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You know my weak side and I hate that| ft. Kou

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Miyazaki Kana»
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Age : 25
That's my job : Styliste, le jour et dealeuse la nuit. Elle possède à présent son propre atelier, qui regorge d'ailleurs de tissus en tout genre et de croquis placardés sur tout les murs.

What about love ? : Elle est célibataire et compte bien le rester. D'autant qu'elle ne croit plus en tout ça depuis la mort de son ex-copain.

More about me : • Kana parle parfaitement anglais puisqu'elle a passé huit ans à Perth, ville natale de son père.
• Plus jeune, elle voulait devenir graphiste afin de créer ses propres jeux vidéos vu qu'elle a toujours adorée ceux-ci, cependant sa mère s'est fortement opposée à cela.
• Kana est ceinture noire de judo, ce qui lui permet assez souvent de se défendre vu tout les ennuis qu'elle s'apporte.
• Suite au divorce de ses parents, elle a fait une demande à l'état afin de prendre le nom de famille de sa mère.
• Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et elle aime avoir raison.
• La photographie, l'astronomie et les Arts sont bien les seules choses qui la passionne dans ce monde.

• Kana a besoin de ressentir beaucoup d'adrénaline pour se sentir vivre, c'est bien pour ça qu'elle a tendance à se ramener beaucoup d'ennuis.
• Voir la mer la détend et lui permet d'oublier ses problèmes pendant l'espace de quelques heures.
• Kana a extrêmement peur de la solitude, contrairement à ce qu'on pourrait croire. Ce qui est assez paradoxale avec le caractère qu'elle s'est forgée depuis quelques années.
• De temps à autre, il lui arrive de faire de la photographie ou de faire de la randonnée, car cela lui rappelle ses années passées en Australie. Kana semble assez nostalgique des années passées là-bas. Mais elle compte bien rester au Japon afin d'éviter sa famille.
• Kana fait assez souvent des blagues douteuses et il est assez difficile de savoir si elle blague vraiment ou si elle fait juste tourner en bourrique quelqu'un.
• La jeune femme ne porte quasiment que des vêtements de sa création, car elle trouve que de cette façon, elle se distingue des autres. Et bien qu'elle ne veuille pas se l'avouer, elle aimerait percer dans le métier de la mode.

Rps : Kou | Yano

Dim 11 Mar - 17:04
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You know my weak side and I hate that.

ft. Kou


Un jour comme un autre pour certains, un jour horrible pour d'autres. Toujours la même sensation au creux du ventre, ce sentiment d’impuissance. L'impression d'entendre ce bruit sourd signifiant la fin d'une vie. La vue horrible de ce couloir qui signifie qu'il n'a pas réussit à tenir le coup. Qu'à présent, elle était seule contre ce monde, puisque sa famille n'existait plus à ses yeux. Peut-être que c'était de sa faute ? Si elle avait vu plutôt à quel point il souffrait, on aurait pu le soigner plus vite et il aurait été plus haut dans la liste des personnes en attente de greffes. Elle avait l'impression que c'était hier qu'elle avait poussé ce cri déchirant, qu'elle avait tout brisé sur son passage, qu'elle leur avait crié de le ramener à la vie. Mais ce n'était pas de leur faute, n'est-ce pas ? Après tout, la vie ne tenait qu'à un fil et la sienne, d'autant plus.

Kana avait beau venir assez souvent dans cet endroit, elle ressentait toujours des émotions contradictoires. Elle avait cette envie d'aider ces personnes mais également de mourir à chaque fois qu'elle mettait les pieds ici. Cependant fut un temps où cet endroit était une place où l'espoir se faisait grand. Un sourire sur ses lèvres même allongé sur ce lit en affirmant que ça allait, que tout irait bien. Il le lui avait promis que lorsqu'il sortirait d'ici, ils iraient ensemble en Australie. Il le lui répétait tout les jours, qu'ils seraient un couple comme les autres, qu'elle n'avait pas à trop s'inquiéter.

« Kana, tu me fais confiance, n'est-ce pas ? Je suis fort, je vais bientôt sortir d'ici. Arrêtes de pleurer, s'il te plait. T'es juste moche comme ça. »

C'est sûrement ce qu'il lui répétait le plus souvent. A ce jour, elle le détestait peut-être ou alors elle l'aimait bien trop pour vouloir admettre qu'il n'était plus là. Dans le fond, Kana avait l'espoir de le voir réapparaître dans un coin de l'hôpital.

A de nombreuses reprises, elle avait eu l'impression de l'avoir vu, où peut-être qu'elle devenait juste complètement cinglée. Ou sûrement que c'était elle qui était morte, elle avait fait des centaines d'hypothèses pour se voiler la face.

Cela devait maintenant faire un an et demi qu'elle était devenu bénévole et qu'elle passait le plus clair de son temps libre à l'hôpital. A ses yeux aucun jour ne se ressemblait, elle rencontrait chaque jour de nouvelles personnes, elle entendait différentes histoires, différentes conceptions de la vie et elle les voyait tous s'accrocher à la vie. Bien que son cœur à elle était brisé, elle essayait de garder un sourire accroché à ses lèvres ici, un sourire qui paraîtrait sincère. Au moins, il restait un endroit avec une partie de l'ancienne Kana, celle qui avait encore des émotions et qui ne jouait pas la comédie. Bien qu'elle avait maintenant changé de nom de famille, mettant l'ancien aux oubliettes parce qu'il lui rappelait trop sa famille. Cette même famille qui avait préféré l'argent plutôt que de la réconforter.

Dans la matinée, la jeune styliste était allée courir dans un parc afin de se vider la tête et garder la forme, c'était une habitude qu'elle avait à présent. Puis si elle n'avait pas l'esprit occupé, elle allait finir par se mettre à déprimer et mieux valait-il éviter cela. Ça ne la rendait que plus horrible à vivre et détestable. C'est après avoir fait un saut chez elle pour se laver et se changer, qu'elle prit la route de l'hôpital. Écouteurs dans les oreilles pour oublier l'espace d'un instant. Dans le bus, elle ne prêtait attention à personne, elle avait déjà hâte de revoir Madame Adachi, elle avait l'air de se porter mieux. Kana la considérait comme sa grand-mère, vu comment elle prenait soin d'elle, le léger sourire qu'elle portait sur ses traits fatigués , il rassurait sans cesse la jeune femme. Et à chaque fois qu'elle lui racontait ses histoires passées, Kana ne pouvait s'empêcher d'être captivé. On pouvait avoir l'impression de voir un enfant auquel on racontait un conte avant qu'il ne s'endorme. C'était un joli contraste avec son caractère habituel.

Aussi bien qu'elle se souvenait, elle avait l'impression que le seul endroit sur cette Terre où on l'avait traité comme un réel être humain était l'hôpital. Pourquoi c'était les personnes qui souffraient le plus qui étaient les plus chaleureuses avec les autres ? C'était beaucoup trop injuste. Alors juste l'espace d'un instant, elle voulait leur réchauffer le cœur, leur servir leur nourriture, leur sourire et rire avec eux. Il n'était d'ailleurs pas rare de la voir partager sa pause déjeuner avec certains patients ou même qu'elle joue au bingo avec eux.

Il y avait également une autre personne avec qui elle déjeunait souvent, un infirmier qui l'avait accueillit la première fois pour lui expliquer les quelques tâches à faire. Bien qu'elle n'aurait jamais pensé tisser un quelconque lien avec celui-ci au fil du temps. Sûrement parce qu'elle ne le voyait quasiment jamais en dehors de l'hôpital, elle se comportait différemment. Kana s'était tellement perdue entre ses propres mensonges, qu'elle ne pouvait même pas savoir si elle était sincère ou non avec lui. Mais il était évident qu'elle l'appréciait sa compagnie, elle lui adressait toujours de légers sourires à chaque fois qu'elle le croisait. Et d'un côté, elle l'admirait pour ce choix de carrière, après tout lui sauvait des vies tandis qu'elle les brisaient.

D'ailleurs, elle le remarqua au loin et il tombait pile au bon moment pour l'aider à transporter des packs de bouteilles d'eau. Kana vérifia rapidement qu'il ne croulait pas sous le travail avant de se diriger vers lui. Peut-être parce qu'elle n'avait pas été élevée entièrement au Japon, elle avait cette fâcheuse habitude d'être assez tactile. Et de cette manière, elle finit par attirer son attention en posant sa main sur son avant-bras.

« Hé! Arrêtes de marcher aussi vite. Dis, tu fais quelque chose là tout de suite ? J'ai besoin d'aide. Quoique, je te laisses pas le choix aujourd'hui. »

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Kitamura Kou» Admin ♥
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Age : 24
That's my job : Infirmier


What about love ? :


...



More about me :

ϟ Son vrai nom est Takenaka Jun ϟ Il n'a aucun sens de l'orientation et serait capable de se perdre dans sa propre poche ϟ Il n'aime pas être le centre d'attention ϟ Il fait en sorte d'être discret. Il sait que certains membres du clan ont réussi à s'échapper ou sont sortis de prison depuis le temps. Il ne veut pas prendre le risque d'être découvert ϟ Il a tout le temps froid ϟ Il lui arrive de faire des cauchemars impliquant son père. De ce fait, il n'aime pas dormir ϟ Il s'occupe généralement l'esprit en regardant des documentaires divers sur son ordinateur ϟ Il adore les boissons chaudes, et les bains



Il parle anglais, coréen et chinois. Il fut contraint d'apprendre ces deux dernières langues par son père ϟ Il se pense fautif du départ de sa mère ϟ Il sursaute ou prend peur si l'on fait un geste trop brusque près de lui. Et si l'on se met à lui crier dessus, il devient immobile et silencieux ϟ Il n'est pas très sportif ϟ Il a une cicatrice dans le dos, faite par la ceinture de son père. Il a aussi d'autres petites marques ici et là, toutes faites par son paternel mais dont il réinvente l'origine ϟ Il a un tatouage à la cuisse, et dont les oiseaux s'élèvent jusqu'à sa hanche gauche. Les deux bandes représentent ces "deux" vies. Les oiseaux qui s'échappent, se croisent et se superposent sont tous les détails qui les rassemblent, et qui signifient qu'en réalité, il ne s'agit que d'une seule existence ϟ Il a les oreilles percées

Rps : Haru | HyeJin | Kana | Miya | Yano

Mar 13 Mar - 15:33
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you know my weak side and I hate that
Kana & Kou
L'hôpital. Ses patients. Ses murs blancs. Son odeur particulière. Son personnel médical en mouvement constant. Ses bonnes nouvelles, et ses très mauvaises. Ses lueurs d'espoir, et au contraire, la fin de quelques lumières brillantes. Kou adorait l'endroit autant qu'il pouvait l'appréhender. Travailler ici n'était pas quelque chose de facile, parce qu'il n'y avait pas toujours de remèdes miracles. Il n'y avait pas toujours tout le monde qui était sauvé et il fallait malheureusement dire au revoir aux quelques bonnes personnes qui s'éteignaient. Il ne fallait pas non plus trop s'attacher aux patients. Leur départ définitif serait trop douloureux et l'intérêt que l'on accorderait au patient beaucoup trop fort. Cela n'empêchait pas Kou d'apprécier chaque patient qui passait la porte et de lui prêter une attention particulière. Cela ne l'empêchait pas de discuter avec eux et de tenter de créer un lien. Il voulait leur montrer que quelqu'un était là pour les écouter, mais aussi les soutenir dans les moments de doute. Il voulait leur montrer qu'ils n'étaient pas seuls, et ce peu importait leur condition ou leur caractère. Chaque patient était différent, et chaque patient avait une manière de réagir au lieu qui lui était propre. Certains se renfermaient, d'autres devenaient désagréables. Et puis il y avait ceux qui ne changeaient pas, qui restaient ouverts, souriants et polis. Kou ne les traitait pas différemment. Chaque personne qui venait ici avait besoin de lui, d'une manière ou d'une autre. Lorsqu'il était aux consultations, il avait souvent droit à des personnes âgées qui venaient simplement parce qu'elles se sentaient trop seules et délaissées chez elles. Il leur tenait compagnie le temps de quelques minutes. Il écoutait leurs problèmes, et les conseillait quand il le pouvait. Il ne se permettait jamais de juger, et se braquait rarement. Si le comportement face à lui était celui d'un individu difficile, il restait calme et posé. De toute manière, cela ne servirait à rien de s'énerver. De plus, il n'aimait pas cela. Il n'aimait pas quand quelqu'un s'emportait ou criait. Il lui était déjà arrivé de faire face à un patient violent. Souvent quand ils avaient peur ou qu'ils étaient juste des personnes compliqués, ils réagissaient de manière excessive. Dans ces moments-là, son passé le rattrapait et sans le vouloir, il se renfermait sur lui-même. Il se montrait craintif et n'osait pas toujours approcher la personne. Il y allait doucement, et se forçait, ou alors il faisait appel à une collègue avec plus d'expérience pour gérer le cas.
Travailler ici n'était pas quelque chose de facile, mais qu'est-ce qu'il aimait ça. Aider les autres avait toujours fait parti des points qu'il souhaitait remplir dans son futur métier. Petit déjà, il s'orientait vers un domaine où il serait continuellement tourné vers ses prochains pour les soutenir. Il aurait pu devenir chirurgien. Il en avait les capacités. Mais ce qui l'intéressait c'était d'être près des patients. C'était de pouvoir se prendre le temps, et de les écouter. C'était de pouvoir construire quelque chose avec eux. C'était de pouvoir les guider, et les rassurer. Il y avait des médecins qui se prenaient le temps de connaître leurs patients, malheureusement ce n'était pas toujours le cas. Kou se sentait à l'aise en infirmier. Il voulait ça. Il voulait cette proximité avec les autres. Il voulait changer leurs pansements tout en les écoutant geindre sur tel film ou tel événement de leur vie. Il voulait venir les voir, le soir, pour s'assurer que tout se passait bien pour eux. Il voulait faire tout ça. Il avait toujours voulu faire ça, au grand malheur de son paternel. Il ne se voyait pas faire autre chose. L'épuisement pouvait être là, le moral pouvait être au plus bas qu'il ne regretterait pas son choix.
Ce métier, ce domaine, cet hôpital, ces patients, ces murs blancs, ces odeur particulière, cette difficulté dans le travail mais aussi ces bons moments qu'il pensait, c'était sa vie.

Travailler ici lui permettait aussi de faire d'agréables rencontres. Au niveau des patients, tout d'abord, mais aussi au sein de ses collègues. Il fut tout de suite bien accueilli. Les autres infirmières le traitaient parfois avec un peu trop de gentillesse et sans doute le voyaient-elles comme un fils. Elles étaient toutes patientes et compréhensives avec lui. Sa supérieure était aux petits soins et s'assurait toujours de lui demander s'il allait bien, s'il mangeait comme il faut et s'il n'était pas trop fatigué.
Et il y avait aussi les bénévoles, dont Kana. Surtout Kana, d'ailleurs.

Avançant tranquillement, il venait de s'occuper des quelques consultations restantes et pouvait à présent aller donner un coup de main à ses collègues. Et, perdu dans ses pensées, il sursauta au contact d'une main sur son avant-bras. Il se tourna prestement vers la personne qui venait de le perturber et eut une mine surprise en découvrant Kana. Il haussa quelque peu les sourcils avant de pencher son visage sur le côté dans un sourire. « Bonjour », répondit-il en riant légèrement, « Si tu ne me laisses pas le choix... », il eut une faible esquisse amusée. « Pour quoi je dois t'aider ? », l'interrogea-t-il.

Des packs d'eau. Kana le mena à des packs d'eau. Kou n'était jamais contre aider, mais là il devait dire qu'il se retrouvait un peu décontenancé. Il allait pas partir cinq mètres. Les mains sur ses hanches, les sourcils quelque peu froncés dans une petite mine embêtée, il se pinça les lèvres, semblant réfléchir. Puis il haussa brièvement les épaules, comme s'il avouait forfait. « Oh », souffla-t-il soudainement en se tournant vers elle, « Ne bouge pas », il lui sourit et s'évapora rapidement, avant de revenir quelques minutes, un chariot de matériel vide. « Ce sera plus simple », se justifia-t-il en riant quelque peu, « Ca nous évitera d'être trop fatigués », la bonne excuse... Et il empila les packs d'eau sur le dit chariot. « Tu veux commencer par où ? », lui demanda-t-il, prêt à guider le chariot dans les couloirs, « Je te suis ». Il jeta brièvement un coup d’œil vers sa supérieure pour être sûr qu'il avait le temps, et sourit. « Tu vas bien au fait ? », l'interrogea-t-il, se rendant compte qu'il avait totalement oublié de lui demander.
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What about love ? : Elle est célibataire et compte bien le rester. D'autant qu'elle ne croit plus en tout ça depuis la mort de son ex-copain.

More about me : • Kana parle parfaitement anglais puisqu'elle a passé huit ans à Perth, ville natale de son père.
• Plus jeune, elle voulait devenir graphiste afin de créer ses propres jeux vidéos vu qu'elle a toujours adorée ceux-ci, cependant sa mère s'est fortement opposée à cela.
• Kana est ceinture noire de judo, ce qui lui permet assez souvent de se défendre vu tout les ennuis qu'elle s'apporte.
• Suite au divorce de ses parents, elle a fait une demande à l'état afin de prendre le nom de famille de sa mère.
• Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et elle aime avoir raison.
• La photographie, l'astronomie et les Arts sont bien les seules choses qui la passionne dans ce monde.

• Kana a besoin de ressentir beaucoup d'adrénaline pour se sentir vivre, c'est bien pour ça qu'elle a tendance à se ramener beaucoup d'ennuis.
• Voir la mer la détend et lui permet d'oublier ses problèmes pendant l'espace de quelques heures.
• Kana a extrêmement peur de la solitude, contrairement à ce qu'on pourrait croire. Ce qui est assez paradoxale avec le caractère qu'elle s'est forgée depuis quelques années.
• De temps à autre, il lui arrive de faire de la photographie ou de faire de la randonnée, car cela lui rappelle ses années passées en Australie. Kana semble assez nostalgique des années passées là-bas. Mais elle compte bien rester au Japon afin d'éviter sa famille.
• Kana fait assez souvent des blagues douteuses et il est assez difficile de savoir si elle blague vraiment ou si elle fait juste tourner en bourrique quelqu'un.
• La jeune femme ne porte quasiment que des vêtements de sa création, car elle trouve que de cette façon, elle se distingue des autres. Et bien qu'elle ne veuille pas se l'avouer, elle aimerait percer dans le métier de la mode.

Rps : Kou | Yano

Jeu 15 Mar - 21:33
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You know my weak side and I hate that.

ft. Kou



Kana s'était arrêté devant des packs d'eau, elle aurait clairement pu demander l'aide d'un autre bénévole quand on y pensait bien mais elle n'était pas du genre à les porter dans son cœur. A vrai dire, elle ne leur avait pratiquement jamais parlé, bien qu'elle était extravertie, elle restait un minimum méfiante car elle pouvait les voir à tout moment dans la rue contrairement au personnel hospitalier.

Kana se contenta de faire un grand sourire, pensant que ça pourrait peut-être le faire céder mais visiblement elle n'avait même pas besoin de le faire, il avait directement accepté. Elle venait de se rendre compte par la même occasion qu'elle ne l'avait pas salué, sûrement parce qu'elle était préoccupée par sa tâche. La jeune femme allait encore passé pour une étrangère malpolie aux yeux des autres mais elle était chanceuse, lui ne la jugeait pas comme les autres.

Ce garçon face à elle, il lui mettait du baume au cœur, chose bien assez rare. En temps normal, cela l'aurait énerver au plus haut point, les sentiments, c'est pour les faibles qu'elle répétait sans cesse. Alors comment pouvait-on expliquer le fait qu'elle puisse apprécier la compagnie de Kou ? Peut-être que c'est l'hôpital qui avait cet effet sur elle ou alors elle avait encore un petit côté qui n'était pas complètement pourri ?

Mais comme à son habitude, le naturel reprenait le dessus et elle faisait encore des blagues concernant les nombreuses personnes qu'elle avait vu le fixer ou parler de lui quand elle faisait semblant d'écouter de la musique.

«T'es plutôt mignon quand tu réfléchis, je comprends mieux pourquoi ils gloussent tous en te voyant maintenant.»

Kana fronça les sourcils lorsqu'il lui demanda d'attendre et c'est assez naturellement qu'elle finit par se plaindre en anglais, pensant qu'il avait trouver un prétexte pour échapper à sa demande. Elle se contenta de faire une légère moue avant de réfléchir à qui elle allait pouvoir arrêter dans le personnel.

«Où est-ce qu'il va ? Il aurait pu me dire qu'il voulait pas m'aider.»

Mais elle fut assez surprise de voir Kou revenir, avec un chariot qui plus est, elle avait toujours eu l'habitude des mauvaises blagues, c'est pour cette raison, qu'elle n'aurait pas pensé qu'il vienne à nouveau et qu'il était vraiment allé récupérer quelque chose. La styliste se mordilla légèrement la lèvre pour essayer de ne pas rire, la situation l'amusait vraiment, elle se racla doucement la gorge.

«Hm...hm..Vu ta carrure, je te pensais beaucoup plus sportif. Comme quoi, faut que j’arrête de me fier aux apparences. Faudra que je dises à Madame Nakamura qu'elle a gagné notre pari te concernant.»

Assez rapidement, elle reprit son sérieux car elle ne voulait pas faire patienter les patients. Si il y avait bien un trait de caractère qui avait persisté chez elle et surtout dans cet endroit en particulier, c'était l'inquiétude que quelqu'un puisse manquer de quelque chose.

« Je pensais commencer par l'aile nord de l'hôpital vu que c'est là-bas que se trouve le plus de patients. Par contre, ça te dérangerais de faire l'aile ouest tout seul ou je peux demander à quelqu'un de t'accompagner ? »

Jusqu'à maintenant, elle avait toujours éviter ce couloir sans même donner de raisons à qui que ce soit, la plupart du personnel avait changé depuis le temps alors aucun d'eux ne penserait que c'était pour éviter de revivre quelque chose de douloureux. Kana ne pouvait tout simplement pas y retourner, parce qu'elle était faible et qu'elle n'était toujours pas prête à passer autre chose. Mais elle ne l'avouerait jamais.

C'était une simple question qu'il venait de lui poser mais elle était incapable d'y répondre sincèrement. A vrai dire, elle avait même toujours détester répondre à celle-ci. Non, elle n'allait pas bien. Elle continuait de s'enfoncer depuis le temps, Kana s'engouffrait dans un enfer sans fin, un enfer qu'on ne pouvait même définir ou même nommer. Mais si elle lui disait la vérité, il la prendrait pour une folle, n'est-ce pas ? Bien évidemment qu'elle ne pouvait pas lui dire qu'elle avait l'impression qu'à chaque seconde qui s'écoulait, elle avait l'impression qu'on lui enfonçait des milliers d'aiguilles dans le cœur. Kana fit donc réapparaître ce sourire qu'elle utilisait si souvent sur ses lèvres, pour prétendre que tout allait bien.

«Oui, ça va toujours de mon côté. Et comment se porte monsieur l'infirmier Kou ? Tu te reposes au moins ? »

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ϟ Son vrai nom est Takenaka Jun ϟ Il n'a aucun sens de l'orientation et serait capable de se perdre dans sa propre poche ϟ Il n'aime pas être le centre d'attention ϟ Il fait en sorte d'être discret. Il sait que certains membres du clan ont réussi à s'échapper ou sont sortis de prison depuis le temps. Il ne veut pas prendre le risque d'être découvert ϟ Il a tout le temps froid ϟ Il lui arrive de faire des cauchemars impliquant son père. De ce fait, il n'aime pas dormir ϟ Il s'occupe généralement l'esprit en regardant des documentaires divers sur son ordinateur ϟ Il adore les boissons chaudes, et les bains



Il parle anglais, coréen et chinois. Il fut contraint d'apprendre ces deux dernières langues par son père ϟ Il se pense fautif du départ de sa mère ϟ Il sursaute ou prend peur si l'on fait un geste trop brusque près de lui. Et si l'on se met à lui crier dessus, il devient immobile et silencieux ϟ Il n'est pas très sportif ϟ Il a une cicatrice dans le dos, faite par la ceinture de son père. Il a aussi d'autres petites marques ici et là, toutes faites par son paternel mais dont il réinvente l'origine ϟ Il a un tatouage à la cuisse, et dont les oiseaux s'élèvent jusqu'à sa hanche gauche. Les deux bandes représentent ces "deux" vies. Les oiseaux qui s'échappent, se croisent et se superposent sont tous les détails qui les rassemblent, et qui signifient qu'en réalité, il ne s'agit que d'une seule existence ϟ Il a les oreilles percées

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Dim 18 Mar - 14:04
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Kana & Kou
Kou appréciait l'hôpital. Il appréciait cette bâtisse et tout ce qu'elle comprenait. Il appréciait la voir et s'y balader. C'était sans doute étrange à dire, d'adorer l'hôpital. Il était de ceux qui aimait leur lieu de travail. C'était rare, il le savait, il en profitait. Mais il aimait ça. Il aimait venir ici. Il aimait se promener dans ces couloirs sans fin. Il aimait déambuler dans chaque chambre. Il aimait aider, surtout. Et c'était sans doute qui le motivait plus qu'autre chose. On ne pouvait pas sauver tout le monde, Kou l'avait bien compris. C'était malheureux. C'était triste. Et il s'en voulait toujours un peu quand une âme s'éteignait. Il se demandait s'il n'aurait rien pu faire de plus. Pour soulager la personne ou au contraire pour la retenir quelques heures de plus. Il se demandait si elle avait eu une vie heureuse ou si elle regrettait. Il se demandait ce qu'il aurait pu lui amener de plus pour qu'elle puisse partir l'esprit tranquille. Mais avec ces malheurs, il y avait aussi les instants de bonheur. Ces moments précieux où un patient était guéri, soigné, en bonne santé. Ces instants magiques où le patient pouvait s'en aller, pouvait quitter cet endroit le sourire aux lèvres avec ses proches. Il chérissait chacun d'entre eux et s'inquiétait pour chaque personne qu'il avait croisé même après leur sortie. S'il les croisait dans la rue, il les questionnait sur leur santé. Il leur demandait si tout allait bien ou s'ils avaient besoin de quelque chose. En faisait-il trop ? Ou au contraire pas assez ? Il ne saurait le dire. S'il évaluait ce qu'il faisait, il estimait que ce n'était jamais assez. Qu'il pourrait toujours faire plus. Beaucoup plus. Certains pourraient dire qu'il agissait ainsi par intérêt, pour bien se faire voir ou toute autre justification de ce genre-là. Mais ce n'était pas le cas. Kou voulait juste être utile. Il ne l'avait jamais été. Il n'avait jamais eu la sensation de l'être pour qui que ce soit. Il n'avait jamais entendu quelqu'un lui dire non plus. Il voulait aider les autres et leur être utile d'une manière ou d'une autre. Il voulait servir à quelque chose, lui qui n'était qu'un bon à rien d'après son père. Lui qui n'était qu'une déception, une erreur. Lui qui n'aurait jamais dû naître. Il voulait se trouver une petite utilité dans ce monde, aussi minime soit-elle, il la prenait.
Kou aimait l'hôpital. Avec son passé on aurait peut-être tendance à croire qu'il détestait ce lieu, mais c'était faux. S'il était ici, ce n'était pas pour les mêmes raisons. Ce n'était pas parce que son père l'avait frappé ou l'avait poussé. Ce n'était pas parce qu'il était blessé. Il était là pour soigner, pour écouter, pour conseiller. Il était là pour faire son métier. Il était là pour les autres, pas pour lui. Sa propre personne passait après. Et puis, il ne se sentait pas mal à l'aise en se promenant dans ces couloirs. Il n'était pas perturbé. Ou peut-être qu'il l'était mais qu'il ne s'en rendait pas compte. Peut-être qu'il masquait ça sous un sourire. Peut-être pas. Qui savait ?

Ses sourcils se haussèrent quelque peu à la remarque de la jeune femme et il rit légèrement, secouant son visage. « Ah oui ? », il lui offrit une esquisse amusée puis haussa les épaules en toute innocence. Parce que non, il ne comprenait pas. Il ne saisissait pas qu'on puisse le qualifier de mignon ou que l'on « glousse en le voyant ». Qu'est-ce que cela voulait dire ? Pourquoi glousser en l'apercevant ? Kou était quelqu'un d'incertain mais surtout il avait un manque terrible de confiance en lui. Physiquement, il ne se donnait pas tant de qualités que ça. Alors ça le perturbait toujours un peu quand on lui en donnait. Parce qu'il ne comprenait pas. Ce n'était pas des mots qu'il était habitué d'entendre. Son père ne lui avait jamais dit, et sa mère encore moins. Il ne connaissait que les mauvais côtés de sa personne, pas les bons.
Il ne commenta pas plus et partit chercher un chariot pour faciliter le transport des packs d'eau. Il tenta de faire au plus vite pour ne pas faire attendre Kana trop longtemps. Et il se retrouva bien vite à ses côtés de nouveau. Ses sourcils se froncèrent à sa remarque, ses prunelles scannant son propre corps avant de la regarder. « J'ai l'air d'un sportif ? », il eut une fine grimace. Il était tout sauf sportif. Il en était loin. Il rit cependant, une mine quelque peu désolée au visage. « Un pari ? Sur moi ? », il se désigna de son doigt, « Vous avez parié sur quoi ? », l'interrogea-t-il, un soupçon de curiosité dans son regard.

Il écouta avec attention ce qu'elle pensait faire et hocha doucement la tête. « D'accord », accepta-t-il, son regard partant vers le côté nord de l'hôpital pour revenir sur Kana, « Non non ça ne me dérange pas », il se pinça rapidement les lèvres, « Je pense que je devrais réussir à m'en sortir seul c'est gentil », commenta-t-il en riant faiblement. Il commença donc à s'avancer naturellement vers le côté nord de l'hôpital, saluant le personnel qu'il croisait ou les patients qui se baladaient par là. Il posa son attention sur Kana, détaillant discrètement son visage, et répondit à son sourire par une nouvelle esquisse. « Ca va bien », dit-il en bougeant brièvement les épaules. Ce n'était pas menti. Ce n'était pas la vérité. C'était un entre deux. « Je me repose », il lui lança un regard attendri, « Promis », ajouta-t-il comme pour appuyer ses paroles. Il ne pouvait pas lui dire qu'il avait le sommeil perturbé. Il ne pouvait pas se plaindre et lui dire qu'il était du genre à ne pas dormir beaucoup. Mais il était habitué, cela ne le dérangeait plus. Il faisait avec. En soit, il n'avait pas le choix. « Et toi ? Tu te reposes aussi j'espère ? », ses doigts serrèrent un peu plus les manches du chariot alors qu'il avançait, ses iris naviguant un peu partout pour s'assurer que tout allait bien. « Tout se passe bien pour toi au travail ? », il la détailla une nouvelle fois, s'assurant que rien ne clochait dans ses mouvements alors qu'il avançait tranquillement jusqu'à l'endroit souhaité. « Tu ne te surmènes pas trop au moins hein ? », il lui adressa un bref regard, « Je surveille, fais attention », déclara-t-il doucement avant de rire discrètement.
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Age : 25
That's my job : Styliste, le jour et dealeuse la nuit. Elle possède à présent son propre atelier, qui regorge d'ailleurs de tissus en tout genre et de croquis placardés sur tout les murs.

What about love ? : Elle est célibataire et compte bien le rester. D'autant qu'elle ne croit plus en tout ça depuis la mort de son ex-copain.

More about me : • Kana parle parfaitement anglais puisqu'elle a passé huit ans à Perth, ville natale de son père.
• Plus jeune, elle voulait devenir graphiste afin de créer ses propres jeux vidéos vu qu'elle a toujours adorée ceux-ci, cependant sa mère s'est fortement opposée à cela.
• Kana est ceinture noire de judo, ce qui lui permet assez souvent de se défendre vu tout les ennuis qu'elle s'apporte.
• Suite au divorce de ses parents, elle a fait une demande à l'état afin de prendre le nom de famille de sa mère.
• Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et elle aime avoir raison.
• La photographie, l'astronomie et les Arts sont bien les seules choses qui la passionne dans ce monde.

• Kana a besoin de ressentir beaucoup d'adrénaline pour se sentir vivre, c'est bien pour ça qu'elle a tendance à se ramener beaucoup d'ennuis.
• Voir la mer la détend et lui permet d'oublier ses problèmes pendant l'espace de quelques heures.
• Kana a extrêmement peur de la solitude, contrairement à ce qu'on pourrait croire. Ce qui est assez paradoxale avec le caractère qu'elle s'est forgée depuis quelques années.
• De temps à autre, il lui arrive de faire de la photographie ou de faire de la randonnée, car cela lui rappelle ses années passées en Australie. Kana semble assez nostalgique des années passées là-bas. Mais elle compte bien rester au Japon afin d'éviter sa famille.
• Kana fait assez souvent des blagues douteuses et il est assez difficile de savoir si elle blague vraiment ou si elle fait juste tourner en bourrique quelqu'un.
• La jeune femme ne porte quasiment que des vêtements de sa création, car elle trouve que de cette façon, elle se distingue des autres. Et bien qu'elle ne veuille pas se l'avouer, elle aimerait percer dans le métier de la mode.

Rps : Kou | Yano

Dim 15 Avr - 22:52
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You know my weak side and I hate that.

ft. Kou


Méconnaissable, c'était le mot qui définissait le mieux Kana en cet instant. Un sourire au coin des lèvres, un sourire qui ne paraissait même pas surfait, comme si elle se sentait dans son élément. Et ce n'était pas faux, elle se sentait à son aise dans l'hôpital parce que même si elle ne le voyait pas, elle sentait sa présence. Même si il devait la haïr du plus profond de son être, il était quand même présent ici et le seul fait de le savoir lui permettait de respirer correctement. Kana n'avait pas ce poids sur le cœur comme lorsqu'elle se promenait en ville. Puis c'était le seul endroit où elle n'avait pas à faire semblant, ni même besoin de se justifier. Et puis parfois, Kana avait l'impression de faire partie d'une famille et de se sentir apprécier pour ce qu'elle était réellement sans en faire trop. C'était ses personnes qui n'avaient plus rien ou qui n'y croyaient même plus qui arrivait à lui donner la force d'y croire. Et elle était admiratrice de ce comportement. Kana scrutait les couloirs tout en saluant poliment chacune des personnes qu'elle croisait, même si son esprit divaguait pour sa part.

La jeune femme finit par sortir de ses pensées en entendant la voix du jeune homme. Visiblement, Kou n'était pas le genre de personne qui avait confiance en lui et c'était bien dommage, après tout elle avait eu une période comme ça elle aussi, sûrement la pire qui soit de son existence après tout, tout le monde passait son temps à la rabaisser. Mais elle trouvait cela mignon d'un côté qu'il ne puisse pas s'en douter, peut-être qu'il était légèrement naïf pour ne pas l'avoir remarqué ? En soi, ce n'était pas si mal, ça lui évitait d'avoir une personne imbu d'elle-même face à elle. Mais à ses yeux, ses personnes qui s'attardaient sur lui n'était pas vraiment discrètes alors ou il le faisait exprès ou il était vraiment peu sûr de lui. La styliste finit par river son regard sur Kou en se retenant de rire.

« Bah, en soi tu ressemble pas à un sportif mais t'as la carrure pour l'être et c'est secret, je peux pas te le dire comme ça. Ça restera entre madame Nakamura et moi. Puis un peu de sport, ça ne te fera pas de mal, j'en suis convaincue. »

A ses yeux à elle, le sport, ça représentait une échappatoire et une manière de faire le vide total en oubliant tout ce qui pouvait se trouver autour. Mais, il devait sûrement avoir sa propre manière de faire le vide lorsque ça n'allait pas. Le jeune infirmier n'était pas réticent à l'idée de se charger de l'aile ouest tout seul, et ça ne pouvait que la ravir, après tout, ça relevait presque de la torture de s'y rendre et rien que penser à ce côté-là de l'hôpital la rendait malade. Après tout, elle croyait dur comme fer aux fantômes alors elle craignait le pire. Qui aurait pu croire que celle qui faisait vivre un enfer aux autres puisse avoir peur de quelque chose d'aussi futile que les fantômes ? Sûrement personne.

Un soupir s'était échappé de ses lèvres, à vrai dire, le travail en ce moment lui pompait toute son énergie, rechercher de nouveaux mannequins ce n'était pas si facile, surtout quand aucun d'eux ne semblait lui convenir. Après tout, elle était le genre de personne méticuleuse et elle préférait travailler avec quelqu'un de passionné plutôt qu'avec des gens qu'on lui imposait. Ô combien elle regrettait le fait que Kyosuke, le mannequin qui avait fait explosé son nombre de commandes en même temps qu'elle l'avait mené au sommet, soit parti. Après tout aux yeux de Kana, il restait le meilleur et personne ne pourrait jamais l'égaler, d'autant qu'elle prenait un malin plaisir à prendre de haut ses mannequins qui se pensaient au dessus de tout le monde. Sa seule envie était de les étriper en les voyant se comporter comme des divas, elle avait l'impression de voir ses parents lorsqu'on leur parlait d'argent. Au moins, Kyosuke, lui, même si il était énervant, elle n'avait jamais eu à lui répéter trente-six fois les mêmes choses jusqu'à en perdre son sang-froid. Parfois, elle regrettait même de ne pas être rester en Australie, peut-être que les modèles là-bas se montrerait plus coopératifs ? Mais elle se contentait de prendre sur elle-même avant de les détruire de l'intérieur. Elle finit par hausser légèrement les épaules suite à sa question.

« J'aimerais pouvoir me reposer mais disons que ces derniers temps, je bosse sur un gros projet...Mais c'est mignon de t'en inquiéter. Puis j'ai pas à me plaindre, comparé à vous tous ici qui passait vos journées à sauver des vies, je fais pas grand chose. »

Après tout, vu son boulot à lui, se plaindre n'était sûrement pas la meilleure chose à faire, il devait avoir tellement de choses à faire et elle, elle lui prenait quand même de son temps pour l'aider. Quelle idiote, elle faisait. Mais il était le seul à qui elle osait parler ici dans le personnel hospitalier, enfin elle connaissait également le directeur de l'établissement puisqu'elle avait l'habitude de verser des chèques à celui-ci pour en faire don à la science, pour que celle-ci puisse s'améliorer et que cela puisse éviter à d'autres familles de perdre quelqu'un à cause de cette fichue maladie qu'était la leucémie.

« Dis, quand tu veux oublier quelque chose d'horrible, qu'est-ce que tu fais pour oublier ? »
love.disaster
Kitamura Kou» Admin ♥
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That's my job : Infirmier


What about love ? :


...



More about me :

ϟ Son vrai nom est Takenaka Jun ϟ Il n'a aucun sens de l'orientation et serait capable de se perdre dans sa propre poche ϟ Il n'aime pas être le centre d'attention ϟ Il fait en sorte d'être discret. Il sait que certains membres du clan ont réussi à s'échapper ou sont sortis de prison depuis le temps. Il ne veut pas prendre le risque d'être découvert ϟ Il a tout le temps froid ϟ Il lui arrive de faire des cauchemars impliquant son père. De ce fait, il n'aime pas dormir ϟ Il s'occupe généralement l'esprit en regardant des documentaires divers sur son ordinateur ϟ Il adore les boissons chaudes, et les bains



Il parle anglais, coréen et chinois. Il fut contraint d'apprendre ces deux dernières langues par son père ϟ Il se pense fautif du départ de sa mère ϟ Il sursaute ou prend peur si l'on fait un geste trop brusque près de lui. Et si l'on se met à lui crier dessus, il devient immobile et silencieux ϟ Il n'est pas très sportif ϟ Il a une cicatrice dans le dos, faite par la ceinture de son père. Il a aussi d'autres petites marques ici et là, toutes faites par son paternel mais dont il réinvente l'origine ϟ Il a un tatouage à la cuisse, et dont les oiseaux s'élèvent jusqu'à sa hanche gauche. Les deux bandes représentent ces "deux" vies. Les oiseaux qui s'échappent, se croisent et se superposent sont tous les détails qui les rassemblent, et qui signifient qu'en réalité, il ne s'agit que d'une seule existence ϟ Il a les oreilles percées

Rps : Haru | HyeJin | Kana | Miya | Yano

Ven 20 Avr - 21:16
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Kana & Kou
Kou ne pouvait pas dire que personne voulu l'aider, à l'époque. Il en avait vu des regards inquiets posés sur sa personne. Il en avait entendu des messes basses et discrètes entre le personnel de l'hôpital alors qu'ils découvraient tous ses bleus, ses marques, ses cicatrices. Il avait lu des airs perturbés, gênés et attristés sur les visages qui traînaient au-dessus du sien. Lors de ses nombreuses visites à l'hôpital, on lui avait posé des tas de questions. Sur sa chute ou sa soit-disant maladresse. Certains poussaient jusqu'à vouloir les moindres détails, à la limite de demander l'heure à laquelle il était tombé à la seconde près, comme s'ils cherchaient à démontrer que la version de Kou n'était pas la même que celle de son père ou l'homme qui l'accompagnait. Comme pour prouver que l'un d'eux mentait sans réellement pouvoir définir lequel. En soit, Kou ne mentait pas. Il ne disait pas grand chose. Il ne faisait que hocher la tête quand son père le regardait. Il confirmait silencieusement dans des actions muettes, mais il ne soufflait pas un mot. Ou alors, s'il parlait, c'était simplement pour répéter mot pour mot ce qu'il venait d'entendre. Quand les interrogations se faisaient trop pressées, c'était son père qui répondait. Il avait réponse à tout. Il avait toujours réponse à tout, c'en était presque un talent. Il faisait comme s'il était un géniteur ordinaire, il jouait un rôle qu'il n'endossait jamais. Quelques médecins et quelques infirmières ne regardaient que lui et ne prêtaient aucunement attention à son père. Ces quelques personnes-là restaient uniquement concentrées sur lui, ça l'avait toujours mis mal à l'aise parce qu'il était un mauvais menteur et très certainement un mauvais comédien. On restait concentré sur sa sa blessure, l'air abattu sur son visage, sur sa moue perturbée ou la bouille préoccupée qu'il leur adressait. Ils se focalisaient là-dessus et oubliaient le reste. Néanmoins, qu'ils le fassent ou non, personne n'avait agi. Ils avaient sans doute compris ce qu'il se passait à la maison, mais personne n'avait fait quelque chose. Il comprenait bien que sans des aveux de sa part, c'était compliqué. Aveux qu'il ne pourrait sans doute jamais formuler de vive voix. C'était trop dur d'avouer que son père le battait quand il en avait envie pour des raisons de plus en plus absurdes. D'abord pour parfaire son éducation, et ensuite juste pour le plaisir, se défouler, parce que Kou l'agaçait, le désespérait. Pour des raisons quelconques. Parce qu'il avait fait trop de bruit, parce qu'il avait respiré de travers.
Puis il y en avait d'autres. D'autres médecins ou d'autres infirmières qui ne s'arrêtaient même pas sur son cas. Ils se préoccupaient de tout, sauf de la lueur qui brillait dans les pupilles du patient. Ils détournaient le regard. Ils ne voulaient pas le voir, pas s'en occuper. Après tout, ce n'étaient pas leurs affaires. Ce n'était pas à eux de traiter ça, mais la police. Eux n'étaient là que pour panser et soigner, rien d'autre. Ils ne faisaient pas dans le social, ils ne faisaient pas dans le droit non plus. Ils ne combattaient pas l'injustice et ne punissaient pas les méchants. Ils faisaient ce pour quoi ils étaient payés, et rien de plus. Ce que Kou comprenait. Ils n'avaient pas à risquer quoi que ce soit pour lui, ce serait égoïste que de l'avoir voulu pas vrai ? Et parmi ces gens-là, il y avait tout simplement ceux qui étaient comme lui. Ceux qui étaient effrayés, qui avaient peur, qui ne savaient plus où se mettre. Ils paniquaient dès que son père les regardait. Ils ne savaient plus quoi dire dès que l'homme qui l'accompagnait leur adressait un mot. Kou ne pouvait pas leur en vouloir. Il comprenait. Plus que bien, d'ailleurs, ce sentiment d'impuissance et de vulnérabilité. Cette impression de se faire écraser. Par un regard, un mot ou un geste. Il connaissait cette sensation d'être menacé, d'être constamment en alerte au cas où un coup tomberait. Il comprenait que l'on pouvait être tétanisé par son père. Il était le mieux placé pour savoir que son géniteur était effrayant. Il dégageait quelque chose qui imposait le respect, la force. Mais aussi quelque chose qui vous clouait sur place et qui parvenait tout de même à vous faire trembler. Il avait cette puissance, cette présence lourde et appuyée. Il ne pourrait alors jamais juger quelqu'un qui avait peur de son père, parce qu'il était le premier à vouloir le fuir.

Une fine grimace se dessina sur son visage et il se pinça fébrilement les lèvres. Il ne ressemblait pas à un sportif, d'accord, mais il ressemblait à quoi alors ? Certainement pas à grand chose. Il n'était pas sûr d'avoir la carrure comme le disait Kana d'ailleurs. Il n'avait pas la force qui allait normalement de paire avec. On ne pouvait pas tout avoir, hein ? « Dommage », commenta-t-il, « J'aurais bien voulu savoir », finit-il dans un petit air amusé, plus pour le principe qu'autre chose. En soit, cela ne le regardait pas. « Peut-être », dit-il, songeur, une faible moue perturbée au visage. Son regard se baissa brièvement sur propre corps et il eut un air déboussolé l'espace de quelques secondes. Un peu de sport, hein ? Il devait lui dire qu'il risquait très certainement de mourir ou... ? Un soupir discret passa la barrière de ses lèvres alors qu'il redressait son visage. Il ne s'apprécierait pas plus, même s'il courait tous les matins, cela ne changerait rien. Ni pour lui, ni pour les autres d'ailleurs. Et même si cela lui permettrait de se dépenser, Kou préférait se donner à fond au travail, se dépenser en lisant ou en apprenant des choses devant des documentaires. Chacun ses méthodes pas vrai ?

Il informa Kana de ne pas être dérangé par le fait de s'occuper d'un côté tout seul. Il n'allait pas mourir, et puis ce n'était pas comme si cela était une tâche difficile à réaliser, ou désagréable. Au contraire. Cela avait plutôt un petit côté reposant et rassurant. Une petite dose de calme et de tranquillité avant de reprendre les choses sérieuses. Et puis, c'était surtout rendre service aux patients, et à Kana. Comment pourrait-il refuser ? Impossible. Impensable. Ce n'était pas son genre. Kou prenait bien de trop plaisir à faire ça et à s'occuper des autres. Et il estimait que c'était plutôt une bonne chose. « J'espère que tu te reposes quand même », rétorqua-t-il doucement, l'air inquiet. Il haussa simplement les épaules ensuite car pour lui c'était normal de s'en inquiéter. Il appréciait Kana, c'était alors tout naturel de s'assurer que tout se passait bien pour elle non ? Un léger rire roula dans sa gorge et il secoua doucement son visage. « On ne peut pas comparer les métiers. Chaque travail a sa dose de bons et mauvais côtés », il bougea maladroitement ses épaules, « Mais merci », prononça-t-il lentement dans un sourire doux. « Et tu as le droit de te plaindre hein »

Selon Kou il n'y avait pas de bons ou mauvais boulots. Chacun avait des raisons de se plaindre parce que chacun avait des difficultés dans son travail. Kana ne passait pas son temps à courir partout pour sauver des vies, mais elle courait aussi probablement partout au quotidien. Elle connaissait son lot de stress et de fatigue. Comme eux ici. Comme eux ailleurs. Ses paupières clignèrent doucement à sa question, une mine totalement confuse s'étendant progressivement sur son visage. Il ne s'était pas du tout attendu à cette question. Il la regardait sans rien dire pendant quelques secondes, avant de lever les yeux vers le plafond, comme s'il cherchait la bonne réponse. Ses sourcils se froncèrent un instant, ses lèvres se froissant. « Pour oublier... », chuchota-t-il, perdu dans ses pensées. Que faisait-il pour oublier ? ... Rien. « Est-ce qu'il y a vraiment une bonne réponse à cette question ? », lui demanda-t-il dans une esquisse quelque peu amusée, « J'ai pas l'impression », il haussa les épaules, « Parce que tu ne peux pas vraiment oublier », ses iris se baissèrent un instant, comme coupable. « Tu peux passer au-dessus. Essayer de transformer tout ça en force, de t'en servir pour avancer. Comme une sorte de leçon ? Quelque chose comme ça », il se frotta doucement la joue dans un air quelque peu embêté, « Ou l'affronter directement », et c'était lui qui disait ça ? Lui qui fuyait. Lui qui se cachait sous un autre nom. Lui qui baissait la tête facilement. C'était lui qui parlait, là ? « Ce que je dis n'a pas vraiment de sens, je suis désolé », il inclina doucement son visage.

Il resta quelque peu silencieux ensuite, toujours perturbé par cette question, les sourcils faiblement froncés alors qu'il cherchait une réponse adéquate. Une réponse qui arriverait à apaiser Kana. Une réponse qui pourrait lui plaire. « Pourquoi ? », l'interrogea-t-il soudainement, « Il y a quelque chose que tu voudrais oublier ? », il la regarda un instant avant de sourire, « Tu n'as pas besoin de me le dire, ça ne me regarde pas, pardon. Mais j'espère que tu trouveras ta réponse un jour », lui dit-il avec sincérité.
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Ashes slipping out of your hand, you just stand and stare, your glassy gaze fixed on something no one else could see,  no one else could know...

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