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Saitou Hiroki | the most difficult thing in this world is to live in it

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Saitou Hiroki» Admin ♥
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That's my job : Idole


What about love ? :
More about me :

ϟ Le métier d'idole ne lui convient plus depuis quelques années. Il est forcé de continuer car son manager le fait chanter ϟ Il prend des vitamines en comprimés, ainsi que des antidépresseurs - ce que personne ne sait, pas même son manager ϟ On lui a tellement inculqué que l'image était importante qu'il en prend grand soin ϟ Son manager l'a giflé une fois. Depuis il n'ose plus le contrarier et obéit à la moindre de ses demandes ϟ Il est attiré par les hommes, mais refuse de l'admettre. De plus, il est effrayé à l'idée que cela se sache ϟ Il lit beaucoup de mangas ou de romans policiers ϟ Il a développé une anxiété sociale à cause de la pression médiatique, et des fans ϟ Il a abandonné l'idée de pouvoir se sortir de ce cauchemar un jour ϟ Il est allergique au pollen
ϟ Il a peur des insectes ϟ Il est assez tactile avec les personnes en qui il a confiance ϟ Il est gaucher



Jeu 1 Mar - 20:16
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Saitou Hiroki
NOM : Saitou. Un nom bien connu et réputé dans le pays. PRÉNOM(S) : Hiroki. C'est sa grand-mère qui l'a choisi. ÂGE : Physiquement, on ne lui donne pas toujours la majorité. Mentalement, il peut aller de 10 à 70 ans. Véritablement, il a 24 ans. LIEU DE NAISSANCE : Tokyo. NATIONALITE: Japonaise. SITUATION AMOUREUSE: Ses fans sont son seul amour - il est célibataire, en gros. ORIENTATION SEXUELLE : Officiellement hétérosexuel. En réalité homosexuel, bien qu'il ne l'accepte pas totalement. METIER/ETUDES : Idole. GROUPE : Fallen angels. AVATAR : Gong Chan Sik [B1A4]

Doux ϟ Anxieux ϟ Réservé ϟ Poli ϟ Souriant ϟ Ordonné ϟ Curieux ϟ Maladroit ϟ Pudique ϟ Sensible ϟ Patient

ϟ Le métier d'idole ne lui convient plus depuis quelques années. Il est forcé de continuer car son manager le fait chanter.
ϟ Il prend des vitamines en comprimés, ainsi que des antidépresseurs - ce que personne ne sait, pas même son manager.
ϟ On lui a tellement inculqué que l'image était importante qu'il en prend grand soin.
ϟ Son manager l'a giflé une fois. Depuis il n'ose plus le contrarier et obéit à la moindre de ses demandes.
ϟ Il est attiré par les hommes, mais refuse de l'admettre. De plus, il est effrayé à l'idée que cela se sache.
ϟ Il lit beaucoup de mangas ou de romans policiers.
ϟ Il a développé une anxiété sociale à cause de la pression médiatique, et des fans.
ϟ Il a abandonné l'idée de pouvoir se sortir de ce cauchemar un jour.
ϟ Il est allergique au pollen.
ϟ Il a peur des insectes.

Caractère & anecdotes
(c) bird box.

PSEUDO : Chonchon. ÂGE : 25 ans. PAYS : France. PRESENCE: 7/7. UN PETIT MOT ? : wicked is good

_________________
One of the greatest tragedies in life is to lose your own sense of self and accept the version of you that is expected by everyone else.
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ϟ Le métier d'idole ne lui convient plus depuis quelques années. Il est forcé de continuer car son manager le fait chanter ϟ Il prend des vitamines en comprimés, ainsi que des antidépresseurs - ce que personne ne sait, pas même son manager ϟ On lui a tellement inculqué que l'image était importante qu'il en prend grand soin ϟ Son manager l'a giflé une fois. Depuis il n'ose plus le contrarier et obéit à la moindre de ses demandes ϟ Il est attiré par les hommes, mais refuse de l'admettre. De plus, il est effrayé à l'idée que cela se sache ϟ Il lit beaucoup de mangas ou de romans policiers ϟ Il a développé une anxiété sociale à cause de la pression médiatique, et des fans ϟ Il a abandonné l'idée de pouvoir se sortir de ce cauchemar un jour ϟ Il est allergique au pollen
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Jeu 1 Mar - 20:17
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La croyance populaire voulait que la vie des enfants de célébrités était facile. La croyance disait qu'ils avaient tout ce qu'ils voulaient, quand ils le souhaitaient. Qu'ils étaient heureux. Que de nombreuses portes s'ouvraient sans qu'ils n'aient besoin de suer pour. La croyance murmurait qu'ils n'avaient qu'à claquer des doigts pour obtenir quelque chose. Un vêtement, un téléphone, un métier.
Hors la croyance ne parlait jamais des portes qui restaient fermées. Elle ne parlait jamais de ces murs qui se dressaient et se plantaient devant ces enfants. Elle n'énonçait jamais toutes les difficultés auxquelles ils devaient faire face. Avoir des parents célèbres ou non ne leur rendait pas toujours la vie facile. C'était tout le contraire parfois. Parce qu'il fallait s'élever aux attentes des autres. Parce qu'il fallait se tenir droit pour porter dignement le nom de ses géniteurs. Avoir des parents célèbres ne les aidait en rien à affronter le monde, ses soucis, ses misères. A affronter les autres.

Saitou Kensuke et Saitou Kanako étaient connus dans le monde du spectacle. Il était un grand acteur, en plus d'être un directeur fabuleux. Elle était une chanteuse et comédienne de génie. Ils avaient un immense talent, et un charisme aussi grand que leur popularité. Ils étaient jeunes, ils étaient beaux, ils étaient doués dans leur domaine, ils étaient mariés. Et pour parfaire ce merveilleux tableau, ils eurent un fils. Qui fut baptisé Hiroki par la mère de Kanako.
A peine né, et on lui traçait déjà un avenir merveilleux. Un futur plein de richesses et de bonnes choses. Un demain encore plus brillant qu'aujourd'hui et encore plus étincelant que hier. On lui dessinait un chemin déjà tout fait. On proposait déjà de lui ouvrir la voie afin qu'il parvienne à égaliser la « perfection » de ses parents.
Kensuke et Kanako avaient cette image de personnes douces. Presque parfaites. Ils avaient cette image du couple heureux et en symbiose totale. Ils avaient cette image de la vie que l'on rêvait d'avoir. Ils étaient ces personnes à qui l'on voulait ressembler. Ils avaient toujours mis un point d'honneur à garder une image intacte. Ils avaient toujours fait attention à leurs gestes, à leurs mots, à leurs façons de se comporter et d'agir. Ils souriaient toujours devant les caméras. Ils étaient serviables et polis. Ils savaient s'affirmer avec respect et tendresse. Ils savaient avancer sans bousculer les autres et avaient réussi à créer leur propre petit monde auquel beaucoup s'accrochait. Auquel beaucoup espérait pouvoir accéder. Ils avaient appris à se gérer et à se contenir, car pour eux, l'image était grandement importante. Elle était la base de ce métier. Ils ne pouvaient pas permettre à ce qu'elle s'écroule, sinon ce serait la fin. Ce qui était tout bonnement impensable pour eux.
Hors, l'image, Hiroki ne savait pas ce que c'était. Trop jeune pour comprendre, il n'en faisait qu'à sa tête. Comme un enfant, il faisait des caprices. Ce qui était une mauvaise chose quand cela arrivait publiquement. Son père ne manquait jamais de le réprimander une fois à la fois. Comme un enfant, il jouait, courait, se salissait. Ce que sa mère ne manquait pas de lui faire remarquer quand il rentrait à la maison, les vêtements tâchés ou troués. Elle lui répétait aussi qu'il ne devait jamais se montrer ainsi devant les autres. Que cela ne se faisait pas de se montrer ainsi. Kensuke et Kanako voulaient un enfant à leur image. Parfait, propre, poli, respectable. Au lieu de ça, Hiroki était énergique, bavard, excentrique, maladroit et curieux. Il était indomptable parfois. Mais aux yeux du monde, c'était normal. Il n'avait que cinq ans. Aux yeux de ses parents, c'était insupportable.

Hiroki fut alors élevé avec un peu plus de sévérité et un peu plus de principes. Il eut de grandes responsabilités, ses parents insistant qu'il ne devait pas faire de bêtises sinon ce serait eux qu'on accuserait. Il dut se plier aux règles de la maison. Sa grand-mère participa grandement à son éducation, le formatant comme elle avait formaté Kanako. Hiroki devait se tenir droit à table. Il devait parler lentement et de manière compréhensible. Il devait se prendre le temps d'énoncer les syllabes, et non les presser à sortir de sa bouche. Il devait toujours faire attention aux vêtements qu'il portait et ne devait aucunement les tâcher, et encore moins les trouer. Il devait être calme et doux. Il devait être à l'image de ses parents. Et bien que l'on pourrait croire que ses géniteurs ne l'aimaient pas, c'était tout le contraire. Ils adoraient leur fils. Il était leur cadeau. Il était leur trésor. Néanmoins, ils accordaient une trop grande importance à leur image. Rien ni personne ne devait la fragiliser. Ils avaient travailler dur pour en arriver là, et ils n'avaient pas envie de retourner à la case départ. Hiroki devait s'adapter à ce monde-là, et non l'inverse. C'était à lui de faire cet effort. C'était à lui de se contenir et d'apprendre à se tenir.
Car, dès l'âge de neuf ans, on put apercevoir le petit Saitou dans quelques films aux côtés de ses parents. C'était sûr et certain, Hiroki suivrait la même voie qu'eux. C'était ce qu'ils voulaient. Ils voulaient être fiers de leur enfant. Ils voulaient le meilleur pour lui, et selon eux, c'était ça la plus belle vie possible.
Il enchaîna les petites apparitions. Ce n'était jamais quelque chose d'énorme. Quelques minutes ici ou là, ou une simple publicité. Hiroki quant à lui participait avec plaisir. Il trouvait cela amusant. Il découvrait des choses. Des métiers. Des aspects que personne ne connaissait. Il voyait comment tout se déroulait derrière le caméra, cela comblait sa curiosité. Il ne disait jamais non.
De toute façon, il n'avait pas le droit de dire non.

Les petites apparences se calmèrent durant une année. Mais Kanako et Kensuke ne manquaient jamais une occasion de mettre leur garçon à l'honneur. Ils ne manquaient jamais une occasion de dire à quel point ils étaient fiers de lui. A quel point il était merveilleux et talentueux. Ils ne rataient jamais un instant pour parler de cet avenir qu'ils voyaient déjà pour lui. Car c'était sûr, il ferait carrière.
Sauf qu'en grandissant, Hiroki se rendit compte que ce n'était pas ce qu'il voulait. Être tout le temps sous le feu des projecteurs, ce n'était pas son truc. Plus il prenait de l'âge, plus il était mal à l'aise face aux inconnus, aux caméras et appareils photos. Plus le temps passait, et plus il se retrouvait perdu quand on l'interrogeait. Sur sa vie, sur ses parents sur sa future percée dans le métier. Plus le temps passait, plus il souhaitait arrêter – ce dont il ne fit jamais part à ses parents, trop soucieux de les décevoir.

Hiroki s'était forgée une image. Une image qui ne lui correspondait pas mais que l'on avait façonné pour lui. Il était devenu un adolescent calme et posé. Il était devenu sage, moins bavard. Il était plus sur la retenue et dans les mots réfléchis. Il faisait du sport, pour entretenir son image – conseil de son paternel – et s'adonnait à des arts plus tranquilles. Il faisait du théâtre, car sa mère l'avait incité à le faire, histoire qu'il puisse perfectionner son jeu d'acteur.
Au collège, il eut de nombreux rôles au cinéma. Il était apprécié. Plus pour son nom qu'autre chose mais ce n'était qu'un détail. On félicitait souvent son comportement sur les plateaux de tournage, car il était un enfant poli et respectueux. Il était curieux et posait de bonnes questions. Il s'intéressait aux autres et discutait aisément avec le personnel présent. Il était aussi apprécié par le grand public. On lui donnait cette image de « petit prince », toujours propre sur lui et à la parole posée.
Hiroki agissait comme ses parents lui avaient appris à faire. Il ne savait pas comment il aurait été si on l'avait être ce qu'il était. Probablement qu'il serait plus actif et serait toujours en train de courir partout. Il était toujours maladroit, cependant, l'on définissait ce défaut comme « mignon ». Cela allait avec le personnage, d'après certains. Il avait été formaté à être ainsi. Il ne pouvait plus agir « normalement ». Il ne pouvait pas réagir comme un adolescent de son âge. Il ne savait même pas comment une personne de son âge devait agir. Il se comportait parfois comme une personne âgée, ses principes étant les copies de ceux de ses parents, et de sa grand-mère. Il ne fallait pas faire ça, c'était mal vu. Il ne fallait pas dire, c'était irrespectueux. Il ne fallait pas agir comme ci ou comme ça, c'était grossier. Il ne fallait pas s'habiller de cette façon, c'était dégradant. On lui avait appris à faire attention à son image, et c'était ce qu'il faisait. On lui avait appris à satisfaire ses parents, à ne pas les décevoir, et c'était ce qu'il faisait.
Il savait que ses parents étaient fiers de lui quand il apparaissait quelque part. Néanmoins, il ne voulait pas continuer ainsi. C'était sympathique jusqu'à présent, mais cela commençait à être difficile.

Et le plus difficile arriva au lycée. Sa popularité grimpa soudainement, comme si le fait d'être au lycée l'avait fait gagner de la notoriété. A cette période-là, il eut des cours de chant et de danse, sous le conseil de son agence. Conseil que ses parents appliquèrent à la lettre.
Son rythme de vie devint plus soutenu. Il y avait des jours où il n'arrivait plus à suivre. Il y avait des jours où il ne voulait pas quitter son lit. Il y avait des jours où il ne voulait même pas sortir. S'il avait trouvé cela sympathique juqque là, il commençait à présent à trouver la situation gênante. Avant, il n'était pas autant suivi. Avant, il n'était pas autant photographié ou entouré dans la rue. Maintenant, chaque sortie devenait un enfer. Si on le repérait, une foule de gens l'encerclait. Si on le voyait, il était directement dans le champ d'un appareil photo. On surveillait encore plus ce qu'il faisait. Ce qu'il achetait. Ce qu'il disait. On surveillait le moindre de ses pas. On notait la moindre de ses respirations. Ce fut à partir de là qu'il développa une anxiété sociale. Il ne supportait plus les grands rassemblements. Il était paniqué quand il se retrouvait face à une foule impressionnante et en perdait ses mots.
Il souhaitait arrêter, mais on lui répondit par la négative.
Il souhaitait en finir avec tout ça, mais on lui répondit qu'il devait continuer, que c'était impossible qu'il abandonne. Et que de toute façon, pour le moment, ce n'était pas possible. Il ne pouvait pas rompre son contrat.
Il voulait quitter ce milieu, et en voyant l'air déçu sur le visage de sa mère, il proposa de continuer jusqu'à la fin du dit contrat. Chose que l'agence et ses parents acceptèrent, et ce fut donc avec cette idée qu'il continua à jongler entre sa popularité nouvelle et étouffante et ses études.

Ce fut aussi à cette période qu'il découvrait son attirance pour la gente masculine. Et quelle découverte. Il avait passé de longues à s'interroger sur le sujet, à tenter de comprendre. Il avait passé de longs instants plongés dans le silence à essayer de saisir pourquoi il se sentait plus fasciné par les garçons que par les filles. Ce n'était pas normal, pas vrai ? Quelque chose n'allait pas. Quelque chose clochait. Cet intérêt pour les hommes allait s'éteindre pas vrai ? Elle devait s'éteindre et mourir. Elle n'aurait jamais dû exister pour commencer. Ce n'était que temporaire, de toute façon.
Sauf que cela ne l'était pas vraiment. Hiroki aimait les garçons. Et cela lui faisait peur de l'admettre. Cela le paniquait de se dire que seul un homme pourrait faire battre son cœur. Il n'en parla à personne cependant. Il avait trop honte de dire une telle chose. Il était trop gêné de simplement prononcer ces mots. Il n'arrivait même pas à les penser correctement, alors encore à les articuler de vive voix... Non. Impossible. Il devait mettre tout cela de côté. Il ne devait pas aimer les hommes. Il devait s'en empêcher. Ce n'était pas sain. Ce n'était pas normal. Ce n'était pas logique. Pourquoi aimerait-il les hommes ? Il n'y avait qu'avec une femme qu'il pouvait être heureux. C'était ce qu'il avait entendu de la bouche de son père quand le sujet fut un jour abordé à table. Un homme devait impérativement aimer une femme, et inversement. Un homme ne pouvait pas en un autre, tout comme une femme ne pouvait pas aimer une personne du même sexe. C'était absurde et tellement ridicule. C'était malsain et tellement dégoûtant.
Hiroki n'en parla à personne, malgré les nombreuses questions qu'il se posait. Il n'évoqua jamais le sujet non plus. D'après les propos de son paternel, ceux qui aimaient une personne du même genre étaient malades. Ils n'étaient pas normaux. Ils débloquaient. Et Hiroki passa de longues nuits à se convaincre qu'il était sain. Qu'il était comme tout le monde. Il passa de longues heures à se répéter qu'il était interdit d'aimer un homme.
Puis un jour, pour se rassurer, pour se conformer à l'idée qu'il aimait bien les femmes, qu'il avait juste été idiot de croire qu'il pouvait les hommes, il embrassa un autre garçon.
Le pire fut certainement qu'il apprécia le moment.
Le pire fut sans doute que l'angoisse se fit plus grande encore. Et plus que jamais, il avait peur. Peur d'être anormal. Peur d'être différent. Peur de ce qu'on allait dire si on le savait. Peur de la réaction de ses parents. Peur de l'image qu'il allait renvoyer.
Il avait peur de tout, et de tout le monde. Et en réponse à cette peur, en réponse à cette envie de masquer tout ce qu'il ressentait, il accepta de sortir avec une camarade de classe. Camarade qu'il apprécia mais pour qui il n'éprouvait aucun attachement. Cependant il se disait que cela pourrait dorer son image. Cela lui donnerait l'image de quelqu'un de normal, d'un lycée comme les autres. C'était tout ce qu'il voulait être. C'était tout ce qu'il voulait qu'on croit qu'il soit.

Hiroki était attiré par les hommes, mais c'était un fait qu'il n'acceptait aucunement. Il ne cessait de se dire que cette « phase » s'en irait aussi vite qu'elle était venue. Quand le sujet était abordé, il se crispait étrangement et devenait plus silencieux. Quand il participait à des émissions et que l'on se moquait des personnes qui préféraient celles du même genre, son rire devenait nerveux et son cœur s'emballait. Il était dégoûté de la façon dont on traitait ses personnes, mais il n'osait pas se lever pour riposter. Il n'osait pas demander à ce que l'on respecte. Il était bien trop effrayé d'être pointé du doigt. Il avait bien trop peur de décevoir ses parents.
Et puis, il avait une image à tenir, il ne pouvait pas se permettre d'être ainsi.

En parlant d'image, en ayant assez du monde de la gloire, Hiroki retrouva plus que jamais l'envie de s'éloigner de ce monde-là. Il en avait assez. Il était épuisé. Il était stressé. La pression était trop forte de tous les côtés. Ce manège infernal devait s'arrêter. C'en était trop.
Il aurait dû se douter que dans cet univers-là, tout se savait. Il aurait dû se douter que ce monde était impitoyable et sans pitié. Un secret ne restait jamais un secret lorsque l'on était célèbre. Il y avait toujours au moins une personne qui savait. Et cette personne-là, c'était son manager. Celui qui le suivait partout. Celui qui gérait son planning. Celui qui lui disait ce qu'il devait faire, quand, où et avec qui. Celui qui gérait son temps à sa place. Il savait sa préférence pour les hommes. Il en avait la preuve. Hiroki n'avait pas embrassé qu'un garçon dans toute son existence. Pour tester, qu'il s'était toujours dit. Et il avait toujours veillé à être discret. Il avait toujours fait attention à ce que personne ne sache. Il aurait dû se douter que rien ne restait dans l'ombre à tout jamais. Son manager savait, et quand il eut vent de l'envie de l'idole d'arrêter sa carrière, il lui fit savoir.
Hiroki rapportait gros à l'agence. Il était un peu leur gagne-pain. S'il partait, l'agence n'arriverait pas à le remplacer. Ils n'avaient personne sous la main avec un nom aussi impressionnant que le sien. Ce n'était pas son talent qui comptait mais son nom pour certains, oui. Il ne pouvait pas partir, et son manager l'avait bien compris.
Si Hiroki arrêtait, son secret qu'il n'avouerait jamais serait dévoilé. Exploité. Il ferait la une des journaux. Il serait pointé du doigt, ridiculisé, traîné dans la boue. Son nom deviendrait la risée de tous. Ses parents deviendraient les clowns de service. Leur image tomberait, et la sienne aussi. Tout s'effondrerait.
Si Hiroki restait, son secret resterait secret. Il resterait sagement dans l'ombre. Personne ne sera au courant, à part lui et son manager. La preuve qu'il avait logera indéfiniment loin du regard des autres. Cette photo qu'il possédait restera enfermée à l'abri des regards, loin de tous. Il deviendra un moyen de pression, ou un moyen d'encouragement, comme le disait son manager.

Hiroki resta.
Tale as old as time.

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Tachibana Keisuke» Admin ♥
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Age : 26
That's my job :
Il est photographe, et passionné de photographie depuis sa plus tendre enfance.


What about love ? :
Il est célibataire depuis quelques temps à présent. Il ne cherche pas spécialement à rencontrer l'amour, chacune de ses relations s'étant toutes mal terminées toutefois il ne le fuit pas non plus.




More about me :
Sa mère a quitté la maison alors qu'il n'était qu'un enfant. Ce sont son père et son frère, Kota, qui se sont occupés de lui. Aujourd'hui, il partage son appartement avec son aîné • Il ne peut pas faire d'activités trop intenses à cause de gros problèmes de santé • Il sait jouer du piano et de la guitare. Aussi un petit peu de violon, mais uniquement les bases • Il est passionné de photographie. Rares sont les fois où il ne porte pas sa caméra avec lui.



Il est très habile de ses mains, que cela soit pour construire des objets avec du papier, pour jouer d’un instrument de musique, pour concevoir, réparer... Peut-être parce que privé de nombreuses choses, il avait du trouver d’autres moyens pour s’occuper et à force, c’en était devenu un talent.



Il a vécu deux ans aux Etats Unis, il est parti pendant sa dernière année de lycée • Même si à cause de ses mensonges, beaucoup de gens lui ont tourné le dos, Keisuke ne s'est jamais arrêté de mentir. C'est son unique moyen de protection. • L'idée de mourir lui fait extrêmement peur. Ca lui arrive quelques fois d'en faire des cauchemars





Jeu 1 Mar - 20:19
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:fouet: :fouet: :fouet:
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