcils ne reconnaissant pas sa propre voix. Il se racla la gorge, et lui tapota doucement l'épaule, « Hey », fit-il, « Réveille-toi », il toussa, puis éternua, s'effrayant tout seul dans un hoquet de surprise. Il grogna légèrement, accentuant un peu plus les mouvements sur l'épaule du plus âgé. « Tu vas avoir mal partout », commenta-t-il avant de se rallonger, se laissant doucement tomber sur le lit dans un souffle exténué. Il se mit à secouer quelque peu sa main mais refusa malgré tout de la lâcher. « Oh », soupira-t-il finalement, « Il fait nuit », et une mine horrifiée s'étendit sur son visage.
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Tachibana Keisuke» Admin ♥
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That's my job :
Il est photographe, et passionné de photographie depuis sa plus tendre enfance.


What about love ? :
Il est célibataire depuis quelques temps à présent. Il ne cherche pas spécialement à rencontrer l'amour, chacune de ses relations s'étant toutes mal terminées toutefois il ne le fuit pas non plus.




More about me :
Sa mère a quitté la maison alors qu'il n'était qu'un enfant. Ce sont son père et son frère, Kota, qui se sont occupés de lui. Aujourd'hui, il partage son appartement avec son aîné • Il ne peut pas faire d'activités trop intenses à cause de gros problèmes de santé • Il sait jouer du piano et de la guitare. Aussi un petit peu de violon, mais uniquement les bases • Il est passionné de photographie. Rares sont les fois où il ne porte pas sa caméra avec lui.



Il est très habile de ses mains, que cela soit pour construire des objets avec du papier, pour jouer d’un instrument de musique, pour concevoir, réparer... Peut-être parce que privé de nombreuses choses, il avait du trouver d’autres moyens pour s’occuper et à force, c’en était devenu un talent.



Il a vécu deux ans aux Etats Unis, il est parti pendant sa dernière année de lycée • Même si à cause de ses mensonges, beaucoup de gens lui ont tourné le dos, Keisuke ne s'est jamais arrêté de mentir. C'est son unique moyen de protection. • L'idée de mourir lui fait extrêmement peur. Ca lui arrive quelques fois d'en faire des cauchemars





Mer 4 Avr - 10:08
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"I'm so sick"
ft. Hiroki ♥



C’était peut-être difficile à croire, pourtant c’était la vérité. Keisuke était un grand menteur, sur beaucoup de choses également, néanmoins son amitié avait toujours été des plus sincères. Hiroki était cette personne qui se dissociait des autres, il était particulier, il était unique et chaque instant passé à ses côtés était fabuleux. Il y avait réellement des tas de choses que le photographe aurait souhaité lui avouer à cause de tous ses regrets qui lui fendaient le cœur un peu plus chaque jour. C’était normal que son ami lui en veuille, qu’il n’ait plus confiance en lui cependant il lui avait toujours été extrêmement précieux et il était celui que Keisuke ne serait jamais en mesure d’oublier. Il était celui que le jeune homme avait toujours hésité à contacter pour lui donner des nouvelles, pour s’excuser et lui demander d’être heureux avant de finalement se rétracter, ne s’estimant pas méritant de tant d’attention. Parce que le chanteur faisait partie de ces individus qui avaient assisté à toutes ses manigances de l’époque, il faisait partie de ceux que le plus âgé avait déçus et il s’était constamment persuadé que c’était toujours mieux ainsi. Ce n’était pas parce qu’il mimait que rien ne pouvait l’atteindre, qu’il avait tout le temps cette esquisse accrochée à ses lèvres et qu’il déclarait que la situation lui convenait que c’était vrai. Qui aimait la solitude ? Qui préférait être seul plutôt qu’être entouré par des personnes merveilleuses ? Lui avait juste peur qu’on le rejette comme sa mère avait pu le faire autrefois… C’était un traumatisme qui le poursuivait et dont il n’avait jamais réussi à se détacher. Pourtant oui, avec Hiroki, il avait hésité et il hésitait encore aujourd’hui de lui révéler toute la vérité parce que parmi tous ceux que Keisuke avait côtoyés, son camarade était celui qui le desservait le plus. Sauf que c’était plus facile à dire qu’à faire… Puisque des années s’étaient écoulées avant qu’ils ne se retrouvent et à présent qu’il l’avait à ses côtés, ce n’était pas dit qu’il puisse accepter une nouvelle perte. Certainement que comme à son habitude, il ferait semblant, persisterait à sourire en rétorquant que ce n’était pas grave, qu’il s’y attendait mais parallèlement, sa santé en prendrait sûrement un sacré coup… Comme ce fut le cas à chaque fois que quelque chose le tourmentait trop lourdement…

Ne le quittant pas du regard, ses doigts entremêlés aux siens, il l’observait avec inquiétude, pas réellement rassuré de le voir allongé dans son lit et dans de telles conditions. Il espérait sincèrement que l’artiste puisse récupérer rapidement et qu’il ne néglige pas sa santé à cause de ses responsabilités qui l’accaparaient. Et il ne put empêcher son cœur de se serrer à la vue de ses larmes qui déferlaient sur le visage du malade, signe certainement de la douleur que le photographe avait dû laisser sur son âme. Il s’en excusait encore intérieurement parce que jamais, ô grand jamais, il n’avait souhaité lui faire de peine… Ses doigts libres s’en allèrent sur sa figure, essuyant doucereusement les gouttes qui s’écoulaient alors qu’un sourire désolé, empli de tendresse, se dessina sur ses lèvres. « Je ne partirais plus. » Si Hiroki l’acceptait à ses côtés, il promettait de ne plus s’en aller comme il avait pu le faire et de rester auprès de lui. « Je te dirais plus tard. » Non pas qu’il avait peur de les dire maintenant – peut-être un peu – cependant il n’était pas sûr que dans son état, Hiroki soit en mesure de discerner l’importance de chacun de ses mots. Lui embrassant le front, il lui conseilla de se reposer de plus bel avant de retrouver sa position initiale, ses phalanges entrelacées aux siennes alors qu’il s’installait sur le sol. Pendant un long moment, il contempla le chanteur qui semblait s’être endormi avant de, sans réellement s’en apercevoir, rejoindre les bras de Morphée à son tour.

Il ne savait pas combien de temps s’était écoulé depuis qu’il s’était perdu dans son sommeil néanmoins il eut quelque peu du mal à émerger. Il entendait vaguement les sons autour de lui autant qu’il se sentait légèrement secoué toutefois il mit plusieurs minutes avant d’ouvrir les yeux et se les frotter mollement. Se redressant doucement, les cheveux complètement en bataille, ses doigts libres grattèrent ses paupières de plus bel, celles-ci se clignant à plusieurs reprises jusqu’à constater qu’en effet, il faisait nuit. Avait-il dormi aussi longtemps ? « Comment tu te sens ? » Souffla le jeune homme au malade sans daigner bouger de sa position actuelle. « Tu as besoin d’autre chose ? » Du repos, ça c’était certain. Et si la toux du jeune homme ne s’était pas atténuée, il s’arrangerait pour l’aider à la calmer. Hors, pour l’instant, Keisuke n’éprouvait aucune motivation quant à l’idée de se lever… Il était bien ici, son pouce choyant tendrement le dos de la main de l’artiste alors qu’il s’était plongé dans un court silence, ses prunelles ne se détachant toujours pas de lui. « Dis Hiroki… » Il marqua une nouvelle pause, hésitant malgré tout à poser cette question qui lui brûlait les lèvres depuis pas mal de temps désormais. « Pourquoi tu n’as pas arrêté ? » Ne lui avait-il pas certifié le contraire à l’époque ? Son ami lui avait répété à plusieurs reprises ne plus supporter ce monde-là et qu’à la fin de son contrat, il ne le relèverait pas. Pourtant aujourd’hui, il était encore sous le feu des projecteurs avec une notoriété qui n’avait de cesse de grimper. « Tu n’aimes pas ça, non ? » Pourquoi se forcer, pourquoi continuer si au bout du compte, il suffoquait ? « Alors pourquoi ? »

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ϟ Le métier d'idole ne lui convient plus depuis quelques années. Il est forcé de continuer car son manager le fait chanter ϟ Il prend des vitamines en comprimés, ainsi que des antidépresseurs - ce que personne ne sait, pas même son manager ϟ On lui a tellement inculqué que l'image était importante qu'il en prend grand soin ϟ Son manager l'a giflé une fois. Depuis il n'ose plus le contrarier et obéit à la moindre de ses demandes ϟ Il est attiré par les hommes, mais refuse de l'admettre. De plus, il est effrayé à l'idée que cela se sache ϟ Il lit beaucoup de mangas ou de romans policiers ϟ Il a développé une anxiété sociale à cause de la pression médiatique, et des fans ϟ Il a abandonné l'idée de pouvoir se sortir de ce cauchemar un jour ϟ Il est allergique au pollen
ϟ Il a peur des insectes ϟ Il est assez tactile avec les personnes en qui il a confiance ϟ Il est gaucher



Lun 9 Avr - 12:43
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i'm so sick
Keisuke & Hiroki
Pourquoi continuer ? Pourquoi se forcer ? Pourquoi ne pas abandonner ? Pourquoi avoir arrêté de résister ? Pourquoi faire semblant ? Pourquoi ne pas simplement dire non au lieu de hocher docilement la tête ? Pourquoi ci. Pourquoi ça. Hiroki en arrivait probablement à un moment de sa vie où lui-même ne savait plus. Lui-même ne saisissait plus vraiment pourquoi parfois. Il oubliait bêtement comment il s'était retrouvé là. Comment il s'était retrouvé dans un endroit pareil, dans un endroit qui ne lui plaisait pas, dans un lieu qui n'était pas fait pour lui. Dans un univers où tout était différent de ce qu'il imaginait. Il oubliait, parfois. Sous la fatigue, le stress ou bien les habitudes. Parce qu'il agissait le plus souvent comme une machine. Il exécutait bêtement les mouvements qu'on lui avait demandé de faire. Qu'on lui avait appris. Il les faisait par automatismes pour la plupart. Il les faisait trop souvent, alors naturellement, ils venaient seuls sans que lui-même ne puisse les empêcher.  Il les faisait naturellement, sans se poser de questions. Il était réglé pour les exécuter alors il les faisait. Il avait été formaté de façon à être celui qu'il était aujourd'hui. On avait forcé des traits de son caractère à s'effacer, des envies à s'éteindre et des comportements à se faire oublier. On avait fait naître d'autres choses, d'autres manières de se tenir, et on avait tellement forcé qu'aujourd'hui il ne pouvait plus les oublier. Les questions ne se posaient plus, parfois. L'habitude avait pris le pas sur le reste. Même s'il lui arrivait de paniquer, même s'il ne savait pas toujours où aller, la plupart du temps, en public, il ne pensait plus ses actions. Il croyait le faire. Il s'interrogeait sur la bonne façon de parler ou de se tenir. Sur la meilleure manière de s'exprimer et de faire les choses, mais au final, cela venait tout naturellement. Son corps répondait à ses questions en bougeant de lui-même, en s'exprimant comme on lui avait toujours appris à le faire et pas autrement. C'était trop ancré en lui maintenant. C'était là depuis bien trop longtemps. Son corps parlait pour lui, se mettant dans des postures qu'il connaissait par cœur. Dans des postures qu'il pensait différentes à chaque fois mais qui se ressemblaient tellement au final. Hors son esprit continuait toujours à se questionner. Il se demandait toujours si c'était assez, si c'était bon, si c'était parfait. Parce qu'il savait qu'on ne laisserait passer aucune erreur. Il n'avait pas le droit à l'erreur. Il ne pouvait pas se le permettre. Ce serait cracher sur tout l'enseignement qu'on lui avait apporté. Mais son corps connaissait. Il savait quelle réponse était la plus appropriée et évitait celle qui ne l'était pas du tout.
Et c'était triste, quelque part, de se rendre compte que d'une certaine façon il ne maîtrisait même pas ça. Parce que ce n'était pas là depuis sa naissance, c'était quelque chose qu'on lui avait forcé. Ses agissements quotidiens ne faisaient pas partis des choses dont il était le maître – de quoi était-il le maître réellement ? De pas grand chose. Sa vie ne lui semblait plus lui appartenir. On lui avait tout inculqué. On lui avait tout appris. On avait fait rentrer les choses, par la force et la répétition. On ne lui laissa pas vraiment le choix. On ne le laissa pas s'exprimer franchement. On effaça celui qu'il avait été et ce qu'il aurait pu être pour qu'il puisse coller à une image. A l'image que l'on voulait. Que ses parents voulaient. Que la presse voulait, dans un absolu. Et il dut s'y coller. Il s'y collait aujourd'hui. Cependant il n'en voudrait jamais à ses parents. Il ne pouvait pas leur en vouloir. Car pour eux c'était normal d'agir ainsi, d'être ainsi, de parler et de se tenir ainsi. C'était normal qu'ils aient envie que leur fils soit à leur image. C'était normal qu'ils n'aient pas envie que leur enfant détruise tout ce qu'ils avaient durement accompli. C'était naturel, après tout, pour des célébrités comme eux non ? Normal de se comporter comme ça, normal de toujours vouloir satisfaire les autres avant son propre plaisir personnel. Hiroki agissait comme le robot qu'on avait fait de lui.
Sauf que, à bien y réfléchir, il ne savait pas comment faire autrement. Il ne connaissait pas celui qu'il aurait pu être si on l'avait laissé grandir. Il l'avait oublié. Non. Il l'avait enterré, et il lui était impossible de lui redonner vie. Il ne pouvait plus être quelqu'un d'autre. Il ne pouvait plus être autre chose. Il ne pouvait qu'être que Saitou Hiroki. Il ne pouvait être que cette image qu'on lui donnait, et rien d'autre.

Il ne pouvait être que malade, aussi, aujourd'hui. Il ne pouvait être que désolé d'avoir mis tout le monde en retard. Il s'excuserait platement auprès de tout le personnel une fois qu'il pourrait se lever convenablement. Il s'excuserait grandement auprès de son manager aussi. Et il s'excuserait auprès de Keisuke, aussi. Il n'aurait pas été obligé de s'occuper de lui comme il l'avait fait. Il n'aurait pas été obligé et peut-être que dans le fond il ne comprenait pas encore tout à fait pourquoi le photographe l'avait fait. Mais il avait entendu ces mots, et c'était tout ce qu'il retenait pour le moment. Ca lui faisait du bien de les entendre, comme ça lui faisait mal, d'où la présence de ces perles salées sur ses joues. « Promis ? », demanda-t-il simplement. Il voulait juste l'entendre lui dire qu'il ne partirait plus. Plus comme avant. Plus comme ça. Qu'il resterait. Ou du moins qu'il essayerait de rester.

Ce fut tout naturel pour lui de se rendormir, au vu de son état. Ce fut compliqué de se réveiller. Car c'était tout un art, pour Hiroki, de se réveiller en temps normal, mais alors malade... Il lui fallait un petit temps d'adaptation. Un petit temps de pause avant de comprendre où il était et pourquoi il était là, et surtout avec qui. Il tenta de réveiller doucement le photographe et toussa discrètement quand ce dernier ouvrit les yeux. Il détailla un instant sa coupe de cheveux, sachant parfaitement que la sienne ne devait pas être mieux mais cela restait tout de même amusant. Il toussa, plus fortement, et haussa brièvement les épaules. « J'ai connu mieux », qu'il répondit mollement, « Et toi ? ». Il le regarda un instant, élevant ses pupilles vers le plafond dans une seconde de réflexion avant de simplement hocher négativement la tête. Il avait mal partout et voulait juste dormir. Ses doigts serrèrent un peu la main du photographe, son regard retombant sur lui. « Hm ? », souffla-t-il dans une légère grimace, sa main libre se frottant inconsciemment le torse. Il ne détourna pas son regard, attendant la question. Question qu'il aurait préféré ne pas entendre d'ailleurs. La toux le reprit et le secoua soudainement, le forçant à laisser échapper un souffle épuisé une fois qu'elle s'arrêta. Il se racla la gorge à plusieurs reprises et s'humecta brièvement les lèvres. « Pour les fans », articula-t-il avec un peu de difficulté, « J'ai pas envie de les décevoir », qu'il expliqua doucement, « Certaines ont dit qu'elles avaient besoin de moi », il haussa rapidement les épaules, « Je les aide. Et je ne veux pas arrêter de les aider », il lui offrit un léger sourire. Parce que quelque part ce n'était pas faux. Ce n'était pas menti. C'était quelque chose qu'il pensait vraiment. Ce n'était pas toute la vérité, non. Mais c'était probablement le seul point positif qu'il tirait de tout ça. Quand une fan le remerciait d'être là, et de l'aider.
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Il est photographe, et passionné de photographie depuis sa plus tendre enfance.


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Il est célibataire depuis quelques temps à présent. Il ne cherche pas spécialement à rencontrer l'amour, chacune de ses relations s'étant toutes mal terminées toutefois il ne le fuit pas non plus.




More about me :
Sa mère a quitté la maison alors qu'il n'était qu'un enfant. Ce sont son père et son frère, Kota, qui se sont occupés de lui. Aujourd'hui, il partage son appartement avec son aîné • Il ne peut pas faire d'activités trop intenses à cause de gros problèmes de santé • Il sait jouer du piano et de la guitare. Aussi un petit peu de violon, mais uniquement les bases • Il est passionné de photographie. Rares sont les fois où il ne porte pas sa caméra avec lui.



Il est très habile de ses mains, que cela soit pour construire des objets avec du papier, pour jouer d’un instrument de musique, pour concevoir, réparer... Peut-être parce que privé de nombreuses choses, il avait du trouver d’autres moyens pour s’occuper et à force, c’en était devenu un talent.



Il a vécu deux ans aux Etats Unis, il est parti pendant sa dernière année de lycée • Même si à cause de ses mensonges, beaucoup de gens lui ont tourné le dos, Keisuke ne s'est jamais arrêté de mentir. C'est son unique moyen de protection. • L'idée de mourir lui fait extrêmement peur. Ca lui arrive quelques fois d'en faire des cauchemars





Mer 18 Avr - 15:43
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ft. Hiroki ♥



« Promis. » Malgré la sincérité de ses mots, dans le fond, Keisuke savait qu’il ne l’était pas vraiment. Bien qu’il souhaite du plus profond de son cœur restait au côté de son ami d’enfance et ne plus jamais l’abandonner, il avait conscience que tôt ou tard, il n’aurait pas d’autres choix que de s’en aller à tout jamais. Il était malade… Et même s’il ne savait pas quand, un jour arriverait où celle-ci déciderait de l’emporter pour toujours. Une chose que le jeune homme refusait d’avouer pour le moment… Comment pourrait-il ? Il venait tout juste de le retrouver, il ne souhaitait pas le perdre une nouvelle fois à cause de ses problèmes qui ne concernaient que lui. Le pourquoi sa promesse au bout du compte n’était que du vent, cependant il se promettait à lui-même de ne plus jamais s’enfuir comme il avait pu faire par le passé… Parce qu’il en était sincèrement désolé mais parce que lui aussi en avait souffert, qu’il avait regretté à mainte et mainte reprises comment les choses s’étaient terminées entre eux, comment il n’avait rien pu clarifier et obliger son camarade à douter de lui mais également de ses paroles…

Certainement que s’excuser encore et encore ne serait jamais suffisant pour exprimer ses remords toutefois s’il le devait, Keisuke ne cesserait jamais de le faire jusqu’à ce que l’idole en ait assez… Et prendre soin de lui aujourd’hui n’était pas à cause de cette culpabilité qui le rongeait mais à cause de cette amitié d’antan, à cause de ce lien fort qui ne s’était jamais brisé en lui et qui n’avait toujours que désiré le bonheur pour son ami. Lui ne s’en était pas estimé méritant, il le pensait encore à l’heure actuelle toutefois malgré tout, il n’arrivait pas à lui tourner le dos. Il n’arrivait pas à faire preuve d’arrogance comme il avait pu souvent le faire avec d’autres par le passé, il n’arrivait pas à faire semblant et mettre des barrières entre eux. Peut-être car au bout du compte, plus que ce que le photographe n’osait l’avouer, il avait besoin de ce garçon à ses côtés. Il avait besoin de quelqu’un sur qui il pouvait compter mais également avec qui il pouvait être lui-même sans avoir à se poser des tas de questions. Hiroki avait toujours été spéciale… Il avait toujours été ce garçon avec qui Keisuke se sentait bien, sans que cela soit forcément nécessaire de parler, l’atmosphère en sa compagnie était agréable. Bien qu’il ne lui avait pas tout dit, il avait toujours fait au mieux d’être sincère avec lui et d’éviter de lui cacher des choses. Le pourquoi sûrement, ce jeune homme fut le seul à qui le plus âgé avait longuement hésité à lui parler de sa maladie. C’était bien à ce point qu’il considérait leur lien si profond à l’époque et personne n’avait jamais été en mesure de le remplacer. Vraiment, pour rien au monde, il ne voudrait le perdre.

Encore quelque peu dans les vapes, Keisuke éprouvait certaines difficultés à se réveiller et à émerger. Il ne mentionnait pas non plus les faibles douleurs qui attaquaient son dos à cause de la position dans laquelle il s’était endormi. « Ça va. » Il lui sourit tendrement sur ses dires, ses phalanges ne lâchant, pas même une seconde, les siennes tandis que ses yeux noisettes étaient égarés en sa direction. A chaque fois que son camarade toussait, une lueur inquiète brillait au creux de ses prunelles puis à l’aide de sa main libre, il lui frottait gentiment le dos. Toutefois, il n’avait pu s’empêcher de poser cette question qui lui brûlait les lèvres depuis pas mal de temps déjà… Et la réponse ne l’étonna pas tant que ça, même si une partie de lui n’était pas en mesure de comprendre totalement. C’était normal de ne pas vouloir décevoir ses fans mais au point de sacrifier sa propre vie, était-ce logique ? « Hum. » Sur ses dires, le photographe haussa légèrement la tête avant de l’observer de plus bel, ses pupilles reflétant l’angoisse qu’il ressentait. « Mais, ne te détruis pas la santé pour eux, d’accord ? » Il avait la chance d’être en forme, de pouvoir en profiter totalement et tout ce qu’il devait faire, c’était d’être heureux. « Fais attention à toi. Et ne force pas trop. » On pouvait lui reprocher d’en faire trop, que son ami n’avait fait que tomber malade parce qu’il était fatigué, que ce n’était pas grave et qu’avec un peu de repos cela finirait par passé… Keisuke ne voyait pas les choses de la même manière parce que lui vivait depuis sa plus tendre enfance avec une épée de Damoclès au-dessus la tête et qu’il ne souhaitait pas à ce que la même chose arrive à son ami.


i'm so sick | ft Keikei ♥
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